Un chasseur abat son chien

Dimanche matin, dans un bois entre Castelsarrasin et Saint-Nicolas, un promeneur a assisté à une scène d'un autre âge.

Chien_tue_chasseur Le cliché que nous publions parle de lui-même, c'est un acte sadique, une scène d'un autre âge à laquelle a assisté un promeneur qui baladait, dimanche matin, ses chiens dans un bois isolé entre Castelsarrasin et Saint-Nicolas-de-la-Grave (Tarn et Garonne). L'homme, qui préfère, pour l'heure, conserver, pour des raisons évidentes, l'anonymat, témoigne sur «l'exécution sommaire» à laquelle il a assisté. «C'est en promenant mes chiens non loin du Tarn que j'ai été intrigué par le va-et-vient d'un véhicule auquel je ne portais pas d'attention particulière, si ce n'est qu'il ne circule pas beaucoup d'automobiles en plein bois.» Et de poursuivre: «Je l'ai vu alors sortir quelque chose de sa malle qu'il a traînée avec une certaine résistance jusqu'à un arbre (c'est vraisemblablement le chien de chasse, avec la corde qu'il a déjà autour du cou, NDLR). Peu après, j'ai entendu un coup de feu, ce qui m'a d'autant surpris que l'on est en pleine réserve de chasse, un endroit où les chasseurs n'ont justement pas le droit de tirer

En quelques minutes, le promeneur se précipite sur les lieux pour voir de quoi il s'agit. Sur place, il a juste le temps de voir un véhicule qui s'éloigne promptement et le cadavre d'un chien de chasse froidement abattu d'un coup de fusil à l'arrière du crâne. Indigné par cet acte de cruauté sans nom, il informe immédiatement l'association du refuge de Saint-Béart à deux pas de là qui lui conseille de déposer aussitôt plainte. Cette dernière est enregistrée au commissariat, accompagnée d'une série de clichés. Le chien a, depuis, été transporté à la clinique vétérinaire de Moissac où, à la demande du parquet, il a été autopsié hier. Dans le même temps, une douille de calibre 12 - celle d'un fusil de chasse - et de plomb 6 - servant habituellement aux chasseurs de faisans ou de perdreaux- a pu être identifiée sur le lieu du tir. Elle a été transmise aux services de la gendarmerie qui devraient la faire analyser dans leur laboratoire.

Également sur place, Michèle Fléta, l'un des coresponsables du refuge canin, se déclarait indignée par ce qu'elle n'hésitait pas à qualifier comme un «acte de barbarie. Il n'a laissé aucune chance à cet animal attaché à 60 centimètres de corde». Et de pointer du doigt une catégorie qu'elle connaît bien: «C'est la fin de la saison de la chasse, on n'a plus besoin du chien, et bien, on n'hésite pas à s'en débarrasser d'un coup de fusil.» Une situation dont ce défenseur des animaux entend faire un exemple. «L'association de Saint-Béart, à laquelle se sont joints, d'ores et déjà, 30 Millions d'amis et la fondation Brigitte Bardot, a déposé plainte et se portera partie civile s'il devait y avoir un procès

Source : Max Lagarrigue

Une fois de plus, un bel exemple des cas que l'on rencontre quand on suit la chasse en France. Du côté des chasseurs, c'est le silence. J'espère qu'ils ont pris la plaque de la voiture. On est le 10 février. Il y a eu trois chasseurs morts le week-end dernier, 25 cette année. Certains vont dire que l'année n'est pas si mauvaise, que c'est moins que d'habitude; question de point de vue. Il a pensé quoi le chien fidèle, juste avant ? Et le chasseur : 7 mois de croquettes d'épargné? C'est le côté "économie" du Développement Durable...
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