Capi : Un rapport pourtant accablant

Capi : Un rapport pourtant accablant

Jugé «erronné, ou partial», par Alain Juillet, nouveau président du Capi, visiblement considéré comme insuffisant par le président du Conseil général Augustin Bonrepaux, le rapport de l'ancien trésorier Michel Bégon semble pourtant accablant.

Disponible sur quelques sites Internet (et ici), ce document a été rédigé par un ancien Contrôleur général économique et financier de l'Administration, et a entraîné la démission de l'ancien président du Capi, Jean-Claude Frankel, qui s'expliquait ainsi dans nos colonnes tout récemment: «Quand j'ai lu cet audit, j'ai conclu que je ne pouvais plus rester président. J'ai donc transmis ce rapport qui fait état de dysfonctionnements graves dans les activités de Bruno Lavielle, au Conseil général. Et j'ai expliqué pourquoi je m'en allais. Je ne veux pas être un homme de paille».

C'est d'ailleurs Jean-Claude Frankel qui avait demandé cet audit à son trésorier, en mai 2010, après avoir «découvert des irrégularités de forme et de fond» dans le fonctionnement de l'association. Michel Bégon, lui, qualifie le Club Arège-Pyrénées de «coffre à double-fond, construit sur tout un appareil de faux-semblants et d'irrégularités». Il estime le déficit de l'association à 100.000€. Et date les premières irrégularités de 2007.

Il les aurait découverts, si on en croit ses explications, avec les plus grandes difficultés. D'après lui, «l'usurpation des pouvoirs, la rétention des informations et le détournement des procédures» se seraient «généralisée jusqu'à réduire le président, le trésorier et les administrateurs au rôle ingrat de figurants passifs».

Légion d'honneur

Bruno Lavielle
Bruno Lavielle

Le rapport fait état de factures de réception non justifiées, de voyages dont l'objet n'est pas connu, d'achats personnels réglés sur le compte du Capi. Il fait état de la réception offerte, en septembre 2009, aux 150 convives rassemblés lorsque la Légion d'honneur a été remise à Bruno Lavielle: près de 9000 €, réglés par le Capi, comme l'achat de la décoration elle-même, sans que le président ou le trésorier n'aient été informés.

Le rapport parle également d'une somme de 20 000€ remise à une élue de la banlieue parisienne, pour obtenir une entrevue avec un ministre, qui n'a jamais eu lieu. Et l'adhésion à la Grande Loge Nationale de France, très fortement marquée à droite. Entre autres «curiosités».

DDM

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