Une louve d'un an abattue à Entrages dans les Alpes-de-Haute-Provence

L'éleveur l'a tuée le 7 octobre à l'aube, à 200 mètres de sa bergerie située à 12 km de Digne. 

Louve entraguesL’éleveur, Pierre-Henri Pélestor, est devenu une star. Il a multiplié les pauses avec la louve à ses pieds, écartant ses babines pour bien monter la dentition de la jeune femelle.

Il a déclaré avoir vengé son troupeau : "Il faut les tuer proprement quand ils tournent autour de nos bêtes. En défense. On n'est pas là pour les faire souffrir, ce n'est pas de leur faute s'ils sont là."
 
Il s’agit du 4ème loup tué dans le cadre légal depuis l'arrêté du 30 juin 2014 qui couvre la période du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015 (plafond de 24 loups + 12 spécimens supplémentaires éventuels) et du premier tir de défense effectué par un berger. Un garde de l'ONCFS est venu récupérer le cadavre de l'animal qui sera autopsié.
 
Réaction d'Annabelle Jaeger

" Ce qui m'attriste particulièrement dans cette affaire c'est que ces tirs se font sans évaluation de leur efficacité! quel effet sur la meute? quel effet sur les attaques? diminuent-elles? Apprenons au moins. Même certains éleveurs nous disent que cela ne règle pas le problème. Étonnant cette capacité que nous avons à nous entêter dans des solutions qui n'en sont pas! "

Réaction de FERUS

Les questions que l’on se pose :

  • Cet éleveur avait l’autorisation pour un tir de défense simple, il dit lui même avoir abattu la louve à 150 mètres. Cette louve était-elle une menace pour son troupeau, seule condition pour que l’éleveur puisse tirer?
  • Quel type d’arme avait-il ? Il dit lui même avoir tiré d’une zone surplombant la route menant au village, ce qui est interdit avec un fusil à canon rayé.
  • Où étaient les chiens de protection puisqu’il semble, d’après l’arrêté préfectoral, que cet éleveur réunissait tous les moyens de protection.

"En conclusion, ce tir ressemble fort à l’exécution sommaire d’un loup qui ne menaçait pas le troupeau."

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