Commentaire publié par C.B. sous la note "Armand Farrachi : Bienvenue aux ours"
Nous saurons réellement, cette année si oui ou non la fin de l'ours dans les Pyrénées est une fatalité. Sans les renforcements passés il ne resterait aujourd'hui dans nos montagnes qu'un seul et dernier ours mâle pelé: : Aspe Ouest, de souche autochtone.
L'ours va t-il disparaitre comme a disparu il y a peu le dernier "brocardo" bouquetin des Pyrénées, nous allons le savoir bientôt ! Sans renforcement nous assisterons à la fin d'un règne animal qui ira à la même vitesse qu'est arrivée la fin des derniers plantigrades en Haut-Béarn. Qu'importe l'intérêt de la faune et de la flore des Pyrénées, oui le Tour de France et bien plus important !La volonté politique de l'État aura été le plus souvent de temporiser et de laisser les associations gérer une fin voulue, programmée et provoquée par des intégristes agro-pastoraux et des élus locaux à la botte de ces derniers. Effectivement la disparition de l'ours s'est faite et se poursuit toujours encouragée par une totale impunité et sans la résolution de ce problème récurrent tous les autres persisteront.
Cela fait très longtemps que l'on connait les solutions qui assureraient à l'ours des perspectives honorables et viables. Rien ou presque n' a été mis en œuvre et la tentative de cohabitation perverse entre le FIEP et l' IPHB a honteusement tourné à l'avantage unique du pastoralisme.
Regarder, dans le même temps, le chemin parcouru par les Cantabriques dont le massif pour sa richesse a été classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco et voir ce qui se passe en France me laisse atterré et de moins en moins optimiste ! La France sera t-elle condamnée et, condamnée à quoi ? A réparer, à payer ? Parions que devant les tribunaux la France s'en sortira encore une fois par des pirouettes et des promesses et que comble de l'ironie et de l'indécence elle donnera en plus, et comme à son habitude, des leçons d'écologie au reste de la planète !J'ai dans ma bibliothèque plus de livres sur l'ours qu'il n'y a d'ours dans les Pyrénés et bien sûr j'achèterai le livre d'Armand Farrachi, en espérant qu'il ne soit pas au final une longue et dernière épitaphe pour notre alter ego, le Type, celui qui va nu-pieds dans nos montagnes.
C. B. (64)