Ariège : Le CAPI se fait hara kiri

Le Club Ariège Pyrénées Investissement se saborde

CAPI, c’est fini titre Anne-Sophie Terral sur AriègeNews. Le CAPI est un des maillons du système Bonrepaux, un des maillons faibles. Devant le scandale créé par la sortie d’un rapport dénonçant les irrégularités de gestion de cet organisme, les rats quittent le navire en le sabordant.

Alain Juillet, président de l’association a déclaré il y a quelques jours : « Le Conseil général de l'Ariège souhaitant donner une nouvelle orientation à sa politique de promotion du département, a décidé notamment de reprendre directement l'activité d'animation, de rencontres et de notoriété réalisée depuis 9 ans par le CAPI. Le conseil d'administration du CAPI, comprenant la volonté d'évolution souhaitée par le Conseil général et tirant les conséquences de cette situation, a mis fin à son existence ». La CAPI se fait donc Harakiri. Augustin Bonrepaux reprend les rennes pour promouvoir L'Ariège. Son image de marque et son éthique politique irréprochable comme étandard et campagne publicitaire.

Selon AriègeNews, Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général explique que cette décison « est dans la suite logique de la volonté de réduire la voilure du CAPI face aux dysfonctionnements (non avérés, car pour le moment il n’y a pas de preuves) qui ont été soulevés». Considérant aussi que le club « ne remplissait pas la mission qui lui avait été donnée par le département ». Le grand chef blanc veille. Il veille tardivement, mais avec autorité.

Problème : Augustin Bonrepaux est convoqué à Toulouse par le juge d’Instruction demain, jeudi 5 janvier pour une autre affaire qui concerne un autre maillon faible, le SMDEA (Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement). « Rumeurs et fausses informations » déclare Tintin, « que des attaques personnelles ».

Donc pas de craintes, Tintin reste exemplaire et dort bien. D’ailleurs, d’après la DDM, « à la quasi-unanimité, les membres du syndicat mixte départemental d'eau et d'assainissement (Smdea) ont apporté leur soutien à leur président, Augustin Bonrepaux. Celui-ci est convoqué debut janvier devant le juge d'instruction. »
 Un soutien "de poids" parait-il.

Michel Stanislas Naudy, du Cercle Lakanal parle de « peur et d’allégence ». Jean-Pierre Petitguillaume, dit le turbulent est le deuxième justicier. A deux, ils tirent les ficelles. Non pas qu’ils manipulent; ils dénouent la pelote du pull en laine qui garde Tintin au chaud. Enfin qui gardait, car après quelques nœuds, le fil semble se dérouler sans trop de difficulté. Le président du Conseil général n'aime pas cela. Il a déposé une plainte en diffamation contre Jean-Pierre Petitguillaume. Mais les avocats du plaignant ont demandé un report. Histoire de laisser Augustin prendre le thé avec le juge et de décider après ?

La suite ? Elle commence demain, plus qu’une fois dormir. Est-ce qu’un vent chaud, venu d’au delà de la méditerranée, n’apporterait pas un parfum de printemps arabe en Ariège.

Vu par la Dépêche : CAPI : l'association vote sa dissolution

Hara-kiri-capiLe Club Ariège Pyrénées Investissement (CAPI), chargé du lobbying ariégeois à Paris, a voté sa dissolution. L'association est très controversée à la suite d'un audit sévère établi par Michel Bégon, l'ancien trésorier.

Le CAPI va disparaître. Le conseil d'administration du club Ariège Pyrénées Investissement en charge du lobbying ariégeois auprès des décideurs à Paris vient de voter la dissolution de l'association.

« Le Conseil Général de l'Ariège souhaitant donner une nouvelle orientation à sa politique de promotion du département, a décidé notamment de reprendre directement l'activité d'animation, de rencontres et de notoriété réalisée depuis 9 ans par le CAPI » explique Alain Juillet, son président actuel dans un communiqué. Le conseil d'administration de l'association a démissionné en bloc.

« Nous avons lancé la procédure. Il faut maintenant boucler les comptes de l'année 2011 » indique encore Alain Juillet avant de convoquer « une assemblée générale extraordinaire pour dissoudre l'association. »

Toujours selon Alain Juillet, « le CA a pris bonne note de la reconnaissance par le président du conseil général du caractère exemplaire de l'engagement bénévole et du dévouement des personnalités composant le CAPI, et particulièrement des efforts faits par Stéphane de Jurquet. » Le seul CA du CAPI apporte son soutien à Bruno Lavielle et le remercie même « pour le travail d'animation qu'il a accompli durant tous ces années avec dévouement, engagement et probité. »

Audit très sévère

Cette décision de dissolution intervient après qu'une violente polémique ait éclaté suite à la publication d'un audit très sévère de l'ancien trésorier du CAPI Bruno Bégon. L'ancien contrôleur général économique et financier de l'administration qualifie notamment le CAPI de « coffre à double fond, construit sur tout un appareil de faux-semblants et d'irrégularités. »

Il a estimé le déficit de l'association, financée par le conseil général de l'Ariège, à 100 000 €.
Il pointe des factures de réception injustifiées, des voyages à l'objet inconnu, des dépenses personnelles effectuées sur le compte du CAPI…

Dans l'audit, Michel Bégon met en cause Bruno Lavielle, secrétaire-général de l'association et chargé de mission.

Des faits qui ont conduit Jean-Claude Frankel, l'ancien président du CAPI, et Michel Bégon, l'ancien trésorier à démissionner. Augustin Bonrepaux, le président du conseil général avait évoqué « des zones d'ombre dans le fonctionnement du CAPI » avant de demander une étude complémentaire.

Depuis le conseil général avait décidé de réduire le financement consenti au CAPI : la subvention 2010 avait été ramenée de 190 000 € à 120 000 €. Elle allait être divisée par deux.

Alain Juillet, le nouveau président de l'association a restructuré le fonctionnement du CAPI et diminué son budget. Suite à l'audit Bégon, il avait diligenté une étude. Le cabinet d'expertise Exponens avait jugé cet audit « soit erroné, soit partial. »

Alain Juillet a finalement décidé avec le conseil d'administration de voter la dissolution du CAPI.

DDM

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