La prise en compte de l'environnement dans les exploitations

BCAE
En France
, les agriculteurs doivent réserver 3 % (4 % à partir du 1er janvier 2013) de leur territoire exploitable, c'est-à-dire de la surface agricole utile, à des particularités topographiques (haies, bosquets, mares) et des bandes enherbées. Les éléments protégés sont convertis en surfaces équivalentes topographiques (SET), mesurées en hectares, dans la grille d'équivalence des Bonnes conduites environnementales (BCAE) retenues par le ministère de l'agriculture.

En Europe, la réforme de la Politique agricole commune (PAC), qui s'appliquera de 2014 à 2020, prévoit une proportion de 7 % des exploitations consacrée aux surfaces à intérêt écologique, une notion légèrement plus large que les surfaces équivalentes topographiques. Elles regroupent ainsi les particularités topographiques et bandes enherbées mais aussi les terres mises en jachère, les terrasses, prairies ou encore vergers hautes tiges traditionnels.

La FNSEA bien évidement renacle, Christiane Lambert, vice présidente : "C'est une décision strictement administrative, totalement déconnectée des contraintes de gestion des exploitations. Certains agriculteurs, notamment des céréaliers ou des viticulteurs qui sont installés sur des terrains rocailleux, vont devoir engager des frais pour replanter des haies et les entretenir. Dans certains cas, leur surface de production sera même amputée."

Et alors ?

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