Communiqué de presse de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie
En recevant le président et des membres de l’association nationale des élus de la montagne, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a réaffirmé l’engagement de la France à protéger la biodiversité sur tout le territoire national et l’ambition d’y parvenir dans une logique de développement durable.
Elle considère que pour l’ours brun, espèce emblématique du massif pyrénéen, le plan national élaboré en 2005, évalué à mi-parcours en 2008, qui prévoyait notamment la réintroduction de cinq ours, doit être mené à bien, en donnant le temps à la concertation de se poursuivre, aux dispositifs d’accompagnement pastoral de s’ajuster et au groupe national créé en juin 2008 de lui faire des propositions.
Le «Groupe national ours dans les Pyrénées» (GNOP), présidé par le préfet de la région Midi- Pyrénées, rassemble l’ensemble des acteurs – services de l’Etat, élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs, associations de protection de la nature et de l’environnement - et des départements concernés.
Ce groupe doit, en effet, remettre dans les semaines à venir ses premières conclusions sur l’évolution du plan de restauration de la population d’ours bruns sur le massif pyrénéen et sur les améliorations envisageables. Chantal Jouanno attend beaucoup de ce cadre de concertation spécifique et invite tous les acteurs à s’y retrouver à nouveau pour partager les diagnostics et formuler des propositions.
La secrétaire d’Etat à l’écologie reste très attentive à la dynamique des populations d’ours brun en Pyrénées centrales comme en Pyrénées occidentales et se préoccupe, en étroite collaboration avec son collègue, Michel Barnier, ministre de l’agriculture du développement des filières de l’élevage sur le massif.
Les deux naissances constatées ce printemps et les sorties d’hibernation incitent à conduire le plan de restauration jusqu’à son terme et à préparer le plan suivant en 2010 sur la base des propositions du groupe national.
Secrétariat d’Etat à l’écologie
Henri Nayrou décrédibilisé
Henri Nayrou, président de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM) et député de l’Ariège a pris ses rêves pour la réalité. Son "Scoop", fidèlement relayé par la presse locale ariégeoise n'était qu'un coup médiatique pour attirer, une fois de plus, l'attention des médias sur les revendications de l'ASPAP et sur "une brebis tuée par un ours entre Albiès et Verdun" : "le 28 avril dernier, une délégation de l’ANEM a été reçue par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie. L’association a toujours considéré que prédateurs et pastoralisme étaient incompatibles, et que l’élevage n’avait pas besoin de ce fardeau supplémentaire. J’ai donc demandé à Mme Jouanno de prolonger sine die le gel du plan de réintroduction". Ce à quoi, d’après le député ariégeois, la ministre a répondu que "le mariage n’avait pas été réussi, et qu’il ne serait pas convenable de poursuivre la réintroduction de l’ours".
Voilà le scoop d'Henri Nayrou démenti. Cette mauvaise communication le décrédibilise une fois de plus. L'ANEM avait déjà dans le passé posé sur des marches avec les membres de l'ASPAP déguisés en "demoiselles". Gérard DUBUC, coprésident, un autre opposant au plantigrade ne manque aucune occasion pour plaider pour le disparition de l'ours. La politique de la défense de la biodiversité passe derrière le soutien au pastoralisme.
L'ASPAP présentait deux "nouveautés" : son chien de Carélie "pas tendre avec les prédateurs", déjà présent l'an dernier lors de l'assemblée générale de l'association. Quelle est son utilité puisque le réseau ours brun en utilise deja un? Vont-ils traquer l'espèce protégée, au risque une fois de plus de se mettre hors la loi ? Après avoir récolté des fonds pour payer les amendes des casseurs d'Arbas, vont-ils organiser une nouvelle souscription si René Marquèze est condamné à payer pour avoir tuer l'ourse Cannelle? Deuxième nouveauté, le "contre-répondeur" pour annoncer les localisations des ours. Rien de nouveau ; depuis des années, les ultra-pastoraux se refilent leurs observations pour traquer les ours, qu'ils s'approchent des estives ou qu'ils en soient éloignés.
"Il faudra, bien sûr, attendre une déclaration publique du ministère pour confirmer la chose." avait écrit le journaliste de La Gazette ariégeoise, sans vérifier lui même l'information. A la place de la confirmation, Henri Nayrou a eu droit à son démenti. Le même journaliste poursuivait : "le cas échéant, la nouvelle serait une victoire pour les opposants à la réintroduction - et bien sûr une défaite de taille pour les partisans de celle-ci." Va-t-il maintenant titrer sur la défaite de taille du député anti-ours? J'en doute, la pression des politiciens locaux sur la presse est trop forte en Ariège, un arrière-pays ou un pays arriéré ?
- Elle l'a dit!
- Je n'ai rien dit!
- Si tu l'as dit!