Un garçon d'une douzaine d'années a été tué aujourd'hui près de Mesnières-en-Bray en Seine-Maritime d'une balle dans la tempe, tirée - semble-t-il accidentellement - par un chasseur de 82 ans.
Le garçon et son père participaient à une randonnée rassemblant une dizaine de quads, à Mesnières-en-Bray, entre Dieppe et Rouen. Ils circulaient sur un chemin rural traversant un bois privé dans lequel se déroulait une battue, a expliqué le maire de la commune, Dany Minel. "Le papa, avec son fils derrière lui, s'est alors arrêté pour discuter avec un des chasseurs. Il n'y a pas eu d'altercation ni de conflit, mais un échange sur la façon d'avertir quand il y a une partie de chasse", a affirmé le maire. Le chasseur, qui se trouvait sur un talus, s'est ensuite retourné "et le coup est parti", a précisé le maire, évoquant "un accident de chasse". Le chasseur a été placé en garde-à-vue. C'est la 39éme victime de cette saison de chasse.
Un policier blessé par balle en voulant stopper une bagarre entre promeneur et chasseur
Samedi matin (20/08/2011), aux alentours de 7 h 30, un homme avait décidé d’aller promener sa chienne Dobermann sur l’ancienne voie romaine, au lieu-dit Vigne Longue, sur la commune de la Capelle-Masmolène. Quand pour une raison indeterminée, la chienne a quitté le sentier pour aller s’engouffrer dans les buissons.
Quelques minutes plus tard, alors que son propriétaire est à sa recherche, ce dernier entend des coups de fusils et en s’engouffrant dans les fourêts, il découvre son animal gisant à terre, mort. Non loin, se trouve un chasseur. C’est lui qui visiblement "par accident" a tiré sur le chien.
Le propriétaire de la bête fou de rage réprimande le chasseur qui ne se laisse pas faire et s’en suit une bagarre. Arrive alors, un troisième homme, âgé de 50 ans et policier maître-chien de son état qui tente de séparer les deux autres. Dans la bagarre une balle "s’échappe" de l’arme du chasseur et vient se loger dans le genou du policier. Gravement touché, l’homme a été héliporté à CHU de Carrémeau à Nîmes. Les gendarmes de la brigades d’Uzès ont ouvert une enquête.
Quel manque de chance quand-même, si on ne peut même plus tirer les chiens ! Nihous, que fais-tu ? Faut bien s'entrainer, c'est bientôt l'ouverture. C'est dingue quand même que les balles s'échappent des armes. Reviens, sâle bête !
Le 11 novembre 2009, la balle de chasse avait traversé le salon d'une maison de Saint-Bonnet-de-Rochefort, passant à 22 centimètres de la tête d'un homme qui regardait tranquillement la télévision. Hier, le tribunal de Cusset a condamné le chasseur à une peine d'amende de... 38 euros.
Cet habitant de Gannat, chasseur expérimenté, était initialement poursuivi devant le tribunal correctionnel pour "mise en danger d'autrui par violation manifestement délibérée d'une obligation, règle de sécurité ou de prudence".
Le tribunal a requalifié les faits en "violation d'une interdiction ou manquement à une obligation édictée par décret ou arrêté de police pour assurer la tranquillité, la sécurité ou la salubrité publique". Simple contravention de 1er classe.
Le tribunal a notamment considéré que le chasseur n'a pas pris un risque de manière délibérée.
Accidents de chasse : on commence la saison 2011-2012 par un mort et une énigme !
21 juin 2011 - Accident de chasse ? Deux jours après la découverte de la dépouille ensanglantée de Jean-Paul Lecomte, mardi après-midi dans les bois de Trémery, la question reste sans réponse. Au point que le parquet de Metz envisageait, hier soir, d’ouvrir une information judiciaire en recherche des causes de la mort de cet habitant de Florange.
Le sexagénaire, grand amateur de chasse, a été découvert au pied d’un mirador par des amis, partis à sa recherche alors que son épouse s’inquiétait de ne pas le voir revenir d’une sortie matinale à l’affût. Les gendarmes de la communauté de brigades de Vigy et les hommes de la brigade de recherches de Metz sont confrontés à des zones d’ombre qu’éclairciront, peut-être, de futures analyses.
Si l’autopsie a révélé, hier après-midi, que le malheureux a été mortellement touché à l’abdomen par une balle de sa carabine, selon une trajectoire de bas en haut, les gendarmes ne parviennent pas à expliquer certains détails de la scène. Le corps gisait ainsi au sol alors que l’arme était posée, à deux mètres de là, contre le mirador et canon vers le haut. Dans ces conditions, comment le coup a-t-il pu partir ? Les gendarmes n’écartent aucune piste.
« Le décès d'un homme par arme à feu ne peut être considéré comme une fatalité »
C'est ce qu'a déclaré le procureur de Mont-de-Marsan. Voilà un accident de chasse mortel qui m'avait échappé. Ca se passe le 7 août 2010 à Miramont-Sensacq, dans les Landes 40. L'auteur du coup de feu qui avait coûté la vie à un conseiller municipal et l'organisateur de la battue comparaissaient hier devant le tribunal de Mont-de-Marsan. Résultat : quinze mois avec sursis requis pour homicide involontaire. C'était le 1er mort de la saison, on en est à plus de quarante.
L'image de marque des chasseurs en baisse
Les chasseurs plus gênants que les voitures pour les promeneurs titre Romandie.com
Paris - Les chasseurs représentent désormais une gêne plus importante que les voitures pour les promeneurs en balade dans la nature, selon un sondage présenté mardi lors des Etats généraux de la chasse. Selon ce sondage Ifop, 65% des personnes interrogés se disent gênées par les chasseurs lorsqu'elles se promènent dans la nature (contre 44% en 2000).
En dépit d'une baisse continue des effectifs (1,3 million aujourd'hui contre 1,8 million il y a 20 ans), les chasseurs sont désormais la première gêne des promeneurs, devançant les voitures (62%, contre 52% en 2000), les panneaux "interdiction d'entrée" et les clôtures (30%, contre 22% en 2000), les personnes avec des chiens (19%, contre 20% en 2000) ou les vététistes (18%, contre 11% en 2000). Le sondage a été réalisé du 7 au 10 février 2011 auprès de 1.007 personnes.
L'institut de sondage, à partir d'une étude CSA datant de mai 2008, précise que les chasseurs sont paradoxalement jugés "légitimes" sur les questions environnementales, avec 60% des Français qualifiant de positif leur rôle pour "la préservation de la nature et de l'environnement". "Le sondage ne fait pas la différence entre milieu urbain et milieu rural. En milieu urbain, il est clair que l'espace est plus restreint et la cohabitation peut être plus difficile, mais pas en milieu rural", a précisé à l'AFP Bernard Baudin, président de la Fédération nationale des chasseurs.
"Nous n'avons pas à rougir de ce que nous sommes!", a pour sa part lancé à la tribune le président (UMP) du Sénat, Gérard Larcher. (NDLB : S'il le dit, c'est que certains rougissent.) "Nous devons revendiquer notre apport à la nature" non comme "un acte de contrition mais comme un acte de foi", a ajouté ce grand amateur de chasse.
Les Etats généraux de la chasse, organisés mardi et mercredi à Paris, doivent permettre aux chasseurs de réfléchir aux moyens de s'imposer comme "vigies de la nature" à l'instar des associations de défense de l'environnement avec des propositions pour les 20 prochaines années.
Mercredi, les ministres de l'Agriculture, Bruno Le Maire, et de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, sont passés à ces Etats généraux, les premiers depuis 1990, auxquels participent quelque 400 dirigeants de la chasse française et une cinquantaine de parlementaires.
L'image de marque des hommes politiques aussi
Le plus grand rassemblement de "bulletinsdevotes cendrés"
Etats généraux de la chasse à Paris : voilà plus de 10 ans qu'on n'avait pas vu un aussi grand rassemblement de ces volatiles. Il y en aurait 13 millions en France. Ils se rassemblent, chantent, pérorent et s'applautissent. Ils sont en chaleur, c'est la période du rut.
Quel gâchis de laisser tout ces bulletinsdevotes en liberté. Certains hommes politiques profitent de se rassemblement pour tester les appeaux qu'ils confectionnent chaque année avec soin.
Bruno Le Maire appâte (à pattes?)
Il fallait un premier. C'est Bruno Le Maire qui commence. Il aurait été étonnant qu'il n'appâte pas. Le ministre de l'Agriculture a dénoncé mercredi "les raccourcis et les amalgames" dont les chasseurs font, selon lui, régulièrement l'objet. "Quand j'entends dire que les chasseurs sont des tueurs qui ne sont pas respectueux de l'environnement et de la biodiversité (...) les bras m'en tombent", a déclaré M. Le Maire. 41 personnes, bulletinsdevotes cendrés ou non ont vu leur bras tomber définitivement cette année !
Dans la salle, la distraction se change en intérêt, le murmure en sourires. L'appeau semble fonctionner. Alors Le Maire continue et souffle dans son machin tant qu'il a de l'air dans ses poumons : "Les slogans, les raccourcis et les amalgames" ne font "jamais avancer les choses", a-t-il ajouté, saluant l'organisation d'états généraux :"une méthode intelligente, une méthode de dialogue, une méthode qui donnera des résultats". "La chasse est un atout majeur pour la ruralité. Ce n'est pas simplement une occupation du dimanche, ce sont des valeurs de convivialité, de proximité avec la nature et de respect de la nature".
Bruno Le Maire, désireux de rassurer les volatiles en disparition, pousse la note sur les prédateurs de nos oiseaux. Il a "dénoncé, en termes très vifs, la campagne choc de la fédération écologiste France Nature Environnement" qui profite lâchement du du Salon de l'agriculture pour dénoncer en vrac les OGM, la prolifération d'algues vertes et la dangerosité des pesticides pour les abeilles. Quels empécheurs de polluer en rond ! "Quand j'entends une association de défense de l'environnement, aux propos d'ordinaire plutôt raisonnables, reprendre le vieux refrain +agriculteur = pollueur+, en employant des images fortes pour choquer et scandaliser, je dois dire que je suis partagé entre la consternation et la colère". Question? Mr. Le Maire a-t-il visité les plages bretonnes l'été ? Son ministère a-t-il pris connaissance des analyses chimiques des eaux de surface et des napes phréatiques profondes en France ?
"La campagne de FNE contre l'agriculture est une campagne - et je pèse mes mots - scandaleuse et inacceptable", a-t-il ajouté, provoquant une salve nourrie d'applaudissements parmi les Bulletinsdevote rassemblés. En voilà un beau roucoulement ! (Source).
Jean Lassalle teste son chant d'amour dans la salle
Premières notes: Jean Lassalle, le député MoDem des Pyrénées-Atlantique lance un petit "Les chasseurs sont en voie de disparition" pour tester son petit bout de bois. D'autres vont s'essayer après lui, comme le député de la Corrèze François Hollande, ou le Girondin Henri Sabarot, président de l'Office national de la Chasse et de la faune sauvage.
Le député chanteur voyant les pigeons s'approcher continue...
"Je ne suis pas chasseur, mon père et mon grand-père ne l'étaient pas, mais je suis maire d'un petit village où 80 % des habitants sont des chasseurs. Je peux me permettre de ne pas l'être, ils font le job ! Pour moi, la chasse m'inspire trois choses :
Tout d'abord, c'est la gestion du territoire et de la faune. Les chasseurs font ça très bien, ils sont très organisés avec des fédérations qui les aident. Les sangliers sont un gros problème et leur régulation est importante.
Deuxième chose : les chasseurs regardent ! Lorsqu'ils parcourent la campagne, ils peuvent signaler tout élément anormal dans l'espace rural : une clôture arrachée, un mur qui menace de s'effondrer, un problème sur un troupeau. Enfin, la chasse est un moment de rencontre et de convivialité, très important. Mais je ne sais pas si cela va durer encore très longtemps…
Aujourd'hui l'image du chasseur n'est pas très bonne, face au « gentil » protecteur de la nature. Mais il faudrait prendre garde à ce que le chasseur lui-même ne devienne pas une espèce en voie de disparition. Il serait bien que les gens de la ville viennent nous voir, qu'ils fassent l'effort de comprendre les chasseurs, qu'ils ne nous jugent pas avant : il y a des connards partout !
Lui aussi sort alors son petit couplet sur les prédateurs : "Quant à moi, je vais profiter de ces états généraux pour parler de certains défenseurs de la nature : il faudrait que certains viennent enfin nous dire clairement d'où vient l'argent de leur fondation. Que Nicolas Hulot par exemple reconnaisse qu'il est financé par Rhône-Poulenc !" (Source)
Nathalie Kosciusko-Morizet dévoile ses plus beau atours
La Ministre de l'Environnement et de plein d'autres choses s'ouffle timidement dans son machin : « Je signerai dans les jours qui viennent l'arrêté accordant à la Fédération nationale des chasseurs l'agrément comme association de protection de l'environnement. (...) L'implication des chasseurs dans la préservation de la biodiversité est une réalité. Elle est inhérente à l'art même de la chasse, qui n'aurait tout simplement aucun sens si cette biodiversité était menacée ». (NDLB : C'est vrai ça, la chasse n'a aucun sens pour les espèces menacées. On le voit avec le Grand-Tétras, l'ours..!)
NKM essaie alors une autre mélodie : "Mes services travaillent sur deux propositions de loi visant à améliorer la pratique de la chasse en renforçant la gestion des espèces de gibier". Renforcer la gestion ! Késaco? La ministre entend profiter de l'occasion pour simplifier les textes existants. « Et je vous redis que cette proposition de loi sera aussi l'occasion de rappeler le rôle des chasseurs dans la conservation de la biodiversité. » On va donc savoir bientôt comment les chasseurs vont devoir s'impliquer dans la conservation de la biodiversité..., en adaptant un peu leurs pratiques? Je me réjouis de savoir, enfin. Le son de l'appeau de NKM n'a pas soulevé les plumes des bulletinsdevotes cendrés en rut, cela n'étonne personne. Pourtant, son chant semble habile... (source)
Frédéric Hihous et le CPNT n'étaient pas invités
On n'a donc pas entendu la partition, le solo de flûte enchantée, le grand pipeau que Chasse, Pêche, Nature et Tas de couillons ont l'habitude d'entonner quand ils nous cassent les oreilles. Il semble y avoir de l'eau dans le gaz entre la FNC et CPNT. (source)
Un lourd bilan
Et après ? Et bien la saison du rut se termine, les bulletinsdevotes cendrés s'en retournent dans leur Bouchonois, les ministres dans leurs ministères, les politiciens à leurs espoirs et les appeaux dans les armoires. Rideau. Cot cot cot fait la galinette, deux crou longs, deux crou courts fait l'oiseau bleu (le pigeon)!
Etaient présent parmi les bulletinsdevotes cendrés : “des grands témoins, des élus associatifs, des intellectuels, deshommes politiques », Gérard Larcher, François Patriat, Guy Vasseur, Claude Roustan, Pascal Vautier, Victor Scherrer, Bertrand Hervieu, Patrick Blandin, Jean-Pierre Digard, Véronique Mathieu, Gilbert de Turckheim et Jérôme Fourquet « pour interpeller les représentants de la chasse française, et les aider à imaginer la chasse, entre nature et futur. » et des « leaders politiques » : Jean-François Copé, François Hollande, Jean Lassalle, André Chassaigne.
« Le décès d'un homme par arme à feu ne peut être considéré comme une fatalité », a déclaré la veille Clémentine Chovin. Le 7 août 2010, c’était le premier accident de chasse mortel de la saison, bien loin déjà.
Durant cette saison de chasse 2010-2011, à ce jour, il y a eu 11 morts par arrêts cardiaques et 30 accidents de chasse mortels dont : 9 tirs directs, 2 ricochets mortels, 6 chutes où le coup est parti, 5 chutes de palombières, 3 chutes dans le relief, 5 noyades et particularité du tableau : deux chiens, un âne, quatre vaches et quatre chevaux. 30 morts ! Des fatalités paraît-il, le "fruit d'un hasard malheureux". Et bien sciont l'arbre! La presse ne dit pas si les chasseurs ont parlé de ce macabre tableau au cours des Etats généraux de la chasse à Paris. "Les bras m'en tombent" n'a pas dit Bruno Le Maire; il aurait dû.
Que faites vous dimanche prochain, vous sortez ?
La musique adoucit les moeurs. Ça vous dit d'écouter "Les Ashtones" dans "Shit in my Blood" (De la merde dans mon sang)? Les Ashtones, cela ne vous dit rien ? C'est le nom du groupe dont un membre est mort sur l'autoroute à Ladoix-Serrigny. Une balle perdue ! J’en connais qui vont dire : « Quelle musique de sauvage! »
Le dimanche 9 janvier 2011, un enfant a été tué accidentellement par un chasseur lors d'une partie de chasse au sanglier près dun petit village de Zuani en Haute-Corse.
Jean-Paul Richier a envoyé sa réaction à la Buvette des Alpages. Tribune libre
Quand l'Éducation nationale est complice de la mort d'un enfant
Alors que la mort accidentelle d'un enfant vient d'illustrer les dangers de la chasse, l'Éducation nationale assume la lourde responsabilité d'avoir officiellement permis aux chasseurs d'intervenir dans les écoles pour promouvoir leur activité.
Ce dimanche 9 janvier, un garçon âgé de 11 ans, qui participait à une battue au sanglier avec son père, a été tué d'une décharge de chevrotine en pleine tête, près de Zuani, village de Haute-Corse (cf. article de Corse Matin ou de La Provence.
La mort prématurée d'un homme est toujours un drame, et celle d'un enfant est un drame particulièrement éprouvant, en particulier pour sa famille, que nous ne pouvons qu'assurer de notre plus profonde compassion.
Mais il faut à cette occasion se poser des questions, afin d'éviter le renouvellement de tels faits.
Quelle est la région qui compte la plus forte densité de chasseurs? La Corse. (ici)
Quelle est la région qui compte le taux de décès par armes à feu le plus élevé ? La Corse (avec un taux de décès de 15,9 pour 100.000). (ici)
Qui est le président de la Fédération Régionale des Chasseurs de Corse ? Paul-Joseph Ettori.
Qui est le président de la Mission Education Sensibilisation à l'Environnement de la Fédération Nationale des Chasseurs ? Paul-Joseph Ettori.
Quel est l'objet de cette "Mission" ? Amener les enfants à la chasse, sous couvert d'actions éducatives menées par les Fédérations Départementales des Chasseurs (FDC) auprès des écoles (de la maternelle au lycée, y compris les instituts médico-éducatifs) et des organismes de formation des enseignants.
La FNC a publié en septembre 2008, sous l'impulsion de Paul-Joseph Ettori, un inventaire détaillé : "l'Atlas des actions éducation et sensibilisation à l'environnement des FDC", qui répertorie les actions des FDC dans plus de 50 départements, en pas moins de 104 pages. Précisons que Paul-Joseph Ettori est inspecteur de l'Éducation nationale. On peut y lire en introduction : "A la demande de l'équipe pédagogique et en accord avec le président Paul-Joseph Ettori, le technicien de la FDC Stéphane Pédinielli s'est récemment déplacé à l'école Joseph Piétri pour 3 journées d'animation en milieu scolaire. Sous les regards ébahis des enfants, tel le Père Noël, ce dernier a sorti de sa hotte, non pas des jouets, mais un lièvre, un faisan, un perdreau et une bécasse merveilleusement naturalisés." Merci Père Noël...
En mars 2009, le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, et le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, recevaient le Président et le vice-président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), ainsi que Paul-Joseph Ettori en tant que responsable de la Mission Education et sensibilisation à l'environnement. Un an plus tars, en mars 2010, la FNC signait la première convention de partenariat avec le Ministère de l'Éducation nationale. En juin 2010, L'Académie de Corse a été la première à appliquer cette convention à l'échelon régional, avec la signature d'un protocole entre le recteur de l'Académie de Corse et la Fédération Régionale des Chasseurs de Corse.
Signalons aussi qu'en septembre 2010, Paul-Joseph Ettori, fort de ces actions de lobbying a failli être élu à la tête de la Fédération Nationale des Chasseurs. Il a été battu d'une courte tête par son rival Bernard Baudin.
Deux conclusions s'imposent. D'une part, la FNC et les FDC, en faisant la promotion de la chasse auprès des enfants et de leurs parents, ont une irréfutable responsabilité dans ce genre d'accidents tragiques. Mais ceci n'est qu'une déclinaison de leur action de lobbying : elles sont hélas dans leur rôle. D'autre part, le Ministère de l'Éducation et l'Académie de Corse ont eux une responsabilité beaucoup plus écrasante, car il devrait leur appartenir, au nom du bien commun et de l'intérêt des enfants, de faire des choix et de savoir résister aux pressions des lobbies.
Même abstraction faites des questions éthiques et écologiques, en passant une convention avec la Fédération Nationale des Chasseurs, donc en banalisant la chasse auprès des enfants, le Ministère et les Académies prennent des risques inacceptables en matière de sécurité des enfants.
Des associations comme l'Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), le Rassemblement pour l'Abolition de la Chasse (RAC) ou Convention Vie et Nature (CVN) ont élevé des protestations auprès du Ministère de l'Education, soutenues par des dizaines d'autres organisations comme La Fondation Droit animal, éthique & science (LFDA), la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), One Voice etc. Ces associations défendent certes les animaux, mais elles défendent aussi les hommes. On pourra consulter par exemple la lettre du RAC contre les "interventions des chasseurs en milieu scolaire", la campagne de l'ASPAS "Non aux chasseurs dans les écoles", ou la pétition de CVN "Pas de chasseurs dans les écoles".
Dans une chronique publiée dans le journal "Le Monde" du 14 octobre 2010, intitulée "Des cartables et des fusils de chasse", David Chauvet commentait la convention de mars 2010 entre Luc Chatel et la Fédération Nationale des Chasseurs. Il concluait "Et tant pis si des enfants y laissent leur peau."
Jean-Paul Richier Adhérent de la CVN, correspondant du Pôle Communication
L'année 2011 commence mal pour les chasseurs et pour ceux qui restent à portée de tir. Durant les 9 premiers jours de janvier, on compte 5 victimes lors de partie de chasse:
Un chasseur de 51 ans tué par balle en Haute Savoie,
Un chasseur de 57 ans tué à Blicourt,
Un chasseur de 62 ans se noie dans la Dordogne,
Un garçon de 12 ans tué en Haute-Corse
Un automobiliste tué sur l'autoroute par une balle perdue en Côte d'Or...
Un autre enfant de 12 ans a été grièvement blessé dans le Finistère.
En général, c'est le lundi que la presse nous informe des accidents de chasse en France. J'espère ne pas avoir à changer cette note demain.
Décembre 2010. Dans les hébergements d'urgence affluent ceux dont l'existence s'est rétrécie.
«Tout ça, je l’ai pas voulu»
Cela fait deux ans que Thierry, 50 ans, est là «à 100 %» (NDLB : Dans un centre d'hébergement d'urgence). «Ici, je n’ai pas à me plaindre», résume celui qui admet «un caractère assez impulsif». Son parcours est saisissant. Jusqu’en 2007, il a «une bonne place, un bon salaire, une maison». Jusqu’à cette partie de chasse: «Un accident. Ma fille de 14 ans est morte. C’est moi qui tenais le fusil. Voilà, j’ai tué ma fille».
Tout vacille mais, pendant quelques mois, Thierry conserve son travail. Puis craque: «Je suis tombé dans l’alcool. J’ai insulté du monde, il y a eu les bagarres…».
Sa chute donne le vertige: «J’ai commencé à vivre dans la rue. A y dormir. Un soir que je dormais le long de la Meuse, j’ai fait de l’hypothermie. Je me suis retrouvé à l’hôpital.» Avec son index, il touche le bout de ses chaussures, comme celui qui vérifie qu’elles sont à la bonne pointure: «Il me reste un orteil et demi au pied droit, trois et demi au gauche. Le reste était gelé, les médecins me l’ont enlevé. Ce truc-là, je croyais que ça n’arrivait que lorsqu’on dort près des plus hauts sommets.»
Aujourd’hui, il touche une demi-retraite, devrait peut-être avoir un appartement. «Le problème, c’est mes fréquentations car des gens comme moi, il y en a plein. Si je mets le nez dans l’alcool dès le matin, c’est foutu. Quand j’attends l’après-midi, ça va. Mais si je bois trop, je deviens méchant. Des fois, ce n’était pas beau… Les gens d’ici, c’est grâce à eux que je m’en suis sorti.»
Il marque un temps, regarde ses chaussures. «Après, tout ça, je l’ai pas voulu… Comme quoi, ça arrive vite de tomber de l’échelle. Il suffit de casser un barreau pour que tout le reste se fracasse».
Les chasseurs ont une mauvaise vue : après avoir tué un âne, quatre vaches, c'est au tour d'une jument d'être tuée par un chasseur! Du côté des humains, on en est à 16 morts.
Haute-savoie / Menthonex-en-Bornes
Il croit tirer un sanglier... et tue une jument
L’information vient d’être connue mais les faits remontent à la nuit de dimanche. Le jour n’est pas encore levé sur Menthonex-en-Bornes quand des coups de feu retentissent suivis du râle terrible d’un animal.
Réveillés en sursaut, les habitants, groggy, regardent l’heure. Il n’est pas 6 heures ! Qu’a-t-il pu se passer de si grave pour que, presque aussitôt, l’agitation s’empare de ce village ?
La nouvelle va rapidement se répandre créant la stupeur et l’effroi. Un chasseur vient d’abattre une jument poulinière, pourtant à l’abri dans son enclos ! Embarrassé, le chasseur dit avoir confondu la jument... avec un sanglier ! Puis, il déplore son acte en invoquant qu’il s’agit d’une balle perdue. Sauf qu’un constat établi par le vétérinaire -appelé pour euthanasier la pauvre bête indiquera qu’elle a été touchée de deux balles !
En guise d’excuses (sic), le chasseur aurait proposé d’indemniser le propriétaire, qui n’a pas souhaité porter plainte. Sauf que les riverains ne cachent pas leur inquiétude et leur indignation de voir que des actes de chasse ont lieu la nuit et a fortiori à 150 m des habitations ! Et aspirent de tous leurs souhaits que la fédération de chasse prennent des dispositions pour prévenir d’autres accidents.
Interrogée, elle a réagi vivement hier soir : «C’est un accident inadmissible, contraire aux règles élémentaires de sécurité dans l’organisation et la réalisation d’une action de chasse. Et contraire à notre éthique».
La dangerosité de la chasse reconnue par les chasseurs
Vendredi 15 octobre 2010, une partie des médias français, dont France Inter, nous apprenait qu’un couple habitant la région de Limoges avait retrouvé une balle de gros calibre dans la chambre à coucher de leur jeune fils, celle-ci ayant traversé la fenêtre de ladite chambre située à l’étage.
D’abord terriblement choqué en pensant aux conséquences dramatiques que ce tir aurait pu entraîner, le couple a décidé de porter plainte contre X. Aux dires de la gendarmerie locale, l’auteur du coup de feu a toutes les chances de rester non identifié.
Non loin de leur domicile se déroulait une battue au sanglier organisée par l’ACCA locale. A la connaissance de cet incident, le président de cette ACCA est venu présenter ses excuses tout en précisant que cette balle ne provenait pas forcément de la battue qu’il supervisait puisque «elle pouvait avoir été tirée très loin de son lieu d’impact et avoir ricoché plusieurs fois avant de terminer sa course dans la chambre à coucher».
Ainsi, une association de chasse a reconnu publiquement le caractère dangereux et aléatoire du matériel que les chasseurs utilisent pour s’adonner à leur loisir.
Doit-on en tirer la conclusion que l’activité de chasse est perpétrée par des individus qui ont toute conscience du danger sur autrui de leur pratique mais qui font le choix de prendre le risque, pour assouvir leurs fantasmes, qu’au final la victime ne soit pas non-humaine mais bel et bien humaine ?
Une reconnaissance du danger de cette activité par ses propres pratiquants qui vient s’ajouter aux statistiques incontestables des victimes de la chasse qui se répètent inexorablement ces dernières années (un mort par semaine, un blessé par jour), aux rapports démontrant la perturbation de la biodiversité par ceux qui se revendiquent en être les régulateurs, aux études scientifiques mettant en lumière la souffrance endurée par les victimes non-humaines, aux témoignages accablants concernant les pratiques cynégétiques (véneries finissant au poignard dans des salons, déterrages sanglants suivis du piétinement de l’éventuelle progéniture…), sans parler des faits divers qui remplissent nos journaux locaux et où l’on découvre les nombreux règlements de compte conjugaux, familiaux, de voisinage, qui se concluent par des homicides réalisés avec des armes de chasse, ou les accidents mortels suite à la manipulation de carabines laissées à la portée d’enfants.
Qu’une classe politique au pouvoir ait décidé de cautionner tous ces méfaits pour caresser une partie de son électorat dans le sens du poil, comme elle le fait avec une autre frange de ses électeurs à l’aide de son sacro-saint bouclier fiscal, soit.
Qu’elle accepte la destruction d’un bien commun qu’est la nature et la mise en danger de la vie de tous, là elle est totalement déconnectée de ses devoirs premiers.
La dangerosité de la chasse reconnue par les chasseurs ?
Je ne le pense pas. Ainsi, «SusScrofa», le super modérateur du site sangliers.net écrit ici : «J'ai remarqué que, sensibles que nous sommes à ces accidents, nous avions toujours l'impression que chaque année était une "année noire". Heureusement, il n'en est rien. 2008-2009 se révèle à ce jour comme une année statistiquement normale, avec 23 fatalités répertoriées à ce jour. Elle se situe dans la tendance de baisse historique des accidents de chasse et en dessous de la moyenne des 15 dernières années : 32 morts/an. Certes nous voulons faire mieux et tous les acteurs de la chassent montrent leur intérêt pour les actions de formation et de prévention. Sangliers.net est heureux de contribuer à ces efforts et à leurs résultats.»
Remarquez l'usage du terme fatalités pour accident de chasse mortel ! "C'est ton destin" diraient les Inconnus. Destin fatal statistiquement normal. Le forum de ce site de chasseurs comporte à ce jour 762 fois le mot condoléances, 996 rétablissement, et 3311 accident. Des occurences statistiquement normales semble t-il. Et c'est loin d'être fini car le chiffre des accidents de chasse 2010-2011 et des fatalités mortelles est en avance sur les deux dernières années. Ils sont trop sensibles. Ce ne sera pas une nouvelle année noire, juste une année sanglante. Et comme on est lundi, les mauvaises nouvelles du week-end vont tomber...
Ouverture de la chasse, ou bien ouverture de la casse ? On compte déjà cinq accidents de chasse (quatre blessés et deux morts dont un enfant de 10 ans) sur les chasses à ouverture anticipée, alors que l’ouverture générale n’a pas encore eu lieu. L’ASPAS, qui propose des solutions réalistes, est exclue des débats.
A la veille de l’ouverture générale, le ministre de l’écologie organise une réunion sur la «cohabitation» avec la chasse. Mais ne siègeront que les associations de la table ronde chasse ! Aucune structure représentant les autres usagers de la nature (randonneurs, vététistes, cavaliers, ramasseurs de champignons, etc.). Ni l’ASPAS, face à qui le ministre s’était pourtant engagé. En effet, l’ASPAS est très en pointe sur ce sujet, et travaille depuis des années avec ces autres usagers de la nature, des victimes et familles de victimes d’accidents de chasse !
Le 10 février dernier, l’ASPAS remettait plus de 250.000 signatures à Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie pour lui demander le dimanche sans chasse et d’autres mesures efficaces pour enrayer ce mal bien français : les accidents de chasse. Le ministre s’était alors engagé à ouvrir un vrai débat et à prendre, enfin, des mesures innovantes. On les attend.
Comment expliquer cette absence soudaine de l’ASPAS ? Son Président, Pierre Athanaze, ancien administrateur de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, et grand connaisseur du dossier, n’a rien d’un dangereux extrémiste. Mais les chasseurs semblent fuir le dialogue. De très fortes pressions ont été exercées contre l’ASPAS par la fédération nationale des chasseurs et par le président de l’ONCFS Henri Sabarot (ex numéro 2 du parti «jusqu’au-boutiste» Chasse Pêche Nature et Tradition…). Pourtant, un établissement public comme l’ONCFS, sous tutelle des ministères de l’écologie et de l’Agriculture, se doit (se devrait…) d’une neutralité exemplaire sur un tel dossier.
L’ASPAS condamne l’attitude partisane de Jean-Louis Borloo. Celui-ci a été très enclin à prendre un décret de délit d’entrave à la chasse, pour deux ou trois chasses à courre dérangées chaque année par des militants de la cause animale, mais il ne fait rien pour éviter des centaines d’accidents de chasse et des dizaines de morts chaque année suite aux «traditionnels» accidents de chasse. Pour complaire aux intransigeants dirigeants de la chasse française, le responsable de l’écologie enterre le dossier en organisant une réunion de «cohabitation» où les principaux contradicteurs ont été «évités».
En Général, j'attends l'ouverture pour commencer la liste des accidents de chasse en France. Cette année, on va commencer plus tôt. Cela commence en effet très fort...
Vercors/Une ânesse tuée à la place d’un sanglier lors d’une battue nocturne Un lieutenant de louveterie serait à l’origine de l’erreur.
Incroyable erreur commise la semaine dernière lors d’une battue au sanglier sur le plateau du Vercors. Une ânesse de 9 ans, louée à l’association “Auprès de mon âne” par des touristes partis en randonnée, a été retrouvée morte le 14 juillet au matin près du campement des vacanciers. Elle avait été tuée d’une balle de gros calibre.
Hier, le chef du service départemental de l’office national de la chasse et de la faune sauvage, Philippe Cornet, nous a contactés afin de préciser qu’un arrêté préfectoral avait bel et bien été pris à la suite de dégâts occasionnés sur le plateau du Vercors par des sangliers et qu’une battue avait été organisée. «Pour autant, si nos agents suivent des près ces affaires de dégâts provoqués par les sangliers, ce n’est pas un membre de notre office qui s’en est chargé de la battue du 13 juillet au soir mais un lieutenant de louveterie dont le statut est un peu particulier : il s’agit d’un fonctionnaire bénévole nommé par le préfet. Une enquête a été ouverte par la préfecture afin de déterminer dans quelles circonstances ce monsieur a pu confondre un sanglier et un âne et j’ai appris, dans vos colonnes, que des plaintes avaient été déposées ce qui veut évidemment dire qu’une enquête de gendarmerie sera également effectuée pour faire la lumière là-dessus».
Une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui
En l’occurrence, cette ânesse de 9 ans, qui était auparavant en pleine forme, a été tuée d’une balle de gros calibre. «J’ai posé des questions dans les environs et un berger m’a expliqué qu’un membre de l’office national de la chasse et de la faune sauvage était venu la veille au soir dans le cadre d’une battue au sanglier. Il se serait trompé et n’aurait vu personne aux alentours. Ce qui me pose question puisque les ânes étaient à une trentaine de mètres des tentes. C’est dément de voir que la préfecture autorise des tirs comme ça dans un secteur touristique », raconte Nicolas Audoit.
Du coup, les touristes ont déposé une plainte à la gendarmerie pour mise en danger de la vie d’autrui. Une plainte a aussi été déposée par Nicolas Audoit et une autre pourrait l’être prochainement par le propriétaire de l’ânesse, Alain Francoz, agriculteur à Engins.
«Nous sommes très choqués. Étoile était une ânesse de compagnie. Elle avait un fort caractère, une bonne santé et surtout ma fille en était très proche. Elle est complètement abattue. La personne qui a fait ça n’est pas encore venue me voir pour s’expliquer. A priori, le tir s’est fait de nuit, au phare, mais je ne comprends pas comment on peut confondre un âne et un sanglier.»
Malgré nos sollicitations, ni la préfecture de l’Isère, ni l’office national de la chasse et de la faune sauvage n’ont été en mesure d’apporter des précisions quant aux conditions dans lesquelles ce tir a été autorisé et effectué.
Un chasseur de 68 ans est mort le 3 janvier en tombant dans un précipice rocheux lors d'une battue au sanglier dans les Hautes-Pyrénées.
"Il était à son poste lors d'une battue au sanglier et il a fait une chute d'une quarantaine de mètres, il est mort sur le coup", a expliqué un gendarme du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Pierrefitte-Nestalas, dans les Hautes-Pyrénées. Alertés par les autres chasseurs, les gendarmes du PGHM ont localisé depuis leur hélicoptère le corps du chasseur et montagnard expérimenté, au bas d'une barre rocheuse, à 1.500 mètres d'altitude.
C'est accident qui, puisque certains jouent sur les mots, n'est pas un "accident de chasse", mais un accident "pendant la chasse" est le 18ème accident mortel cette saison. Certains chasseurs, désireux de ménager l'image de leur loisir, m'écrivent pour me dire que ce genre d'accident ne devraient pas être comptabilisés comme accident de chasse. Mais le chasseur est mort en chassant !
Un autre accident mortel à eu lieu le même jour sur la commune de Saint-Julien Molin-Molette, dans la Loire : A l'issue de la partie de chasse, un chasseur voulait ranger dans sa
voiture, par la portière gauche, son fusil à plusieurs coups, malheureusement toujours chargé. Un coup est parti, atteignant la victime qui, elle, se trouvait coté
portière droite.
La tenue du décompte annuel et macabre des accidents de chasse agace certains, c'est compréhensible. Quand je poste sur un forum, dans la rubrique "Sécurité des armes et de la chasse, prévention des accidents", le texte intégral d'un article d'un journal régional relatant un accident de chasse, sans rajouter de commentaire ni critique, ni joyeux, je reçois des critiques acerbes ou je deviens un "sinistre personnage" qui "se délecte". Il y en a même un qui déclare "Je suis sûr que tu en as même une demi-molle"! (Mais c'est un habitué des excès de langage d'après les réactions qu'il suscite). Il y en a bien un pour dire "Il me semble que là, il ne fait que relater un fait tragique, et pour ma part, je ne relève aucune jouissance écrite dans son post". On s'interroge sur ma motivation. D'autre fois, on soulignait ma nationalité de "bouffeur de moules" (BdM!)
Dernièrement, "SusScrofa" (sanglier en latin), le (un des?) "Super Modérateur" du forum sangliers.net a publié une note intéressante qui analyse mes statistiques des accidents de chasse de la saison 2008-2009: "Accidents de chasse 2008-09 : 29 morts ? 22 morts ? Moins ?"
Réaction de la Buvette des Alpages...
SusScrofa : "La Buvette des Alpages fait un suivi qui semble très précis des accidents de chasse et particulièrement des accidents mortels. La Buvette fait également un effort évident pour donner à ces accidents une grande visibilité : le sujet figure de façon permanente dans les "ACTU" (haut de la colonne de droite de toutes les pages du site) et c'est aussi le seul sujet rédactionnel et de référence dans cette rubrique."
La Buvette : Je ne suis pas particulièrement les accidents mortels (que je regrette), je liste tous les accidents de chasse (que je regrette aussi) que je trouve ou que des lecteurs m'envoient. La presse régionale française en est pleine, certains échappent aux alertes Google et je suis convaincu que pas mal d'accidents passent à travers les filtres installés, la liste est incomplète.
Quant à la visibilité donnée à ces accidents : j'aimerai vraiment bien pouvoir les sortir des actualités, mais tous les dimanches et lundis, les accidents du week-end sont relatés. Il est rare qu'une semaine ne se passe sans accident de chasse, comme elle devrait se passer, comme elle se passe en Belgique (où les accidents de chasse sont rares), sans actualité cynégétique macabre. A qui la faute, aux bloggueurs ou aux chasseurs? La visibilité n'est pas causée par un lien sur toutes les pages de la buvette mais par le référencement sur Google.
Cette liste n'est pas le seul sujet rédactionnel et de référence sur la chasse. Il existe d'autres catégories de notes sur la chasse : elles sont reprises dans le Menu Chasse. Il existe aussi d'autres sujets qui figurent comme liens permanents : les albums photos sur les loups, les ours, le pastoralisme, les transhumances, la faune, les montagnes, les vidéos de la Buvette, Les BD de F'Murrr, les attaques de chiens errants ou la mortalité ovine dû à la foudre (histoire de comparer la mortalité réelle pour causes diverses à celle causée par des attaques de prédateurs sur des troupeaux bien souvent en l'absence de protection.
SusScrofa : "Pour la saison de chasse 2008-2009, la Buvette indique un chiffre de 29 morts. Ce chiffre m'a interpellé, car s'il était exact et cohérent avec les chiffres antérieurs, également présentés par la Buvette, il représenterait une augmentation soudaine et importante. Interpellé et même alarmé, j'ai pensé que je ne devais pas être le seul dans ce cas et j'ai voulu en savoir plus ; j'ai donc repris un par un tous les rapports de fatalités publiés par la Buvette des Alpages. Voici le résultat de cette analyse:(source : la Buvette des Alpages)
Nombre de fatalités - Cause
1 balle perdue, (NDLB: pas pour la victime)
2 ricochets,
2 chutes entraînant le départ du coup de feu et la mort d'un tiers chasseur,
2 chutes entraînant le départ du coup de feu et la mort du propriétaire de l'arme,
2 manipulations imprudentes entraînant le départ du coup de feu et la mort d'un tiers chasseur
3 manipulations imprudentes entraînant le départ du coup de feu et la mort du propriétaire de l'arme,
2 défauts d'identification entraînant la mort d'un chasseur,
2 défauts d'identification entraînant la mort d'un tiers non chasseur / non accompagnateur
3 tirs en direction d'un tiers chasseur
3 causes inconnues (accident, suicide ou homicide)
4 chutes en montagne ayant entraîné la mort sans décharge de l'arme
2 noyades
1 mort naturelle pendant une chasse
1 accident de la route (hors statistiques)
Soit un total de 29 morts retenu par la Buvette des Alpages
On voit donc que le chiffre de 29 morts pour l'année 2008 - 2009 affiché par la Buvette des Alpages est erroné, puisqu'il contient des fatalités qui sont sans rapport direct avec l'acte de chasse et sans aucun rapport avec l'utilisation d'une arme. Ces fatalités non prises en compte par l'ONCFS sont au nombre de 7: 4 chutes en montagne, 2 noyades et une mort naturelle. D'après les propres rapports de la Buvette des Alpages, il y a donc au plus 22 morts à considérer en 2008-2009 au lieu de 29. A noter encore que 3 des fatalités répertoriées sont de cause inconnue et pourraient avoir une cause étrangère à la chasse (suicide, voire homicide).
On notera également que les chasseurs n'ont causé aucun mort parmi des accompagnateurs et un seul mort parmi les tiers non chasseurs. Pour regrettable que soit cette fatalité, ces statistiques montrent que la chasse est l'activité de pleine nature la moins dangereuse pour les non participants. Cette réalité est heureusement contraire aux sous-entendus des organisations anti-chasse qui propagent des bruits alarmistes en vue d'obtenir la fermeture de la chasse le Mercredi et le week-end.
On s'interrogera donc sur les motivations de la Buvette des Alpages qui ne peut ignorer qu'elle présente des chiffres biaisés et non comparables aux chiffres de l'ONCFS qu'elle publie pourtant pour les années antérieures, donnant ainsi une alarmante impression de croissance des fatalités, impression heureusement erronée.
On regrettera enfin que la confusion des chiffres présentés par la Buvette des Alpages est la cause d'une véritable désinformation de ses lecteurs. Cette désinformation est nuisible à la chasse, elle abuse des chasseurs dont la bonne foi est surprise et elle ne peut profiter à personne, sauf aux militants anti-chasse."
Je souligne le fait que cette analyse est faite sur les données publiées par la Buvette des Alpages, je ne peux pas garantir que leurs rapports sont exacts et complets. Par ailleurs, au cas ou j'aurais fait une erreur de compilation, merci de me la signaler.
Certes ces résultats ne peuvent nous satisfaire, puisque une part notable de ces 22 morts auraient dus être évités, particulièrement ceux résultant d'une manipulation imprudente de l'arme ou d'un défaut d'identification de la cible. Même si la chasse est une activité de plein air qui cause peu de fatalités dans l'absolu et encore moins dans le relatif, même si la chasse cause beaucoup moins de fatalités que la plupart des autres activités ou sports de plein air (Par exemple les activités de montagne - ski et alpinisme- sont données comme ayant causé 57 décès en 2005-2006 pour le seul département de la Haute-Savoie !), nous devons œuvrer pour améliorer encore nos résultats dans le domaine de la sécurité.
Je n'ai pas encore vu les statistiques de l'ONCFS pour l'année dernière, c'est à dire pour 2008-2009. Si quelqu'un les a trouvées sur la toile, merci de nous en donner l'URL."
La Buvette : Moi non plus, je ne les ai pas trouvées. Elles ne viendront que plus tard. Je n'ai pas pris le temps de décortiquer cette liste à la Prévert. Pour certains, il ne semble pas cynégétiquement correct d'appeler un accident, un accident. Alors on plonge dans le "Petit lexique d'optimisme officiel" et les accidents de chasse deviennent des "fatalités". (C'était leur destin diraient Les Inconnus.) Les chutes seraient à exclure parce que "sans rapport direct avec l'acte de chasse et sans rapport avec l'utilisation d'une arme", un peu comme pour les statistiques du chômage d'où l'on retire les personnes en formation.
Un membre du forum habitant la Dordogne corrige cependant : «(...) Soit on parle d'accident par arme à feu et leurs statistiques sont bonnes (ONCF), soit on parle d'accident de chasse et tous les décès liés à l'action de chasse doivent être retenus exceptés cependant les décès de cause naturelle. Je ne vois pas pourquoi le décès un chasseur qui dévisse en action de chasse ne pourrait pas être recensé au même titre qu'un décès suite à un ricochet.... »
Nous sommes bien d'accord et je le concède, les arrêts de cœur pour causes d'émotions trop fortes ne font partie des accidents de chasse bien qu'un mien copain, mort d'une rupture d'anévrisme au volant à fait partie des statistiques des accidents de la route. Mais le lobby des automobilistes ne cherche pas à diminuer les statistiques des accidents de la route.
Mais puisqu'il s'agit d'être optimiste, minimisons les statistiques : "la chasse est l'activité de pleine nature la moins dangereuse pour les non participants", une tradition très sécurisée avec de très faibles conséquences ? Tout va très bien Mme la Marquise. Les ricochets sont causés par la dureté de certains arbres, les manipulations imprudentes par la sensibilité des gâchettes etc. Et la courbe de retomber, à demi molle.
Quel effet cela fait d'être en dehors des statistiques pour les familles de chasseurs morts noyés ou accidentés, les chasseurs estropiés, les gueules cassées (attention, images désagréables !) les infirmes, les impotents? Quel effet cela fait d'être en dehors des statistiques pour les enfants des gravement traumatisés qui se retrouvent en photos dans les articles de balistique ou pire, quand un membre de la famille est responsable de leur peine ?
Et bien non, moi je parle des "accidents de chasse", pas des accidents causés uniquement par arme à feu. Un gars qui vole à l'hôpital les bottes au pied, les poches remplies de munitions et de grives est victime d'un accident de chasse, qu'elle qu'en soit la cause : chute, irresponsabilité, manque de chance, non respect des règles élémentaires de prudence. Je ne comprend pas l'intérêt de sous-entendre que certains "accidents de chasse" seraient des suicides ou des meurtres. Tout serait bon pour faire baisser la courbe? SusScrofa prendrait-il les pandores pour des glands ?
«Je croyais moi aussi que les chutes (de miradors ou en montagnes) étaient incluses dans les statistiques publiées - avec parcimonie - par l'ONCFS, mais j'ai été repris sur ce point et informé du fait que ce n'est pas le cas.» Il a été repris sur ce point! Et bien reprenons les statistiques des accidents "par armes à feu" de l'ONCFS et rajoutons éventuellement, selon qu'on soit pour une liste "par armes à feu" ou pour une liste "accidents de chasse", les autres accidents de chasse (chutes, glissades, noyades, mortalité post-opératoire...) Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire.
Malheureusement, les statistiques de l'ONCFS ne sont publiées que souvent très tardivement. Avant cette liste à la Buvette, tout le monde attendait l'ONCFS. Maintenant, avec la liste imparfaite et incomplète mais publiée "en live" de la Buvette, plus besoin d'attendre. Elle comprent en plus toutes les "fatalités" qui arrivent aux chasseurs chassant. A cette liste, il faudrait rajouter les chasseurs qui meurent quelques semaines voire quelques mois après les dramatiques accidents. Mais comment le savoir ? Attendons les chiffres de l'ONCFS pour comparer les listes réalisées avec des sources, des moyens et des approches bien différentes.
"Le fait de Baudouin de Menten soit anti-chasse ne peut faire de doute à qui regarde ce qu'il écrit et qui il fréquente." Puisqu'il faut encore le rappeler (avec un parlophone): JE NE SUIS PAS UN ANTI-CHASSE, JE SUIS UN "ANTI-CHASSE A LA FRANCAISE" avec ses excès :
Quand les chasseurs n'ont aucun lien avec la propriété sur laquelle ils chassent et que le but du chasseur est de tirer seul ce que les autres tireront s'il ne le fait pas, de remplir son petit carnet, de rentabiliser son permis fusse avec des chats, des chardonnerets, des écureuils, des espèces protégées ou en dehors des périodes d'ouverture,
Quand les populations d'animaux ne sont pas gérées pour les maintenir à un taux optimum pour le milieu (et pas pour le confort ou le plaisir de "voir" des chasseurs),
Quand les chasseurs refusent l'équilibre des milieux en refusant de concéder la part du prédateur, le gibier ne leur appartient pas,
Quand les chasseurs refusent de remettre en question leurs pratiques,
Quand les chasseurs se créent des listes de nuisibles "par essence", alors qu'on ne peut être nuisible qu'à des intérêts humains quand l'homme se considère au dessus de la nature et pas "dans la nature".
Quand les règles de sécurité de base sont ignorées (tir dans l'enceinte, non respect des angles de tir, tir sans visibilité, tir d'instinct, déplacement arme chargée ou pire chargée et armée, etc.)
Quand le chasseur refuse de partager les zones de chasse avec les autres utilisateurs et se conduisent en terrain conquis.
Quand des responsables de fédérations ou des chasseurs pratiquent la politique de la peur: "rentrez vos enfants, l'ours descend dans les villages", il me plait alors de comparer les statistiques des attaques d'ours et les statistiques des accidents de chasse. Voilà l'origine de cette liste.
Car...
Les chasseurs prudents et respectueux ne me dérangent pas.
Les chasseurs qui veillent à protéger les populations fragiles, à maintenir les populations en équilibre, à contrôler (ce qui comprend ne pas nourrir) les populations en surnombre ne me dérangent pas.
Les chasseurs qui aiment, respectent et protègent la forêt, la biodiversité ne me dérangent pas.
Les chasseurs qui savent admirer les prédateurs (les chasseurs sauvages) et qui acceptent de leur donner leur part ne me dérangent pas.
La chasse bien pratiquée ne me dérange pas.
Manger du gibier ne me dérange pas.
Traquer ne me dérange pas, mais pas n'importe où, pas dans n'importe quelle chasse.
En Belgique, les chasseurs participent à la protection des loutres, des castors, du lynx, des tourbières, ils mènent même certains projets LIFE. En Tchéquie aussi (comme le démontre cette note), pourquoi pas en France? Où est le problème de la chasse française? Vous êtes nous posés la question?
Pour le reste je fréquente qui je veux. L'interview du bloggueur de "ça branle dans le manche" ne me semble pas scandaleuse. Ses motivations m'intéressaient. Même si nous traitons du même sujet (il en traite d'autres), nous ne le traitons pas de la même manière, cela me semble évident, mais visiblement, ce n'est pas le cas pour tout le monde. A chacun son combat et ses opinions. Libre à lui de ne pas aimer ce qu'il appelle "la racaille des talus". Il est excessif, irrespectueux, provoquant, certes, mais avec talent et opinions.
Libre à vous de ne pas lui (nous) fournir de la matière. Je serais ravis de voir ma liste macabre se tarir naturellement. La chasse en France y gagnerait et la courbe baisserait sans artifice comptable. Toutes les semaines, les membres des forums de chasseurs sont obligés de se répandre en "condoléances", en souhaits de "prompt rétablissement" ou en colères face à des comportements indignes et irresponsables. Ce ne sont pas les "anti-chasse" qui créent les accidents, ce sont les chasseurs. Les opposants ne font que relever les accidents, les mauvais comportements, les excès. Pourquoi y a t-il toutes proportions gardées plus d'accidents de chasse en France qu'en Belgique et qu'ailleurs ? Je cherche désespérément les statistiques belges, les journaux restent vides d'accidents de chasse. Serait-ce les journaux belges qui seraient moins "à sensations"?
Ces résultats ne peuvent vous satisfaire ? Moi non plus. Parfait. Alors au boulot, Messieurs ! Durcissez le permis, rendez les pratiques plus strictes, nettoyez la chasse de ses branches pourries, changez vos responsables, respectez la nature, protégez les prédateurs, retenez votre doigt, rentrez bredouille, soyez irréprochables ou raccrochez vos fusils, comme moi. Mes motivations sont-elles plus claires ?
Et Merci à SusScrofa de m'avoir accepté sur son forum et d'avoir résisté aux multiples demandes d'exclure "l'anti-chasse primaire" qu'ils croient que je suis, moi le "Bouffeur de Moules"! Il suffit de lire la prose de certains, il n'est pas bon être étranger et critiquer la chasse à la française.
Depuis que j'ai commencé cet article, un nouvel accident à Courcelles-la-Forêt.
Dieu à Saint-Hubert : "Tu ne forceras plus les animaux dans les forêts, tu renonceras à la chasse, et tu te consacreras au salut de ton âme." En Saint-Hubert.
Un homme de 46 ans a été atteint d'un coup de fusil en pleine tête hier vers 15 heures lors d'une partie de chasse sur la commune de Saint-Julien Molin-Molette (Loire), au lieu-dit Combenoire. Il est décédé sur place. C'est le 17ème accident de chasse mortel de la saison 2009-2010.
Sur les hauteurs de Saint-Julien-Molin-Molette, dans le petit hameau de Combenoire, des chasseurs se livraient à leur loisir préféré lorsque l'un d'eux a été atteint d'un coup de fusil en pleine tête. On ignorait hier soir les circonstances exactes de ce coup de feu mortel. La victime, un homme de 46 ans ne devait pas survivre à la blessure. Le parquet a ordonné l'ouverture d'une enquête pour éclaircir les circonstances exactes de ce qui apparait être, au premier abord, un accident de chasse (NDLB: voir les résultats de l'enquête ci-dessous).
Le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours a été alerté à 15h36 : un accident de chasse grave venait de se produire dans le Pilat. Pompiers et gendarmes se rendaient alors sur les lieux en vain. Le SAMU de Saint-Etienne avait dépêché sur place son hélicoptère. Les pompiers étaient également venus en force avec un véhicule 4x4 un VSAB et une infirmière. Tous efforts étaient inutiles. Les gendarmes de la brigade de Saint-Genest-Malifaux, dont dépend la commune de Saint-Julien-Molette, prenaient position sur les lieux du drame tandis que la brigade de recherches de Saint-Etienne commençait ses premières investigations. Selon un gradé de la gendarmerie, qui nous confirmait le décès du chasseur, le parquet a ordonné l'ouverture d'une enquête pour éclaircir les circonstances exactes de ce qui apparaît être, au premier abord, un accident de chasse.
D'autre part, on apprenait que plusieurs personnes participant à la partie de chasse, dont le tireur du coup de feu, étaient entendues dans les locaux de la gendarmerie. Un fourgon mortuaire arrivait hier vers 18 heures sur les lieux pour transporter le corps du malheureux chasseur à l'institut médico-légal de Saint-Etienne.
Le dernier accident de chasse mortel en Loire date remonte à la fin
septembre 2008 où, à Saint-Bonnet-Le-Courreau, un homme d'une
cinquantaine d'années avait été tué d'un coup de fusil à la tête par
son propre frère qui, en glissant, lui avait involontairement tiré
dessus.
La Fédération de chasse de la Loire compte 12.000 chasseurs dont 1.500 à 1.800 chasseurs de gibier d'eau (et 7.000 en Haute-Loire) répartis dans 1 200 sociétés de chasse existantes.
A l'issue de la partie de chasse, c'est en voulant ranger dans sa voiture son fusil à plusieurs coups, par la portière gauche, que le coup est parti, atteignant la victime qui, elle, se trouvait coté portière droite. Le malheureux a été touché à la nuque. C'est donc une maladresse qui serait à l'origine de ce drame, l'auteur du tir n'ayant pas déchargé son arme avant de vouloir la remiser à l'intérieur de son véhicule. L'auteur du tir a été placé en garde à vue samedi soir et sera déféré au parquet ce matin. Une information judiciaire pour homicide involontaire devrait suivre.
16ème accident mortel. Les jours se suivent et se ressemblent ...
08/12/09 - PERPIGNAN Jean Porteils trouve la mort lors d'un accident de chasse
Membre actif de la fédération départementale des exploitants agricoles, Jean Porteils est décédé samedi après avoir été touché par un coup de feu accidentellement tiré avec son fusil lors d'une battue aux sangliers dans le secteur de Tautavel.
Le drame s'est déroulé samedi en fin d'après-midi. Jean Porteils, passionné de chasse, était piqueur ce jour-là et menait les chiens lors d'une battue aux sangliers organisée dans les Corbières, sur la commune de Tautavel. Vers 17 heures, il avait sonné le rappel et tous les participants quittaient leur poste pour rejoindre le point de ralliement lorsqu'ils ont entendu un coup de feu retentir au loin.
Les autres chasseurs se sont précipités dans la direction de Jean Porteils et ont immédiatement alerté les secours. Malheureusement, ils n'ont pu que constater le décès du malheureux.
Il laisse une épouse et deux enfants
Selon les premiers éléments, l'homme a été tué d'une balle tirée avec son propre fusil. Alors qu'il passait dans un endroit jonché de ronces, il aurait trébuché et serait tombé avec son fusil en bandoulière. Sous le choc, un coup de feu se serait déclenché, l'atteignant au niveau de la tête de manière irrémédiable.
"Tout le monde est très affecté" Une enquête a alors été ouverte par les services de gendarmerie afin de déterminer les causes et circonstances exactes du décès.
Dans ce cadre, une autopsie a été ordonnée et pratiquée hier sur l e corps de la victime. Les premiers résultats ont confirmé en fin de journée la mort accidentelle.
L'annonce du décès de Jean Porteils a suscité une vive émotion dans le département où il était très investi (lire ci-dessous) et notamment au sein des chasseurs.
"C'est dramatique. On le connaissait bien à la fédération et tout le monde est très affecté par cette disparition", nous confiait hier par téléphone Alain Esclopé, président de la fédération départementale des chasseurs. "Je suis actuellement à l'extérieur du département mais on m'a informé dès samedi de cette terrible nouvelle. J'ai donc très peu d'éléments pour le moment. Je sais que le président de la société de chasse était absent samedi mais que la battue était organisée normalement. Et que Jean Porteils était seul quand ça s'est passé. II a été tué par son fusil.
Cela faisait plusieurs années que nous n'avions pas eu d'accidents comme celui là. (NDLB: Dans le département) Depuis que tous les chasseurs ont été dotés d'un chasuble sur chaque poste, le nombre d'accidents où un chasseur tire sur un autre a nettement baissé c'est vrai. Mais là, c'est comme glisser sur une plaque de verglas. C'est le genre de drames, quoi que l'on fasse, que l'on ne pourra jamais supprimer. Ça peut se produire, on le sait. Mais c'est très triste. D'autant que Jean Porteils était un homme que je connaissais bien, avec qui nous entretenions des rapports cordiaux, avec qui nous avions des contacts réguliers de par sa place à la municipalité de Torreilles pour le lièvre notamment. C'était un homme qui aimait les chiens. Un passionné de chasse. Un vrai."
Dimanche 6 décembre 2009, 17h15. Lors d'une battue au sanglier sur la commune de Dracy, dans le bois dit "Les 48 arpents", en limite de la commune de Toucy (Bois de Briant), non loin de la cabane de chasse dénommée Le Wagon, un chasseur (traqueur) de 83 ans à été mortellement touché en pleine poitrine par une balle, alors que la nuit était presque tombée. Le temps était pluvieux et sombre.
A la fin de la chasse, les chasseurs s'étant retrouvés à leur cabane ont constaté l'absence de leur collègue, ils l'ont retrouvé agonisant sur un chemin. Les gendarmes de Toucy ont effectué des analyses sur la balistique, les fusils, l'alcoolémie. L'origine du tir reste inconnue. Une autopsie a été réalisée à Versailles.
C'est le quinzième accident de chasse mortel depuis le début de la saison de chasse 2009-2010.
"Terrible accident de chasse", ce 22 novembre sur la commune de St-Félix de Rieutort.
Laissons La Dépêche planter le décors... : "Ce devait être une partie de chasse comme ils avaient l'habitude d'en faire : vivre avec intensité cette passion qu'ici en Ariège on pratique et on se transmet de génération en génération. Mais, hier en fin de matinée, aux alentours de 11h30 sur la commune de Saint-Félix de Rieutort, la partie de chasse s'est terminée de façon dramatique entre ces trois beaux-frères, puisqu'elle a vu la mort accidentelle et stupide de l'un d'entre eux, C. Eychenne, 43 ans, demeurant aux Pujols, mortellement touché au foie par un coup de fusil accidentel de l'un de ses beaux-frères." Drame des amoureux de la nature. Quel romantisme dans le début de cet article de la DDM !
Les trois beaufs se suivaient en file indienne pour passer une cloture. En franchissant le fil, le deuxième a tiré dans le foie du troisième, qui n'a pas passé le fil mais de vie a trépas : "il semblerait que l'origine de l'accident réside dans le franchissement d'une difficulté du terrain à savoir un fil de fer tendu, de type clôture." Le journaliste se transforme en coupeur-de-cheveu-en-quatre-légiste. Inutile de tire qu'il n'y avait pas que le fil qui était tendu. Alertés vers 11h30, les pompiers de Varilhes et de Pamiers (près de Foix ?) se sont rendus sur les lieux mais le foie du chasseur n'a pas résisté, il est décédé sur place.
« Un accident rarissime… » intertitre et cite la Dépêche. Pour pouvoir dire que les accidents de chasse sont "rarissimes", il est utile de découper la France en départements, les départements en communautés de communes, puis en communes et enfin en lieu-dit. Nous auront droit ainsi à une trentaine d'accidents mortels rarissimes par an : "Cela faisait 3 ou 4 ans que l'Ariège n'avait pas connu ce type d'accident" a déclaré Jean Guichou le directeur de la Maison de la chasse. «Malheureusement, avec 40 accidents par an dans l'Hexagone, nous arrivons à un seuil, une part malheureusement quasi incompressible et ce malgré une prévention des risques de tous les instants… »
Ne vous tracassez plus braves gens, nous ne sommes qu'au treizième accident de chasse mortel de l'année, bien loin encore du chiffre "incompressible" de 30. C'est sans doute le destin. Au delà de 30, celà devient de la malchance, au delà de 40, de l'imprudence, au delà de 50 de l'incivilité. Quelle belle tradition pleine de romantisme. Quelle chance de mourrir "dans la nature avec intensité et passion en pratiquant la tradition héritée des anciens." Les malheureusement quasi incompressibles "sincères condoléances" vont encore pleuvoir sur les sites cynégétiques. Ce décompte macabre et hebdomadaire, traditionnel et rarissime fait partie du destin intensif réservé aux adeptes de la culotte en cuir ou en velours, de la veste décorée de glands, de feuilles de chêne et de trompes de chasse. Dormez braves gens; tout va bien, les trompes la mort restent en deça des normes annuelles. Sortez couverts.
Pendant ce temps, et ailleurs...
« Nous sommes actuellement à la mi-saison de chasse. Cette année, le nombre de recherches au sang a nettement baissé. Je voudrais croire que nos chasseurs se sont améliorés dans leurs tirs mais je sais très bien qu'il y a et qu'il y aura toujours des animaux blessés lors de nos parties de chasse.(...) Je n'arrive pas à comprendre comment, le soir, un gars puisse s'endormir sereinement alors qu'il sait que, quelque part au fond d'un bois, un animal blessé souffre et va agoniser peut-être durant plusieurs jours parce que lui, "chasseur", il n'a pas été au bout de son acte de chasse. Il n'a pas appelé un conducteur de chien de sang !(...)» a déclaré Marc BOULET, délégué de l'Union nationale pour l'utilisation du chien de rouge. Même si l'intention est bonne, je perçois juste un léger petit décalage entre les deux actualités.
Augustin Usseglio, 72 ans, a été mortellement touché à une jambe
C'est le dixième accident de chasse mortel pour la saison de chasse 2009-2010. On en est au même nombre de tués que l'année dernière à la même époque, malgré l'absence de mort en août et septembre 2009. Le mois d'octobre, avec 9 morts, a été particulièrement dramatique.
La victime occupait, lors de la matinée, un poste de piqueur (les hommes chargés de suivre les chiens), lorsque la meute a débusqué un sanglier.
Bagnols -Lirac (Gard). Le tireur, un chasseur de 60 ans, était intimement persuadé que le sanglier avait échappé à la vigilance des chiens. Il était persuadé que, là, au lieu-dit Jas du porc sur la grande montagne, à seulement une dizaine de mètres de lui, le gros gibier tentait de filer à l'anglaise derrière de très denses fourrés.
Il avait tort. Dans sa ligne de mire et au bout de la trajectoire de sa balle de calibre 300 se trouvait un ami chasseur, Augustin Usseglio, 72 ans, retraité entrepreneur dans la maçonnerie, pourtant habillé d'une chasuble fluorescente. Et la victime a de surcroît joué de malchance.
"À quelques centimètres, il aurait peut-être pu s'en sortir" jugeait hier le lieutenant Serge Bas-Guasch, commandant de la communauté de brigades de gendarmerie Roquemaure-Villeneuve. La balle est allée se loger dans le genou gauche du septuagénaire entraînant des dommages irréversibles. "Alors, le tireur a fait un garrot avec une corde à la jambe de son collègue" indiquait le militaire.
Ce chasseur, affolé par l'absence de tout réseau téléphonique, s'en est allé prévenir leurs partenaires de battue qui ont eux alerté les pompiers. Mais en revenant, il n'a pu que constater le décès d'Augustin qui s'était vidé de son sang par l'artère fémorale. La matinée s'est terminée sur un drame et l'auteur du coup de feu a été placé en garde à vue à la brigade de Roquemaure. Ce commerçant de Tavel, habitant à Lirac, pourrait être présenté au parquet aujourd'hui pour "homicide involontaire dans l'action de chasse" ou "blessures involontaires ayant entraîné la mort".
Hier, un médecin légiste a examiné le corps du défunt et des gendarmes techniciens en investigations criminelles ont ratissé les lieux. "C'était un monsieur connu de tous, très gentil et estimé" assurait hier le maire de Lirac, Jean-Louis Pothérat. "On est tous sciés. À mon avis, la saison s'arrête là pour nous" confiait l'un des chasseurs qui a participé à la battue, un proche d'Augustin.
"Quand on s'approche comme ça du gibier, il faut parler, communiquer" continuait le chasseur. "Mais Augustin entendait mal". Ses problèmes d'auditions lui ont-ils coûté la vie ? Les aboiements des chiens ont-ils couvert toute parole prononcée ? L'enquête tentera de le déterminer.
Chasseurs de Lirac, pour votre collègue, raccrochez maintenant ! une paire de jumelles ou un appareil photo, c'est bien aussi. Voir tous les accidents de la saison de chasse 2009-2010 qui impliquent des chasseurs.
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