Suite à la parution de plusieurs articles sur l'eau en Ariège :
La Buvette a proposé à Marc LAFFONT de rédiger une réaction.
Quelques rappelsLa loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) a été définitivement adoptée fin décembre 2006.
Cela fait donc maintenant plus de 3 ans. Il s’agit de la troisième du genre.
Loi sur l’eau, acte I La première date de 1964. Son but était essentiellement de réduire la pollution des eaux générée par l’activité industrielle et urbaine. A cet effet ont été créées les Agences de Bassin. Même si la pollution d’origine agricole commençait à se manifester, ces effets restaient difficiles à mettre en évidence. En dépit de quelques avancées, la qualité des eaux a continué de se dégrader car d’autres problèmes sont venus se rajouter : destruction des zones humides, expansion urbaine et pollution diffuse d’origine agricole, notamment. La banalisation des engrais et pesticides chimiques a pris rapidement le pas sur les efforts de lutte contre les pollutions ponctuelles. Cette situation conduisit à la mise en œuvre d’une nouvelle loi-cadre sur l’eau en 1992.
Loi sur l’eau, acte II L’élément phare de cette loi aura été de consacrer l’Eau, quelle qu’elle soit, «
patrimoine commun de la nation». Elle introduisait également de nouveaux outils de planification de la gestion de l’eau, comme les Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et les Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE).
Une Direction de l’Eau fut créée au sein du ministère de l’Environnement. Un gros bémol cependant : le balbutiant principe du «
pollueur-payeur» ne trouvait pas dans ce cadre une application satisfaisante (euphémisme). Autre absence de marque : la lutte contre la pollution d’origine agricole, qui n’était pas vraiment abordée (autre euphémisme). Une nouvelle nouvelle loi sur l’eau était donc nécessaire.
Loi sur l’eau, acte III C’est la ministre de l’Environnement Dominique Voynet qui prit le départ de cette course d’obstacle, dès 1998, relayée ensuite brièvement par Y. Cochet. Le projet, déjà considéré comme peu ambitieux, n'eut pas le temps d’être adopté avant la présidentielle 2002. Il faut dire que la volonté d’appliquer une ébauche de principe «
pollueur-payeur», en taxant par exemple les nitrates, n’était pas de nature à faciliter sa finalisation…
Après un interlude de quatre années (époque Roseline Bachelot), une nouveau projet de nouvelle loi était mis sur les rails en septembre 2005. Adoptée en première lecture par le Sénat début 2005 (époque Serge Lepeltier), la mouture finale sera adoptée en toute fin 2006 (époque Nelly Olin). Ce délai d’un an et demi entre 1ère lecture et adoption peut paraître long. On ne sait toutefois pas combien de temps auraient duré les débats, si la «
redevance azote» n’avait pas été promptement et opportunément jetée aux orties. Certains pensent même que, sans la contrainte de la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE), le projet n’aurait tout simplement pas vu le jour.
Voilà donc un projet qui aura usé pas moins de 5 ministres pour aboutir petitement après 9 ans de débats. Petitement, car l’accueil reçu par cette loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) a été plutôt mitigé : la fameuse «
loi sur l’eau tiède», selon ses détracteurs. On se consolera en se disant qu'il n'a fallu «
que» 14 ans pour aller de la Loi sur l'Eau II à la III, contre 28 pour passer de la I à la II...
Réactions à l'époqueAttention ! Parmi ces réactions s’en cache une atypique, saurez vous la retrouver ?
Celle du
WWF, avant l'adoption : «
Alors que les particuliers consomment 24 % de la ressource en eau et génèrent 20 % de la pollution par les nitrates et 10 % de la pollution par les pesticides, ils contribuent à 89 % aux recettes des agences de l’eau au travers de la redevance pollution. Par contre, l’agriculture qui consomme 70 % de la ressource en eau et génère 74 % de la pollution par les nitrates et 90 % de la pollution par les pesticides, contribue à 1 % aux recettes des agences ! Le projet de loi sur l’eau ne prévoit une contribution de l’agriculture qu’à hauteur de 4 % !»
Celle de
France Nature Environnement, juste après l'adoption de la loi, très proche du projet : «
5 ans de débats supplémentaires, pour simplement lifter la législation sur l’eau, mais sans réelle volonté réformatrice, c’est un bien maigre bilan. Hormis sa longueur rédactionnelle et sa lenteur d’élaboration, elle ne risque pas de rester dans l’histoire comme une « grande » loi sur l’eau. »
Celle de la FNSEA, avant l'adoption et après « amélioration » par le Sénat : « Ce projet est équilibré, dit Pascal Ferey, pour la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles). Il ne pénalise personne mais responsabilise tous les acteurs. »
Retour en 2010
Il est donc d’autant plus surprenant de voir le petit monde de l’irrigation éructer en ce début d’année 2010 contre les conséquences de cette loi, jugée à l’époque par le syndicat agricole majoritaire comme non seulement «équilibrée» et «non pénalisante», mais carrément «responsabilisante»…
Les raisons de la colère Après une longue période d’incitation à l’irrigation tous azimuts (accroissement de la superficie des surfaces irriguées de 37 % en France entre 1988 et 2000), le retour à la réalité est douloureux : Dieu n’a pas créé l’eau uniquement pour irriguer le maïs en été, ou alimenter les canons à neige pour l'hiver.
Et non, cours d’eau n’est pas un synonyme de canal d’irrigation ! L’eau a aussi un rôle dans les écosystèmes. Et la multiplication des retenues a des impacts écologiques (destruction de milieux naturels remarquables) qui ont trop longtemps été négligés ; lesquels écosystèmes sont également susceptibles de rendre des services gratuits aux Homo «
sapiens mais pas trop» que nous sommes. A condition de leur en laisser les moyens.
Les décrets d’application ont causé aux irrigants un «
désagrément» que le contenu de la loi ne permettait pas forcément d’anticiper.
Us, coutumes et traditions localesIl est une «
coutume» dans le petit monde de l’irrigation consistant à déclarer à l’administration des volumes prélevés (dans les nappes et cours d’eau) bien souvent inférieurs aux volumes effectivement prélevés. C’est de bonne guerre, sauf qu’aujourd’hui, ce sont en partie ces références qui servent de base aux attributions maximales de volumes prélevables par secteur. L'arroseur arrosé, en quelques sortes. (Oui, elle était facile celle-là.)
Se fonder sur le débit d’objectif d’étiage n’est d’ailleurs pas quelque chose d'extraordinairement ambitieux, sur le principe. Quiconque ayant eu, comme moi, l’occasion de faire des tournées de suivi de l’étiage connaît très bien le niveau modeste du débit d’une rivière atteignant ce stade. En pratique, il s’agit du seuil en dessous duquel il ne faut pas descendre si on souhaite préserver la fonctionnalité du milieu. Pour ceux que ça préoccupe, bien sûr. Les «
zècolos» et autres naturalistes certes, mais aussi les pêcheurs. Mais c’est néanmoins inadmissible pour le lobby de l’irrigation : «
l’eau qui passe, elle est perdue… », ce qui montre bien le respect accordé à la biodiversité et aux habitats.
Autre pratique, j’espère, très localisée : ne commencer à «
taper» dans les réserves créées à cet effet, qu’une fois le cours d’eau du secteur interdit de pompage. C’est à dire proche de l’assec. Là aussi, ceux qui, comme moi, ont pu assister aux comités départementaux d’étiage savent bien que les Préfets prennent souvent la «
courageuse» décision d’interdire les prélèvements… quand les cours d’eau sont à bout de souffle. Et quand l'irrigation est pratiquement terminée. Et lorsque l'interdiction est décidée de manière relativement précoce, cette restriction s'accompagne toujours de dérogations consistant à ré-autoriser l'essentiel de ce qui est interdit... Trop tard donc, comme souvent en matière environnementale.
Les réserves artificielles ne remplissent dans ce cas aucunement leur rôle de sauvegarde des rivières.
Réserves, pour rappel, assez souvent cofinancées par de l’argent public (jusqu’à 75 % parfois).
Cette pratique devrait toutefois se raréfier : les créations de nouvelles réserves, comme celles à cheval sur les départements Lot et Tarn et Garonne, devraient être conditionnées à l’abandon des prélèvements en cours d’eau pour les adhérents.
Dans l’absolu, l’idéal pour certains, c’est de pouvoir pomper tant qu’il y a de l’eau dans la rivière.
Et dès qu’il y en a plus, il «
suffit» de prendre un arrêté de reconnaissance de calamité agricole suite à sècheresse. Le terrible été 2003 n'a pas fait que des malheureux, d’un point de vue comptable : certaines filières avaient négocié des bases d’indemnisation particulièrement favorables. Et pas toujours très conformes aux tendances récentes du marché. Les restrictions d’usage de l’eau, permettant d’éviter l’arrivée au coûteux stade calamité agricole ne sont donc guère appréciées d’un certain monde agricole…
Pour expliquer le courroux des irrigants du Sud Ouest, il ne faut pas non plus oublier, comme l’Agence de l'Eau Adour-Garonne le reconnaît elle même, que les redevances agricoles sont parmi les plus faibles des bassins français. Rappelons que les usagers domestiques restent les plus gros contributeurs des Agences de l’Eau, avec un financement supérieur à 80 % au plan national.
Enfin, il est impossible de ne pas faire le lien entre le faible montant de ces redevances agricoles, et la présence à la tête du Comité de bassin Adour Garonne d’un Président de Chambre d’Agriculture.
Lorsque l’on sait que cet organisme est considéré comme le «
parlement de l’eau» où se discutent les grandes orientations de la politique de l’eau…
Cette pratique ne se limite pas à l’Agence de l’Eau Adour-Garonne : d’autres agences et comités de bassin octroient le même genre de représentation au monde agricole. Il semble cependant que le niveau de protection dont bénéficient historiquement les irrigants dans le sud ouest soit remarquablement élevé… Il n’est de fait pas très surprenant que cette zone soit parmi les plus vindicatives envers les décrets d’application de la Loi sur l’Eau : c’est certainement une de celles qui a le plus d’acquis à perdre.
L'INRA, des zécolos sectaires ?Se plaindre contre la technostructure, les zécolos intégristes, avoir des exigences se souciant peu de l’impact environnemental global… c’est plus facile et fédérateur que de réfléchir à des alternatives véritablement durables. Cette stratégie s’observe également dans les estives pyrénéennes…
Le
Comité Ecologique Ariégeois a remarquablement argumenté sur le sujet : favoriser les alternatives au tout-maïs, comme le sorgho, ou les productions en circuit court, comme le maraîchage…
L'INRA a déjà exposé son point de vue sur le sujet lors du colloque public du 19 octobre 2006, elle envisageait trois pistes possibles :
- augmentation de la ressource en eau (nouvelles retenues et nouveaux barrages),
- action compensatoire par versement d'indemnités,
- économie d'eau.
Et après examen, c'est la troisième qui a les faveurs de l'Institut...
Irriguer pour sécuriser (et accroître) les rendements de cultures susceptibles de réaliser leur cycle végétatif sans nécessiter forcément d’apport massif d’eau, ne doit vraiment pas être confondu avec l’irrigation massive permettant le développement de plantes qui en seraient spontanément incapables.
Et c’est trop souvent le cas du maïs, d’avantage adapté à son climat mexicain d’origine.
Arrivée à ce stade, l’irrigation intensive devient à l’arrosage ce que le dopage est à la préparation physique chez un sportif : une source de problèmes durables, parfois dramatiques, en échange de
«gains» immédiats, spectaculaires mais éphémères.
Le problème du maïs, ce n'est pas tant les volumes d'eau qu'il exige : 2 millions de litres d'eau/an/ha, soit, quand même, l'équivalent de la consommation annuelle de 400 personnes. Mais plutôt que ses besoins tombent en plein été. L'INRA rappelle, avec beaucoup de bon sens, que les cultures les moins vulnérables sont celles dont les besoins en eau au cours de son développement coïncident avec la pluviométrie de la saison...
Tout ceci est connu mais se heurte frontalement à un problème de taille : cultiver le maïs, nombre de céréaliers, ça les fait «
tripper»... Que de plus normal d'ailleurs : dans un lettre ouverte à Nelly Olin, alors ministre de l'Ecologie (septembre 2005), un leader de la Coordination Rurale n'hésitait pas à qualifier le maïs, défense de rire, de «
merveilleuse plante aux grains d'or, très écologique pour de nombreuses raisons» et de fustiger les «
affirmations scientifiquement infondées de certains ultra-écologistes», comme l'UFC Que Choisir. Catégorie au sein de laquelle l'INRA a donc toute sa place aujourd'hui (cela n'a pas toujours été le cas).
En bonus, un autre extrait de cette lettre, rigolo et presque pas contradictoire :
«
Enfin pour clore ce débat [sur l'irrigation] inépuisable, comme l'eau qui ne se perd pas, il faut quand même dire que l'irrigation ne nuit à personne dans la mesure où l'eau pompée dans les rivières irait se perdre dans la mer.» Toute la doctrine de l'ultra-irrigation tient quasiment en une phrase : l'eau ne se perd pas uniquement si je la pompe. Les autres usages, c'est de l'eau perdue (dans la mer). Tout simplement.
Une conséquence, bientôt dramatique, de cette passion pour le maïs confinant à l'irrationnel : la mise en place en Alsace de mesures compensatoires destinées à sauver le Grand Hamster n'a eu strictement aucun effet sur la progression de la monoculture maïs. Et par ricochet, pas beaucoup d'incidence non plus sur le déclin des populations de ce rongeur, lui aussi au bord de l'extinction en France.
L’agriculture ariégeoise nourrit le Monde… (grâce à l'irrigation ?)Vous ne le saviez sans doute pas, et moi non plus. Donc heureusement qu’un
communiqué émanant des Jeunes Agriculteurs de l’Ariège nous le rappelle à travers l’article suivant :
«
Nourrir la population, nous nous y employons au quotidien. Si demain, nous venions à disparaître, qui est ce qui nourrirait la planète? » «
Nourrir la planète », noble et louable ambition, que le formidable progrès technique des dernières décennies en matière d'agronomie n'est pas parvenu à ébaucher. Mais impossible n’est pas ariégeois.
L'irrigant ariégeois se découvre donc sur le tard citoyen du monde. Sur le tard car, de 1988 à 2000, les superficies irriguées en Ariège n'ont pas suivi la tendance nationale ou même régionale : elles ont très légèrement baissé, passant de 12.820 à 12.812 ha. La prise de conscience de leur rôle de nourrisseurs de la planète via l'irrigation n'est donc venue qu'après. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. L’article cité plus haut était sensé aborder la question de l’irrigation en Ariège. Mais -chassez le naturel-, ils n’ont pas pu s’empêcher de parler d’ours. Je vais donc en faire de même.
Le patrimoine et les minorités utiles, des notions à géométrie très variables…Un idéologue ultra-pastoralo-patrimonial légitime l’abandon de l’ours brun dans les Pyrénées en arguant du fait que cette population ne représente qu’une infime fraction des effectifs d’ours brun planétaires. Et ce point est exact : en proportion, quel que soit son avenir, les effectifs d’ours dans les Pyrénées resteront toujours marginaux par rapport à la population ursine terrestre. Donc négligeable d’un point de vue démographique. Et si la notion de patrimoine environnemental sauvage existait, ce concept aurait quand même fini par arriver en Ariège aussi…
Afin de montrer l’inanité de cette logique, je ne résiste donc pas à la tentation de tenir le même «
raisonnement» à propos de ce que représente l’agriculture ariégeoise par rapport à l’agriculture terrestre. A titre d’exemple typique, on prendra son, paraît-il, plus beau fleuron...,
le mouton. (Un lien à ne pas manquer!)
Selon le site même de la chambre d’agriculture de l’Ariège, les effectifs ovins départementaux s’élèvent à 72.000 têtes. Le cheptel ovin mondial est de l’ordre de 1,1 milliards d'animaux. Le cheptel ariégeois représente donc 0,0065 % du cheptel planétaire. Quasiment rien. Sa disparition n’affecterait donc nullement la disponibilité planétaire en viande ovine.
Idem, en pire, pour les autres productions. Il faut donc se rendre à l’évidence : la part occupée par l’agriculture ariégeoise est négligeable dans l’alimentation des 6 milliards et quelques d’être humains.
Doit-on pour autant, au nom de cette insignifiance à l’heure de la mondialisation, rester indifférent au devenir de cette très marginale agriculture locale ? Bien sûr que non!
Il est juste navrant de constater que des leaders syndicaux, obnubilés par le productivisme, ne réalisent même pas que, ce qu’ils prônent envers l’ours pour commencer, leur arrivera immanquablement à eux, lorsque la disparition du plantigrade aura détourné la filière ovine de l’attention populaire. La couverture médiatique sera alors redevenue proportionnelle à ce que représente la filière ovine française dans l’alimentation de nos concitoyens : moins de 2 % du tonnage annuel de viande consommée.
Et ce n’est pas d’un personnel politique local qui fleure bon la naphtaline que viendra la lumière: comment trouveraient-ils demain des solutions durables à des problèmes qui les dépassent complètement depuis 30 ans ? Retrouver l'ours mêlé à un communiqué prônant le développement de l'irrigation en Ariège laisse, de plus, dubitatif sur la stratégie. Bien sûr, cela peut s’expliquer par le fait de se liguer contre un ennemi commun, «
l'écolo». Oui, mais quand même.
Dans son bilan 2004 sur la qualité des eaux en Midi-Pyrénées, le Groupe Régional d'Action Midi-Pyrénées (GRAMIP), structure sous l'autorité du Préfet de Région, écrivait ceci à propos du bassin versant de l'Ariège : «
Ce bassin est caractérisé par une diversité de paysages avec, dans la partie de montagne et piémont, une zone d'élevage importante peu à peu remplacée par les grandes cultures : maïs grain irrigué dans la plaine, cultures de blé et tournesol sur les coteaux.» En 2004, c’est à dire avant le lâcher de ces répulsifs à touristes et sanguinaires ours slovènes…
Le sprinkler serait-il un prédateur du bétail bien plus dangereux que l'ours? Et par la même, un agent d'uniformisation de ce bassin «
caractérisé par une diversité de paysages» ? Évidemment non ,vu qu'anti-ours et ultra-irrigants défilent ensembles...
Je laisse les prétendus défenseurs de la filière ovine, et quelques autres, méditer sur cette citation de Claude Lévi-Strauss : «
L’homme, commençant par respecter toutes les formes de vie en dehors de la sienne, se mettrait à l’abri du risque de ne pas respecter toutes les formes de vie au sein de l’humanité même.»
On est toujours l’inutile coûteux de quelqu’un. Et le dicton «
les ennemis de mes ennemis son mes amis» ne se vérifie pas toujours...
Marc LAFFONT
Les commentaires récents