23 mars 2009
En Aveyron : trop d'incendies !
Des incendies comme s'il en pleuvait, en quelque sorte. Et cela fait des semaines que ça dure. Des écobuages mal maîtrisés, le plus souvent, sont à l'origine de ces feux qui, pour la seule journée d'hier, ont été au nombre de sept. A Saint-Hippolyte, ce sont dix hectares qui sont partis en fumée. A Laval-Roquecezière, cinq hectares. Deux à Saint-Affrique, un à Rebourguil. Et une cinquantaine de mètres-cubes de bois de chauffage stocké, du côté de Bozouls. Sans oublier les broussailles de Sauveterre-de-Rouergue et de Villeneuve.
A chaque fois, lors de ce type d'incendie, une enquête est lancée par la gendarmerie. Et lorsque les auteurs sont identifiés, une procédure est établie à leur encontre. En espérant que cela fasse réfléchir.
Source : Le Midi Libre
En Lozère : des sanctions pénales pour les écobuages sauvages
Durant ce week-end, un peu plus de 90 hectares de landes et de forêts sont partis en fumée en raison de feu d'écobuages. Depuis le début de l'année ce sont 400 hectares de landes qui ont été détruites. Le procureur de la République annonce d'ores et déjà des sanctions pénales très sévères pour limiter les dégâts.
Source : Le Midi Libre
24 mars 2009
Des sanctions pénales pour les écobuages sauvages
Dans la nuit de dimanche à lundi, un feu d'écobuage a ravagé 60 hectares de landes et de forêts sur les Bondons. Toute la nuit, les pompiers, qui avaient déjà lutté à Villefort contre un autre feu, ont du contenir des flammes pour éviter qu'elles ne se répandent aux alentours.
Une bonne partie de la journée d'hier; ils étaient encore sur le terrain pour noyer le foyer afin qu'il ne reprenne pas. Las, Serge Single, le patron des pompiers de Lozère et René Pagis, le procureur de la République, on fait le point sur un week-end très chaud. Des mesures répressives vont aussi être prises et la préfète demande que la réglementation soit respectée. 54 incendies depuis le début du mois de février, 400 hectares de landes et de forêts détruites (290 à la même période l'an dernier), plus de 6 500 heures de présence sur les feux et enfin une note de plus de 75 000 € pour le budget du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de la Lozère.
Là, la coupe est pleine ! Et le lieutenant-colonel Single comme le procureur de la République Pagis sont à la fois énervés et fatigués de voir des hommes risquer leur vie. «À cause de gens qui ne respectent pas la législation, qui sont inconscients et qui jouent avec le feu, tempête le procureur Pagis. La sanction pénale sera sévère pour ceux qui ne comprennent pas.» Dimanche, un groupe de pompiers a même failli se faire coincer par l'avancée des flammes, à Villefort.
Sur le terrain, rien que ce week-end, 90 hectares de bois et de landes ont été détruits par les flammes à Villefort et aux Bondons. Pas loin de 200 hommes ont été mobilisés avec des moyens terrestres et aériens. «Nous traitons des feux, assure le colonel Single, comme en plein été. En hiver, les feux touchent des sous-bois. Mais à cause de la neige, l'herbe est couchée, le chablis est à terre et le vent souffle fort. Tout ça favorise et alimente les foyers.» Comme le dit le responsable des pompiers, les feux sont traités comme en été. À ceci près que, pour l'heure, l'hélicoptère bombardier d'eau n'est pas à disposition du Sdis et l'avion de reconnaissance ne tourne pas comme en été.
Une soixantaine d'appels arrivent tous les jours en ce moment au Sdis. Comme le vent souffle à plus de 40 km/h les écobuages sont interdits sur le département, les agriculteurs le savent car cette précision est inscrite dans l'arrêté préfectoral signé en juillet 2008.
«Cet accroissement ne me laisse pas insensible. Nous nous rendons compte que les prescriptions d'écobuages ne sont pas du tout respectées. Je vais donc demander une politique pénale plus sévère et cela qu'un incendie échappe ou non à celui qui l'aura allumé alors qu'il y a des risques. Les gendarmes ont déjà été prévenus pour travailler dans ce sens», insiste le procureur Pagis.
Dans un premier temps, ce sera donc un rappel à la loi et une amende forfaitaire de 135 €. Cela pourra aussi aller, si les dégâts sont importants, à une procédure délictuelle avec un passage devant le délégué du procureur qui pourra donner des amendes de 200 à 300 € et imposera des stages de formation aux pratiques de l'écobuage. Et enfin, pour ceux qui engendreront de graves préjudices, les amendes pourront aller elles jusqu'à plusieurs milliers d'euros assortis de peine de prison.
Depuis le début du mois de janvier, environ 25 procédures ont été instruites par les gendarmes de la compagnie de Florac. Les dossiers seront bientôt présentés au parquet.
«Il est bon de rappeler qu'en Lozère, rajoute le lieutenant-colonel Single, les pompiers sont tous des volontaires. Ils risquent leur vie sur des feux qui pourraient être évités. Ils prennent sur leur vie de famille pour aller défendre le bien des autres. Je ne veux pas avoir à annoncer une catastrophe à une famille. Et je leur demanderai quand le terrain est trop difficile de laisser brûler plutôt que de perdre leur vie.» Tout hier, les pompiers étaient encore sur le terrain pour noyer définitivement les foyers du week-end, afin qu'ils ne repartent pas. Il y étaient restés en continu depuis dimanche matin.
Source : Jean-Pierre AMARGER dans Le Midi Libre
25 mars 2009
Plusieurs départs de feu dont un important à Bauduen
Les rafales de vent de 90 à 100 km/h ont fait craindre le pire, hier en début d'après-midi, à proximité de Bauduen, où un départ de feu menaçait de prendre d'inquiétantes proportions. Le foyer a pris naissance à plusieurs dizaines de mètres de la RD 71, à deux pas des rives du lacs de Sainte-Croix, quartier des Molières.
L'intervention rapide et simultanée de 6 groupes d'attaque (une centaine de pompiers) et de deux canadairs qui ont effectué 16 largages, a permis de circonscrire l'incendie moins de trois heures après sa survenance.
Entre 5 et 6 hectares de garrigue et chênes verts sont ainsi partis en fumée. L'origine du sinistre serait peut-être inhérente à un feu qui couvait à la suite de travaux de débroussaillement réalisés quelques jours auparavant. Un peu plus tard, route de Carcès à Lorgues, les secours sont parvenus à contenir un nouveau sinistre qui n'a finalement détruit que 2 000 m2.
Plusieurs départs de feu en centre Var
Après l'incendie qui a parcouru, dimanche, 6 hectares de forêt à Pontevès près de Barjols, le secteur a une nouvelle fois été la proie des flammes hier. Dès le début d'après-midi, alors que le vent soufflait déjà très fort, les sapeurs-pompiers de Brignoles sont partis en renfort sur plusieurs départs de feu. Quatre au total à Barjols, Châteauvert, Cotignac et au Cannet-des-Maures.
Des sinistres heureusement sans conséquences graves puisque seulement 1 000 m 2 en tout auront été brûlés. Des départs tous imputables à un incivisme patent avec des écobuages réalisés par jour de grand vent, les responsables de ces incinérations jugeant a priori que les fortes pluies de ces derniers mois joueraient les garde-fous.
Une imprudence qui exaspère les soldats du feu. Ils ont dû à chaque fois déployer de gros moyens pour circonscrire les brasiers avant que le mistral ne les attise de façon irrémédiable.
Un engagement qui aurait pu pénaliser d'autres interventions. Sur ces quatre interventions qui se seront finalement révélées « mineures » une centaine d'hommes était déjà mobilisée. Un effectif qui aurait pu faire défaut sur d'autres fronts.
Un rappel à la réglementation et un appel au civisme ne semblent pas superflus.
Source : P. J. Et C. G.-B. dans Var-Matin
273 incendies depuis le 1er mars dans les Pyrénées-Orientales : la préfecture appelle à la prudence
Dans un communiqué, la préfecture des Pyrénées-Orientales précise que les conditions météorologiques actuelles placent le département des Pyrénées-Orientales dans une situation favorisant le risque d'incendie de forêt, et rappelle que lorsque le vent dépasse les 40 km/h, l'emploi du feu est interdit. Les écobuages sont donc actuellement interdits.
Ce rappel intervient alors que les sapeurs-pompiers du département ont enregistré 273 incendies de végétation entre le 1 er et le 23 mars. Toute personne témoin d'un départ de feu est donc priée d'appeler les pompiers en précisant la localisation de l'incendie.
Par ailleurs, la préfecture rappelle qu'avant le 15 avril, les propriétaires doivent effectuer les travaux de débroussaillement de leurs terrains situés à moins de 200 mètres des massifs boisés, landes, maquis, garrigues. Les infractions à ces obligations sont passibles de sanctions pénales.
Source : Le Midi-Libre
26 mars 2009
Incendies dans la montagne à Ascain (Pays Basque)
Les incendies de broussailles ou écobuages sauvages se multiplient ces jours-ci en Béarn comme en Pays Basque. Après les secteur de Jatxou et Ustaritz en début de semaine, la commune d'Ascain a été touchée à plusieurs reprises hier (voir par ailleurs les feux circonscrits sur le territoire communal d'Urrugne). Ce type d'incendie, dans des secteurs inaccessibles aux camions-citernes, mobilise de nombreux pompiers qui éteignent les flammes à l'aide de ... pelles.
Source : Sud-Ouest
30 mars 2009
Devant l'ampleur de la réprobation, le milieu agricole au départ des feux pastoraux réagit. Louis Dollo, porte parole sur la toile des ultrapastoraux pyrénéens "allume un contre-feu" dans Kairn, sans avoir peur de contredire toute la presse nationale...
"Dans les Pyrénées - Atlantiques, des écobuages de mieux en mieux maîtrisés"
Mardi au petit matin, un écobuage dégénérait en incendie à Gourette, malgré un encadrement rigoureux autour de l'opération. Ce type d'incident, qui survient en fin de période légale des écobuages, est devenu rare.
«De mois en moins d'écobuages déclarés débordent. En cinq ans, des améliorations sensibles ont été apportées», constate le commandant Pierre Lamarche du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis). De fait, les pompiers constatent que le bilan s'améliore année après année depuis un cru 2002 marqué par un grand nombre d'incendies.
Source : Kairn
31 mars 2009
Hervé Péloffi, du syndicat agricole FDSEA dénonce "avec force et vigueur" le dernier arrêté préfectoral interdisant les écobuages: «l’écobuage en haute montagne est nécessaire et indispensable, cet arrêté est rédigé par des gens qui ne connaissent pas le terrain […] Ce qui ne sera pas écobué maintenant le sera cet été et le feu ne sera pas arrêté aussi facilement […] Je suis d’accord pour des sanctions exemplaires pour les éleveurs qui ne réaliseraient pas les écobuages dans de bonnes conditions».
Source : Ariègenews
2 avril 2009
Ecobuages mal contrôlés : cessez-le-feu
Quatre cents hectares détruits en Lozère, plus de quatre-vingts en Haute-Loire : les feux de forêts ne sont plus l'apanage des mois d'été. Et les règles de prudence doivent être respectées en cas de recours à l'écobuage.
En Haute-Loire, les opérations d'écobuage mal contrôlées ont déjà fait pas mal de dégâts depuis le début de l'année dans le département, et mobilisé les soldats du feu pendant de longues heures.
Une centaine d'interventions depuis le début de l'année, et plus de quatre-vingts hectares détruits par les flammes…
Quelques interventions, comme à Cayres où un écobuage s'est propagé dans des bâtiments agricoles ou encore à Saint-Martin-de-Fugères (quinze hectares) ont marqué les esprits ces dernières semaines.
Pour autant, «la situation n'a rien de vraiment exceptionnelle». C'est en tout cas ce qu'assure le commandant Patrice Achard, à la Direction départementale des services d'incendie et de secours. «Pour l'heure, les interventions pour feux de broussailles ou feux de forêts sont intégrées dans les opérations courantes. Au regard du nombre de sorties et des surfaces brûlées, il n'y a pas lieu de les extraire de l'activité quotidienne».
Aussi, à l'inverse des inondations du mois de novembre qui apparaissaient comme un événement exceptionnel, le coût supplémentaire pour la collectivité concernant ces interventions supplémentaires ne peut réellement être quantifié.Seule certitude, la Haute-Loire est beaucoup moins touchée par ces incendies printaniers que le département voisin de la Lozère.
Depuis février, une soixantaine de grands incendies s'y sont déclarés, brûlant plus de quatre cents hectares de broussailles et de forêts et entraînant l'intervention à plusieurs reprises de moyens aériens pour stopper la progression des flammes.
Le coût pour la collectivité des ces interventions à répétitions est déjà estimé à 75 000 euros, selon nos confrères de La Lozère Nouvelle.
Reste une interrogation. Pourquoi cette arrivée avancée des incendies ?
Le commandant Achard précise «qu'après l'hiver, la sève n'est pas encore montée dans la végétation. Il faut également voir que la neige qui a fondu a pénétré dans le sol mais n'a pas encore permis à la végétation de reverdir et de grandir. Enfin, après les périodes de gel, la végétation qui date de l'automne dernier est très sèche». Toutes les circonstances étaient donc réunies… Et quelques écobuages imprudents, notamment des jours ventés, ont fait le reste. Mais d'ici à l'été, la situation peut encore changer.
Rien ne permet encore d'émettre des inquiétudes sur de possibles feux de forêt à la période estivale. «Il faut attendre de voir le temps aux mois d'avril, mai et juin. Pour l'heure, tout peut encore se produire», conclut le commandant Achard. Il n'en demeure pas moins que la plus grande prudence est recommandée à toutes les personnes qui auraient recours aux techniques d'écobuage prochainement, et de bien respecter les préconisations de l'arrêté préfectoral.
Source : Rémi Barbe dans Le Progrès
6 avril 2009
C'est la saison des brûlages gare aux feux non maîtrisés
«En 2008, l'homme a été la base de plus de 90 % des surfaces brûlées dans le département.» Le chiffre révélé par Jean-Yves Gillard, chef de la cellule d'identification criminelle de la gendarmerie et spécialisé dans les départs d'incendie est «impressionant».
D'après cette étude, seulement 10 % des feux ont une origine naturelle. «Et la seule cause naturelle pour un feu, c'est la foudre. Tout le reste est lié à l'activité humaine», rajoute le chef Gillard.
L'activité humaine ? On pourrait tout de suite penser aux pyromanes et aux incendiaires. Sauf qu'ils ne sont pas les seuls responsables des flammes qui ravagent - trop - souvent le département. Les mégots, les incinérations mal maitrisées, les barbecues... Ils représentent la moitié des départs de feux d'origine humaine. «Nous savons qu'il y aura toujours des feux d'origines criminelles, ajoute le chef Gillard. Aujourd'hui, en dehors de la traque des incendiaires, notre but est de réduire les surfaces brûlées. Et pour cela nous devons diminuer les départs de feux dûs à la négligeance ou à l'accident.» Surtout en ce moment...
La période la plus difficile après l'été
Mars-avril. Les beaux jours arrivent. Les particuliers nettoient leur jardin... et brûlent toutes les mauvaises herbes. «Aujourd'hui, les incinérations faites par les particuliers sont notre gros souci. Beaucoup de brûlages dégénèrent, rappelle le chef Gillard. Ce ne sont pas des gens malintentionnés, mais cette période est la plus importante après l'été pour les incendies.» Alors comment faire diminuer les risques ? Réponse : la prévention.
Des amendes de 135 à 6 000 euros
«Il n'y a pas de règle dans le feu à part celles que les gens doivent respecter », rajoute le commandant Amaury Grelu, responsable DFCI du Var. D'après un arrêté préfectoral, le brûlage est possible mais soumis à une déclaration en mairie du 1er février au 31 mars. A partir du 1er avril - et jusqu'au 31 mai - il sera autorisé sans permission de la mairie. «Mais il faudra respecter des consignes de sécurité. Ne pas allumer avec un vent à plus de 40 km/h, pas de foyer sous les arbres, respecter une bande de sécurité de 5m débroussaillée et ratissée autour du foyer, surveiller et s'assurer de l'extinction complète. En été, c'est complètement interdit, comme de fumer en forêt», complète le commandant Grelu avant d'agiter la menace de la répression. «Ceux qui ne respectent pas ces règles peuvent s'exposer à des amendes allant de 135 euros à 6 000 euros pour un brûlage qui se transforme en incendie.» Et d'après le chef Gillard, les magistrats sont de plus en plus sévères avec les écobuages qui dégénèrent...
Source : Var Matin
Les écobuages toujours suspendus en Ariège
Alors que les écobuages sont toujours interdits dans le département de l’Ariège, les pompiers de Vabre ont du intervenir lundi après-midi sur la montagne avec plusieurs départs de feu sur un versant de montagne en face la commune de Les Cabannes.
Ils ont mis en sécurité les parties basses ainsi qu’une habitation (grange) mais ont laissé en altitude «courir» l’incendie qui s’est éteint tout seul en raison de l’humidité de la végétation.
Rappelons qu’après les importants incendies du mois dernier qui ont touché 900 hectares et nécessité l’intervention de 550 sapeurs-pompiers, ainsi que des moyens matériels nationaux engagés (hélicoptère de la sécurité civile, deux trackers et deux canadairs), le préfet de l'Ariège a décidé de suspendre l'écobuage dans le département à compter du 24 mars 2009 et jusqu'à nouvel ordre.
Source : Ariègenews
Le préfet de l’Ariège interdit temporairement les écobuages
Après les feux de ce week-end en Ariège, qui ont touché 900 hectares et nécessité l’intervention de 550 sapeurs-pompiers, ainsi que des moyens matériels nationaux engagés (hélicoptère de la sécurité civile, deux trackers et deux canadairs), le préfet de l’Ariège a décidé de suspendre l’écobuage dans le département à compter du 24 mars 2009 6 heures du matin et jusqu’à nouvel ordre.
Vers midi ce vendredi 20 mars, les pompiers ariégeois sont partis en urgence pour lutter contre un feu de forêt au dessus du village de Lordat.
Dès l’alerte, deux groupes d’intervention feu de forêt (GIFF) sont engagés, soit 53 hommes et 15 camions citerne qui vont lutter contre le feu durant six à huit heures, encadrés par le poste de commandement.
Face à l’inaccessibilité des lieux pour les camions, les sapeurs-pompiers sont obligés de se rendre au plus près des foyers avec des "clais de portage", 35 kilos de matériel sur le dos pour déployer des lances reliées aux camions citernes.
Dans l’après-midi l’hélicoptère de la sécurité civile de Perpignan a été appelé en renfort pour faire une reconnaissance aérienne. Mais malgrè l’ampleur du sinistre, les pompiers n’ont pas pu avoir le soutien des canaders du secteur, qui étaient déjà engagés sur un incendie dans un autre département.
La quasi totalité des centres de secours et d’incendie ariégeois étaient engagés toute l’après-midi sur ce feu extrêmement violent qui à 21h avait déjà détruit 200 hectares de forêt. Les valeureux pompiers ariégeois ont lutté contre des flammes allant jusqu’à une trentaine de mètres de hauteur avec le danger de rafales de vent qui amplifiaient la violence du feu. D’après les hommes qui étaient en intervention, il semblerait que l’origine de l’incendie soit criminelle.
A 21 h, les 53 sapeurs-pompiers qui ont lutté toute l’après midi et la soirée et maîtrisé une grande partie du feu ont été relévés par leurs collègues de tous les centres ariégeois. La fraîcheur de la nuit atténue considérablement l’intensité du feu mais la relève va surveiller le site toute la nuit avant de reprendre l’attaque des flammes au petit matin. L’ensemble du dispositif devrait durer plusieurs jours avant l’extinction totale du feu.
La série d’incendies continue : un feu virulent touche le secteur de Saurat
Un nouveau feu violent s’est déclaré sur le secteur de Saurat. L’alerte a été donnée ce lundi 23 mars vers 11h30, par un Tarasconnais qui s’inquiétait pour ses plantations de sapins. Plus de 70 pompiers équipés de 14 camions feu de forêts et renforcés par un hélicoptère et deux canadairs luttent contre les flammes sur plusieurs flancs. Le vent et la végétation sèche ne facilitant pas le travail. En début d’intervention, trois habitations étaient menacées mais les pompiers se sont empressés de sécuriser cette zone en priorité. L’intervention devrait durer de longues heures. A suivre.
Plusieurs feux de forêt ont détruit plus de 500 ha ce week-end
Le week-end a été brulant pour l’Ariège. Au total, les pompiers ont été alertés pour 32 départs de feu sur le département et plus de 500 ha sont partis en fumée.
Heureusement, la plupart des alertes concernaient des feux maîtrisés sur des brûlages dirigés. Toutefois 3 secteurs ont nécessité de lourds moyens d’intervention et deux d’entre eux mobilisent encore les effectifs.
150 ha brûlés sur le secteur de Ussat : le feu est encore sous surveillance
Dimanche 22 mars, vers 8h30, les pompiers ariégeois ont reçu l’alerte pour un feu de forêt sur le secteur de Ussat. Actuellement, le CODIS fait état de 50 ha brûlés et l’intervention est toujours en cours. Repartis ce matin à 6h50, les pompiers tentent de maîtriser le feu au moyen de sceaux pompes, (gilets remplis d’eau) et de motopompes qui permettent de puiser dans les points d’eau les plus proches, car le relief accidenté ne permet pas aux camions citerne de s’approcher. 17 pompiers sont sur place dont 12 ont été héliportés. L’hélicoptère de la sécurité civile de Perpignan, venu en renfort du dispositif, permet également de monter des réserves d’eau. Une aide conséquente pour les effectifs sur place.
50 ha détruits sur le secteur de Tignac : intervention toujours en cours
Ce même dimanche, vers midi, les pompiers ariégeois partaient également en intervention pour un feu sur le secteur de Tignac, au dessus du village de Vaychis. Après avoir lutté contre les flammes toute l’après-midi de dimanche, ils ont fini par maîtriser dans la soirée la partie menaçant du feu sur le flance gauche. Le reste du feu, la partie au dessus de Vaychis, est laissé en propagation libre sous surveillance. "C’est un secteur où il y a beaucoup d’herbe et de genêts. C’est donc un feu rampant qui devrait s’éteidre par lui-même", explique le CODIS. Néanmoins, le feu est toujours sous la surveillance d’une équipe de sapeurs-pompiers. Au total, 150 ha sont partis en fumée sur ce secteur.
300 hectares ravagés sur le secteur de Lordat et Axiat
"C’est un feu impressionnant, les flammes faisaient plus de 20 mètres de haut, c’était vraiment dangereux, j’ai rarement vu un feu comme ça en Ariège". Vraisemblablement d’origine criminelle (bien que cela reste à confirmer) le feu qui ravageait les flancs de Lordat et Axiat ne cédait pas malgré les troupes envoyées en renfort qui, jour et nuit, luttaient pour l’éteindre. Samedi 20 mars, en milieu d’après midi, les canadairs sont partis de la base de Marignane, ils n’avaient pu arriver la veille (pris sur une autre intervention) et pour renforcer le dispositif en place en projetant l’eau prise en Méditerrannée, ou sur le lac de Montbel. Le vent qui s’était levé samedi n’ améliorait pas la situation. On estime à près de 300 le nombre d’hectares détruits par ce feu, et notamment des plantations destinées à stabiliser les sols. Les dégâts sur ces plantations se chiffrent à plusieurs milliers d’euros.
Sources : La Gazette ariégeoise
Conclusions
Selon Louis Dollo, "les écobuages seraient de mieux en mieux maîtrisés". Les extraits de prsse ci-dessus permettent d'en douter. Mais les feux pastoraux sont aussi instrumentalisés par les ultra-pastoraux car ils permettent de mettre le feu aux territoires à ours, une autre manière de s'attaquer aux plantigrades sans prendre trop de risques. Lire à ce sujet :