Gestion du loup : le tir de prélèvement

Tir de prélèvement

Les opérations de destruction ne peuvent intervenir que si les mesures de protection des troupeaux, le recours à l’effarouchement puis la mise en place de tirs de défense ne constituent pas une solution satisfaisante pour prévenir ces dommages.

Aussi, ces destructions ne doivent pas nuire au maintien, dans un état de conservation favorable, de la population de loups dans leur aire de répartition naturelle. A cet effet, le nombre total maximum de spécimens de loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) dont la destruction est autorisée en application de l’ensemble des dérogations qui pourront être accordée par les préfets est fixé chaque année. (6 loups en 2011/2012, 9 loups en 2012/2013 (+2 pour les tirs de défense).

Les opérations de tirs de prélèvement ne peuvent être mises en œuvre que pour une durée d’un mois reconductible, et dans la mesure où les troupeaux demeurent dans les conditions où ils sont exposés à la prédation du loup ou à titre exceptionnel.

Ces opérations sont réalisées sous le contrôle technique de l’ONCFS. Un ou plusieurs affûts sont réalisés de nuit par des agents assermentés ou des chasseurs ayant reçu une formation particulière. Les armes utilisées sont généralement des carabines à canon rayé, le cas échéant munies de dispositifs de visée.

Depuis 2009, le préfet dispose désormais de la compétence pour la délivrance des dérogations visant à prévenir des dommages. Avant, c’était le ministère de l’écologie. Cette nouvelle disposition permet une plus grande autonomie et plus de réactivité au plan local pour la défense des troupeaux domestiques. Pour cela, l’arrêté du 27 mai 2009 a retiré le loup de la liste des espèces de vertébrés protégés menacées d’extinction en France et dont l’aire de répartition excède le territoire d’un département car le loup n’est plus menacé d’extinction sur le territoire national.

Source

Commentaires