Extrait de l'Interview de Chantal Jouanno réalisée en octobre 2009 par Thierry Sentous (FR3)
(Lire la note originale).
Chantal JOUANNO : Des promesses à tenir !
"Chaque ours tué doit être remplacé, sinon on donne une prime à ceux qui tuent les ours…".
"Si on prend ceux qui vivent en montagne : il y a une adhésion à l’ours! (…) Le pastoralisme a des difficultés qui ne sont pas liées à l’ours, des difficultés structurelles plus importantes"."La population montagnarde, sur la partie montagnarde adhère à l’ours, un des symboles fort des Pyrénées. Quand on pense Pyrénées, on pense ours !"
"Il suffit d’avoir des dispositifs de sécurisation autour des troupeaux pour éviter les attaques. (…) L’essentiel des prélèvement sur les troupeaux sont liés à des chiens. Il y a beaucoup d’autres causes. L’ours n’est pas la cause de prélèvement majeure. Cela veut dire qu’il y a d’autres problèmes à régler avant."
"L’ours est quelque chose qui doit valoriser, qui doit aider les Pyrénéens."
"On ne rajoute pas un problème, les ours font partie des Pyrénées. Les ours sont dans les Pyrénées. C’est historique, on ne rajoute pas quelque chose de nouveau. On n’impose pas une espèce nouvelle qui n’aurait jamais été une espèce pyrénéenne. L’ours fait partie des Pyrénées, c’est une espèce qui existe dans les Pyrénées."
"Si les ours posent problème, il y a des experts qui peuvent effectivement identifier si l’animal a un comportement dit anormal. Si l’ours tombe tête à tête avec une brebis, effectivement il est probable qu’il la tue, ce n’est pas un comportement anormal chez ce type d’animaux, il y en a bien d’autres qui le font. On a un protocole qui est prévu, scientifique, avec les services de l’Etat, bien organisés (…) On maintiendra la population d’ours. Nous poursuivons le plan qui est engagé et qui a toujours existé. La France ne renonce pas à ses engagements internationaux."
"le renforcement n’est pas une réintroduction, les ours ont toujours été là. La population d’ours sera maintenue dans les Pyrénées et on veillera à ce que se soit une population viable."
"La population d’ours est dans un état tellement faible que s’il n’y a pas d’opération de renforcement, à terme, elle ne se maintient pas ! C’est très clair…"
"La pause, elle a eu lieu en 2006, parce que depuis 2006, il n’y a pas eu de réintroduction d’ours !"
"Depuis 2006, il n’y a rien qui a été fait, très clairement. (…) Le sujet n’est pas de dire moratoire ou pas moratoire. De toute façon, je suis contre le moratoire, cela n’amène à rien, cela ne fait que reculer le problème pour attendre que le suivant (sous entendu ministre) le gère. C’est très exactement cela la logique d’un moratoire."
"Ce dont on débat avec les uns et les autres, c'est le où, quand, combien"
Des propos qui devraient être confirmés par Chantal Jouanno le 26 juillet lors du comité de massif des Pyrénées