Le loup des Vosges photographié au dessus de Gérardmer

Quelques jours après leurs homologues du Haut Doubs qui ont photographié un loup à Septfontaine, près de Pontarlier, les agents de l'Office national de la Chasse des Vosges ont réussi la même gageure.

Selon la préfecture des Vosges, les experts nationaux de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS réseau loup-lynx) ont analysé un cliché pris dans le canton de Gérardmer par un piège photographique. Ils ont examiné l'allure générale du canidé pris de dos et concluent qu'il s'agit probablement d'un loup.
 
Même si cette photographie de dos ne permet cependant pas de voir un masque facial blanc, qui est une caractéristique typique du loup, apparaissent un pelage contrasté entre partie dorsale grisâtre et ventrale plus claire, une queue portée dans le prolongement du corps et oreilles assez courtes.
 
En effet, depuis les premières attaques de troupeaux début avril, les services de l'ONCFS, rassemblent toutes les observations de terrain afin de confirmer ou d’infirmer la présence d'un loup dans le massif des Vosges.
 
L'ONCFS a également expertisé onze attaques de troupeaux. Pour neuf d'entre elles, l'Office n'a pas écarté l'hypothèse d'un loup et le 16 juin, le Préfet des Vosges a décidé d'indemniser les cinq éleveurs concernés sur la base d’un barème national. Il leur a adressé un courrier afin de leur expliquer la procédure ainsi que le montant de l'indemnisation et les recevra ce jeudi 23 juin en Préfecture.

Voir la Photo : L'Est Républicain et la première photo prise au même endroit.

Les élus locaux grincent des dents. Maurice Claudel, le maire de Cornimont pense que le retour du grand canidé dans les Vosges va faire mal à l’économie locale : « Chez nous, on travaille sur un tourisme familial. La peur du loup reste présente dans l’inconscient populaire. Ce n’est évidemment pas bon pour faire venir les familles. Il faudra du temps pour le « produit loup » attractif comme on le fait avec le cerf notamment pendant le brame. »

Le tourisme en jeu ?

Coté éleveurs, on est encore plus radical. « C’est simple, le VTT et le parapente à La Bresse c’est fini ! Si on continue notre élevage, on va devoir utiliser des chiens de défense. Ces chiens-là se sentent agressés par ce genre de pratique et pourraient s’en prendre à ces sportifs. En sachant qu’il suffit de deux chiens comme ça pour disséminer une meute entière de loups ! », prévient Jean-Yves Poirot.

Eric Marboutin estime qu’il y a de grandes chances qu’un seul individu de cette espèce se promène dans le massif vosgien : « L’essentiel de la population de loups vit dans les Alpes. Certains membres se retrouvent exclus des meutes. Des jeunes loups qui ont maille à partir avec un mâle dominant ou des femelles en quête de reproduction. Ils quittent leurs congénères pour des contrées inexplorées. Ils partent seuls, la probabilité très faible qu’ils fondent une meute est très faible. D’autant plus que l’on s’éloigne des Alpes ».

 Source : L'Est Républicain

"Il faudra du temps pour rendre le « produit loup » attractif comme on le fait avec le cerf" : je suis prêt à parier que non ! Et en tant que parapentiste habitué au Vosges, quel plaisir d'y retourner, de loger dans une ferme-auberge de la route des crêtes de d'offrir des tournées d'Edelswicker aux touristes efrayés !

"Il suffit de deux chiens comme ça pour disséminer une meute entière de loups ! " : Et bien les éleveurs des Vosges comprennent plus vite l'efficacité des chiens que ceux des Alpes., c'est déja ça !

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