« novembre 2011 | Accueil | janvier 2012 »
Baudouin de Menten sur 31 décembre 2011 dans Buvette des alpages - Le blog | Lien permanent | Commentaires (0)
|
Annulation de l’autorisation d’extension de la station de Mijanès !
Communiqué de presse Nature Midi Pyrénées & Comité Ecologique Ariégeois
Une excellente nouvelle pour la nature… et pour le contribuable
Le 1er décembre 2011, le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé le Plan Local d’Urbanisme de la commune de Mijanès et également l’autorisation de création d’une Unité Touristique Nouvelle visant l’extension de la station de Mijanès, signée par le Préfet de Région. C’est, nous l’espérons, un point final à un projet d’extension déjà ancien et qui aurait été désastreux pour l’environnement exceptionnel de ce secteur, mais également pour les finances publiques.
En 1998, déjà, une extension plus imposante, irréaliste économiquement, avait été refusée par l’Etat. Le projet réapparaissait en 2006, désastreux quant à son impact sur les milieux du Pla de Monpudou et de la vallée de la Maure. Il a été autorisé le 22 mars 2007 par le Préfet de Région. Le Comité Ecologique Ariégeois et l’association Nature Midi-Pyrénées, devant la dévastation annoncée, ont saisi le juge administratif.
Bien leur en a pris. En effet, outre une zone d’hivernage vitale pour le Grand Tétras qui, sans l’intervention des associations, aurait disparu dès le mois d’août 2007 après autorisation du ministre de l’Environnement de l’époque, Michel Barnier, les milieux visés par le projet comprennent 9 habitats d’intérêt communautaire et au moins 5 plantes protégées. Un grand nombre d’oiseaux fréquentent ces espaces, dont les plus prestigieux rapaces pyrénéens. Les mammifères de nos montagnes sont également particulièrement bien représentés. Ajoutons à cela l’aspect paysager de ces lieux superbes et majestueux qui auraient pu être à jamais dégradés.
Le juge administratif a par ailleurs souligné que « les conditions de l’équilibre économique et financier du projet litigieux reposent selon le Trésorier Payeur Général de l’Ariège, sur des hypothèses peu réalistes… » et également « que les incertitudes quant à l’enneigement de la station constituent un risque financier dont le Trésorier payeur général a considéré qu’il était trop important au regard des capacités financières de la communauté de communes du Donezan et de la régie de la station de ski ».
Ainsi, après l’annulation de l’extension de Guzet Neige, après l’annulation du projet d’hôtel restaurant d’altitude de la Hillette, une fois encore les associations de protection de la nature sont intervenues pour préserver l’intégrité de la montagne, de sa faune, de sa flore et de ses paysages, mais aussi sauvegarder les intérêts du contribuable.
Les élus des zones de montagne doivent désormais réfléchir à une autre approche de la montagne dans un souci de préservation de ces milieux aux écosystèmes fragiles et dans l’intérêt général des populations qui fréquentent ces lieux. Ensemble, élargissons le champ des possibles pour une nouvelle vision des espaces montagnards.
Voir
Baudouin de Menten sur 30 décembre 2011 dans Ecologie - Nature - Sols - Foncier, Ecologie - Réchauffement climatique, Massif - Montagnes, Mijanès-Donezan | Lien permanent | Commentaires (0)
|
En juillet 2010, la Buvette des Alpages a déménagé. En 2011, les travaux se sont poursuivis. L'énergie est maintenant fournie par une installation de 30 panneaux photovoltaïques.
Dans la maison
Dans le jardin
Baudouin de Menten sur 30 décembre 2011 dans Buvette des Alpages - DD, Ecologie - Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (0)
|
Des pièges à ours composés de miel et de morceaux de verre ont été découverts dans les Pyrénées, en Ariège.
Probablement une mise en garde adressée par les opposants à l'ours, actuellement en phase d'hibernation, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
Un des chefs de file de l'opposition à l'ours dans ce département, Philippe Lacube, dit ignorer qui a déposé les pièges, mais y voit un acte "symbolique de la non acceptation" de l'ours dans les Pyrénées.
"Je ne sais pas qui est derrière ça. Ce que je peux dire c'est qu'on est dans un processus de confiscation du territoire, on en fait un territoire réservé à l'ours, pas à l'homme, et les gens réagissent. Ils vont commencer à se révolter", affirme Philippe Lacube.
Notamment dans l'Ariège, où se concentre la population d'ours pyrénéenne, des éleveurs s'indignent que des brebis soit dévorées par l'ours. L'ours avait pratiquement disparu, mais l'Etat a mené une campagne de réintroduction d'ours slovènes pour assurer la survie de l'espèce dans les Pyrénées.
C'est sur un chemin fréquenté, en bordure d'une forêt du Couserans (au fond de la vallée de l'Orle, dans le Biros), une zone montagneuse qui jouxte l'Espagne et la Haute-Garonne, que des récipients contenant du miel et de petits morceaux de verre, ainsi qu'un éventuel poison en cours d'analyse ont été retrouvés le 16 décembre, indique le procureur de Foix Olivier Caracotch.
Les pièges à ours ont été découverts le jour où le tribunal administratif de Toulouse annulait partiellement l'arrêté de chasse en vigueur dans l'Ariège, estimant qu'il ne protégeait pas suffisamment l'ours, provoquant une nouvelle fois l'ire des opposants au plantigrade.
Pour le procureur, le mode opératoire "laisse à penser qu'il s'agissait de montrer l'opposition à l'ours, d'un acte de provocation, plus qu'un acte destiné à porter atteinte à l'espèce", relevant que l'ours hiberne depuis fin novembre et que les pièges étaient disposés de manière à être vus par des passants.
Une vétérinaire interrogée par l'AFP a estimé que ce type de piège était potentiellement "mortel". "L'ours, dit-elle, n'a pas la capacité de faire la distinction entre le miel et les bouts de verre. Il avale tout et le verre peut provoquer une perforation intestinale ou et une hémorragie interne".
François Arcangeli, président de l'association Pays de l'ours/Adet qui réclame de nouveaux lâchers d'ours, note que "ce n'est pas la première fois qu'on trouve ce type de piège" dans les montagnes pyrénéennes mais, qu'à sa connaissance, jamais aucun ours n'en a été victime.
Actuellement, une vingtaine d'ours ont été répertoriés dans les Pyrénées, essentiellement en Ariège, dans les zones montagneuses de Haute-Garonne et dans le Val d'Aran espagnol.
Source : Le Parisien
Caricature : Charlie hebdo.
Lire aussi
"Les bergers ont un savoir-faire"
Sur un site d'escalade où il s'occupe de la rubrique "nature", Louis Dollo justifie l'usage du poison : "Les bergers ont un savoir-faire. Un savoir-faire de plusieurs siècles qui est capable de ressortir d'un moment à l'autre. « Dans les Asturies, ils l'utilisent couramment contre les ours et les loups. Ils n'ont pas d'autres solutions pour protéger leurs petits troupeaux ». Et encore : « Les anciens l'employaient. Ils n'avaient les produits chez les commerçants. De toute manière c'est interdit » nous dit un vieil éleveur. « On a tout dans la nature, on la connaît, pas eux ». Il est bien sûr question de poison. Pas besoin de miel d’autant qu’à cette époque, normalement et officiellement, les ours sont entrés en hivernation."
Baudouin de Menten sur 29 décembre 2011 dans Ours des Pyrénées - Actualités 2011, Pastoralisme - Menaces, Pastoralisme - Pièges contre la faune | Lien permanent | Commentaires (4)
|
Des montagnards de toutes générations : alpinistes, grimpeurs, skieurs ; des professionnels de la montagne, des députés, des élus de régions, des maires de grandes villes et villages de montagne, des enseignants, des chercheurs, des artistes et personnalités de la culture, des chefs d’entreprises, des journalistes, se sont rassemblés pour lancer publiquement un appel à construire une nouvelle vision pour les espaces montagnards.
L’Appel pour nos montagnes est une campagne d’opinion visant à rassembler les acteurs de la montagne, les citoyens, les décideurs politiques pour construire ensemble une nouvelle vision de la relation entre l’Homme et les espaces montagnards.
Il est temps de changer notre approche de la montagne !
Les menaces qui pèsent sur les espaces montagnards sont de plus en plus nombreuses et, leurs conséquences ont un impact sur les activités de ceux qui y vivent, ceux qui en vivent et ceux qui y sont accueillis. Et il est tout aussi urgent d’agir pour que les nombreux atouts et les multiples initiatives dont recèlent les montagnes gagnent en notoriété, sortent de la marginalité et ainsi témoignent de la grande diversité et richesse de ces territoires.
Osons alors poser la question de l’intérêt général. Il est plus que temps aujourd’hui de s’interroger sur la pertinence et la pérennité du modèle économique mis en place, dont les montagnes ne peuvent désormais plus absorber les dérives et fuites en avant de tous genres.
Il faut aborder avec raison l’impact et les perspectives à moyen et long terme des activités humaines sur les montagnes.
Rejoignez le mouvement sur appelpournosmontagnes.org
Baudouin de Menten sur 29 décembre 2011 dans Association - Mountain Wilderness, Massif - Montagnes | Lien permanent | Commentaires (1)
|
Un colloque national sur les réintroductions d'espèces animales se tiendra à Lyon les 10 et 11 février 2012
Des gestionnaires d’espaces naturels, des chercheurs, des responsables de programmes de réintroduction et des membres actifs des associations de protection de la nature de plusieurs pays d’Europe (Italie, France, Pologne, Pays-Bas) exposeront pendant ce colloque consacré aux réintroductions, durant deux journées, leur travail de restauration de la biodiversité.
Les communications dresseront le bilan des réintroductions dans les Alpes (gypaète, vautours fauve et moine, ours et bouquetin) et de l’utilisation des grands herbivores (bison, tarpan, auroch reconstitué, élan…) pour la gestion des milieux naturels. Des connaissances scientifiques actuelles en biologie des populations complèteront ces retours d’expériences afin d’envisager pour les décennies à venir une restauration complète de nos écosystèmes.
Le vendredi 10 février sera destiné plus particulièrement à l’attention des professionnels : seront abordées les questions de gestion et restauration de milieux, de populations, de pathologies, d’impacts, avec les études de cas de l’ours en Italie, des vautours dans les Alpes ou encore du bouquetin en Chartreuse.
L’après-midi sera dédié à deux tables rondes sur les réflexions plus précises de la gestion ou de la naturalité.
Le samedi 11 février sera ouvert à tous les publics. Le cheval tarpan, la tortue cistude, le grand tétras, l’ours dans les Pyrénées, le gypaète dans les Alpes seront étudiés tout autant que les questions d’espèces disparues, de rewilding, de biodiversité, de faisabilité ou encore d’acceptation sociale.
Programme
Vendredi 10 février 2012
Samedi 11 février 2012
Lieu du colloque : 28 rue Denfert Rochereau 69004 Lyon
CORA Faune Sauvage 32 rue Sainte Hélène 69002 Lyon
04 72 77 19 84
region@corafaunesauvage.fr
www.corafaunesauvage.fr
Baudouin de Menten sur 29 décembre 2011 dans BENHAMMOU Farid, Buvette des Alpages - Agenda, CARBONNAUX Stéphan, Ecologie - Biodiversité - Extinction des espèces, Ecologie - Biodiversité - Réintroductions, Ecologie - Ethique environnementale, Sciences - Biologie - Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2)
|
Pour l'ours des Pyrénées, l’année 2011 restera marquée par le "NON" de Nicolas Sarkosy au lâcher d’une ourse en Béarn en remplacement de l’ourse FRANSKA. Au salon de l’agriculture, le président avait lâché « L’environnement, ça commence à bien faire ». Il est resté sur ses positions. Il n’y aura pas de réintroduction en Béarn, côté français en 2011 ou au printemps 2012. Mais la fin de l’année a vu bouger les choses des 2 côtés de la chaine : côté espagnol, où un projet LIFE Ours prévoit la réintroduction de 2 ourses, côté français où les associations ADET et FERUS ont déposé chacune un dossier pour réintroduire une ourse.
Voici la rétrospective de l'actualité 2011 de l'Ours des Pyrénées vue de derrière le comptoir de la Buvette des Alpages.
Janvier 2011
7 janvier - Gérard Bozzolo dénonce l’attitude passéiste de l’ASPAP "Vouloir opposer le monde rural (qui est constitué minoritairement de paysans) à celui des villes est une forme d’isolationnisme et de repli identitaire faciles et tellement peu moteurs. Si les consommateurs urbains n’étaient pas là pour acheter les produits mais aussi soutenir les diverses formes d’élevage, la messe serait dite. Fustiger ses propres clients-consommateurs n’est pas professionnellement responsable et constitue une faute honteuse pour une telle profession."
8 janvier – A la buvette, Nicole Huybens analyse la controverse : « Chaque groupe d’acteurs met en place des actions pour informer, éduquer, faire pression, convaincre, influencer, obliger. Il n'est pas besoin de comprendre le point de vue des autres puisqu’il s’agit de les faire changer d’avis en utilisant influences et pressions. Mais l’argumentation se heurte à la crédibilté des sources : si la source est discréditée, elle est considérée comme “de mauvaise foi” et tous ses messages ne sont que mensonges et manipulations.
Il s’agit d’un cercle vicieux dans lequel la controverse s’alimente. Plus les acteurs argumentent, plus ils renforcent les autres dans leurs convictions. A chaque argument une réponse, une réponse à la réponse, etc. C’est sans fin et cela alimente les forums pendant des années. »
Nicole Huybens explique aussi pourquoi des acteurs refusent le dialogue : « Il y a des acteurs qui pensent qu’ils ont trop à perdre dans un processus de dialogue : ils ne négocient pas, ils font pression. Ce sont souvent des acteurs qui ont le sentiment que leur point de vue est trop minoritaire et qu’ils n’ont aucune chance de se faire entendre. D’autres ont l’impression qu’ils ont le pouvoir (par exemple si la loi ou le pouvoir politique leur est favorable) et qu’ils perdent leur temps dans un processus de concertation.»
12 janvier : Toulouse - Résultats des typages génétiques (2ème partie 2010 : échantillons de poils et de crottes collectés entre le 1 février et le 29 septembre 2010). Pas de changement dans le noyau occidental où il ne reste que 3 mâles. Côté Ariège, Boutxy a disparu. "Chaque ours tué doit être remplacé, sinon on donne une prime à ceux qui tuent les ours…" avait dit Chantal Jouanno, alors secrétaire d’Etat à l’écologie. Sa parole n'a pas été tenue.
18 janvier - Argeles-Gazost - Manifestation anti-our. Pour France 3 : "En béarn, les anti ours n'ont pas attiré la grande foule aujourd'hui pour leur rassemblement à Laruns. Quelque 150 personnes se sont réunies pour dénoncer la prochaine introduction d'une femmelle dans les Pyrénées."
Février 2011
4 février : La consultation publique préalable à l’introduction d’une ourse au printemps 2011 dans les Pyrénées-Atlantiques se termine. Cap-Ours a remis au Préfet des Pyrénées-Atlantiques une pétition de 16.000 signatures lui demandant, "au-delà du lâcher d’une ourse, de lancer un nouveau programme de restauration d’une population viable d’ours dans les Pyrénées et d’améliorer la protection des ours et de son habitat". De son côté, l’ADDIP est venu apporter son courrier au préfet : 6.800 lettres qui disent « NON » à l’ours. L'ADDIP menace à nouveau : « Nous avons dit au préfet que si l'ourse arrivait, la mobilisation reprendrait, mais que cette ourse risquait de disparaître de la circulation. Attention, à ceux qui voudraient accueillir l'ours. »
5 février - Pau - Philippe Lacube, président de l'ADDIP, prévient : « Si l'État veut mettre le feu aux Pyrénées, on ne lâchera rien. La guerre ne nous fait pas peur ! ». « La mobilisation reprendra plus durement si la réintroduction se fait. Et cet ours risque de disparaître de la circulation. Attention à ceux qui en voudraient, on a montré à Arbas ce qu'on savait faire ».
Avril 2011
8 avril – Sortie de la Synthèse de l’ETO et du suivi de l'ours brun dans les Pyrénées : rapport annuel 2010 :
16 avril - Laruns - La manifestation anti ours de Laruns ne regroupe que 200 personnes.
22 avril – Sur FR3, Michel ESTREME, éleveur à Sentein menace : “On est attaqués sur les exploitations, et même à proximité des villages; celà devient très inquiétant et sûrement qu’avec l’ASPAP, il faudra prendre une décision un jour de voir comment on peut… régler un peu ce problème. il y a plusieurs solutions, il peut y avoir plusieurs pistes...”
26 avril – L’ours Balou est retourné dans l’Aude pendant quelques jours. Viré par Pyros ?
Mai 2011
3 mai 2011 - Nouvel appel au braconnage de prédateurs lors de l’AG de l’ASPAP : Bruno Besche-Commenge lâche: «Si vous voulez régler le problème du loup, ne comptez pas sur Dieu ou sur ses saints. Ne comptez que sur Saint-Boumboum»
16 mai – La buvette photographie des tags anti-ours forestiers dans le Byros, à Sentein toujours. A la veille de l’annonce par Mme la ministre de l'Ecologie de la politique qui va être suivie à propos de l’éventuel lâcher d’une ourse en Béarn, tout le monde attend.
19 mai – Quinzième anniversaire du lâcher à Melles de L’ourse slovène Ziva (1996)
20 mai - Le comité permanent du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) émet un avis favorable (à l’unanimité) à la réintroduction d'une ourse slovène dans le secteur forestier d'Aspe-Ossau, où ne subsistent que deux mâles (Néré et Cannelito).
Le ministère de l'Écologie communique : "la réintroduction d'une ourse dans le secteur Aspe-Ossau se décidera la semaine prochaine en réunion interministérielle, au sommet de l’Etat."
24 mai 2011 – Tarbes - L’ADDIP menace par la voix de Bruno-Besche Commenge : « De toutes les vallées nous montent des bruits qu’ils en ont tellement marre que si l’ours est lâché ils agiront ». « Comment ? Rien, n’est précisé. Mais....». « Si le gouvernement fait le choix d’introduire, il y aura le feu ». Louis Dollo parle d’ « approche plus clandestine » où les associations ne pourront plus tenir leurs troupes.
28 mai – Frédéric Nihous (CPNT) écrit au président « … ceci pourrait également avoir une répercussion et un impact forts, mais néfastes, dans les urnes lors des prochaines consultations électorales avec le risque d'une radicalisation du vote montagnard qui risque fort bien d'être tenté par une sanction contre le gouvernement qui procéderait à ce lâcher. En tant que dirigeant d'un parti partenaire de la Majorité Présidentielle, je ne le souhaite bien évidemment pas et il est de mon devoir et de ma responsabilité de vous en alerter. »
31 mai - Gérard Bozzolo parle de parodie étatique et de désinvolture : « la position étatique est d’opérer à minima en prônant avec mollesse le statut quo. Laisser faire la Nature, à partir de noyaux en incapacité de se pérenniser est la marque de fabrique actuelle du ministère de l’Environnement.
En effet, avec l’actuel effectif de 18 ours sur le Massif, le taux de consanguinité atteindrait dans les mêmes conditions 43% en un siècle. Pour comparaison de taux de consanguinité des produits issus de l’union frère-sœurs ou parents-enfants est de 25%. Autant dire que la disparition de l’espèce est programmée in situ. »
Juin 2011
1 juin – NON ! C’est Nicolas Sarkosy qui a pris la décision : Réintroduction d'une ourse en Béarn, c'est NON ! « A l'issue de la procédure d'instruction de la demande d'autorisation d'introduction dans le milieu naturel d'une ourse dans le département des Pyrénées-Atlantiques, après avoir entendu les arguments de l’ensemble des acteurs, la ministre de l’Écologie, particulièrement sensible aux difficultés rencontrées actuellement par les éleveurs du fait de la sécheresse persistante, a décidé de ne pas autoriser cette opération ». Les réactions sont nombreuses pendant un mois.
9 juin – Dans un communiqué, tous les anciens Ministres de l'Environnement depuis les premiers lâchers en 1996 soutiennent la restauration de la population d'ours dans les Pyrénées.
14 juin – Pau - Les premières assises nationales de la Biodiversité ouvrent leurs portes. Cap Ours manifeste. Avec l'accord des organisateurs, leur représentant, Gérard Caussimont, prend la parole pour dénoncer la volte-face du gouvernement qui a renoncé à réintroduire une ours slovène en Béarn. Aves France écrit à la commission des communautés européennes pour dénoncer l’abandon de l’ours par l’Etat français. NKM, pourtant annonçée, n’a osé venir à Pau.
14 juin – Pau - Le tribunal administratif de Pau a fait connaître son jugement, dans l’affaire qui oppose la SEPANSO, à l'échelon local et national, à l'Etat et à l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn à propos de l'ours. Pas de préjudice moral pour la SEPANSO qui réclamait 1 millions d’euros à l’Etat et 300.000 euros à l’IPHB, à titre de dommages et intérêts, pour ne pas avoir sû empêcher la disparition de la souche pyrénéenne du plantigrade.
30 juin – L’ADET dénonce la démagogie locale et le traitement des infos ours par la presse locale « qui ne dit jamais mot des autres causes de mortalité qui représentent pourtant 99% des pertes. 50.000 brebis meurent chaque année dans les départements pyrénéens ?
Soit 1.000 brebis par semaine en moyenne ! »
Juillet 2011
2 juillet - Bruxelles - EELV adresse une question écrite à la Commission européenne afin de lui demander de clarifier sa position : à la fois en réaffirmant qu’elle considère toujours l’ours brun comme une espèce d’importance européenne menacée d’extinction dans les Pyrénées, ainsi qu’en faisant l’évaluation des moyens utilisés par la France pour assurer la viabilité de l’ours.
3 juillet – Toulouse - Le Muséum d'histoire naturelle de Toulouse annonce qu’il s'apprête à accueillir dans ses collections les dépouilles des ourses Cannelle, Melba, Palouma et Franska. Le directeur et conservateur en chef du Muséum, Francis Duranthon se réjouit. Ce sera fait le 27 octobre 2011. L'Etat protège les ours..., morts.
5 juillet - A la demande de l’eurodéputée Sandrine Bélier (Les Verts/ALE), la Commission européenne a précisé par écrit le 4 juillet les obligations de la France en matière de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées. « L’existence d’une population d’ours bruns dont les effectifs se limiteraient au minimum viable ne correspondrait pas à un état de conservation favorable. La France a donc l’obligation de prendre toutes les mesures requises devant permettre d’atteindre un tel état de conservation au niveau des Pyrénées ».
8 juillet - J'ai la chance d'observer l'ourse Nheu dans le val d'Aran, pendant plus de 50 minutes. Je deviens un homme qui a vu l'ours. Emotions...
12 juillet - Le cadavre d’un ourson de l’année a été découvert sur la commune de Saint-Lary en Ariège. On saura plus tard qu’il s’agit de l'ourson unique de la portée de l’ourse Pollen.
18 juillet – Sortie du film « L’ours, une histoire d’hommes » qui tourne dans les Pyrénées durant l’été pour des projections itinérantes.
29 juillet - Une observation visuelle d’une femelle adulte accompagnée d’au moins 2 oursons de l’année a été validée sur le Couserans, en Ariège. Plusieurs femelles adultes ont été génotypées sur ce secteur et certaines n’ont pas mis bas en 2010, elles sont donc susceptibles de mettre bas en 2011 (Hvala lâchée en 2006 et Pollen née à Melles en 2007).
Août 2011
1 août 2011 - Réunis le 27 juin 2011 à Paris pour la 10ème édition du Congrès français de la nature, les organismes et les experts du Comité français de l’UICN ont adopté 13 nouvelles recommandations sur les enjeux de la biodiversité. Une des deux recommandations « espèces » concerne la protection de l’Ours brun dans les Pyrénées.
11 août – Une rumeur pastorale circule à propos d’un éventuel futur lâcher de 3 ourses dans les pyrénées espagnoles.
La chambre d’agriculture de l’Ariège met en ligne sur son site le taux de mortalité ovine observé en Ariège : 9,6 % des 75.000 brebis du département. 60 à 100 fois la mortalité attribuée à l’ours, doute compris ! En Ariège, une bête sur 12 ne redescend pas de l’estive.
13 août - Les ours mis hors de cause par l'ONCFS pour la mort de chevaux Mérens. Pour dénoncer l’ETO, l’ASPAP fait venir un expert, un zootechnicien, professionnel et bénévole qui s'empresse d’authentifier les attaques d’ours sur les chevaux et classe le cheval parmi les « grands ruminants » !
26 août - Le gouvernement de la Principauté des Asturies a déposé un projet LIFE+ pour déplacer 4 ours bruns des Monts cantabriques aux Pyrénées. Le projet budgétisé à 22 millions d'euros serait cofinancé par l'Union européenne et la principauté des Asturies.
L’ASPAP communique à propos du boycott de la concertation : « Ce soir l’administration reste seule à la table du Sous Préfet. Ce n’est pas avec elle, mais avec l’État, responsable de la situation, que le problème doit être réglé. Si l’État n’en est pas capable, le terrain saura s’en charger...» Nouvelles menaces...
31 août – Philippe Lacube, en colère, remet le couvert et menace les plantigrades d'un sort funeste. « Les gens en ont marre, ils sont sur le pied de guerre car la cocotte-minute explose ». « Ca va se passer comme en haute Ariège. C'était le lieu le plus prédaté des Pyrénées, ça ne l'est plus depuis trois ans. Pas par l'opération du Saint-Esprit mais parce que des ours ont été tués ».
Le comité de soutien ariégeois de François Hollande lui avait proposé de rencontrer l'Aspap le 1er septembre lors de sa campagne pour les primaires socialistes. François Hollande, à l’époque premier secrétaire du PS, avait réagi en déclarant "La position du parti socialiste est claire. La France se doit de respecter ses engagements internationaux (convention de Berne et Directive habitats) quant à la préservation de la biodiversité que nous défendons sans réserve. Cette nécessité est devenue urgente en ce qui concerne les ours depuis la disparition de Cannelle […] Nous avons par ailleurs dénoncé l'attitude des anti-ours à Arbas".
2 septembre 2011 - Bruno Besche-Commenge à propos des loups en Ariège : « En Ariège, on a déjà eu très ponctuellement des attaques dans la zone limite des Pyrénées-Orientales. L'année passée, on en a eu une dans la zone limite de l'Andorre. On n'a pas trop communiqué là-dessus, pour de multiples raisons …». On devine lesquelles.
6 septembre – François Hollande, en Ariège ménage la chèvre et le chou : «...témoignages sensibles et émouvants », « il y a ici une nature qui est ce qu’elle est parce qu’elle a été façonnée par des hommes et des femmes », « il ne faut pas opposer écologie et agriculture », « Ici, vous êtes des acteurs de la Biodiversité »…
France 3 Midi-Pyrénées met en ligne une vidéo de l'interview de Véronique Estrémé (la femme de Michel), coprésidente de l'ASPAP : « Oui, je le dis, je le dis haut et fort : c'est vrai, il va y avoir peut-être, certainement… l'ours risque d'être tué…»
8 septembre - La Commission des Pétitions du Parlement européen a auditionné les représentants du FIEP, de FERUS et de l’ADET qui reprochent l’absence de protection effective de l’ours des Pyrénées en France. Ils pointent du doigt le non respect par les autorités françaises de la directive Habitats (Natura 2000) qui exige une protection stricte de l’ours brun particulièrement menacé en Europe. Après avoir entendu les pétitionnaires Alain Reynes et François Arcangeli, les parlementaires ont demandé des justifications et compléments d’information à l’Etat français.
15 septembre - Ferus, alarmé par les menaces explicites et répétées de braconnage d’ours dans les Pyrénées, lance l’opération Vigie : des patrouilles pour l’ours dans les Pyrénées. « Nous avons décidé de patrouiller volontairement dans la montagne pour contribuer à prévenir un empoisonnement ou des dérangements et des harcèlements comme ceux qui ont fini par coûter la vie à Franska en 2007. » Les associations pastorales crie à la milice privée et vont "soumettre le problème à la Cour Européenne des Droits de l'Homme"
18 septembre - Etsaut - 58 brebis sont retrouvées mortes au-dessus des estives d'Yèse. 51 autres sont blessées dans ce dérochement.
13 octobre – l’ONCFS annonce qu’une ourse suitée a été observée et photographiée par un randonneur sur la commune de Saint-Lary, en Ariège, le dimanche 9 octobre 2011. Elle était accompagnée de 3 oursons de l’année.
18 octobre – Les chiffres sur la prédation de l’ours tombent : Durant la saison d'estive 2011, 165 brebis sont mortes sous les crocs de l'Ours. L’ADET publie des chiffres de mortalités issus de l’audition de Francis Ader, des centres d’équarissage et de la chambre d’agriculture de l’Ariège : la mortalité annuelle des brebis dans les Pyrénées est de l’ordre de 50.000 brebis, voire plus. L'ours ne représenterait que 0,33% des pertes.
La commission d'indemnisation dégâts des ours (Cido) décide de ne pas indemniser les six bergers impliqués dans le dossier du dérochement d’Etsaut. A l'époque, la Cido ne trouve « aucun élément susceptible d'engager la responsabilité de l'ours » dans cet accident. Elle pointe au contraire, des « manquements dans le gardiennage du troupeau » de 1300 têtes, assuré par Bertrand Domengeus.
9 novembre – L’ADET publie les nouveaux noms pour les quatre oursons nés en 2010 : les oursonnes de Bambou vont s’appeler Floreta et Fadeta, les oursons de Caramelles porteront les noms de Plume et Pelut.
10 novembre – Les analyses génétiques n’apportent pas encore de certitude sur l'identité de la mère des trois oursons nés en 2011, même si quelques échantillons mettent en évidence la présence de l’ourse Hvala dans le même secteur et sur cette même période.
L’ONCFS publie son rapport scientifique 2010. La France est mise devant ses responsabilités. Virtuellement éteint puisqu’il n’y a plus que des mâles, le noyau occidental nécessiterait le lâcher de 10 femelles et 5 mâles, et le noyau central 5 à 6 femelles pour respecter le critère de risque d’extinction de l’UICN.
13 novembre - Le Parlement européen écrit au gouvernement français pour lui rappeler son obligation de conservation de l’ours brun : « je me permets de vous rappeler que l'Art. 12 de la directive stipule que "Les États membres prennent les mesures nécessaires pour instaurer un système de protection stricte des espèces animales figurant à l'annexe IV"; et l'Art. 22 stipule que "les États membres étudient l'opportunité de réintroduire des espèces de l'annexe IV, indigènes à leur territoire, lorsque cette mesure est susceptible de contribuer à leur conservation".
J'attire donc votre attention sur la situation critique de l'ours brun dans les Pyrénées françaises, en souhaitant la mise en œuvre des mesures nécessaires afin d'éviter la disparition de cette espèce protégée. »
16 Novembre : La buvette recherche les ressemblances et les différences entre la controverse de la forêt Boréale au Québec étudiée par Nicole Huybens et celle de l’ours des Pyrénées pour comprendre ce qu’est la quatrième voie proposée par Nicole Huybens : la vision multicentrique. Nicole Huybens développe son « Trouver une solution simple n’est simplement pas une solution ».
22 Novembre : Pour Gérard Bozzolo : « abandonner l’ours en Béarn serait une forfaiture ».
11 décembre – Ferus et l’ADET forcent l’Etat à bouger. Chacune de leur côté, les associations déposent un projet de réintroduction d’une ourse. Pour l’une en Béarn, pour l’autre en Pyrénées centrales. ensembles, elles lancent une cyberaction “puisque la Ministre de l’Ecologie semble encore douter du soutien des Français et des Pyrénéens”. L’Etat français se trouve devant un dilemme : Accepter 2 lâchers ou montrer à l’Europe qu’il refuse que les associations fassent le boulot. L’Etat dispose de 6 mois pour bouger.
24 décembre – Rebondissement dans l’affaire du dérochement d’Etsaut . Le CIDO change d’avis : « La commission a constaté qu'il n'y avait pas de faits nouveaux pour ce dossier. Cependant, considérant les incidences économiques désastreuses pour certains éleveurs et compte tenu de l'absence de certitude de la non responsabilité de l'ours, la commission a décidé d'indemniser ce dégât. » « Au cours de l'examen approfondi de ce dossier, la commission s'est rendu compte qu'il va falloir sérieusement se pencher sur le gardiennage en présence ou en dehors de la présence de l'ours et ceci pour améliorer le suivi des troupeaux en estive. » Ils en ont rediscuté "dans un souci d'apaisement." Au vu des réactions de Louis Dollo, cela n'a rien appaisé du tout. Les Jeunes agriculteurs ont également menacé de prendre fait et cause contre la charte du Parc, si le cas des 58 brebis n'était pas réexaminé. Un chantage de plus.
27 décembre - Dossier LIFE ours en Espagne : Face au refus du gouvernement régional de transférer deux ourses des Asturies aux Pyrénées, le FAPAS demande au Gouvernement de Navarre l’autorisation de libérer deux ourses sur son territoire. Le coût de ce renforcement s’éléverait à 30.000 euros et serait entièrement assumé par le FAPAS. Si le gouvernement de Navarre autorise ce renforcement, les ourses seraient lâchées en 2012 ou en 2013.
29 décembre - Ultimes menaces et provocations : Des pièges à ours composés de miel et de morceaux de verre ont été découverts dans les Pyrénées, en Ariège, dans le Couserans. De quoi justifier amplement l'opération Vigie de FERUS !
Photo : Regard'Isard
Agissez
Si vous ne l'avez pas encore fait, la Buvette vous invite à signer la Cyberaction pour l'ours et à vous faire membre des associations de votre choix pour l'année 2012. Faites le maintenant !
Baudouin de Menten sur 27 décembre 2011 dans Buvette des Alpages - Rétrospectives Annuelles, Organisme - CNPN Conseil National de Protection de la Nature | Lien permanent | Commentaires (3)
|
Le FAPAS a demandé au Gouvernement de Navarre l’autorisation de libérer deux ourses sur son territoire
La situation désespérée que connaît la conservation de l’ours brun dans le noyau occidental des Pyrénées oblige à réintroduire de nouveaux individus qui permettront de renouer avec la reproduction de l’espèce. A l’heure actuelle, seulement deux mâles occupent ces territoires, à cheval entre la France et l’Espagne. L’absence de femelles conditionne la viabilité de la restauration de l’espèce.
La dernière ourse connue sur l’aire occidentale était Cannelle, abattue par des chasseurs français en 2004 alors qu’elle élevait un ourson. Maintenant cet ourson (Cannellito), né de la dernière ourse autochtone pyrénéenne et d’un mâle provenant des exemplaires lâchés dans la partie centrale des Pyrénées, occupe les territoires français et espagnols, en compagnie de son père Néré.
Sept années ont passé depuis la mort de la dernière ourse et cependant, aucune mesure concrète n’a été prise pour restaurer l’espèce dans ce secteur des Pyrénées. Les tentatives de réintroduction d’ourses sur le versant français des Pyrénées occidentales ont été stoppées par le gouvernement français à plusieurs reprises.
A l'heure actuelle, le gouvernement espagnol a présenté un projet Life à l’Union européenne pour réintroduire des ours dans les Pyrénées. Au cours des derniers mois, le ministère a négocié avec les gouvernements régionaux pour traiter ces renforcements.
Les ours viendraient de la population viable des monts cantabriques, selon la négociation du Ministère avec le précédent gouvernement régional des Asturies. Mais actuellement, le nouveau gouvernement régional, dont la responsabilité politique correspond au nouveau parti régionaliste FORO, a refusé la possibilité que les Asturies cèdent des ourses pour ce projet dont le budget total atteint 14 millions d’euros.
30.000 euros pour la réintroduction de deux ourses
Face à cette situation qui enlève la possibilité de renforcement avec des ours provenant des monts cantabriques, le FAPAS a demandé au gouvernement de Navarre l’autorisation de lâcher deux ourses âgées de 12 à 16 mois. Elles proviendraient de Croatie ou de Slovénie, pays dont les populations d’ours sont génétiquement compatibles avec la population actuelle d’ours dans les Pyrénées, provenant dans la quasi-totalité de réintroductions antérieures.
Le coût de ce renforcement s’éléverait à 30 000 euros et serait entièrement assumé par le FAPAS.
Le lâcher de ces exemplaires subadultes serait basé sur les expériences menées avec succès dans les Asturies avec le retour à la nature de deux jeunes ourses qui avaient été recueillies blessées, et qui après avoir été soignées de leurs blessures, avaient été rendues à leur milieu naturel avec un succès total.
Le cas de Villarina, une jeune ourse recueillie blessée sur une route en juin 2008 a marqué une étape dans les techniques de récupération de l’ours brun. Rendue à son milieu naturel après plusieurs mois en captivité, son adaptation au milieu a été totale. Cette année, elle a même été vue en compagnie de mâles et l’on attend pour 2012 sa première reproduction.
Plus récemment, une autre jeune ourse, Lara, a également été rendue à la nature avec succès, après avoir été soignée de ses graves blessures.
La technique appliquée dans les Asturies pour la réintroduction d’ours est simple, économique et très efficace. Elle permet aux ours de s’adapter à un territoire qu’ils ne connaissent pas, de maintenir toutes leurs habitudes naturelles et leur instinct, spécialement celui de s’éloigner des activités humaines, bien que les territoires où elles ont été lâchées soient, comme dans tous les monts cantabriques, très humanisés.
Si finalement le gouvernement de Navarre autorise ce renforcement, les ourses seraient lâchées en 2012-2013.
Communiqué de presse FAPAS (Fondo para la proteccion de los animales salvajes) du 21 décembre 2011.
Traduction de l’espagnol par Gérard Caussimont, président du FIEP. Source : FERUS
Baudouin de Menten sur 27 décembre 2011 dans Association - FAPAS, Ours brun - Espagne - Pyrénées, Ours des Pyrénées - Actualités 2011, Pays - Espagne | Lien permanent | Commentaires (2)
|
Fidèles à notre vocation d’explorer l’autre côté du miroir, nous sommes allés chercher, pour ce numéro consacré à Grenoble, quelques auteurs venus d’ailleurs comme le photographe des banlieues Robert Doisneau, le navigateur austral Gérard Janichon, l’alpiniste parisien Robert Paragot ou encore l’écrivain genevois Jean-Jacques Rousseau. Autant de regards inattendus, curieux, nouveaux, interrogateurs ou iconoclastes, pas forcément savants, sur cette ville que nous vous faisons (re)découvrir ici avec les yeux de Candide.
En un demi-siècle, depuis les Jeux olympiques d’hiver de 1968, Grenoble a connu une croissance urbaine très forte. Elle reçoit aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’étudiants, dont de très nombreux étrangers, dans ses universités et ses laboratoires de recherche. Une tradition d’accueil et d’ouverture au monde qui ne date pas d’hier puisque se sont succédé ici au fil des décennies, communautés italiennes, grecques, arméniennes, africaines, maghrébines ou encore anglo-saxonnes. Toutes attirées par un bassin d’emploi en plein développement, bien sûr, mais aussi par un environnement montagnard exceptionnel que nombre d’autres sites urbains pourraient lui envier.
Pas un hasard si la rédaction de L’Alpe a fait son nid à Grenoble depuis 1998. D’abord au Musée dauphinois, sur les pentes de la Chartreuse, puis dans le couvent Sainte-Cécile, siège de notre éditeur, au cœur même de la cité.
Pas un hasard si Jacques Glénat a créé ici sa belle maison d’édition il y a plus de 40 ans. Pas un hasard encore si le premier magazine spécialisé sur la montagne est né ici, dès 1978, bientôt suivi par des dizaines d’autres. Un exemple, unique en France, de développement de presse en province.
Pas un hasard enfin si quelques années après, ledit magazine a fait les yeux doux à un jeune journaliste parisien d’origine lorraine (un étranger ; encore…) qui n’avait alors pas vocation à diriger plus tard une revue sur les cultures et les patrimoines de l’Europe alpine. Pas plus, d’ailleurs, que les autres membres de l’équipe de rédaction de L’Alpe, pour la plupart issus de bien d’autres régions françaises. Nous vous l’annoncions en couverture de ce numéro : dans son orbite, la planète Grenoble sait attirer bien au-delà de ses champs d’attraction naturels. Jusqu’à l’océan ?
Pascal Kober
Rédacteur en chef
Baudouin de Menten sur 26 décembre 2011 dans Culture - L'Alpe ( revue Glénat) | Lien permanent | Commentaires (0)
|
Qu'il est difficile de prendre part aux préparatifs de Noël lorsqu'on a déjà commencé à sombrer dans le lourd sommeil de l'hibernation ! Mais ours brun saura étonner ses amis ...
Un album charmant au texte simple et agréable et aux illustrations colorées, amusantes et expressives. La joie de participer au bohneur de ses amis malgré la fatigue, l'attention aux autres lors de fêtes partagées sont autant de thèmes qui parleront particulièrement aux enfants durant la période qui précède Noêl. Bien que très classique, cette histoire plaira donc assurément aux plus jeunes.
Demain, c'est Noël... Bien au chaud dans sa caverne, Ours brun dort profondément. Debout, debout Ours brun ! crie soudain le souriceau. Cette année, c'est décidé, tu ne vas pas rater la fête ! Ours brun a bien du mal à rester éveillé, même avec la meilleure volonté... Et pourtant, il surprendra tous ses amis !
Après le bon accueil réservé à Dors bien, Ours brun ! et Ours brun a encore faim, voici une histoire de Noël mettant en scène notre ours toujours aussi attachant.Tous les amis se trouvent ici réunis pour la veillée de Noël, le pari étant de ne pas s’endormir… Or Ours brun, lui, a tellement sommeil ! Mais pour finir, qui parviendra à rester éveiller toute la nuit ? Cet ours brun, quel coquin !
La Buvette des Alpages vous souhaite un Joyeux Noël.
Baudouin de Menten sur 25 décembre 2011 dans Culture - Livres, Culture - Livres - Enfants | Lien permanent | Commentaires (2)
|
Dans ce blog : + de 3.900 notes, 7.900 commentaires, 950 thématiques abordées, 120 pages...Va le chien de St-Hubert, cherche !
La Buvette des Alpages veille sur le web. Vous pouvez également suggérer des liens sur les sujets suivis (bouton "Suggest")
Pastoralisme - Ours Loups Lynx
L'actualité des brebis et de tout ce qui tourne autour (prédateurs, chiens, vautours...)
Voir | M'abonner
Planète, Nature et Biodiversité
L'actualité sur l'environnement, l'agriculture et notre planète.
Voir | M'abonner
Communication & Environnement - GreenTIC & DD L'actualité sur la Communication environnementale et le développement durable.
Voir | M'abonner
Ecoréaction - Compilation de la rhétorique anti-environnementale. Révocation de l’écologie et les écologistes.
Voir | M'abonner
Règles pour la publication de commentaires sur La Buvette des Alpages

Les commentaires récents