Drôme - Le 1er février, les éleveurs drômois ont rencontrés le Préfet avant le "comité loups". C'était l'heure des bilans sur la présence du loup dans le département : 72 attaques et 218 ovins ou caprins prédatés (contre 45 attaques en moyenne). Par rapport aux autres années, les attaques se sont déroulées sur une plus longue période avec toujours un pic de juin à octobre mais en plus d'endroits. Les éleveurs confrontés au loup pour la première fois demandent des "prélèvements", un mot moins lourdement chargé de sens que "tuer". Le loup est une espèce protégée!
Le Préfet a rappelé que "des moyens de prévention comme des chiens de protection ou l'installation de clôtures électrifiées à plusieurs rangées" sont à la disposition des éleveurs. Le Dauphiné précise : "Une mesure efficace mais qui a tendance à déplacer le problème vers des élevages moins bien protégés", preuve de l'efficacité des mesures !
Si les éleveurs voisins se protègent, les voisins se protègeront et leurs voisins aussi et ainsi de suite. Ne pas le faire? C'est un peu comme de partir en vacances en laissant la porte de sa maison ouverte et au retour, de se plaindre auprès de son assureur par ce qu'elle a été visitée et vidée...
Déplacer le problème, c'est aussi simple que de gérer en bon père de famille, non?













