La mobilisation des pro-ours sur tout le massif des Pyrénées a comporté ce dimanche le 22e colloque du Conseil international associatif pour la protection des Pyrénées (CIAPP). La plateforme, réunie à Erts, en Andorre, a lancé un plan global de restauration et de cohabitation du plantigrade sur toute la chaîne, signé par plusieurs délégations françaises, catalanes, andorranes et aragonaises. Avertissant de menaces pour la "survie à moyen et long terme" des ours, espèce "menacée par les accidents de chasse, la dégradation et la fragmentation de son habitat", les défenseurs de l'animal citent les exemples aboutis du massif cantabrique espagnol et des Abruzzes d'Italie pour considérer l'ours «compatible» à l'Homme. Désormais, l’attrait de l’animal, présenté comme un atout pour l'écotourisme, devrait lever les derniers doutes, mêlés de craintes ancestrales, qui lui causent du tort.
Précédemment, en février 2010, l'APAM 66 a lancé un document prônant une "action forte et durable pour la restauration, dans les Pyrénées, d’une population viable d’ours".
2010 : Année de la biodiversité proclamée par l’ONUPour un plan global de restauration et de cohabitation avec l’ours dans les Pyrénées
Les associations pyrénéennes pour la protection de la nature d’Andorre, d’Espagne et de France, locales pour l’essentiel, mais également régionales et nationales, réunies le 9 mai a Erts (Andorra), dans le cadre du XXIIème colloque du Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP)
Exposent que :
Il y a 40 ans déjà, les premières mesures de protection de l’ours étaient prises. Et pourtant, sa survie à moyen et long terme n’est pas assurée. La petite population d’ours continue à être menacée par les accidents de chasse, la dégradation et la fragmentation de son habitat. De même, le patrimoine naturel dans le massif pyrénéen continu d’être mis à mal chaque année davantage.
La présence de l’ours est parfaitement compatible avec les activités humaines qui existent dans les Pyrénées : élevage, tourisme, chasse, etc. Ceci a été démontré dans le massif Cantabrique (Espagne) et les Abruzzes (Italie) où les activités humaines sont semblables à celles de notre massif. Dans ces zones l’acceptation de l’ours est un acquis. Dans les Pyrénées, tous les sondages réalisés sur les deux versants de la chaîne démontrent un ample soutien à l’ours.
L’ours nous offre l’occasion de démontrer que la préservation de la biodiversité et le progrès économique dans les Pyrénées sont parfaitement compatibles. La présence de l’ours, loin d’être un inconvénient, est un atout très important, notamment dans le domaine de l’écotourisme. La société demande une nature préservée et dans ce sens, la pérennité de cette espèce joue un rôle important.
Pour tout cela, ces associations :
DEMANDENT que l’année 2010, proclamée par l’ONU année de la biodiversité, soit celle du lancement d’une action concertée pour la restauration, dans les Pyrénées, d’une population viable d’ours.
RAPPELLENT aux pouvoirs publics qu’ils doivent respecter leurs engagements et arrêter en 2010 un nouveau plan qui sera présenté à toutes les parties puis mis en œuvre dans la durée sans être soumis aux aléas des jeux politiciens.
SOLLICITENT le renforcement urgent de la population d’ours entrepris par la France.
ESPERENT que les autorités des deux versants des Pyrénées travailleront à une harmonisation des actions pour l’ours, avec la mise en place de plans de restauration coordonnés entre les communautés autonomes de Navarre, Aragon, Catalogne et la France, également qu’elles mettront en œuvre un plus important effort d’information et de concertation avec tous les secteurs sociaux des Pyrénées.
S’ENGAGENT à continuer leurs actions pour la conservation de l’ours dans les Pyrénées en sachant que la population des Pyrénées joue un rôle clé dans la préservation du plantigrade emblématique.
OFFRENT leur collaboration pour travailler avec tous les acteurs du massif pour que la restauration de l’ours, symbole et garant de la biodiversité dans les Pyrénées, permette de réaliser un grand pas vers un élevage, une agriculture et un développement véritablement durables.
Oui à l’ours dans les Pyrénées !
- CIAPP (Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées) France, Espagne, Andorre
- CAP Ours (Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours) France *
- ADN (Associacio per a la Defensa de la Natura) Andorre
- APAPMA (Associació Protectora d’Animals, Plantes i Medi Ambient d’Andorra) Andorre
- DEPANA ( Lligua per a la defensa del patrimoni natural) Catalogne Fondo Natural Aragón, Espagne
- Ecologistas en Acción Aragón, Espagne
- Amigos de la Tierra Espagne
- Federacion de CPN (Conocer y Proteger la Naturaleza) Espagne
- Fundación para la Conservación del Quebrantahuesos Espagne
Les associations membres de CAP – Ours :
- Action Nature,
- Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne du département Pyrénées-Orientales (APAM 66),
- APATURA,
- Association Départementale Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne de l’Ariège (ADPAM Ariège),
- Les Amis du Pic du Gar,
- Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées,
- Association des Naturalistes Ariègeois (ANA),
- Association Nature Comminges (ANC),
- Comité Ecologique Ariégeois (CEA),
- Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP),
- Connaissance de l’ours,
- FERUS (Groupe Loup France/ARTUS),
- Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP),
- France Nature Environnement (FNE),
- L’œil aux aguets,
- Mille Traces,
- Nature Midi-Pyrénées (NMP),
- Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées,
- Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées),
- Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest-Béarn (SEPANSO- Béarn),
- Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM),
- Sours,
- Société Protectrice des Animaux (SPA),
- France Nature Environnement Midi-Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées),
- France Nature Environnement Hautes-Pyrénées (FNE 65),
- WWF France.