Non-lieu pour Augustin Bonrepaux Christian Loubet et Pierre Peyronne

Affaires CRP: le non-lieu pour Augustin Bonrepaux, Christian Loubet et Pierre Peyronne

Les affaires CRP sont closes ! Ce mercredi 24 septembre, la vice-présidente chargée de l’instruction au Tribunal de Grande Instance de Toulouse, Florence Bru, a définitivement refermé les dossiers en signant l’ordonnance de non-lieu pour Augustin Bonrepaux, Christian Loubet et Pierre Peyronne, tous trois mis en examen dans ces affaires.



Au terme de plus de cinq années de procédures judiciaires et d’investigations par le SRPJ de Toulouse, les trois élus des Vallées d’Ax, passés tour à tour du statut de «témoin assisté» à celui de «mis en examen», se disent aujourd’hui soulagés.



Il faut se souvenir que ce sont bien deux affaires distinctes qui agitent le landernau depuis 2011. D’une part, le dossier concernant une prestation de la société toulousaine de conseils CRP Consulting au bénéfice du Syndicat mixte départemental de l’eau et de l’assainissement, de l’autre celui liant le même CRP Consulting à la Communauté de communes des Vallées d’Ax (CCVA).



Dans les deux cas, les trois mêmes noms apparaissent : ceux de Pierre Peyronne, dirigeant du CRP, maire d’Ax-les-Thermes et vice-président de la CCVA, d’Augustin Bonrepaux, président du SMDEA et adjoint au maire d’Ax-les-Thermes, et de Christian Loubet, président de la CCVA au moment des faits.



Dans chacun des dossiers, ils étaient soupçonnés d’avoir favorisé la société dirigée par Pierre Peyronne dans l’attribution de marchés publics. Côté SMDEA, dans le cadre d’une prestation de services relative à un audit de la gestion administrative, juridique et technique du syndicat, pour un montant de 24 000 €. 

Côté communauté de communes, dans le cadre d’une étude portant sur l’extension de la maison de retraite Le Santoulis à Luzenac. Un marché d’un montant estimé à 31 000 €.



Des affaires nées de dénonciations d’un ancien cadre du Conseil général de l'Ariège et reprises par des opposants locaux
Outre les relations entretenues par les trois hommes dans le cadre de leurs fonctions électives locales, la suspicion portait notamment sur le montant des marchés ou encore sur la participation, avérée ou non, de Pierre Peyronne à la délibération prise lors d’un bureau du conseil communautaire en juillet 2008, réunion au cours de laquelle le recours au CRP Consulting était votée.



Suite à des dénonciations d’un ancien cadre du Conseil général de l’Ariège, médiatisées par un journaliste aujourd’hui décédé, et reprises par des opposants locaux, une instruction a donc été confiée au TGI de Toulouse.



En octobre 2012, six mois après avoir été placés sous le statut de «témoin assisté», Augustin Bonrepaux et Christian Loubet, en leur titre respectif de président du SMDEA et de président de la CCVA, étaient mis en examen du chef d’ «atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics»

. Pierre Peyronne était lui mis en examen pour «prise d’illégale d’intérêts par un élu public dans une affaire dont il assure l’administration ou la surveillance» et pour «recel de bien provenant d’un délit puni d’une peine n’excédant pas cinq ans d’emprisonnement».



Soucieux de clore définitivement ce chapitre, les trois hommes, qui ont toujours farouchement nié les faits reprochés, reconnaissent que «des maladresses ont pu être commises» mais revendiquent leur intégrité et leur honnêteté (lire encadré ci-dessous). La justice leur donne aujourd’hui raison.

Pour Augustin Bonrepaux, «c’est pour moi une grande satisfaction, on s’est acharné contre nous, nous avons attendu, longtemps, malgré les calomnies […] un maire de Haute Ariège est même allé jusqu’à demander ma démission ; on a tenté de nous détruire politiquement et cela porte un grave préjudice à la démocratie car cela laisse croire que partout il y a des gens corrompus. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose… D’ailleurs, on étudie actuellement avec nos avocats les possibilités de poursuites judiciaires»

Pour Pierre Peyrone, «cette affaire est le récit d’une manipulation, cinq ans d’enquête pour démontrer quoi ? que Pierre Peyrone et Augustin Bonrepaux se connaissaient ? On a fait des années d’enquêtes pour démontrer au final qu’il n’y a rien. On a donné du crédit à deux mythomanes (les personnes à l’origine des dénonciations NDLR) et on a essayé de nous abattre. On a trainé dans la boue une société de 40 personnes en disant qu’on réalisait des études de complaisance» (CRP Consulting NDLR)



Christian Loubet : «aujourd’hui je suis satisfait que la vérité soit rétablie, à aucun moment je n’ai pensé avoir commis quelque faute que ce soit»

Source : AriègeNews

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