Loup: Estrosi récidive

Estrosi nous raconte des fables

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Février 2006, Joseph Jouffrey, président de la FDO et éleveur à Ribeyret
dans les Hautes-Alpes déclare avoir relaché 4 loups près de 2 grandes villes
de la région PACA. 

Communiqué de l'ASPAS du 28 avril 2014

Devant l’assemblée générale des chasseurs des Alpes-Maritimes, tous acquis à sa cause, Christian Estrosi ment grossièrement sur le retour des loups en France. Il nous prend pour des enfants, mais lui-même mériterait une petite fessée de la part de l’État…

Bien chauffé devant des chasseurs acquis d’avance, notre courageux motodidacte l’affirme : « En 1992 le loup a été réintroduit artificiellement par des fonctionnaires de l’État et par des gardes du parc de Mercantour ». Une action qui serait illégale puisque comme pour toute espèce protégée, une autorisation du Ministère de l’écologie est requise. Cette accusation est donc très grave puisqu’elle remet en cause l’honnêteté d’un établissement public ainsi que celle des agents qui y travaillent. De l’aveu même de la sous-préfète Sylvie Cendre, présente lors de cette assemblée à Tourrette-Levens, « M. Estrosi n’apporte aucune preuve1 » de ses affirmations. Et pour cause !
 
Cette affabulation du député maire de Nice n’est pas récente. Déjà en 2003, Christian Estrosi avait convaincu l’Assemblée Nationale de lui confier la présidence d’une « commission d’enquête sur les conditions de la présence du loup en France et l’exercice du pastoralisme dans les zones de montagne ». Ladite commission n’a bien évidemment pas pu démontrer l’allégation d’une réintroduction. De toute évidence, le loup, qui avait colonisé une bonne partie de l’Italie, a simplement traversé la frontière entre l’Italie (Piémont) et la France (Mercantour).
 
« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Les personnages politiques les plus démagos le savent, et médiatisent impunément leurs mensonges grossiers, qui satisfont les anti-loups sans jamais apporter de solution intelligente à l’indispensable cohabitation entre l’homme et la nature. Les associatifs aimeraient entendre une réaction claire et forte des responsables du parc du Mercantour et de sa tutelle, le Ministère de l’écologie.
 
[1] Propos rapportés dans un article de Nice Matin du 27 avril.

Moi je..., estrologiste?

Christian Estrosi: "Je ne suis pas un opportuniste. Je n'ai pas attendu les cris d'alarme de Nicolas Hulot ou le Grenelle pour être, en France, un élu de droite écolocompatible. J'ai la conviction que de notre mobilisation dépend l'avenir de notre société. Lorsque j'étais ministre délégué à l'Aménagement du territoire, je n'ai fait que de l'environnement pendant deux ans. J'ai permis l'ouverture en avril 2007 de la première autoroute ferroviaire entre Perpignan et Bettembourg-depuis, je ne vois rien se poursuivre. J'ai lancé un plan de gestion intégrée des zones côtières. (…)

Quand j'étais secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, j'ai fait classer le récif corallien de la Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l'Unesco. (…)

Mon bilan depuis cinq ans à la tête du département des Alpes-Maritimes parle pour moi. Je travaille avec Nicolas Hulot pour établir, dans l'agglomération niçoise, un centre international du développement durable. J'ai l'ambition de faire de Nice la première «ville verte» de la Méditerranée. De même, je souhaite contribuer à faire de la Méditerranée un sanctuaire marin, et j'ai un rêve personnel : voir les tortues de mer revenir pondre sur les lieux d'éclosion qui existaient autrefois sur les plages de la Côte d'Azur, comme elles l'ont fait cet été sur l'île de Linosa, en Italie. C'est aussi moi qui suis allé au forum du Tonga, dont l'objectif était de sauver la baleine à bosse du Pacifique Sud. Je ne vois pas pourquoi je me priverais de le revendiquer."

Et il ne s'en prive pas...

Sans qu'il soit possible de le prouver

Daniel Spagnou, rapporteur de la commission Estrosi : 

« Au vu des connaissances scientifiques actuellement disponibles, un retour naturel du loup d'Italie […] est tout à fait possible et les analyses génétiques effectuées depuis 1996 confirment cette possibilité, sans bien sûr la prouver. 

De même, il est probable que des lâchers clandestins de loups ont eu lieu mais, encore une fois, sans qu'il soit possible de le prouver. En tout état de cause, ces lâchers n'ont sans doute pas fait l'objet d'un complot impliquant le parc national du Mercantour et la direction de la nature et des paysages (DNP) du ministère de l'environnement. Ces lâchers ont probablement été le fait de particuliers passionnés de la nature et particulièrement irresponsables. »

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