Jean-Claude Frankel : Pourquoi j'ai démissionné du CAPI

L'ancien président du CAPI parle

Jean-Claude Frankel
Jean-Claude Frankel

Jusqu'à l'année dernière, Jean-Claude Frankel était président du CAPI. Hier, il a téléphoné à notre rédaction à la suite des articles publiés cette semaine pour raconter son histoire. Voici ses propos:

« Parisien, tour à tour directeur d'une filiale de chez Wandel, puis président du syndicat national des cafés, je connaissais personnellement Bruno Lavielle. C'est lui qui m'a sollicité pour prendre la présidence du club Ariège-Pyrénées au moment où je me suis retrouvé à la retraite.

Je ne connaissais absolument pas l'Ariège mais j'ai été séduit par le job et comme je connais pas mal de monde, je pensais pouvoir être utile. Je suis venu en Ariège où j'ai rencontré les responsables du département. Par la suite, je me suis occupé de la représentation, de faire passer des articles sur le département et pas du tout des projets immobiliers.

À chaque fois que je demandais à Bruno Lavielle des documents sur son action, il me répondait qu'il me les donnerait plus tard. Je ne les ai jamais eus. Je l'ai laissé faire en confiance et n'ai jamais été mis au courant de rien.

Bien plus tard, Michel Bégon, le trésorier, ancien haut fonctionnaire m'a interpellé sur les problèmes financiers. C'est à ce moment que je lui ai demandé l'audit évoqué actuellement. Quand je l'ai lu, j'ai conclu que ne pouvais plus rester président. Je voulais que les choses soient nettes. J'ai donc transmis ce rapport qui fait état de dysfonctionnements graves dans les activités de Bruno Lavielle au conseil général et à son président, dès septembre 2010. Et j'ai expliqué pourquoi je m'en allais.

Je ne veux pas être un homme de paille. Bruno Lavielle a été nommé par le conseil général, pas par moi. Lors du conseil d'administration qui a suivi cette rencontre, et au cours duquel j'ai présenté ma démission, ainsi d'ailleurs que Michel Bégon, Jean-Louis Vigneau, membre du conseil d'administration est venu avec un document établissant la confiance des élus envers Bruno Lavielle.

Personnellement, dans cette affaire je n'ai jamais rien touché du CAPI. Je n'ai jamais signé un seul chèque pour l'association. Je m'étais engagé pour les Ariégeois. Dire que je suis parti déçu est un euphémisme ».

(NDLB : Et le Dépêche du Midi, conclut, soucieux de ne pas être en froid avec le grand homme blanc :) Ces propos, bien entendu, n'engagent que Jean-Claude Frankel. Nul doute qu'aujourd'hui les élus du conseil général donneront leur version sur ce qui s'est passé au club Ariège-Pyrénées investissements.

DDM

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