Nathalie Marthien: Ours, mon objectif c’est sauver le pastoralisme et le développer

(AriègeNews) - Suite à l’audition le mois dernier de deux éleveurs par les gendarmes de Saint Girons dans le cadre de l’affaire de l’estive de Pouilh, madame le Préfet (Nathalie Marthien) a réitéré sa position:

«Je veux pacifier les débats et arriver à un dialogue constructif avec les professionnels du pastoralisme.

Nous avons mis en place deux groupes de travail pour réfléchir et trouver des solutions aux problèmes rencontrés sur les estives et de manière globale au pastoralisme dans le département. L’un travaille sur l’expertise et l’indemnisation des prédations, l’autre sur l’accompagnement des mesures pour protéger les troupeaux des éventuelles prédations de l’ours.

Nous avons mené ces groupes de travail dans un esprit constructif et serein avec les représentants de la profession (Chambre d’Agriculture, JA, FDSEA, fédération pastorale).

Notre travail va aboutir à un certain nombre de conclusions dans les semaines à venir, il permettra de travailler beaucoup plus en confiance avec les acteurs de cette profession»

Prefet-ariegeNathalie Marthien, préfet de l’Ariège (Photo Ariègenews)
Nathalie Marthien,
préfet de l’Ariège

Un protocole devrait être signé, notamment sur les expertises et indemnisation, autorisant à chaque prédation la constitution d’équipe mixte (agents de l’ONCFS et responsables de la DDT) afin de réaliser les constats. «Même si ces travaux ne font pas l’objet d’un affichage, ils constituent pour nous tous une victoire collective» 

Pour autant elle reconnait qu’il existe toujours un groupe d’irréductibles (élus, associations) qui n’ont pas la même vision des choses mais «personne n’est mis à l’écart, il y a une vrai solidarité de tous sur le sujet»

Un sentiment partagé par Philippe Sauvannet sous préfet de Saint Girons qui n’a pas hésité à monter plusieurs fois sur les estives Couserannaises à la rencontre des pastoraux.

Commentaire

Un beau défi à relever pour sauver le pastoralisme et le développer : engager 200 bergers et généraliser la protection des troupeaux. Mais vont-ils oser?

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