Chantal Jouanno n'a pas tenu sa parole. Le plan ours est bel et bien enterré. C'est la victoire de l'ultrapastoralisme.
L'ours va continuer à vivoter, à décliner, à être braconné ! Un petit lâcher par çi par là, histoire de dire qu'on s'en occupe et d'éviter les amendes. Quel manque d'ambition, de vision. L'ours est sacrifié sur l'hôtel du pastoralisme. Tout au mouton et vive la biodiversité à visage humain ! Les éleveurs peuvent tirer les loups, les chasseurs peuvent tirer et tuer "accidentellement" les ours, les éleveurs organisent des battues, tirent les ours, le disent et on en reste là, l'impunité la plus totale. En France, l'ours est un animal protégé ! De qui se moque t-on?
Alors qu'on attendait un plan ambitieux pour sauvegarder la petite population résiduelle d'ours brun, Chantal Jouanno oublie de tenir parole et se couche devant les pressions des pastorâleurs. Le vautour suivra, la régulation des rapace nécrophage a déja été demandée par un président de l'ASPAP. 2010 est l'année de la biodiversité! Un plan d'inaction 2010. Triste secrétaire d'Etat.
Elles sont loin les paroles de Serge Lepeltier...
"La question de la survie des ours dans les Pyrénées n’est pas une question posée seulement à la France. Elle fait partie d’une question plus vaste posée à l’humanité tout entière, qui est celle de sa cohabitation, sur cette planète qui nous a vu naître et qui est notre seul milieu de vie possible, avec la nature dans ce qu’elle a de plus authentique.
Depuis cinquante ans le développement des activités humaines est entré dans une concurrence de plus en plus vive avec ce qui reste de nature sauvage sur la terre.
Sous toutes les latitudes, qu’il s’agisse de la terre ferme ou des océans, l’homme doit partout choisir aujourd’hui entre poursuivre un développement indifférent des richesses de la nature, et alors inéluctablement la détruire, ou bien trouver les voies d’un développement non destructeur de la nature.
Partout dans le monde la question est posée, que l’on pense aux baleines, partout sur les océans, aux éléphants ou aux rhinocéros en Afrique, au tigre de Sibérie, aux Tortues marines ou aux dizaines de milliers d’espèces animales et végétales, connues ou même encore inconnues aujourd’hui menacées.
Chacun doit prendre sa part de responsabilité. Nous le demandons, pour ce qui est leur part aux autres peuples. Les ours font partie de la part des français."
Ce ne sera pas sous le ministère de Jean-Louis Borloo et de Chantal Jouanno. Rideau. La parole est à Louis Dollo et aux ultrapastoraux de l'ASPAP. Phillipe Lacube président !
De nouveaux ours ne seront relâchés dans les Pyrénées que pour remplacer ceux «morts accidentellement» a déclaré la secrétaire d’Etat, et la tolérance zéro sera de mise: si un animal s’approche trop près des habitations, il pourra être «retiré du massif et envoyé dans un parc». Borce a un bel avenir, il suffira de descendre les chèvres appâts et le tour sera joué...
Ours: CPNT salue la décision de Chantal Jouanno
Le parti Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) s'est réjoui de la décision prise par Chantal Jouanno, de ne pas procéder à un accroissement de la population d'ours dans les Pyrénées. "C'est un grand pas vers le bon sens...en espérant que cette décision soit durable et ne soit pas qu'un effet d'annonce passager", a ainsi applaudi CPNT dans un communiqué. "Le ministère de l'Ecologie a enfin rationnellement écouté la voix du terrain et des montagnards qui ne voulaient plus de cette politique du gadget écologique", ajoute le parti. Sans commentaire...