Ours des Pyrénées : les associations montent à Bruxelles pour rencontrer les autorités européennes

Biere_des_ours A l’occasion du 5e anniversaire de la mort de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, le FIEP, Pays de l'Ours-Adet, FERUS et le WWF  seront à Bruxelles mardi 17 novembre, afin de demander aux autorités européennes de faire respecter les lois imposant à la France de conserver une population viable d’ours dans les Pyrénées.
 

«Le plan de restauration de la population d’ours en France s’achève le 31 décembre 2009 !» avertit Alain Reynes, du Pays de l’Ours Adet. «Si les choses restent en l’état, la France ne fait plus rien pour l’ours ! D’une part, il y a la convention de Berne, et d’autre part la loi Habitat-Faune- Flore, qui font obligation à la France de maintenir une population d’ours viable dans les Pyrénées. Tout ce qui a été fait jusque-là reste relativement timide. Il est temps désormais de passer à une nouvelle phase : nous allons demander la réintroduction d’un à deux ours par an, avec un rythme qui permette à tous les acteurs de s’adapter


Mardi en début d’après-midi, Pays de l'Ours - Adet, Ferus, FIEP et WWF France, les quatre associations françaises les plus actives sur le dossier, animeront une réunion d’information et d’échanges au Parlement Européen à laquelle tous les eurodéputés sont invités.



«Nous leur demanderons d’intervenir auprès de la Commission européenne et du Gouvernement français sur la situation plus que précaire de l’ours en France. Il est en effet une des deux seules espèces de mammifères en danger critique d’extinction en France. Nous rencontrerons ensuite des responsables de la Direction Générale «Environnement » de la Commission européenne, afin notamment de leur présenter les plaintes déposées par plusieurs associations contre la France pour non-respect de la Directive « habitats – faune – flore. En effet, cette loi européenne, votée en 1992,  impose à la France de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées, en la désignant « espèce prioritaire».



«Malgré le soutien massif des français et majoritaire des montagnards pyrénéens, nous considérons que les actions de restauration de la population d’ours brun en France sont trop timides, des coups ponctuels et limités, jamais inscrites dans la durée».

«Nous renouvellerons à Bruxelles notre demande de lâchers progressifs, au rythme de 1 ou 2 ours par an, jusqu’à ce que la population soit considérée comme viable par les experts. C’est la seule solution pour assurer la conservation de l’espèce tout en accordant aux acteurs locaux le temps de s’adapter, notamment en mettant en œuvre les actions de protection des troupeaux».



2010 sera l’année internationale de la Biodiversité. La France ne peut la commencer en renonçant à la conservation de l’ours ! C’est pourtant une crainte légitime si l’on considère que le plan de restauration de l’ours brun 2006-2009 reste à ce jour sans suite programmée.

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