Des bergers d'appui pour contrer l'ours

par Thierry Jouve

La montée dans les estives se poursuit dans les Pyrénées. La Pastorale pyrénéenne a mis en place un nouvel outil pour cette saison d'estives : le réseau bergers d'appui. L'objectif ? L'amélioration de la protection des troupeaux et des ruchers.

En prévention, les six bergers d'appui du réseau peuvent aider bergers et éleveurs à l'installation de mesures de protection : montage, démontage et déplacement des parcs de nuit pour les troupeaux ou des clôtures pour les ruchers.

«Les bergers d'appui interviennent gratuitement et ponctuellement sur les estives situées en zone sensible, soit en urgence, après une attaque, soit en prévention, mais ils ne remplacent ni les bergers salariés ni les éleveurs gardiens», indique Blandine Milhau, animatrice chargée de la coordination du réseau.

Suite à une attaque, les bergers interviennent - comme cela vient d'être le cas dans le 65 et en Ariège - pour le regroupement du troupeau, la recherche d'animaux dispersés.

Les bergers d'appui sont des bergers professionnels qui faisaient partie de l'équipe de techniciens pastoraux itinérants. Ils ont l'expérience du gardiennage de troupeaux et de la gestion des estives en zones de grands prédateurs.

Surtout, les bergers d'appui interviennent sur toute la chaîne des Pyrénées. Et ce gratuitement pour le berger qui fait appel à eux. Les bergers d'appui sont rémunérés par la Pastorale pyrénéenne.

«Je suis berger depuis dix ans. Je voulais faire profiter de mon expérience. Mon souhait, c'était de rester dans le métier, aux côtés des bêtes, tout en ayant une autre activité. Je travaille à côté au service de remplacement agricole de l'Ariège. Je fais le berger d'appui, pendant cinq mois, en complément. J'apprécie la découverte des différents massifs, des techniques, des races de brebis. Les différentes gestions de pâturages m'intéressent», confie Pierre Jorge, l'un des six bergers d'appui de la Pastorale. «C'est pas toujours évident d'intervenir sur un territoire que l'on ne connaît pas, pour retrouver des bêtes. Puis, avec les bergers, une fois qu'ils nous connaissent, qu'ils ont vu nos compétences, ça se passe bien

Comment joindre le réseau ?

Pour bénéficier du réseau bergers d'appui, il suffit d'en faire la demande auprès de la Pastorale pyrénéenne : Blandine Milhau, animatrice du réseau, 06.79.88.25.91 ou 05.61.89.28.50.
Pour les appels d'urgence en week-end, appeler le siège de l'association (05.61.89.28.50), le répondeur donnera le numéro du berger d'appui de garde. Les bergers d'appui : Gérard Rolland, 06.27.02.58.31 ; Christian Balthasar, 06.27.02.58.32 ; Gildas Damon, 0.609.25.32.51 ; Gérald Crouzet, 06.27.02.58.34 ; Magali Dejardin, 06.27.02.58.13 ; Pierre Jorge, 06.09.25.32.19.

Source : La Dépêche du Midi

Suite à cet article, un internaute habituel de ce débat, opposant à l'ours (Lagadafe) écrit :  "Faudrait que les écolos-bobos-pro-ours les payent.
c'est normal..."

Marc Laffont lui répond : "Et les dizaines de millions d'euros de subventions en tous genres, qui maintiennent artificiellement en "vie" le pastoralisme pyrénéen, ce serait alors uniquement aux anti-ours de les assumer? 

3/4 des français étant favorables à la préservation de l'ours, ce sont déjà surtout eux qui payent les bergers.



Mais je suis d'accord pour appliquer cet intelligent principe lagadafien : 
que les défenseurs de l'ours paient intégralement les frais générés par l'ours et que les anti-ours paient les subventions ovines, dont les pro-ours seraient exonérés...
Ce serait équitable et juste, vu qu'il paraît que l'ours coûte horriblement cher au contribuable, et le mouton très peu...

  • 
Les anti-ours s'en sortiraient donc à peu de frais : juste quelques dizaines d'euros/an et par personne.

  • Les pro-ours devraient par contre débourser la colossale somme de quelques centimes d'euros/an.

 Y survivront-ils, ces bobos écolos pro-ours ?
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