Rapport 2014 du suivi des ours dans les Pyrénées

Suivi de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2014 

Voici quelques extraits du Rapport annuel 2014 de l'Equipe technique Ours ETOSuivi de l’ours brun dans les Pyrénées françaises”. 

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Bilan de la prédation 2014

Les dommages au cheptel domestique permettent d’une part de compléter la connaissance de l’aire de répartition de l’espèce, d’autre part de collecter des échantillons biologiques exploitables par la génétique.

Sur l’ensemble du versant français, le nombre de prédations sur les animaux domestiques où la responsabilité de l’ours ne peut être écartée, est estimé à 127 attaques, pour 178 animaux tués ou blessés (soit en moyenne 1,4 animaux par attaque) et 1 attaque sur les ruchers pour 1 ruche détruite (tableau n° 3).

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En 2014, comme en 2013, les attaques sur ruchers ont quasiment disparu confirmant la tendance des années précédentes. Concernant les prédations sur le cheptel domestique, nous notons une augmentation de 24 attaques (soit +23 %) et de 4 ovins (soit +2 %) par rapport à 2013 (graphe n° 6). Cette augmentation est principalement constatée dans les Pyrénées occidentales passant de 11 à 27 attaques entre 2013 et 2014. Dans les Pyrénées centrales, 8 attaques supplémentaires sont constatées par rapport à 2013, avec un nombre d’ovins tués ou blessés inférieur de 25 animaux.

Comme en 2012 et 2013, les départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales n’ont eu aucun dommage, confirmant depuis 2011, le regroupement de l’essentiel de la population d’ours dans les Pyrénées centrales (entre la rive droite de la Garonne et le Couserans).

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Les principaux pics de prédations remarqués (graphes n°6 et 7) correspondent essentiellement à des comportements individuels (Néré, Boutxy et Kouki en 2000, Papillon en 2003, Francka 2006/2007).

Toutefois, en 2012, cinq ours différents ont été identifiés sur au moins 34% des attaques et trois dérochements de 6 à 18 brebis sont en partie à l’origine du pic concernant le nombre d’animaux domestiques impliqués.

Pour la période 2006-2014 (données homogènes sur les versants français, espagnol et Andorran), le nombre d’attaques d’ours sur le cheptel domestique est globalement stable. (graphe n°7).

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Données provenant d’Espagne et d’Andorre

En Catalogne, au sein de l’aire de répartition qui est continue, 3 zones de présence particulières se distinguent : Val d’Aran, Alt Aneu, Alt Cardos/Vallferrera. En 2014, 15 échantillons ont été analysés par le laboratoire de l’Université Autonome de Barcelone.

Toutefois, 36 échantillons (34 de poils et 2 de crottes), provenant de cette province, ont été analysés par le LECA de Grenoble sur le budget de l’équipe ours de l’ONCFS Neuf ours différents ont ainsi été identifiés par la génétique dont 5 non détectés côté français. Même si ce faible échantillonnage pourrait induire une sous estimation de l’effectif minimal détecté, 22 ours ont néanmoins pu être différenciés sur cette province grâce aux différentes méthodes et techniques de suivi similaires à celles utilisées sur le versant français.

En Andorre, pour la première fois depuis 2009, un indice d’ours (crotte) a été relevé au mois de septembre 2014, par les Gardes del Cos de Banders, dans le cadre du suivi opportuniste, sur le territoire de la Paroisse d’Ordino.

En Aragon, 2 ours ont été détectés dans les zones identifiées les années précédentes : Néré,, dans le noyau occidental, près de la frontière avec la Navarre et Sarousse, dans le noyau central, près de la frontière avec le Val d’Aran. Au vu des différents indices récoltés et notamment de la photo automatique, cette femelle est toujours isolée du reste de la population.

En Navarre, un dégât sur cheptel domestique, causé par l’ours Néré, a été enregistré.

Analyse des résultats du suivi de la population

Aire de répartition des indices de présence recueillis

L’aire de répartition annuelle de l’espèce a longtemps été calculée à partir de la présence d’au moins 1 indice validé par sous-massif. Les collègues espagnols n’utilisent pas ce découpage ce qui contraint d’élaborer la cartographie à l’aide d’une méthode européenne standard (Directive habitats 92/43/EEC) qui utilise des mailles de 10 km de côté. Chaque maille contenant un indice confirmé est comptabilisée dans l’aire de répartition (carte n° 2).

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En 2014, la présence de l’ours brun sur le massif pyrénéen concerne :

  •  4 départements français : Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Ariège,
  •  3 provinces espagnoles : la Navarre, l’Aragon et la Catalogne.
  • 1 paroisse de la Principauté d’Andorre

L’aire totale de présence de l’ours dans les Pyrénées est de l’ordre de 4.200 km2. Deux zones se distinguent, l’une sur la partie centrale, l’autre sur la partie occidentale, séparées d’une cinquantaine de kilomètres environ par les hauts massifs du Pic du Midi de Bigorre et du Néouvielle.

Dans les Pyrénées occidentales françaises, l’aire de présence est estimée à 1.500 km2 comme en 2013. L’ours brun s’est manifesté de la Vallée d’Aspe (64) à l’Ouest, à la vallée de Barèges (65), à l’Est. Le noyau occidental comprend également le versant espagnol (Ouest de l’Aragon et Est de la Navarre) ce qui porte la superficie totale à 1.800 km2, soit 400 km2 de moins qu’en 2013.

Dans les Pyrénées centrales françaises, l’ours brun est présent sur 900 km2, soit 300 km2 de plus qu’en 2013, évoluant de la rive droite de la Garonne aux vallées d’Ossèse et Cagateille sur la commune d’Ustou (09) où plusieurs indices ont été relevés cette année. Les précédents indices relevés sur cette commune dataient de 2007. Ce noyau s’étend également sur le versant espagnol (Catalogne, Aragon) et andorran pour une superficie totale de 2 400 km2, soit 300 km2 de plus qu’en 2013.

Evaluation de la taille et de la composition de la population

Typages génétiques du matériel biologique recueilli

La génétique est le principal outil qui contribue à déterminer l’effectif minimum de la population d’ours (EMD et EMR) sur la chaîne pyrénéenne. En 2014, le LECA de Grenoble a analysé 193 échantillons ; 157 ont été collectés par le ROB sur le versant français et les 36 autres proviennent du versant espagnol. Parmi ceux-ci, 96 ont permis de distinguer 21 génotypes différents.

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Dans la mesure où peu d’échantillons récoltés sur le versant espagnol ont pu être analysés, les évaluations de la taille et de la composition de la population par la génétique sont probablement sous évalués.

En Pyrénées occidentales, le génotypage a permis d’identifier 2 ours mâles (NDLB: Néré et Cannellito).

En Pyrénées centrales, le génotypage a permis d’identifier 19 ours. Parmi ces derniers, il est à noter que :

  • les génotypes de Châtaigne et Gaïa, filles de Hvala nées en 2013, mettent en évidence que le seul père compatible est Moonboots. Depuis les premières réintroductions en 1996/1997, c’est la première fois qu’un autre mâle que Pyros s’est reproduit dans les Pyrénées centrales.
  • l’oursonne Auberta récupérée dans le village d’Aubert dans le Val d’Aran est la fille de Fadeta et Pyros. Ce génotypage, permet aussi d’ajouter indirectement l’ourse Fadeta dans les individus détectés par la génétique.
  • les 2 oursons observés notamment par la photo automatique sur Alt Aneu en Espagne et par observation directe sur Seix (09) sont 2 mâles, fils de Caramelles et Pyros. Pas encore « baptisés », ils sont identifiés par les codes génétiques S23Slo11 et S23Slo15.
  • l’ours Boavi détecté depuis 2012 sur Lladorre en Espagne est une femelle.


Analyse des photos et vidéos automatiques

En 2014, sur le versant français, si l’on complète cette analyse avec celle des autres types d’appareils photos et vidéos automatiques (soit un total de 107 séries), 11 spécimens ont pu être différenciés soit une diminution de 37 % par rapport à l’année dernière.

Toutefois, elle a permis de détecter (03 juin et 06 septembre à Melles) au moins 1 jeune de 2,5 ans non détecté par les autres techniques. Il s’agit très probablement de Bouba (S18Slo3), fils de Bambou, identifié par la génétique en 2012 et 2013.

Simultanément, un autre individu de 2,5 ans est détecté par la vidéo automatique, sur le versant catalan (commune d’Alt Aneu), à 30 kms à vol d’oiseau. Un échantillon de poils associé à cette vidéo semble confirmer qu’il s’agirait d’une fille de Bambou, soeur de Bouba. Toutefois, son génotype reste à valider dans la mesure où nous ne disposons que d’un seul échantillon de qualité moyenne, donc non repris dans le tableau n°5.

Sur l’ensemble des Pyrénées, en intégrant les résultats de nos homologues espagnols, notamment les photos de Sarousse et celles de 3 femelles avec leurs oursons, le nombre minimum ainsi détecté par la photo automatique est porté à 20.

Le suivi par la photo et vidéo automatique est donc une technique très complémentaire au suivi par itinéraire en repérant des individus non détectés par la génétique et permettant aussi d’avoir une information de terrain rapide notamment pour la détection de femelle suitée.

Mise en relation avec les manifestations simultanées

Cette technique d’analyse s’adapte bien soit aux zones à faible densité, soit à l’identification d’individus particuliers comme les femelles suitées. En 2014, cette technique a permis de constater qu’une femelle suitée de deux oursons n’avait pas été détectée en 2013. En effet, le 9 avril 2014 entre 08h00 et 09h00, une ourse sans marque auriculaire et suitée de 2 jeunes de 1,5 an est observée et filmée par nos homologues espagnols dans le Val d’Aran. A 18h34, alors que ces 3 ours semblent être restés toute la journée dans le même bosquet, Gaïa, fille de Hvala née en 2013 est filmée seule par une caméra automatique (voir photo ci-dessous) sur la commune de Melles (31) à 8 kms à vol d’oiseau.

Bilan démographique

Effectif minimal détecté (EMD)

Les résultats obtenus avec les différentes méthodes1 permettent, chaque année, une estimation de l’effectif minimal détecté (graphe n° 10) et des paramètres démographiques. En 2014, sur l’ensemble des Pyrénées, l’effectif minimal détecté est de 31 ours (dont 2 sont morts en cours d’année) : 29 en Pyrénées Centrales, 2 en Pyrénées Occidentales. (NDLB : 27 ours vivants en Pyrénées Centrales, 2 en Pyrénées Occidentales)

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Structure de la population d’ours

Le sexe ratio de la population, calculé sur 24 individus dont le sexe est connu (77 % de effectif minimal détecté en 2014) est de 14 femelles pour 10 mâles (tableau n° 7). Chez les adultes, il est de 10 femelles pour 6 mâles. Chez les subadultes, on compte 3 femelles pour 2 mâles. Pour les oursons, il s’élève à 1 femelle (Auberta) pour 2 mâles (oursons de Caramelles).

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Le nombre minimal d’individus sexuellement matures (reproducteurs potentiels) s’élève à 16 dont 10 femelles. Ces dernières constituent la fraction la plus importante pour le devenir de la population. Néré et Cannellito, inclus dans cette analyse, ont toutefois très peu de probabilités de pouvoir participer à la reproduction du fait de leur comportement spatial très stable depuis plusieurs années.

La structure de la population (graphe n° 11) montre qu’elle est composée majoritairement de jeunes individus (74 % d’entre eux ont moins de 9 ans). Un seul individu est âgé de plus de 22 ans (Pyros, 26 ans).

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Reproduction

Au moins 3 portées, cumulant au total 6 oursons, ont été détectées en 2014 :

  1. le 17 avril 2014, avec la découverte d’un ourson (Auberta) errant dans le village d’Aubert en Val d’Aran (cf Flash info n°1 du 22/04/2014). Les parents compatibles sont Fadeta et Pyros.
  2. (Toujours dans le même secteur, une ourse avec un seul ourson ont été observés par le biais d’une photo automatique datée du 1er novembre 2014. L’absence de poil associé ne permet pas de savoir s’il s’agit toujours de Fadeta avec un autre ourson ou s’il s’agit d’une portée supplémentaire).
  3. le 25 juin 2014, sur la commune de Lladorre en Catalogne, grâce à une série de photos automatiques datée du 18 mai (cf Flash info n°3 du 27 juin 2014). Les analyses génétiques n’ont pas permis de connaître l’identité de cette portée. Il pourrait s’agir d’une portée de Caramellita ou Boavi sachant qu’elles sont les seules femelles connues et potentiellement reproductrices à fréquenter cette zone. Toutefois, ces 2 femelles ont été photographiées (génétique associée) les 21 et 26 juin mais aucun ourson n’est visible sur les images. L’année 2015 devra donc confirmer ou infirmer l’éventuelle disparition de ces 2 oursons.
  4. le 16 juillet 2014, sur la commune d’Alt Aneu en Catalogne avec le relevé d’une série de photos automatiques datées du 13 juillet (cf Flash info n°4 du 17 juillet 2014). Les 2 oursons sont des mâles dont les parents compatibles sont Caramelles et Pyros.

Mortalité

Deux ours ont été retrouvés morts en 2014

  • Le 09 juin 2014, lors d’une prospection pédestre effectuée sur la commune de Melles en Haute-Garonne, un membre du Réseau Ours Brun (ROB) détecte à distance (vallon opposé) ce qui lui semble être un cadavre d’ours. Il en informe instantanément l’équipe ours de l’ONCFS qui se rend sur place le lendemain. Le 10 juin, l’équipe confirme la présence de la dépouille d’un ours adulte, il s’agit l’ours Balou, mâle de 11 ans réintroduit en 2006 (cf Flash info n°2 du 10 juin 2014). Si l’hypothèse de la mort par fulguration indirecte a été avancée au vu des éléments relevés sur le terrain, elle n’a pas pu être vérifiée ni exclue par l’autopsie. La chute mortelle envisagée en premier temps a quant à elle pu être écartée tout comme l’hypothèse d’une mort par arme à feu ou par empoisonnement.
  • Après 7 mois de captivité dans un parc aménagé et isolé afin d’être relâchée ultérieurement en nature, l’oursonne Auberta est retrouvée morte dans son enclos. L’autopsie effectuée à l'Université Autonome de Barcelone, conclut que la mort est due à des complications accidentelles consécutives à l’opération chirurgicale pour l’implantation d’un émetteur, occasionnées probablement par sa pratique habituelle à grimper dans les arbres. La cicatrice se serait alors ouverte, causant des dommages irréversibles qui ont provoqué la mort rapide de l’oursonne (cf Flash info n°5 du 28 novembre 2014).

Disparitions ?

Soulane et Noisette, 2 ourses non détectées en 2013, n’ont toujours pas été repérées en 2014:

  • Au terme de cette seconde année d’absence de donnée, Soulane est considérée comme disparue.
  • Pour Noisette, il est préférable d’attendre une année supplémentaire pour statuer sur son sort. En effet, une ourse (autre que Hvala) accompagnée de 2 jeunes de 1,5 an a été observée le 09 avril 2014 dans le Val d’Aran (voir § 4.2.4). Hormis Hvala, Noisette était la seule femelle susceptible d’avoir des oursons en 2013 dans ce secteur.

Survie des jeunes

Pour ce qui concerne la survie des jeunes, les différents éléments relevés sur le terrain permettent d’affirmer que les 4 jeunes nés en 2013 ont été repérés vivants en 2014.

Effectif minimal retenu (EMR)

Cette analyse de la tendance de l’Effectif Minimal Retenu permet de réajuster sur les années antérieures, donc a posteriori, la tendance démographique générale à partir d’éléments nouvellement collectés et/ou analysés l’année n+1 voire plus. Cette réactualisation annuelle vise à représenter l’évolution démographique de la population au plus près de la réalité.

Quelques exemples :

  • en 2002, suppression de la présence des 2 oursons attribués initialement à Ziva sur la base d’un témoignage, car depuis cette date, ni cette femelle, ni aucun descendant potentiel de celle-ci n’ont été détectés.
  • en 2010 et 2011, ajout d’un individu correspondant à l’ours subadulte Boavi détecté pour la première fois en 2012 et très probablement né en 2010 au vu de son gabarit.
  • en 2012, ajout de la jeune ourse Soulane (identifiée grâce à un échantillon de poils collecté en 2012 mais analysé en 2013) et d’un subadulte (probablement le 2ème ourson de Bambou détecté par la photo automatique en 2013 mais non repéré en 2012).
  • en 2013, ajout de 3 ours,1 femelle et ses 2 oursons, repérés seulement en 2014.

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La comparaison de ces deux courbes montre que l’EMD surestime ou sous-estime quelque peu la taille de la population mais reflète relativement bien la tendance de l’EMR.

L’EMD, seul paramètre annuel disponible en temps réel une année n, permet donc de représenter de façon assez fiable la tendance réelle des effectifs représentés de façon plus précise par l’EMR les années suivantes.

Conclusions

L’effectif minimal détecté en 2014 est estimé à 31 ours (dont 2 trouvés morts en cours d’année) pour une aire de répartition estimée à 4.200 km2, dont 2.400 km2 en France.

La population est composée de 16 adultes (dont 10 femelles), 9 individus entre 1-3 ans et 6 oursons de l’année.

L’aire de répartition de l’ours brun est globalement stable sur l’ensemble du massif. Néanmoins la superficie du noyau occidental diminue de 400 km2 alors que celle du noyau central augmente de 300 km2. Deux ours évoluent donc sur 1.800 km2 dans les Pyrénées occidentales et 28 sur 2.400 km2 dans les Pyrénées Centro-orientales.

La tendance de l’effectif minimal détecté (EMD) est par contre en augmentation par rapport à 2013, passant de 25 à 31 ours, et ce, malgré un faible échantillonnage génétique sur le versant espagnol qui pourrait induire une sous estimation. Ce faible échantillonnage pourrait notamment être à l’origine de la non détection en 2013 d’une femelle et ses 2 oursons. Repérés seulement début avril 2014, ces 3 individus ont donc été ajoutés à l’effectif minimum retenu (EMR) de l’année 2013.

Au moins 3 portées, cumulant au total 6 oursons, ont été détectées. Un mâle adulte (Balou) et 1 ourson de l’année (Auberta) ont été trouvés morts en cours d’année.

Pour la première fois depuis les premières réintroductions, un mâle autre que Pyros, Moonboots, s’est reproduit dans les Pyrénées centrales. Aucune descendance de l’ours Balou (trouvé mort début juin) n’a été observée à ce jour.

Les 4 oursons nés en 2013 ont été repérés vivants au cours de l’année 2014. Par contre, l’ourse Soulane, née en 2011 et non repérée depuis 2 ans, est considérée comme disparue. Pour Noisette, également non repérée depuis 2 ans par la génétique, il est préférable d’attendre une année supplémentaire pour statuer sur son sort dans la mesure où elle pourrait être potentiellement la mère des 2 oursons nés en 2013 et repérés seulement en 2014. Il est aussi à noter qu’Alos et Bambou n’ont pas été détectés en 2014 alors qu’ils étaient présents en 2013.

En 2015, le nombre de femelles susceptibles d’être suitées est estimé à 5 (Hvala, Nheu, Plume, Callisto et Caramellita ou Boavi) voire 7 si l’on compte Bambou et Noisette (non détectées en 2014 mais pas considérées comme disparues).

Le rapport “Suivi de l’ours brun dans les Pyrénées françaises” a été élaboré par J.J. CAMARRA, J. SENTILLES, N. BOMBILLON, P.Y. QUENETTE - ONCFS Equipe Ours, avec la collaboration des membres du Réseau Ours Brun, des Ministères de l’Environnement d’Andorre, d’Aragon, de Navarre et de Catalogne et du Conseil Général du Val d’Aran.

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