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Baudouin de Menten sur 22 juin 2010 dans Buvette des Alpages - Vidéos | Lien permanent | Commentaires (2)
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Franck Michel, le chasseur de Haute Savoie âgé de 38 ans qui avait tué délibérément un loup ("soulevé le problème" selon Louis Dollo) en février 2009 sur la commune de Petit-Bornand-les-Glières a été condamné. Reconnu coupable d’avoir tué l’an passé une espèce protégée, se voit retirer son permis de chasse pour trois ans. Le Tribunal correctionnel de Bonneville l’a en outre condamné à payer une amende de 5000 euros.
Philippe Dechamboux, son comparse, qui avait transporté et dépecé l’animal, a quant à lui été condamné à 2000 euros d’amende, en partie avec sursis. Reste encore un montant global de 3750 euros de dommages et intérêts à verser aux neuf parties civiles.
Le jugement correspond assez bien aux réquisitions du procureur. Celui-ci avait réclamé 5000 euros d’amende, en partie avec sursis, pour Franck Michel et 1500 euros pour son comparse.
L’audience s’était déroulée le 12 mai dans une ambiance de foire au côtelettes. De 300 à 600 éleveurs, selon les sources, accompagnés de 300 de brebis étaient venus manifester devant le tribunal.
Dans un communiqué, l'association FERUS se réjouit que le braconnage des loups soit une nouvelle fois condamné par la justice : "Cette condamnation, dont la sévérité correspond aux standards français dans ce genre d’affaire, confirme que tuer un loup, espèce protégée, est bien un acte grave qui entraîne des sanctions pénales."
L'association de défense des prédateurs rappelle "que dans certains cas très particuliers, quand tous les moyens de protection et d’effarouchement on échoué, les éleveurs peuvent tirer sur un loup munis d’une autorisation spéciale. Ces autorisations tiennent compte de l’état de la population de loups et ne sont délivrées qu’en très petit nombre."
L'association annonce qu'elle "restera très vigilante et s’associera systématique à toutes les poursuites contre ceux qui tirent sur des prédateurs protégés sous des prétextes variés." et énonce les diverses excuses utilisées par les tireurs : « tir d’instinct » sur animal « non identifié » (ours Balou), tir « de défense » (ourses Mellba et Cannelle), le tir « sur impulsion irrépressible » (loup des Glières).
L'association FERUS dit "s'être toujours placée dans le cadre du respect des lois et n’accepte pas la confusion entre les préoccupations des agriculteurs et le comportement des chasseurs d’autant plus qu’en l’espèce le tireur n’était pas éleveur" et se réjouit que "cette décision de justice, après la condamnation en mars dernier du chasseur qui avait tué une louve dans les Hautes-Alpes, clarifie la situation et permettra la poursuite de la concertation entre toutes les parties pour assurer la protection du loup dans le contexte particulier d’une montagne occupée et utilisée par l’homme."
Suisse – Un ours observé dans le Val Mustair
Ce matin, un officier de la police cantonale a repéré dans le Val Müstair un ours à une distance de 170 mètres. L'observation est crédible et renforcée par les différents rapports des agents du Tyrol du Sud qui auraient approché ces derniers jours, un ours le long de la frontière suisse. L'identité de l'ours n'est pas connue jusqu'à présent. Les gardes ont immédiatement été convoqués et sont à la recherche de traces ou de preuves indirectes.Baudouin de Menten sur 17 juin 2010 dans Ours brun - Suisse, Pays - Suisse | Lien permanent | Commentaires (10)
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par Thierry Jouve
La montée dans les estives se poursuit dans les Pyrénées. La Pastorale pyrénéenne a mis en place un nouvel outil pour cette saison d'estives : le réseau bergers d'appui. L'objectif ? L'amélioration de la protection des troupeaux et des ruchers.
En prévention, les six bergers d'appui du réseau peuvent aider bergers et éleveurs à l'installation de mesures de protection : montage, démontage et déplacement des parcs de nuit pour les troupeaux ou des clôtures pour les ruchers.
«Les bergers d'appui interviennent gratuitement et ponctuellement sur les estives situées en zone sensible, soit en urgence, après une attaque, soit en prévention, mais ils ne remplacent ni les bergers salariés ni les éleveurs gardiens», indique Blandine Milhau, animatrice chargée de la coordination du réseau.
Suite à une attaque, les bergers interviennent - comme cela vient d'être le cas dans le 65 et en Ariège - pour le regroupement du troupeau, la recherche d'animaux dispersés.
Les bergers d'appui sont des bergers professionnels qui faisaient partie de l'équipe de techniciens pastoraux itinérants. Ils ont l'expérience du gardiennage de troupeaux et de la gestion des estives en zones de grands prédateurs.
Surtout, les bergers d'appui interviennent sur toute la chaîne des Pyrénées. Et ce gratuitement pour le berger qui fait appel à eux. Les bergers d'appui sont rémunérés par la Pastorale pyrénéenne.
«Je suis berger depuis dix ans. Je voulais faire profiter de mon expérience. Mon souhait, c'était de rester dans le métier, aux côtés des bêtes, tout en ayant une autre activité. Je travaille à côté au service de remplacement agricole de l'Ariège. Je fais le berger d'appui, pendant cinq mois, en complément. J'apprécie la découverte des différents massifs, des techniques, des races de brebis. Les différentes gestions de pâturages m'intéressent», confie Pierre Jorge, l'un des six bergers d'appui de la Pastorale. «C'est pas toujours évident d'intervenir sur un territoire que l'on ne connaît pas, pour retrouver des bêtes. Puis, avec les bergers, une fois qu'ils nous connaissent, qu'ils ont vu nos compétences, ça se passe bien.»
Comment joindre le réseau ?
Pour bénéficier du réseau bergers d'appui, il suffit d'en faire la demande auprès de la Pastorale pyrénéenne : Blandine Milhau, animatrice du réseau, 06.79.88.25.91 ou 05.61.89.28.50.Source : La Dépêche du Midi
Suite à cet article, un internaute habituel de ce débat, opposant à l'ours (Lagadafe) écrit : "Faudrait que les écolos-bobos-pro-ours les payent. c'est normal..."
Marc Laffont lui répond : "Et les dizaines de millions d'euros de subventions en tous genres, qui maintiennent artificiellement en "vie" le pastoralisme pyrénéen, ce serait alors uniquement aux anti-ours de les assumer? 3/4 des français étant favorables à la préservation de l'ours, ce sont déjà surtout eux qui payent les bergers.
Mais je suis d'accord pour appliquer cet intelligent principe lagadafien : que les défenseurs de l'ours paient intégralement les frais générés par l'ours et que les anti-ours paient les subventions ovines, dont les pro-ours seraient exonérés... Ce serait équitable et juste, vu qu'il paraît que l'ours coûte horriblement cher au contribuable, et le mouton très peu...
Monsieur le Préfet de la Région Bourgogne
Préfet de la Côte d’Or
53 rue de la Préfecture
21041 DIJON
le 15 juin 2010
Monsieur le Préfet,
Par la présente, avec le soutien de nombreuses associations naturalistes, nous nous permettons de vous saisir sur les opérations de capture et de régulation de blaireaux ordonnées dans le département de la Côte d’Or afin de lutter contre la tuberculose bovine.
Après une première campagne de piégeage en 2009 (cf. arrêté préfectoral du 10 juillet 2009 ordonnant la destruction d’individus de l’espèce sanglier et de l’espèce blaireau fréquentant les bâtiments d’élevages agricoles et leurs abords), la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a mis en œuvre un programme de dépistage et d’élimination de blaireaux (cf. arrêté préfectoral du 4 mars 2010 ordonnant la capture de blaireaux à des fins de dépistage de la tuberculose bovine sur l’ensemble du département et arrêté préfectoral du 4 mars 2010 ordonnant la régulation des populations de blaireaux dans certaines zones du département).
Tant pour les opérations de capture que de régulation de blaireaux, les lieutenants de louveterie sont autorisés à piéger (avec l’aide de piégeurs), à tirer (de nuit avec utilisation de sources lumineuses avec l’aide de chasseurs) et à déterrer (avec l’aide de déterreurs) (cf. courrier de la DDT du 22 avril 2010 – tir du blaireau). Ainsi, et en dépit des contraintes budgétaires actuelles, des mesures incitatives ont été mises en place (collets financés par la DDPP, paiement de 10 € par blaireau présenté …, cf. lettre d’information N° 5 de la DDPP, février 2010).
Saisi en 1998 sur ce même dossier de la tuberculose bovine, le Conseil de l’Europe indiquait : «On peut douter que l’élimination des blaireaux ait une utilité, et l’on ne devrait certainement pas y recourir». Depuis, les suivis réalisés par des experts au Royaume Uni où la tuberculose ovine sévit bien davantage qu’en France, ont démontré que non seulement cette méthode est sans résultat bénéfique, mais qu’elle tendrait au contraire à augmenter l’incidence sur le cheptel domestique.
Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau, espèce méconnue, fait partie intégrante de notre patrimoine naturel. Son piégeage est interdit et il n’est désormais plus chassable dans le département du Bas-Rhin. Sa dynamique de population étant très lente, il est donc à craindre que cette destruction massive entrainera une baisse brutale de ses effectifs, voire une disparition locale de l’espèce. Ceci allant à l’encontre des engagements de la France en matière de préservation de la biodiversité.
En l’absence d’un recours auprès du Tribunal administratif, et en cette Année internationale de la Biodiversité, nous vous demandons de bien vouloir présenter un bilan détaillé de ces opérations de capture et d’élimination de blaireaux et prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette destruction massive de blaireaux (en 3 mois, plus de 2 050 blaireaux auraient été tirés, piégés, détruits …).
Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de nos sentiments respectueux.
Thierry GROSJEAN
Président CAPEN 71
Président CAPEN 71
thierry.grosjean5@wanadoo.fr
Lucienne HAESE
Présidente AME ( association agréée )
Copie :
Confédération des Associations pour la Protection de l’Environnement et de la Nature en S&L – Association loi 1901 déclarée le 28 mai 2004 à la s/préfecture de CHALON S/S – Affiliée à France Nature Environnement, déclaré d’utilité publique depuis 1976 – Siège social : 7 rue de la Reppe 71370 OUROUX S/S – N° ass : 0712007290
Par Fabrice Nicolino
Comme l’on sait peut-être, il y a blaireau et blaireau. Ne pas confondre notre prodigieux animal - un assez bon imitateur de l’ours, non ? - et ces innombrables imbéciles, vulgaires et souvent méchants, qui hantent les chemins du paradis. L’argot, que je vénère pourtant, a donné aux sombres connards le nom même du croqueur de lombrics et d’escargots. Bah, il faut bien s’en accommoder. En revanche, rien ne nous oblige à supporter l’arrêté que vient de m’envoyer Joëlle, et qui me foudroie sur place. Je résume : le préfet de la Côte d’Or vient de faire un cadeau insupportable aux chasseurs du département. Lesquels ont le droit depuis le 4 mars, et jusqu’au troisième dimanche de septembre, de buter autant de blaireaux qu’ils le pourront dans une vaste zone du département incluant dix cantons, dont Pouilly-en-Auxois.
Quelle est la raison de cet arrêté ? Excellente. Il s’agit de limiter la propagation de la tuberculose bovine, dont les blaireaux seraient les vecteurs. Je ne me suis pas transformé en médecin-chef vétérinaire, pas encore, mais je peux en préambule vous dire une chose simple, m’appuyant sur un savoir reconnu. Ce qui suit est extrait d’un article indiscuté paru dans la revue Epidémiologie et santé animale (50, 127-143) en 2006, sous la signature de quatre spécialistes de l’Afssa et de l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Voici : « Le plan de lutte collective contre la tuberculose bovine, véritablement commencée en 1954 après une phase infructueuse de prophylaxie libre et individuelle à partir de 1933, a abouti en 2001 à la reconnaissance de l’état indemne de la France par l’Union européenne : d’un taux d’environ 25 à 30% des élevages infectés au début, notre pays est passé à quelques (petites) dizaines de foyers résiduels aujourd’hui. Le succès est incontestable ».
Il est possible que le préfet de la Côte d’Or dispose d’autres informations, mais ce serait alors le moment de les rendre publiques, car pour les blaireaux - les beaux, les vrais -, le temps est désormais précieux. 2 000 auraient déjà été massacrés dans le cadre de ce qu’il faut bien appeler un plan d’éradication. Laissons de côté, par commodité, le débat sur la tuberculose bovine, que je ne saurais d’ailleurs mener sérieusement. Laissons, et concentrons-nous sur l’arrêté-scélérat. Oui, il y a des lois scélérates et des arrêtés-scélérats. Celui-là restera. Il restera, car sous couvert de prophylaxie, comme si souvent par le passé, il exprime à mes yeux une haine profonde de l’animal. Vous jugerez par vous-même, car j’ai placé l’intégralité de l’arrêté dans la partie Commentaires, où vous pourrez le lire.
Je n’ai pas le temps d’un traité, mais les considérants sont bel et bien de nature fantastique. Son auteur - gloire, gloire ! - ne sait pas très bien ce qu’il doit avancer. Le tout est d’une confusion rare. On ne sait pas si l’on veut parler de dépistage - évoqué pour les sangliers et les cerfs - ou d’abattage, ce qui n’est pas tout à fait la même chose lorsqu’on est un blaireau de la Côte d’Or. On ne donne presque aucun chiffre précis, qui aurait permis d’avoir une idée sur l’éventuelle progression d’une éventuelle épidémie. Exemple : combien de cas de tuberculose bovine depuis 2002 ? Mystère. Exemple : combien de cas de tuberculose découverts dans la faune sauvage depuis 2002 ? Mystère. Malgré l’absence de toute mise en perspective, il apparaît pourtant indispensable de « prévenir la circulation de la tuberculose au sein de la population animale sauvage ». Et l’on termine en beauté par une vulgaire pétition de foi qui ne se peut déduire, logiquement, de ce qui précède : « Pour arriver à prévenir cette circulation, il convient de diminuer les populations de blaireaux ».
Roule ma poule, et prépare mon bazooka. Par un simple assemblage de phrases disjointes, comme le seraient les planches d’un meuble de guingois, une autorité administrative donne ainsi le droit de tuer des êtres vivants par milliers. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, je place très bas la signature d’un haut-fonctionnaire, capable de toutes les contorsions, de toutes les manipulations, même pis. Je préfère ne pas y insister. Quoi qu’il en soit, la fédération de chasse du département est donc à la noce depuis le 4 mars, et pour elle, rien de trop beau. Fromage et dessert. Carnage et fun. Mais voyons ensemble.
D’abord le ton, militaire et glacial : « Des opérations d’élimination de blaireaux sont ordonnées ». Ou encore : « Les animaux prélevés seront placés dans des sacs étiquetés et numérotés ». Ensuite, les armes. En dehors des missiles Exocet, je ne vois guère ce qui serait oublié. On a le droit, outre les barbares techniques de déterrage jusqu’au fond du terrier de la bête, d’utiliser des colliers à arrêtoir - « y compris en gueule de terrier » - que l’on placera dans les coulées où se faufile le blaireau. Les tirs de nuit, « y compris avec des sources lumineuses », sont aimablement offerts pour le même prix. Enfin, la rédaction follement laxiste dans la forme est comme un message subliminal adressé aux tueurs.
On n’est pas obligé de me suivre, mais je juge ce dernier point évident. On entend que les chasseurs tuent en masse, se défoulent et soient heureux de réduire en pâtée d’admirables animaux qui ne demandaient qu’à vivre. Je ne prendrai que deux derniers exemples. Le premier, qui vaut son pesant de cynisme : « Ces opérations devront prioritairement être mises en œuvre à proximité des parcelles où pâturent les bovins des cheptels infectés par la tuberculose bovine et des zones où ont été détectés des sangliers reconnus infectés par l’agent de cette maladie ». Vous remarquerez par vous-même le sens véritable de cette phrase. Pour la frime, on prétend donner une « priorité » à quelques parcelles, mais chacun sait, le rédacteur du texte en premier, que ce ne sera que mise en bouche meurtrière. Quand la lourde colonne des 4X4 et des bedaines sera lancée, elle poursuivra son chemin jusqu’au bout.
D’ailleurs, faut-il continuer d’argumenter ? Lisez avec moi ce laisser-passer, ce laisser-tuer en bonne et due forme : « La déclaration de piégeage en mairie ainsi que le compte rendu annuel des prises ne sont pas nécessaires ». Un seul mot d’ordre, car c’est en effet un ordre : mort au blaireau. On voudrait habiter ailleurs, avec d’autres que ceux-là.
(*) En 1999, Vladimir Poutine déclarait qu’il fallait « buter les Tchétchènes jusque dans les chiottes »
Bienvenue en 2010, année de la biodiversité...
Les 30 critères du manipulateur, extraits du livre "Les manipulateurs sont parmi nous" d' Isabelle Nazare-Aga.
Baudouin de Menten sur 10 juin 2010 dans Culture - Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
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Greg Ortet :Que ça fait plaisir de retrouver Mr Dollo qui se promenait encore il y a peu en Val d'Azun où ont eu lieu les récentes attaques dans les HP. En compagnie d'un collègue, Ils étaient armés d'un piolet et d'un casque de spéléo ...La raison de cet accoutrement, et bien il y avait potentiellement un danger avec un méchant ...ours qui se baladait sur le secteur...
Heureusement que le ridicule ne tue pas mais je crois que cette anecdote est symptomatique de la raison profonde de cette haine contre le plantigrade: une grosse pétoche et une méconnaissance de l'animal! Vous n'êtes pas crédible et toute cette agitation profondément pathétique!Greg Ortet : Que vous voyez qui je suis, je suis sceptique, on ne s'est jamais croisé et je ne suis pas un personnage médiatique à l'inverse de vous, ce qui m'a permis d'ailleurs de vous reconnaitre en vous observant de loin ce jour là. Mon interprétation n'est peut être pas la bonne mais je serais vraiment curieux de connaitre la raison de tout cet attirail dans ce contexte...
Quant aux menaces, je ne suis vraiment pas curieux de savoir ce que vous pouvez encore inventer pour nuire à ce pauvre animal. Un appel aux battues est complètement scandaleux, on a pu voir ce que ça a donné pour la pauvre Franska. Je pense qu'il y a d'autre combat à mener dans les Pyrénées en général et pour défendre la cause du pastoralisme en particulier, que les problème sont ailleurs et que de stigmatiser ce dossier est contre-productif pour les intérêts de tous les partis. Je pense sincèrement que toute cette agitation trouve une motivation dans l'ignorance et la peur qui en découle et c'est bien dommage..Greg Ortet : Effectivement nous ne nous sommes jamais croisés mais je ne vois pas en quoi ça decrédibilise mon interprétation sur l'accoutrement de 2 anti-ours qui se baladent en forêt avec casques et piolets quand un ours se ballade dans le secteur.
Pour Franska, j'ai pu voir de mes yeux les battues en Barousse pour la repousser vers la plaine et ainsi rendre l'animal a tous ces citadins qui plébiscitaient sa réintroduction...belle initiative et quand on regarde le trajet parcouru par l'animal depuis Melles, surtout pour une femelle, sur un laps de temps si court, on a du mal a comprendre qu'elle soit allée se faire tuer près de Lourdes. Mais selon vous c'est l'oeuvre de l'ONCFS, je n'y crois pas! Je ne nie pas les problèmes des éleveurs, ni le surcroit de difficultés qui peut ponctuellement être imputable à l'ours. Mais je crois sincèrement dans les mesures facilitantes amenées par le programme de réintroduction.
Habitant à la frontière du Comminges et du Couserans, dans un pays ou aucun troupeau ne divague librement et où aujourd'hui on compte le noyau principal de la population ursine, je constate que cela se passe plutôt bien et les discussions avec certains bergers montrent que les esprits évoluent dans le bon sens.
Le noeud du problème par rapport aux difficultés amenées par la population ursine pour l'élevage est bien là, c'est le problème du gardiennage. L'ours ramène ses lettres de noblesse au métier de berger. La présence du gardien se justifie encore plus et permet d'éviter au troupeau l'ensemble des autres aléas qui le mettent en danger et qui sont bien plus problématiques que l'ours.
De plus on peut constater que les ours qui font parler d'eux par les dégâts provoqués les premières années qui suivent leur réintroduction, s'assagissent et se font oublier par la suite. Je pense que c'est un phénomène transitoire et si on prend pour exemple la réintroduction de lynx en France, on constate qu'il y a proportionnellement de moins en moins de prédation et de problèmes de cohabitation à mesure la population devient viable. C'est un phénomène complexe résultant a la fois de l'adaptation de l'animal dans son nouveau milieu mais aussi de l'adaptation de son milieu (activités humaine) à sa présence.
Je reste convaincu que c'est dommage d'en arriver à de tels clivages sur un dossier qui a toute sa place dans les Pyrénées. Je déplore les récupérations qui sont faites de toutes parts et qui nuisent encore une fois a tous les partis. La réintroduction de l'ours est une chance pour tous les Pyrénéens car c'est aussi et surtout notre symbole, un label important pour le tourisme, autre facteur essentiel du développement durable dans nos vallées. Mais c'est surtout une chance pour le pastoralisme qui si il arrive a dépasser certaines peurs ancestrales, et intégrer les contraintes du facteur ours dans les problèmes qu'il a résoudre en en faisant une force, se verra en position d'être montrer en exemple pour toute notre société. Pour paraphraser Robert Hainard, L'homme n'a pas besoin ni de l'ours, ni du loup ou du lynx, en revanche il a besoin de développer les qualités nécessaires a leur sauvegarde pour son propre salut. Il faut arriver à rentrer dans ce cercle vertueux. La présence de l'ours justifiera aussi bien les prix plus élevées des moutons locaux, donc les circuits courts, attestera la bonne santé de la biodiversité et sera un argument fort pour le développement du tourisme.
A l'inverse il faut arrêter de véhiculer une haine contre productive, de favoriser bêtement le clivage citadin/éleveurs... Franchement, ce qu'il se passe ce printemps dans le Val d'Azun est déplorable. Certes il y a eu des attaques et je peux entendre le préjudice moral mais là ça tourne au grand-guignol...
Un éleveur qui a cette activité pour son plaisir avec sûrement une belle retraite du crédit agricole, qui sur-joue à ce point et se délecte des feux de la rampe qui se braquent sur lui n'est vraiment pas représentatif des difficultés de l'éleveur pyrénéen.
Ce n'est que mon avis vu de loin avec tous les efforts que je peux déployer pour rester objectif. En plus il faut rappeler que nous sommes ici dans le Parc national, suis-je obliger de rappeler la mission d'un parc national? La biodiversité ne se résume pas au troupeau d'ovin. C'est comme ça, il faut l'accepter. Comment la présence d'un seul ours sur le territoire du parc peut-il poser autant de problèmes...
Vraiment la situation est ubuesque et ridicule comme le propos de cette page qui devrait déjà être fermée si vous voulez vraiment conserver un semblant de crédibilité et être entendu pour que vos arguments soient pris en compte afin que tout se déroule pour le mieux dans la suite du dossier.
Louis Dollo : Merci pour cette intervention qui me réjouit avec son monument de stupidité et d'ignorances. Par manque de temps je répondrai vendredi...
Source : Facebook
Baudouin de Menten sur 10 juin 2010 dans DOLLO Louis, Pastoralisme - Ultrapastoraux | Lien permanent | Commentaires (8)
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Il y a tout juste huit jours, Erwan Guyetand, éleveur de brebis habitant Bun, conduisait son troupeau de 135 bêtes en transhumance sur le site de l'Arriousec, au-dessus du lac d'Estaing. Pour s'assurer que le troupeau se forme et prenne ses marques, il a pour habitude, comme tout éleveur, de monter à l'estive, au début, tous les deux à trois jours avant d'espacer les « visites ».
Quatre races de brebis en voie de disparition
Mais quel que soit le dédommagement, cela ne remplacera pas ses bêtes, d'autant que c'est une brebis de race lourdaise qui a été attaquée, une race en voie de disparition, au même titre que les races Aure et Campan, barégeoise, castillonnaise. «C'est compliqué pour nous de travailler à la conservation de ces races, il ne reste que quelques petits troupeaux. Une perte n'est pas remplaçable. Financièrement, ça n'a pas de prix», lance Erwan Guyetand.
Et il insiste : « Il y a des races de brebis qui sont plus difficiles à conserver que les ours slovènes, qui ne sont pas en voie de disparition. Les gens qui planchent sur la biodiversité devraient se soucier des races pyrénéennes. Il y a aujourd'hui peu de soutien du côté des éleveurs qui essayent de sauvegarder ces races.
C'était dans la Dépêche le 7 juin.
Et aujourd'hui...
Chantal Robin-Rodrigo alerte M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur des espèces animales pyrénéennes en voie de disparition.
En effet, un éleveur de Bun des Hautes Pyrénées a découvert le 5 juin 2010 dans l’estive où elle a été conduite une jeune brebis éventrée. Le reste de son troupeau affolé est parti se réfugier à plus de 2000 mètres. Il a remarqué que d’autres bêtes étaient manquantes. D’autres éleveurs ont fait le même constat. Les agents du parc national, lors de leurs constatations, ont écarté la thèse d’une attaque de chiens ou de vautours. Il ne reste que l’hypothèse de l’ours qui sévit en Val d’Azun depuis le mois d’avril.
La brebis tuée est de race lourdaise, en voie de disparition tout comme les races d’Aure, Campan, Barégeoise, Castillonnaise. (NDLB : Comme le pastoralisme, comme les bergers, comme l'ours...)
Bien souvent, de père en fils, d’un élevage à l’autre, les éleveurs font des efforts considérables pour sauvegarder ces races pyrénéennes. Il est temps de se soucier de leur conservation. L’amertume et le découragement de ces agriculteurs sont grands. Elle lui demande s’il est dans les intentions du gouvernement de consacrer un équivalent de moyens à la sauvegarde des brebis de race pyrénéenne que ceux employés à conserver sur nos territoires l’ours slovène ? »
C'était dans Pyrénées-infos
Cherchez l'erreur... Euh :
Je reste sans voix mais pousse un coup de gueule : De qui se moque Chantal Robin Rodrigo?
QUE CET ELEVEUR SE PAIE UN BERGER POUR GARDER SES BREBIS QUI N'ONT PAS DE PRIX !
Baudouin de Menten sur 09 juin 2010 dans Ours des Pyrénées - Actualités 2010, ROBIN-RODRIGO Chantal | Lien permanent | Commentaires (2)
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Baudouin de Menten sur 09 juin 2010 dans Buvette des Alpages - Insolite Humour, Buvette des Alpages - Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0)
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