Les normes Pyrénéennes

Menaces-pouilh
Claude Duran, président du groupement pastoral de Pouilh

André Quaranta, militant de l’ASPAP : « Je pense qu’on est est resté dans des normes Pyrénéennes »

En français de Belgique, l'expression "estompement de la norme" est passée dans le langage courant. Traduite littéralement du néerlandais, elle a fait fureur dans les médias lors de plusieurs retentissants scandales judiciaires, dont l'affaire Dutroux. Elle désigne des dérives vers des comportements à la limite de la légalité, voire illicites, mais sans que la personne n'en ait nécessairement conscience parce qu'autour d'elle tout le monde fait pareil. Les normes s'estompent, il y a donc "estompement de la norme".

Ce lundi 27 janvier, Claude Duran, président du groupe Pastoral de Pouilh, Gérard Pujol, éleveur à Oust et Jean-Pierre Mirouze co-président de l’Aspap étaient convoqués à la gendarmerie de Saint-Girons pour être entendus.

Une quarantaine de membres de l’ASPAP ont brulé de la paille et des pneus devant la gendarmerie, “galvanisés” qu'ils étaient (des éleveurs inoxydables ?), par Philippe Lacube, celui qui désirait présenter "le nouveau visage du pastoralisme pyrénéen" et Bruno Besche-Commenge : les autorités du canal historique de l'ASPAP.

Après avoir été entendus près de trois heures par les gendarmes, les adhérents de l’ASPAP sont ressortis de la brigade de gendarmerie de Saint Girons.

AriègeNews relate les propos de Jean-Pierre Mirouze, éleveur dans la vallée d’Aston bien connue pour ses veaux, les veaux d'Aston, morts de la maladie du charbon et que l'association de sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées avait essayé de faire passer sur le compte de l’ours, histoire de toucher les indemnisations : « Nous savons que c’est le procureur de la République qui a souhaité nous entendre, il réserve sa décision de poursuivre ou pas ».

Après les incidents qui ont succédés au dérochement sur l’estive de Pouilh, la préfête Nathalie Marthien avait dénoncé « les individus qui ont accueilli de manière déplorable des agents, qui grâce à leur sang froid et à leur sagesse ont pu aller au bout de leur mission sans répondre aux invectives et aux menaces» ajoutant que « les insultes et les menaces à l'égard d'agents dépositaires de l'autorité publique ne sont pas acceptables » avant de mettre en cause des « comportements vulgaires et irrationnels ». Voilà ce qui constitue la norme pyrénéenne.

Pour André Quaranta, militant de l’ASPAP : « Ils veulent attendre les éleveurs car les agents constatateurs de l’Etat n’ont pas apprécié que les éleveurs soient montés apporter leur soutient à Jean Benazet, berger sur cette estive depuis 25 ans… des échanges verbaux auraient fusés, le ton est un tout petit peu monté quoi, mais je pense qu’on est est resté dans des normes Pyrénéennes »

Gérard Dubuc (un des plus chauds avec Robert Zonch) se dit "solidaire des éleveurs convoqués... sans ménagementcomme de vulgaires délinquants” avant de chercher à minimiser les faits : "Certainement qu’ils ont considérés que ces représentants de la loi avaient étés, sinon insultés, du moins malmenés parait-il..., ce qui est complètement faux”.

Relire

Commentaires