Augustin Bonrepaux au sommet d'un château de cartes ?

Bonrepaux et son numéro d'illusioniste politique

par Michel Barre, Maire d’Ignaux

Monsieur Bonrepaux, Président omnipotent du Conseil Général, continue ses déclarations médiatiques avec le plus grand populisme et la plus grande démagogie qui le caractérisent.

Si le Tribunal Administratif a rendu un simple avis administratif sur l’affaire Naudy, l’enquête judiciaire n’est pas terminée. 

Si Mr Bonrepaux s’étonne de la lenteur judiciaire c’est que les contraintes de cette procédure le mettent dans un état de nervosité qu’il ne gère pas. Que Monsieur Bonrepaux au lieu de nous faire son numéro habituel d’illusionniste politique amène la preuve concrète que (NDLB: Michel Barre), le Maire d’Ignaux a saisi la justice pour les différents dossiers CCVA, SMDEA et pourquoi ne pas aussi maintenant mettre le Maire d’Ignaux dans la gestion du SESTA !

Un Maire qui ose interroger par écrit les administrations sur le constat d’anomalies et s’informer sur les dépenses de l’argent des contribuables est chose interdite en Ariège ; condamnable par Mr Bonrepaux et tous ceux qui contribuent au pouvoir empirique et hégémonique de ce département.

Des politiciens devenus des professionnels de la politique, des cumulards de mandats électoraux qui se prennent pour les notables de ce département, méprisant toute la sphère politique environnante, instrumentalisant la misère locale à des fins d’ambitions politiques personnelles et surtout ne supportant aucune contradiction. Monsieur Bonrepaux nous ne sommes pas chez Ben Ali et Moubarak. Nous voulons une démocratie libre de toute pression politique. Chaque individu a le droit au respect quelque soit son opinion et son engagement, même s’ils ne sont pas en accord avec les vôtres.

Mr Bonrepaux l’argent public n’est pas le votre et vous devez rendre des comptes aux Ariégeoises et aux Ariégeois que ça vous plaise ou pas. La posture politique de notre Président du Conseil Général met gravement en danger non seulement la République mais tout le système politique local économique et social de notre département. Cette posture est inconcevable dans un Etat de droit.

Les frasques Bonrepaux nous rappellent au bon souvenir du département des Bouches du Rhône et on pourrait s’en amuser en se demandant si le Président du Conseil Général de l’Ariège et celui des Bouches du Rhône ne sont pas clonés dans le même moule politique.

Quand on parle d’alliance de tous les partis politiques ariégeois contre Monsieur Bonrepaux socialiste, l’absurdité de cette déclaration démontre l’incohérence d’un homme politiquement usé, vide de toute argumentation crédible, dépassé par un courant de modernité des nouvelles générations politiques. Il pourrait s’interroger, de savoir si les alliés dont-il parle, ne sont pas de son propre camp, des socialistes ariégeois qui n’en peuvent plus de la gestion de notre département et des méthodes « féodales » sectaires utilisées pour conserver à n’importe quel prix le pouvoir.

Je constate aussi que Monsieur Bonrepaux avec un emploi du temps chargé dû au cumul de tous ses mandats s’improvise des compétences d’enquêteur judiciaire. Je propose s’il se sent un peu seul de l’accompagner au Ministère de la justice, au cas ou il aurait quelques absences sur les dossiers concernés.

Michel Barre, Maire d’Ignaux (Source)

La fin du système Bonrepaux ?

Augustin Bonrepaux au sommet d'un château de cartespar Baudouin de Menten

Début février, les sièges de la CCVA (Communauté de Communes des Vallées d'Ax) et du SMDEA (Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement ) ont été perquisitionnés. Les enquêteurs seraient tombés sur des documents « intéressants », susceptibles de faire « avancer l’enquête ». À la SMDEA, les enquêteurs ont emporté ordinateurs et disques durs. Le directeur, Christian Alvarez aurait subi un « interrogatoire serré ».

Le vice-procureur de la république en Ariège, s’est rendu à Toulouse, accompagné d’un officier de police, pour y déposer en main propre, auprès d’un juge d’instruction, l’ensemble du dossier. Ce déplacement du vice-procureur s'il n’est pas rare est peu fréquent.

D’autres informations arrivées à la Buvette demandent à être confirmée. Elles concernent une enquête sur un éventuel détournement de fonds au SESTA (pour un montant de + de 200.000€ quand même), service d'exploitation des sites touristiques de l'Ariège qui gère le parc de la préhistoire, la grotte de Niaux, le château de Foix, le palais des évêques, la grotte du Mas d’Azil et les forges de Pyrène. Certains de ces « Grands projets de pays » sont largement subventionné : 3 millions d’euros pour les grottes du Mas d’Azil, par exemple dont 80 % de subsides. Le problème se situerait du côté « des grottes et du château de Foix ». Les résultats de l’enquête confirmeront ou infirmeront cette rumeur.

Le SESTA est dirigé par Pascal Alard, par ailleurs trésorier du PS en Ariège. On retrouve les copains de "Tintin" aux bonnes places et peu importe les conflits d'intérêts. Pascal Alard est aussi un membre actif de l’ASPAP. Sa vision du tourisme ariégeois semble remarquablement orientée dans le sens des idées du "prince" ! AriègeNews rapporte par exemple des propos tenus par Pascal Alard lors de l’Assemblée Générale de l’ASPAP, de 2006 : « Il faut se demander quel peut avoir l’impact de l’ours dans l’économie locale. Dès les premiers incidents liés à la réintroduction de la population urcine, les touristes apeurés ont changé de destination ».

Ce n'est pas ce qui apparaît dans les statistiques départementales : 200 millions d'euros de dépenses touristiques injectées chaque année dans l'économie ariégeoise pour 9,7 millions de nuitées. Entre 2004 et 2007, on constate au contraire une nette augmentation : les chambres labelisées (+8,5%), les meublés (+16,7%), les résidences de tourisme (+172,5%). Pascal Alard à une lecture très dogmatique des statistiques. L'ours n'attirerait-il pas le touriste, comme il le fait en Suisse, en Espagne, en Italie, en Slovénie ? Mais tout le monde sait que l'ours est persona non grata en Ariège dans les dépliants touristiques, les offices du tourisme, les sites web officiels et le parc régional où l'on retrouve le système Bonrepaux.

En 2007, le Conseil Général de l’Ariège finance à hauteur de 10.000 euros les ultrapastoraux de l'ASPAP, opposés aux plantigrades. De l'argent public pour des manifestations anti-ours.

Les membres du PS local sont actuellement en train de se positionner en vue des primaires socialistes. « Marc Carballido, Pascal Alard et Jean-Christophe Bonrepaux ont discrètement annoncé leur préférence pour François Hollande », écrit AriègeNews alors que d’autres viennent de créer un collectif « DSK 2012 » à la grande colère de Bonrepaux. Ambiance au PS ariégeois.

Dans le clan des Bonrepaux père et fils (la succession est assurée), Marc Carballido est lui vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées et vice-président du Parc Naturel régional Pyrénées ariégeoises. Marc Caballido est anti ours, bien sûr : « L’ours a-t-il besoin des Pyrénées ? La réponse est NON — Les Pyrénées ont-elles besoin de l’Ours ? La réponse est également NON ».

On nage en plein « système Bonrepaux » : népotisme, cumul de mandats, distribution des postes aux amis politiques, distribution des subsides à « ceux qui le mérite », fermeture du robinet pour les autres. Toute cette toile est savamment tissée depuis des années : Augustin Bonrepaux est conseiller général depuis 1976, président du Conseil général depuis 2001. Il a aussi été député de l’Ariège, et est resté adjoint au maire d’Ax-les-Thermes. On verra bientôt si, aux cumuls, il convient de rajouter de nouvelles casseroles qui risquent de déstabiliser tout l’échafaudage du Président du Conseil Géneral.

Augustin Bonrepaux a été réélu à la présidence du CG09. Une fronde s’était pourtant levée : « les départements sont trop dépensiers ! ». La presse locale s’empresse de soutenir celui qui la tient d’une main de fer : « Las et “choqué” par ce type de critiques, Augustin Bonrepaux organise la riposte en annonçant une mesure : la création d’un organe indépendant pour “évaluer les politiques menées par le Conseil général. » Mais devinez qui va choisir les membres de cet « organe indépendant » : Augustin Bonrepaux ! Celui-çi écrit à Jean-Pierre Petitguillaume : « J’ai fait cette proposition, car je crois effectivement qu’elle va dans le sens de la démocratie ; un mot qu’il ne faut pas galvauder en particulier en relayant, voire en amplifiant au seul motif électoraliste dans sa version la plus populiste, des attaques personnelles contre des élus locaux, au seul motif de nuire et en ayant parfaitement conscience de la vacuité de ce moyen. Ce sont des procédés qui ne sont pas les miens et… », tenez-vous bien : « qui ne seront pas non plus au passif de ceux et de celles que j’inviterai dans cette commission. » Organe indépendant disait le "Comte de Foix", le "puissant seigneur de toutes les Arièges" comme le nomme L.P. Galy-Gasparou..

A quand un printemps ariégeois ou un "attentat patissier" : l'entartage de ce pompeux cornichon ?

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