Le 16 novembre, suite à un appel d'un particulier à Cambo-les-Bains, le centre de
soins Hegalaldia accueille un gypaète adulte très affaibli qui mourra le 17 novembre. Cette nouvelle perte d'un adulte met en danger l'avenir de cette espèce dans l'ouest des Pyrénées. Ce rapace bénéficiaire d'un plan national de restauration depuis 1997 est le rapace le plus rare et le plus menacé d'Europe avec seulement 29 couples sur le versant français des Pyrénées.
Dimanche 16 novembre, un particulier contacte le centre des soins de la faune sauvage, Hegalaldia, spécialisé dans l’accueil d’oiseaux blessés basé à Ustaritz. Il signale la présence depuis 3 jours d'un gypaète barbu sur la commune de Cambo-les-Bains. Un capacitaire du centre de soins se déplace sur les lieux et confirme qu’il s’agit bien d’un Gypaète barbu adulte.
Arrivé au centre de soins, la balance indique 3, 710 kg, soit un poids très en dessous du poids normal moyen d’un adulte de cette espèce (environ 6 kg). Malgré les soins prodigués, l’oiseau, une femelle adulte, meurt ce lundi 17 novembre au centre de soins.
Le cadavre a ensuite été remis à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) qui coordonne les actions en faveur de cette espèce sur le massif des Pyrénées. Son autopsie a été réalisée par le Docteur Lydia Vilagines, vétérinaire du programme. Les causes de la mort ne sont pour l’instant pas déterminées. Des analyses écotoxicologiques sont engagées pour parvenir à déterminer les raisons précises de la mort de cet oiseau. Un nouveau communiqué de presse sera envoyé dès la cause de la mort établie.
Depuis 1994, le Gypaète barbu fait l’objet de divers programmes de préservation en Europe. Dans les Pyrénées, il bénéfice d’un plan national de restauration initié par l’Etat en 1997 et animé par la LPO sous l’égide de la DIREN Aquitaine, avec une cinquantaine de partenaires qui s’investissent au quotidien pour préserver cette espèce dans les Pyrénées.
Avec moins de 160 couples nicheurs, dont les trois quarts vivent dans les Pyrénées (29
couples seulement sur le versant nord), le Gypaète barbu est le rapace le plus rare et le plus menacé d’Europe. Dans les Pyrénées françaises, ce nécrophage a un faible taux de reproduction : un seul jeune par couple parvient jusqu’à l’envol tous les trois ans en moyenne.
D’années en années, les effectifs des couples nicheurs dans les Pyrénées-Atlantiques et leur taux de reproduction s’étiolent. La mort de cet adulte, s'ajouté à celle de la mort par tir d’un adulte le 25 janvier 2008 dernier en Béarn, et met en danger l’avenir de cette espèce à l'ouest des Pyrénées.
Communiqué de presse LPO, Hegalaldia
18/11/2008
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