Décryptage d'un argument fallacieux

« Avoir 460 brebis et ne sortir que 33 200 € en produit, mieux vaut aller à la pêche ! »

Note de la Buvette: Une note un peu "technique",  par Marc Laffont

Voilà une affirmation qui fleure bon la bobo-écologie citadine ayant perdu tout libre-arbitre…
D’ailleurs, seuls « ces gens là » pourraient tenir des propos aussi méprisants à l’égard de « ceux qui les nourrissent, alors qu’ils sont bien contents de manger du gigot d’agneau de temps en temps. » Pas de doute : ce type d’assertion condescendante ne peut provenir que de la deep-ecology coupée des réalités.

Oui… sauf que non : ces propos ont été rédigés lors de la consultation relative aux arrêtés fixant un quota… pardon… un plafond de loups à liquider… pardon… à prélever en France, presque partout, presque tout le temps et de préférence n’importe comment sur la période 2014-2015. Rédaction donc qui est « l’œuvre », non pas d’un détracteur de l’élevage ovin cherchant à dénoncer une éventuelle absurdité économique, mais celle d’une anti-loup pour le moins féroce. Et elle même très vraisemblablement éleveuse de brebis, sur la base de ses commentaires (elle en a déposé plusieurs).

Cette commentatrice (NDLB: Hélène Bouchet), qui interviendra donc plusieurs fois sous le même nom (une manière comme une autre de gonfler le chiffre des contributions anti-loup…) voulait réaliser, je cite, un « décryptage d’un argument fallacieux ». Concrètement, un commentaire de ma contribution. (NDLB: Les deux commentaires complets tels que publiés lors de la consultation publique sont reproduits à la fin de cette note. Dans ma comptabilité et mon classement des commentaires, je n'ai compté qu'un seul commentaire en cas de publication de commentaires multiples par un même auteur.)

Citation intégrale : « Il en fallait bien un pour évoquer les subventions en agriculture et enfoncer le clou avec celles octroyées aux ovins alors qu’elles sont les moins incitatives du panel. Ensuite prendre les moyennes des résultats nationaux est inepte comme argument pour ce sujet ; bien des petits effectifs en complément à une autre activité plus principale entrent dans ces statistiques ou encore les agx de laitiers qui partent à l’engraissement, ils ne sont pas représentatifs des ateliers spécialisés qui ont des résultats bien meilleurs que votre exemple !

Avoir 460 brebis et ne sortir que 33200 en produit, mieux vaut aller à la pêche ! Si c’est votre référence je comprends mieux votre façon de percevoir l’élevage ovin ; je suis à 1.6 de productivité… »

Voilà.

Reprenons donc chaque point de ce « décryptage d’un argument fallacieux »…

« Il en fallait bien un pour évoquer les subventions en agriculture et enfoncer le clou avec celles octroyées aux ovins alors qu’elles sont les moins incitatives du panel. »

ça, ce n’est pas très compliqué à vérifier sur le principe. Le plus dur, c’est de trouver une statistique significative qui individualise les « performances » des ovins lait et des ovins viande. Heureusement, le service statistique agricole de la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Midi-Pyrénées s’y attache (encore) pour cette région, qui possède le premier troupeau ovin de France :

0-moyenne-par-exploitation

Source

Pas très lisible, peut être. Je reprends l’essentiel (NDLB : la première ligne du dernier cadre du tableau) pour Midi Pyrénées en 2012 :

0b-moyenne-par-exploitation

En fait, tout dépend du sens exact que l’on donne au mot « incitatif ». Si cela doit signifier « montant de subventions le plus élevé ramené à la dimension économique », alors les aides aux ovins-viande arrivent en tête, talonnées par les aides aux bovins-viande. Notons au passage que les subventions ovins-lait sont significativement plus faibles que celles octroyées aux ovins-viande. Notons aussi que les céréaliers midi-pyrénéens, à la réputation gloutonne dès qu’il est question de subventions, sont pourtant loin derrière…

Si on prend, en revanche, le mot « incitatif » au sens strict (qui incite, donc qui encourage et donne envie de), ce n’est plus la même musique. Est-ce que la perspective de devoir perpétuellement miser sur le versement de 45 800 € de subventions (en 2012, encore davantage après 2014) pour équilibrer son exploitation est de nature à « inciter » un jeune de 25 ans à s’installer dans l’élevage ovin-viande pour les 42 ans à venir ?

Le faible taux de renouvellement des générations donne un élément de réponse intéressant.  « Ensuite prendre les moyennes des résultats nationaux est inepte comme argument pour ce sujet ». Justement, je ne prenais pas les « moyennes des résultats nationaux » mais les moyennes des zones pastorales, ce qui reste le niveau le plus adapté quand on parle du loup en 2014 :

Evolution-pastorale
Source

Je n’ai pas mentionné les chiffes des zones « fourragère » ou « herbagère » (« ineptes… »), mais ceux de la zone « pastorale » (couleur saumon). Et les chiffres ont éloquents : la valeur des subventions versées aux exploitations spécialisées en zone pastorale suivies dans les réseaux d'élevage ovins viande avoisinait en 2012 le triple du revenu disponible, avec 52 400 € (pour 460 brebis, 11 ha de cultures et 18 100 € de revenu). Quant à la valeur des ventes ovines, elle s’élevait à 33 200 €, soit 36 % du produit brut d’exploitation, les subventions représentant elles 57 % de ce même produit brut d’exploitation.
Ce qui fait bien en moyenne 33 200 € de ventes ovines (agneaux + brebis de réforme) pour 460 brebis…

« bien des petits effectifs en complément à une autre activité plus principale entrent dans ces statistiques…»

Justement, non : les « petits effectifs » n’entrent pas dans ces « cas types », mais dans d’autres cas mixtes (ovins-cultures, ovins-bovins viande…), qui ne sont pas mentionnés ici, et pour lesquels il serait bien difficile de déterminer la part relative de chaque production et subvention dans le résultat final.

Si on devait faire une critique à ces « cas-types », c’est au contraire le reproche inverse : celui de ne prendre dans son panel que de grandes, voire très grandes, structures : 700 brebis en zone herbagère, 460 en zone pastorale…

Cela se justifie de différentes manières :

  • Disposer d’ateliers permettant de rémunérer environ un équivalent temps plein.
  • Disposer d’un panel d’exploitations suffisamment « solides » pour être pérennes et permettre les comparaisons d’une année sur l’autre et sur de longues périodes.

« …ou encore les agx de laitiers qui partent à l’engraissement »

Nouvelle digression : les agneaux de laitiers n’apparaissent pas non plus dans ces tableaux, car ceux-ci exposent seulement les cas types plus ou moins spécialisés en ovins viande. D’autres cas types concernant les éleveurs ovins laitiers sont disponibles. Ils ne sont d’ailleurs pas présentés de la même manière, à l’image du tableau ci-dessous qui concerne les éleveurs ovins-lait livreurs spécialisés de la zone « Pyrénées Atlantiques » pour 2011 :

2-resultats-economiques-Pyr-Atlan-2011

Source


Les agneaux laitiers font partie intégrante de « l’atelier ovins lait », et contribuent avec les brebis de réforme à hauteur de 20 % (co-produits viande) au produit de cet atelier, hors subventions. A noter que la part des aides dans le produit brut oscille entre 23 et 35 %, ce qui est bien inférieur aux 57 % enregistrés pour les pastoraux ovins viande.

« Ils ne sont pas représentatifs des ateliers spécialisés qui ont des résultats bien meilleurs que votre exemple ! » Mais justement : « mon » exemple, ce sont LES ateliers spécialisés. Et pas n’importe lesquels : ceux spécialisés en zone pastorale.

Dans sa litanie des non-représentatifs qui plombent les moyennes, elle aurait pu évoquer le cas des pluri-actifs, qui n’apparaissent pas non plus dans ces cas-types de l’Institut de l’Elevage, et dont un certain nombre ne contribue pas vraiment au gonflement des statistiques nationales. Mais là, elle ne se serait pas fait que des amis chez les anti-nature…

« Avoir 460 brebis et ne sortir que 33200 en produit, mieux vaut aller à la pêche ! Si c’est votre référence je comprends mieux votre façon de percevoir l’élevage ovin ; je suis à 1.6 de productivité… »

Pour la première phrase, les explications sont fournies plus haut, et je laisse à la rédactrice la paternité de ses propos… Passons à la fin de la deuxième phrase « je suis à 1.6 de productivité… »

C’est tout à fait plausible, car il existe d’énormes disparités de technicité entre les élevages ovins-viande que ce soit au niveau de la productivité numérique (au moins du simple au double), de la mortalité des agneaux (du simple au triple, voire plus) de la mortalité des brebis (du simple au triple aussi, mais ce sujet est tabou depuis 20 ans, on se demande bien pourquoi… :-) ).

C’est surtout un point très intéressant, qui confirmerait que même pour certains professionnels, la faiblesse de la productivité moyenne semble incroyable. Et pourtant, FranceAgrimer est un établissement public qui a entre autres missions de réaliser des actions et bilans sur les filières agricoles. Il n’a pas la réputation d’abriter un repaire d’activistes pro-prédateurs prompts à dégommer la réputation des éleveurs français. Voilà ce qu’ils écrivaient fin 2013-début 2014 dans deux documents :

« la productivité numérique apparente (agneaux produits par rapport au cheptel reproducteur) stagne à un niveau inférieur à 0,70 en 2013. » (Source, page 47)

et : « La filière ovine française fait face aujourd’hui à plusieurs difficultés :
- des performances techniques souvent insuffisantes : dans certains troupeaux, le nombre d’agneaux nés est très inférieur à la moyenne. Le niveau de prolificité de la production française demeure faible en raison notamment d'une mortalité importante des agneaux. Par ailleurs, près de la moitié des brebis finissent dans le circuit de l’équarrissage.

- un déclin régulier de la production : les faibles performances techniques et les coûts de production élevés entraînent une très faible rentabilité économique de l’élevage ovin. » (Source, page 2)

3 plus agneaux plus eurosCe que ces documents « oublient » de mentionner, c’est que le seuil d’éligibilité à l’aide ovine est justement fixé à 0,7 agneau/brebis/an (sauf dérogation à la baisse, comme en Ariège…), morts nés compris, et qu’une meilleure technicité n’est guère valorisée par le système français. Ce n’est donc pas un hasard si cette productivité numérique stagne, et place la France parmi les pays producteurs qui voient depuis 2005 la productivité numérique fléchir. La prochaine PAC inversera-t-elle cette tendance ? Rien n’est moins sûr…

Remarque : la productivité « réelle » est un peu supérieure à la productivité « numérique » (agneaux vendus), car il faut tenir compte des agneaux nés et gardés sur l’exploitation. Le 1,6 évoqué plus haut, c’est vraisemblablement de la productivité « réelle ».

Plus récemment, l’Institut de l’Elevage, prolifique depuis quelques temps sur ces thématiques de productivité/mortalité, est partenaire d’une rencontre technique cet automne au nom très révélateur « + d’agneaux, + d’Euros »

Beaucoup d’activité sur le thème de la mortalité des agneaux et la productivité numérique, rien ou presque sur la mortalité des brebis. Que doit-on en conclure quand à l’importance relative de chacune de ces problématiques ?

 

Commentaire original de Marc Laffont

·   Clientélisme et populisme sont les 2 mamelles..., par LAFFONT MARC  , le 6 juin 2014 à 18h24

Le 29 mai 2014, en réponse à une question du sénateur Roland Povinelli (qui doit se sentir seul dans cet univers anti-nature qu’est le Sénat...) restée sans suite pendant un an, madame la ministre de l’écologie a laborieusement admis que 93 % des indemnisations l’ont été sur la base suivante : "cause de mortalité liée à une prédation, responsabilité du loup non exclue".
Ce qui signifie que seuls 7 % des constats ayant conduit à une indemnisation sont incontestablement le fait du loup.
Pour les (très nombreux) autres constats, il y a doute.
Et c’est donc sur cette base de 93 % de doute que l’actuel gouvernement décide de programmer l’abattage de 24 + 12 = 36 loups sur une population estimée entre 220 et 380 individus. Soit entre 9,5 et 16,5 % de la population.
Évidemment, aucune précision n’est fournie pour indiquer ce que seront les critères retenus pour porter de 24 à 36 les loups pudiquement "prélevés"...
On peu imaginer que cela dépendra par exemple du degré d’énervement des anti-loups les plus virulents. Lesquels ne risquent pas de se contenter de 24 loups. Ni de 36. Ni de 48 ou même 64 d’ailleurs, vu que leur objectif est de ramener la population de loups en dessous du seuil de viabilité.
L’ours dans les Pyrénées est là pour montrer qu’une petite population est bien suffisante pour générer quantités de subsides publics supplémentaires pour les éleveurs allergiques à la Nature. L’État étant tenu de respecter ses engagements, l’argent coule à flot, sans pérenniser pour autant la population d’ours.
A l’instar des anti-ours, avec lesquels ils sont d’ailleurs en étroite relation, les anti-loups rêvent eux aussi de pouvoir tenir l’État par les parties intimes... Mais Canis lupus est peu enclin à servir de faire valoir, l’infâme...

Revenons à ces arrêtés.

Puisqu’il est d’ores et déjà prévu d’occire un certain nombre de loups, il convient, a minima, que la France reste dans les clous de la directive Habitats. Les finances du pays n’ont pas besoin d’une énième condamnation pour non respect du droit environnemental européen...
Cela sous entend un certain nombre d’exclusions de situations d’abattage.

Tout d’abord, il n’est pas pensable d’envisager un tir létal dans une zone où le loup ne fait que timidement son retour.
Exit donc l’Ardèche, l’Ariège, l’Aude, les Bouches du Rhône, la Haute Marne, la Meuse, les Pyrénées Orientales, la Haute Saône...

Tirer des loups en dehors de la présences des troupeaux est une aberration qui n’a que fort peu de chances de porter sur LE loup qui aurait (peut être) attaqué un troupeau, il y a plusieurs semaines, à X km du lieu du tir...

De même, si un tir doit quand même être décidé pour calmer quelques esprits (mais sans résoudre quoi que ce soit au problème...), il faut impérativement qu’il soit effectué sur un loup EN SITUATION EFFECTIVE D’ATTAQUE, et sur un troupeau où les moyens de protection ont été EFFECTIVEMENT ET CORRECTEMENT mis en place.

Le gibier bénéfice d’une période de quiétude durant laquelle il n’est pas chassé, pour permettre la reproduction et l’élevage des jeunes. Il serait particulièrement incongru qu’une espèce comme le loup, strictement protégée et à ce titre inscrite à l’annexe II de la directive "Habitats", ne bénéficie pas, a minima, de la même faveur, le loup n’étant pas soumis à un plan de chasse mais seulement passible de tirs dérogatoires exceptionnels. Il est donc proprement scandaleux que des tirs létaux puissent être programmés en mai et juin, période d’élevage de la plupart des louveteaux.
Dans le cas contraire, ce serait l’aveu d’une volonté délibérée de régulation d’une espèce strictement protégée. Les associations les plus en pointe en matière de sollicitation des tribunaux pourraient donc d’ores et déjà se frotter les mains...

Le gouvernement gagnerait en crédibilité en limitant la liste des tireurs potentiels à des professionnels patentés, comme l’ONCFS. Et donc en excluant les pratiquants d’un loisir mortifère, dont le principal fait d’armes depuis 40 ans est d’avoir organisé la multiplication du cochonglier au delà des capacités de gestion par ses adeptes...

L’écran de fumée ds tirs de loups ne pourra pas indéfiniment reculer la question de la mise en place d’une assurance-prédation, englobant TOUTES les causes, et dont le montant de la cotisation serait d’autant plus bas que les moyens de protection, financés par l’État et le contribuable, seraient le plus efficacement mis en place.

La seule solution durable pour le pastoralisme, c’est cette incontournable mise en œuvre efficace des mesures de protection qui restreindrons l’accès au troupeau, que ce soit pour le loup ou tout autre prédateur à 2 ou 4 pattes.

Plus globalement, tous les tirs et toutes les éradications du monde ne changeront rien à ces quelques statistiques implacables :

- La production de viande ovine française a été divisée par 2 entre 1983 et 2013.
- La consommation de viande ovine par habitant a presque été divisée par 2 entre 1994 et 2013.
- L’approvisionnement en viande ovine en France est assuré à plus de la moitié par les importations (GB, NZ, Irlande, Espagne...).
- Le taux de pénétration de la viande ovine en France est tombé à 56 % en 2010. On attend la prochaine évaluation, prévue normalement pour fin 2014...
- Les plus de 65 ans représentent 40 % des volumes achetés, les - de 35 ans, 5 % seulement.
- Le coût de revient moyen de l’agneau français est de l’ordre de 12 € le kg, alors que le prix payé au producteur est d’environ 6 €/kg, ce qui est pourtant le plus élevé des pays producteurs d’Europe.
- Pourquoi un tel écart ? Parce que la productivité numérique par brebis est de 0,7 agneau, ce qui est une trop faible technicité pour espérer rentabiliser un élevage ovin viande.
Pour finir, la conséquence des point précédents : la dépendance aux subventions est devenue apocalyptique.
Vu que ces arrêtés concernent essentiellement les zones pastorales, tenons nous en au montant des subventions versées dans cette zone :

un élevage de 460 brebis nécessite (chiffres 2012) 52 400 € de subventions/an, pour induire la production de 33 200 € de viande ovine et générer 18 100 € de revenu pour l’unique unité de main d’œuvre que parvient à "rémunérer" une exploitation de 460 brebis.

Nul doute que l’abattage de 36 loups va fondamentalement modifier cet "équilibre"...

Commentaire original d'Hélène Bouchet

·   Décryptage d’un argument fallacieux, par Hélène BOUCHET  , le 10 juin 2014 à 00h45

Clientélisme et populisme sont les 2 mamelles..., par LAFFONT MARC , le 6 juin 2014 à 18h24

Il en fallait bien un pour évoquer les subventions en agriculture et enfoncer le clou avec celles octroyées aux ovins alors qu’elles sont les moins incitatives du panel.
Ensuite prendre les moyennes des résultats nationaux est inepte comme argument pour ce sujet ; bien des petits effectifs en complément à une autre activité plus principale entrent dans ces statistiques ou encore les agx de laitiers qui partent à l’engraissement, ils ne sont pas représentatifs des ateliers spécialisés qui ont des résultats bien meilleurs que votre exemple !

Avoir 460 brebis et ne sortir que 33200 en produit, mieux vaut aller à la pêche ! Si c’est votre référence je comprends mieux votre façon de percevoir l’élevage ovin ; je suis à 1.6 de productivité…

Ça fait plusieurs fois que je lis qu’il faudrait renforcer les moyens de protections, qui existent déjà et qui montrent leur inefficacité depuis 20 ans, je m’interroge sur quels moyens supplémentaires il va encore falloir nous contraindre ? Des miradors ?

Et pourquoi pas profiter du grand nombre d’intervenants qui s’insurgent d’une régulation encadrée pour les envoyer goûter aux joies du pastoralisme ?
Un stage en immersion en compagnie d’un berger, initiative déjà tentée il me semble avec quelques désillusions et traumatismes, allez savoir pourquoi…

Le pastoralisme par définition c’est la liberté pour les brebis de paitre en toute quiétude, si cette condition et elle seule n’est pas rempli, on peut plier les gaules.

C’est ce qui se passe dans le piémont italien avec l’abandon des espaces au profit du loup, l’ensauvagement d’une région dont l’attrait n’aura plus grand intérêt. Lien

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