La France exporte des brebis de réformes vivantes au Liban

"Il est vrai que le berger / éleveur des Pyrénées ou d’ailleurs, aime ses bêtes. Il en prend soin. L’été il monte les voir le plus souvent possible à l’estive ou, dans certaines vallées, reste avec elles. L’hiver, il leur donne à manger deux fois par jour." (*)

Abattoir-BeyrouthUn berger qui n'aime pas ses brebis n'est tout simplement pas un berger

"Eleveurs et bergers soumis à la prédation vivent dans un stress permanent. Pour ceux qui s'obstinent à pratiquer le pastoralisme, protéger le troupeau devient une obsession au quotidien. Les heures de travail que cela représente, souvent en vain, ne sont jamais reconnues ni valorisées. Chaque attaque est vécue comme un drame et les éleveurs ou bergers finissent la plupart du temps par s'enfermer dans le désarroi, la solitude ou la colère."
(Tract de la Conf' au salon de l'agriculture 2014: "La gestion des loups au service de l'élevage industriel" joint à la note José Bové tête de liste, le vert est dans le gâteau).

"Un berger qui n'aime pas ses brebis n'est tout simplement pas un berger. N'est-ce pas traumatisant pour un éleveur, de retrouver tout un pan de son troupeau en train de mourir, au pied d'un ravin ? Des bêtes qu'il connait depuis la naissance, dont il est particulièrement proche ? C'est strictement la même sensation que pourrait ressentir un citadin, si l'animal avec lequel il vit se fait faucher par un scooter au détour d'une ruelle. Exception faite, bien évidemment, que les attaques de loups se renouvellent bien plus souvent. Nous ne sommes guère que des hommes, et forcément ça finit par nous toucher. Nous bouleverser."
David Lacrépinière (Salarié au service de remplacement des jeunes agriculteurs de l'Ain, délégué départemental pour l’Ain et le Rhône à la Mutuelle sociale agricole.)

La Buvette des Alpages en profite pour donner le lien de la pétition contre ces exportations d'ovins au Liban.

Avertissement : les images de ce film sont difficiles

Des animaux du monde entier terminent leurs jours à l'abattoir public de Beyrouth, dans le quartier de la Quarantaine, et notamment des moutons et des bovins exportés vivants depuis l'Union européenne : France, République tchèque, Espagne. Nos enquêteurs ont visité cet abattoir - ce qu'ils y ont découvert est inimaginable.

 

(*) Louis Dollo : http://www.pyrenees-pireneus.com/Pastoralisme/Bergers-eleveurs/Berger-Beau-metier-pas-facile.html

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