Anti loups

21 mars 2007

Pastoralisme, braconnage et impunité

Les décisions de justice génèrent une impression d’impunité. Avec un soutien politique fort, les éleveurs et autres opposants aux prédateurs n’ont plus peur du gendarme. Le loup, lui, conquiert de nouveaux territoires. Résultat ? On découvre des restes découpés de loups devant les gendarmeries. Les opposants disposent maintenant de personnes prêtes à passer à l'action, tel un réseau d’activistes clandestins.

Relaxe d’un éleveur ayant tué un loup

11 janvier 2006 - Relaxe pour un éleveur qui avait tué un loup. L'éleveur a toujours affirmé qu’il avait tiré à la tombée du jour en pensant qu’il s’agissait d’un chien errant qui attaquait à nouveau son troupeau de chèvres alors qu’elles paissaient en alpage dans le parc des Bauges. Jeudi 11 janvier, la cour d’appel de Chambéry a conclu à la bonne foi de ce berger savoyard et l'a relaxé.

Des traces de loups repérées en Lozère et dans le nord du Gard

12 mars 2007 - Des traces de loups ont été repérées en Lozère et dans le nord du Gard, accréditant l’idée que les loups seraient en train d’intégrer le Parc national des Cévennes situé à cheval sur ces deux départements, ont indiqué lundi des garde-forestiers. Le loup conquiert de nouveaux territoires.

Enquête après la découverte de restes de loup devant des gendarmeries

20 mars 2007 -Les gendarmeries de Lozère, du Gard et de l'Aveyron ont ouvert une enquête après la découverte de restes de loup déposés devant les locaux des gendarmeries de Trèves (Gard) et de Rivière-sur-Tarn (Aveyron), a-t-on appris mardi auprès des gendarmes. Deux pattes arrière de loups avaient été retrouvées en juillet 2006 devant les locaux de ces deux gendarmeries.

Relaxe, impunité, soutien politique, clandestinité

Quelle est l'étincelle qui déclanche ces actes de braconnage sur les espèces protégées ? On est en droit de se demander si les décisions de justice n'ont pas généré une impression de toute puissance et d'impunité dans le milieu du pastoralisme. Certains hommes ou femmes politiques (voir la liste noire de FERUS) encouragent les éleveurs à pratiquer l'autodéfense et annoncent leur soutien inconditionnel. Les inhibitions et la peur du gendarme tombent. L'Etat parle d'élargir les conditions du plan loup. Toutes les conditions sont réunies pour que la chasse clandestine aux prédateurs continue.

Les éleveurs, les pieds enfoncés profondement dans la crise du mouton ont leurs agences de communication: les syndicats agricoles et autres associations de "défense du patrimoine" et leurs soutiens politiques locaux. Une belle machine bien huilée pour les activistes clandestins que les enquêtes de gendarmerie auront bien du mal à enrayer, la justice concluant les "affaires" par des non lieux et des relaxes.

Certains "politiques" qui président des comités de soutien à des candidat(e)s aux présidentielles s'étaient même permis d'annoncer des débordements futurs. Ils sont arrivés.

09 février 2007

Les trophées de la Nature 2006

Les trophées de la Nature 2006 sont décernés par l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Ces trophées récompensent le meilleur (trophée de plume) et le pire (trophée de plomb) en matière de protection de la nature.

Dans un pays où les lois de protection de la nature sont quotidiennement bafouées, certains s'efforcent pourtant de défendre efficacement la nature et les animaux sauvages.

Trophée de plume 2006 : François Arcangeli

Pour l'édition 2006, c'est à François Arcangeli, maire d'Arbas en Haute-Garonne qu'a été décerné le positif « trophée de plume » : cheville ouvrière du programme de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. « François Arcangeli a fait preuve de persévérance et de sang-froid face aux pressions et menaces des anti-ours de sa région », souligne l'Aspas, faisant référence aux violences et dégradations commises par les anti-ours le 01 avril 2006 sur la mairie d'Arbas, et aux menaces de mort adressées par la suite au maire de la petite commune du pays de l'ours.

En avril 2006, les opposants à la réintroduction, accompagnés de conseillers généraux et de maires, avaient investi la ville d'Arbas pour manifester, avec violence, leur opposition à l'accueil d'ours slovènes sur leur commune. Proférant
insultes et menaces, les anti-ours en sont venus à jeter des bouteilles, des pétards et du sang sur les murs de la mairie. François Arcangeli avait immédiatement porté plainte contre ces détracteurs avant de démissionner du Parti Socialiste en réaction à la présence de politiques au sein des agitateurs.

Trophée de plomb 2006 : Jean-Pierre Jouffrey

Si pour son « trophée de plomb », qui condamne « les actes écologiquement dommageables », l'association a couronné Jean-Pierre Jouffrey, un opposant virulent « qui milite à coup de carabine pour l'éradication du loup » dans les Alpes. Jean-Pierre Jouffrey s'est d'ailleurs vanté d'en avoir abattu un en 2000. Si ce braconnier ne sera jamais jugé, faute d'une application crédible de la législation, l'ASPAS le condamne aujourd'hui par ce trophée de plomb, un trophée qu'il pourrait d'ailleurs partager avec Denis Duperier, son collègue savoyard qui a tué un loup en 2005 et a été relaxé récemment par le tribunal de Chambéry. Face à cette lâcheté juridique, l'ASPAS se demande si la notion d'espèce protégée a encore un sens en France ?

L'ASPAS avait également répertorié dans sa sélection finale la castafiore du Béarn : le député chanteur UDF des Pyrénées Atlantiques, le gréviste de la faim Jean Lassalle, grand orateur aux envolées lyriques : "Viol des Pyrénées", "La réintroduction doit être un acte d'amour" et "blanchiment des consciences" qualifié de « député anti-écolos. ». Nicolas Vanier, le trappeur superstar qui croit sauver les animaux sauvages en les tuant a aussi été nominé.

Puisque les représentants politiques engagés pour défendre la nature sont rares, les associations telles que l'ASPAS se doivent de dénoncer les atteintes à la biodiversité, à notre environnement et ce dans l'intérêt de tous.

Sources : La Dépèche, ASPAS, FERUS

16 janvier 2007

Chambéry - Relaxe pour Denis Dupérier, un tueur de loup

Denis Dupérier a toujours affirmé qu’il avait tiré à la tombée du jour en pensant qu’il s’agissait d’un chien errant qui attaquait à nouveau son troupeau de chèvres alors qu’elles paissaient en alpage dans le parc des Bauges. Jeudi 11 janvier, la cour d’appel de Chambéry a conclu à la bonne foi de ce berger savoyard.

La cour d’appel de Chambéry a confirmé la relaxe obtenue en première instance par Denis Dupérier, 56 ans. Cinq associations parties civiles avaient fait appel du premier jugement. La cour d’appel, comme le tribunal correctionnel de Chambéry l’avait fait en première instance, a jugé que le délit reproché était "non intentionnel".

Quant à l’amende de 800 euros avec sursis, infligée à Pierre Dupérier, frère du berger et maire de la commune de Jarsy, elle a été ramenée en appel à 500 euros avec sursis. Pierre Dupérier avait été condamné pour avoir transporté la dépouille de l’animal devant le bureau de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Le retour des chiens errants

Il suffira donc de dire "Je croyais que c'était un chien errant". C'est fou, mais j'ai l'impression que les bergers vont se enfin accepter de dire qu'il y a plein de chiens errants autour des troupeaux. "Je n'avais pas encore vu un pays où la protection des prédateurs consiste à fair la cour aux braconniers" disait Michel Hainard en 1981. Il ne reste plus que la décision pour Cannelle et la boucle sera bouclée.

Lire aussi

12 août 2006

La rhétorique anti-environnementale de Christian Estrosi

Le développement au niveau mondial de nouvelles formes de réaction anti-environnementale.

Dans son livre Green Backlash [NDLB: «Green backlash - Global subversion of the environmental movement» ; Routledge, Londres, 1996], Andrew Rowell dresse, à partir de nombreux exemples, une synthèse des mouvements de réaction anti-environnementale dans le monde, et décrit les méthodes utilisées par les acteurs qui combattent la protection de l’environnement.

Devenez détective pour la buvette des alpagesDevenez détective pour la Buvette des Alpages!
J'invite tous les lecteurs de la buvette à relever dans la presse, les forums, les documents, sites personnels ou interventions les exemples de discours qui correspondent à cette description. Merci de m’envoyer vos exemples ET vos sources pour compléter cette fiche ou en créer de nouvelles.

Deuxième exemple de comparaison entre le schéma type de la rhétorique anti-environnementale et un discours: Christian Estrosi.

Christian Estrosi

Christian Estrosi (www.estrosi.com) est Président du conseil général des Alpes-Maritimes et Ministre délégué à l'aménagement du territoire. Il a été président de la commission d'enquête sur les conditions de la présence du loup en France et l'exercice du pastoralisme dans les zones de montagnes. Tous les extraits sont issus du rapport de cette commission

Les quatre volets de la rhétorique anti-environnementale de Christian Estrosi

Premier volet de la rhéthorique anti-environnementale

- Installer les populations locales dans la position de victimes.
- Installer les protecteurs de l’environnement en position de persécuteurs, faisant porter à ces derniers toute la responsabilité des problèmes sociaux et économiques rencontrés par les populations rurales.
- Récuser les constats scientifiques et à déconsidérer les experts.


Christian Estrosi: «Tous ceux qui, mesurent la tâche accomplie, au quotidien, par les hommes et les femmes qui, avec foi et amour de leur terre, ont choisi l'élevage comme métier, mais aussi comme passion, savent combien cette profession recèle de contraintes, exige d'abnégation et nécessite de courage. Vouloir imposer des difficultés supplémentaires aux éleveurs de montagne qui, par leurs efforts, demeurent souvent les seuls acteurs d'un monde rural fragilisé, constituerait une faute lourde. La présence de l'homme en montagne ne doit pas reculer devant un quelconque prédateur. Cette conviction profonde ne saurait être négociable.»

«La décision unanime de l'Assemblée témoigne de l'intérêt de la représentation nationale pour un problème qui (...) affecte douloureusement une activité essentielle à l'économie de nos montagnes.»

«Il n'y a pas de petit problème quand nombre de nos concitoyens sont atteints dans leur vie, dans leur espérance, dans leur travail au quotidien, dans la simple volonté de rester, habiter, vivre au pays dans ces zones de montagne.»

«La commission a constaté que le sentiment, partagé par les éleveurs et les élus locaux, selon lequel les gouvernements ont jusqu'à présent organisé la paralysie de l'action publique, est justifié.»

Deuxième volet de la rhéthorique anti-environnementale
- Proposer un concept «nouveau» de gestion des ressources, qui revient à ne pas laisser des ressources économiques se perdre pour des motifs de protection de l'environnement.

Christian Estrosi: «Je souhaite en préambule à ce rapport, affirmer mon plus profond attachement au maintien des équilibres économiques et sociaux, patiemment établis dans les zones de montagne, au fil des ans, par des populations qui, malgré les nombreuses difficultés auxquelles elles ont été confrontées, ont su aménager, gérer et entretenir les espaces hérités de leurs parents.»«C'est cette vision, qui privilégie l'homme dans son environnement, que je souhaite ériger en garde-fou permanent contre toute approche conceptuelle relative à la présence du loup.»

«La commission d'enquête sur les conditions de la présence du loup en France et l'exercice du pastoralisme dans les zones de montagne, a effectué un travail conséquent d'écoute, d'analyse et de réflexion, mais aussi de proposition pour, qu'enfin, l'ensemble des problèmes posés par la présence du loup soit examiné, sans passion, mais avec pragmatisme et réalisme

«La commission a d'abord entrepris un patient travail de réexamen des évènements de 1992, sources de tous les blocages constatés aujourd'hui. Votre rapporteur propose une procédure d'intervention nouvelle, respectueuse des objectifs de la directive Habitats mais débarrassée de toute la lourdeur, de toute la complexité et de l'inefficacité des protocoles jusqu'à présent mis en place.»

«La commission d'enquête, a dégagé des propositions qui devraient enfin permettre, si le gouvernement accepte de les appliquer, de sortir de l'impasse actuelle.»

«Les multiples auditions auxquelles nous avons procédé invitent à l'optimisme quant au succès de la démarche entreprise

«Si nous parvenons à cet objectif, alors la commission aura fait œuvre utile pour assurer un véritable développement durable dans les zones de montagne de notre pays.»

«Conformément à sa mission, elle (la commission) (...) s'est livrée à l'exercice difficile, eu égard au contexte psycho-sociologique, de proposer des solutions susceptibles d'assurer la survie de cette activité, tout en tenant compte des engagements internationaux de notre pays.»

«Votre rapporteur tient à replacer le loup dans le champ du négociable et, quand il y a incompatibilité avec l'homme, donner la priorité à ce dernier. Telle est la philosophie du rapport. Elle s'inscrit parfaitement dans le souhait exprimé par le Président de la République d'une écologie humaniste.»

Troisième volet de la rhéthorique anti-environnementale
- Présenter des concepts affichés comme «éclairés» dans la mesure où ils reposent sur un principe auquel il est difficile de s’opposer.
- Présenter des concepts affichés comme «équilibrés» en ce sens qu’ils considèrent la poursuite de la dégradation de l’écosystème à un rythme raisonnable comme le bon compromis entre ceux qui veulent stabiliser la situation de conservation et ceux qui veulent continuer à exploiter ou transformer les écosystèmes concernés..

Christian Estrosi: «Il ne s'agit pas de remettre en cause les engagements internationaux de la France en matière de protection des espèces sauvages. Il suffit, simplement, de constater l'incompatibilité entre la présence du loup et l'activité humaine dans certains territoires et d'en tirer les conséquences en terme de régulation du prédateur.»

«Le loup ne peut trouver sa place dans certaines parties du territoire national, même si, pour autant, il ne peut être exclu du territoire national dans son ensemble.»

«Petit à petit, la réflexion des commissaires a évolué vers l'idée qu'il n'y avait peut-être pas de contradiction absolue entre les deux thèses

«Pour parvenir à cet équilibre, des efforts devront être entrepris par tous les acteurs de ce dossier, Etat, éleveurs, écologistes, chasseurs....»

«Les membres de la commission garderont notamment le souvenir des témoignages douloureux et poignants de certains professionnels, particulièrement marqués par des expériences traumatisantes. Au-delà de ces traumatismes et des pertes économiques subies, les éleveurs souffrent d'une véritable remise en cause de leur utilité sociale. Le pastoralisme de montagne est, en effet, l'une des activités agricoles les plus écologiques puisqu'il contribue à l'entretien des montagnes, à leur beauté mais aussi à leur sécurité. C'est pourquoi, les éleveurs se sont sentis bafoués dans le sentiment, justifié, qui était le leur de contribuer pleinement à l'entretien de l'environnement.»

Quatrième volet la rhéthorique anti-environnementale
- Les partisans d’une politique claire de conservation, qui rend compte de ses résultats, sont présentés comme des extrémistes auxquels on attribue souvent des visées cachées, marxistes, mondialistes ou extrémistes par exemple.

Christian Estrosi: «Certains, habités par des considérations idéologiques, ont transformé le retour du loup en un débat de société opposant monde rural et monde urbain. Je me refuse à accepter une telle alternative manichéenne. Le débat oppose plus sûrement les personnes qui connaissent les difficultés de la vie en montagne et celles qui les ignorent

«Au fond, et la commission l'a constaté au fil de ses auditions, ce sont deux conceptions de la nature qui s'opposent. Les naturalistes et les militants posent la question en termes d'écosystème et de biotopes. Ils se considèrent comme les seuls protecteurs et aménageurs d'un espace rural qu'ils connaissent souvent mal et qu'ils entendent gérer au nom d'une vision parfois idéologique, en y assurant la restauration et le maintien d'une diversité biologique qui doit faire sa place au prédateur, indispensable, selon eux, au maintien des équilibres.»

«Les écologistes défendent souvent une vision mythifiée de la nature, pure, originelle et surtout non artificielle (…) Cette vision mythologique et fantasmée de la nature s'est particulièrement portée sur le loup. Pour disqualifier les arguments des éleveurs, de nombreux défenseurs du loup leur reprochent une attitude irrationnelle, liée à une peur profonde du loup, héritée de siècles de conflit avec le prédateur. Ainsi, le fait d'être opposé au loup serait nécessairement un signe d'irrationalité!»

«Ainsi, le retour du loup fut-il annoncé avec enthousiasme dans le magazine « Terre sauvage » dont l'éditorial conseilla à ses lecteurs « de protéger comme un trésor ces pionniers de la reconquête animale. Voyons y des fragments d'âme celtique qui hurlent leur liberté dans la montagne »! Le loup semble en effet devenu, au fil des ans, le symbole d'une liberté sauvage et pure, emblème parfait d'un combat pour une nature originelle et non encore souillée.»

«On le voit, l'irrationalité du regard sur le loup est très largement partagée et, si l'on veut avoir une approche constructive de ce dossier, il convient d'écarter tous les mythes, en particulier celui d'une nature originelle et pure vers laquelle il conviendrait de revenir.»

«Il n'y a de nature qu'organisée, par et pour l'homme, et celui-ci doit rester au centre des priorités.»

Extraits du rapport de la commission présidée par Christian Estrosi et de son avant propos.

Autres exemples de rhétorique anti-environnementale

Louis Dollo, Christian Estrosi

11 août 2006

Lassalle essaie une diversion sur le loup

Lassalle, à l'instar du maillot jaune carbure t-il à la testostérone? Toujours est-il que la Castafiore du Béarn, non comptant de s'attaquer à Nelly Olin, aux associations, aux ours, aux japonais de Toyal ouvre un nouveau front : le loup.

Cette fois, ce ne sont pas les éleveurs qui montent au créneau, mais un expert. Selon Jean Lassalle, député des Pyrénées Atlantiques, « il faut abattre tous les loups représentant une menace pour les éleveurs ou leurs troupeaux ». Une annonce faîte le 30 juillet dernier, à l’occasion de la fête de l’agriculture à Saint André d’Embrun.

Le député des Pyrénées Atlantiques, invité pour l’occasion, a réaffirmé son soutien aux éleveurs, dont dit-il: « Le sort importe moins aux politiques que celui des loups. » Il a également affirmé que les arguments écologiques en faveur du maintien du prédateur dans nos montagnes n’étaient qu’un moyen, selon lui, de « blanchir les consciences ». La taurine aide-t-elle à combattre les moulins? Ubu est roi.

Sources: Alpesdusud

15 juillet 2006

Daniel Spagnou voit rouge

Lettre ouverte à Nelly Olin

Avec l’arrivée de l’été, c’est la saison des carnages qui ensanglantent les Alpages qui s’installe. L’attaque d’un troupeau de 530 brebis à seulement 300 mètres du village de St Véran dans les Hautes-Alpes, après bien d’autres depuis le printemps dans les Alpes de Hte Provence nous démontre que nous nous rapprochons à grands pas d’une catastrophe.

AbattoirLa question n’est plus de savoir comment protéger les troupeaux, mais plutôt de prendre enfin les mesures pour contenir le prédateur que l’on retrouve maintenant au plus prés des habitations, dans les plaines et dans les autres massifs français.
Les timides avancées décidées dans le Plan Loup 2006, seront inutiles et sans effet devant l’ampleur du problème ; l’été s’annonce meurtrier et les éleveurs voient rouge.

Faut-il vraiment attendre qu’un drame subvienne et que le loup s’attaque à l’homme pour prendre quelques mesures de bons sens comme :

  • Reconnaître le droit des éleveurs à l’autodéfense en quittant la convention de Berne, mettre fin aux tirs d’effarouchements qui déplacent les problèmes, et autoriser les tirs de défense sans délais, enfin, considérer que le loup doit être contrôlé dans un périmètre géographique à établir ; en dehors duquel, le prédateur ourra être combattu sans aucune réserve.

Avant que le loup ne se mette à table, les éleveurs ne s’en laisseront pas compter, tout comme les habitants des vallées alpines qui ne cautionnent plus l’autisme ambiant des autorités nationales qui sous-estiment encore ce phénomène.

Aussi, je soutiendrai avec force les éleveurs et m’associerai aux initiatives qui devront tôt ou tard faire bouger les choses. Le pire est sans doute à venir, tout doit être en mis en œuvre pour l’éviter.

Fait à Sisteron, le 20 juin 2006
Daniel SPAGNOU

Rapporteur de la Commission d’Enquête Parlementaire sur la Présence des Prédateurs en France. Député des Alpes de Haute-Provence. Maire de Sisteron.

En France, en 24 heures, le jour de l'Aïd al-Kebir, 120 000 bêtes sont sacrifiées, égorgée vivante au couteau.

02 mai 2006

L' engrenage des éleveurs, le cycle de la mort (Baudouin de Menten)

Les éleveurs anti-prédateurs nous entrainent dans un engrenage de la violence, un cycle de la mort et une montagne de non droit.

Baudouin de Menten -  Avec un nom bien explicite, le journal "Le Jura agricole" est un habitué de la défense des milieux ruraux (comprendre les chasseurs) et de l'agriculture. Dans son édition du 28 avril, il commente les débats de l'Assemblée de la Fédération Nationale Ovine à Beaune les 19 et 20 avril.

Fédération nationale Ovine

Les vrais problèmes du pastoralisme

Premier sujet qui fâche : le vif désaccord à l'encontre de la politique menée par le ministère de l'Agriculture, particulièrement au sujet du calcul des DPU et de l'avenir à donner aux contrats territoriaux d'exploitation (CTE). Christophe Malvezin, représentant du ministre de l'Agriculture a pu évaluer le mécontentement des éleveurs ovins face à la politique du ministre, Dominique Bussereau. Sifflets et autres coups de gueule ont émaillé son discours. 

Le mode de calcul des Droits à paiement unique (DPU) était basé à l'origine sur les références historiques 2000-2002 des éleveurs, mais ils incluent désormais les années 2003 et 2004 si les cheptels ont augmenté de plus de 20 % par rapport aux références de 2002, avec un troupeau de cent brebis minimum au départ et une augmentation de plus de cinquante brebis.

Cependant, certaines exploitations ont connu des progressions d'effectifs durant l'année 2005 et en 2006, notamment dans des zones encore assez peu moutonnières : plus de 5 % entre 2004 et 2005 en Lorraine, et presque autant en Normandie, Champagne-Ardenne et dans le Nord-Pas-de-Calais.

Ces progressions d'effectifs, attribuées pour une grande part à la charte de relance de la production ovine, ne sont pas retenues dans le calcul des DPU, ce que les éleveurs demandent. Inquiets, ils jugent leur revenu fragile. Les négociations OMC en cours pourraient aboutir à un abaissement des droits de douane de l'UE. Le ministère a quand même tenté de calmer les esprits en annonçant la suppression du critère des 20 %.

La gestion des territoires

Ensuite, vient la baisse des crédits alloués au second pilier de la PAC relatif au développement rural. " Avec la réduction de l'enveloppe PHAE pour les zones à handicap naturel, qui va s'occuper de la gestion des territoires et des paysages ? ", s'est interrogé un éleveur.

De plus, les éleveurs signataires d'un CTE qui expire en 2006 ne pourront contracter qu'une PHAE en remplacement et non plus avoir le choix, comme l'avait assuré le ministère l'année dernière, entre cette dernière ou un contrat d'agriculture durable (CAD). Or, dans certains cas de figure, juge Bernard Martin, « le CAD convient mieux, et d'autant plus quand l'éleveur ne répond pas aux critères de la PHAE ».

Jusque là, les éleveurs se comprennent. Les autres eux, sont largués depuis longtemps face à un système de financement bien loin de la loi du marché et basé sur de multiples aides complexes. CTE, PHAE, CAD., va comprendre Charles. Le revenu des éleveurs n'a plus rien à voir avec leur activité !

Le tour des boucs émissaires

Il était évident, vu l'actualité, que les vraies raisons des difficultés des éleveurs devaient vite être cachées par celles, beaucoup plus médiatiques, liées aux "bestes sauvages" et autres "fauves estrangers".

C'est ainsi que, malgré les multiples explications, et preuves scientifiques, il fut toujours question de "La réintroduction en France des loups".  Que les loups soient revenus d'Italie, pas question! C'est bien plus rassurant de diaboliser les défenseurs qui deviennent des importateurs. Le loup devient ainsi un assisté illégal, un sans papier, un immigré hors la loi.

Le ministère a eu beau rappeler que sa priorité était «la protection des éleveurs» pour soutenir le secteur, une nouvelle salve de sifflets a couvert les propos ministériels, comme d'habitude. La FNO a demandé que le Gouvernement ne cède pas face à certains écologistes et prône une régulation de la population des loups.

Ours "dangereux, inadaptés et hors la loi"

Malgré le fait que contrairement à la chasse, la présence de l'ours ne soit responsable d'aucune victime humaine, que les ours réintroduits et 1996 et 1997 se soient reproduits, que tous les procès pour arrèter cette réintroduction se soient soldés par des échecs, la Fédération Nationale Ovine refuse catégoriquement d'accepter la présence d'animaux qu'elle juge « dangereux, inadaptés et hors la loi ». Elle souligne en effet que cette opération ne respecte pas la réglementation en vigueur qui veut que les bêtes soient autochtones. Aussi vont-ils porter plainte contre les Pouvoirs publics.

Quelqu'un peut-il m'en dire plus sur cette réglementation sortie de leur chapeau ? Une plainte de plus qui n'a aucune chance d'aboutir, faute d'arguments crédibles.

La panique devant la tremblante du mouton

L'élevage ovin a sa vache folle : la tremblante du mouton. La détection en France de deux cas de tremblante en mars dernier achève de nourrir la peur des éleveurs. Echaudés par les crises successives de l'élevage bovin puis plus récemment de la grippe aviaire qui a entrainé de fortes chutes des ventes de tous ce qui porte plumes, les éleveurs ovins n'ont aucune envie de voir arriver la même crise sanitaire pour eux et en même temps, la peur des consommateurs et la chute inévitable du marché des ovins.  Désireux de limiter les conséquences d'une future crise éventuelle, la FNO s'étonne que les Pouvoirs publics traitent le dossier comme un problème de santé humaine plutôt qu'animale.

La Fédération Nationale ovine a peur que la crise, limitée à la France, n'entraine des mesures de rétorsion franco-françaises et permette aux autres pays sains de s'introduire durablement sur le marché.  La FNO demande alors que l'Union Européenne s'empare de la question car des règles non communautaires n'aboutissent à aucune réciprocité de la part des autres pays de la communauté , selon elle, et le risque serait de subir une situation de distorsion de concurrence.

Appels au meurtre

Au vu des risques actuels, les pertes minimes causées par les prédateurs ours et loups sont bien l'arbre qui cache la forêt... en plein écobuage. Le milieu du pastoralisme crie au feu et allume la mèche.

Refuser les mesures de protection proposées par le gouvernement est bien une démarche suicidaire, un engrenage vers la violence qui va couper encore un peu plus le milieu paysan de sa base de consommateurs avide de qualité et de naturel. Que la prise de conscience est lente quand les éleveurs sont aveuglés par des politiciens qui crient avec les loups.

Que vienne une crise de tremblante du mouton et/ou le meurtre "accidentel" d'une ourse relâchée par exemple et les éleveurs se retrouveront coupés du monde, de la réalité et du reste de la France.

Du miel et du verre cassé pour les ourses

Il n'est pas question de meurtre me direz vous ! Un randonneur vient de trouver un pot remplit de morceaux de verres et de miel non loin du site de lâcher de l'ourse Franska ! Leur intention est claire, tuer les ourses relâchés. Ils se sentent intouchables :

  • soutenus par des élus en écharpes lors du saccage d'Arbas
  • soutenus par un Augustin Bonrepaux couché au milieu de la route lors du lâcher de Palouma et prévoyant de futures violences lors de chaque rassemblement des anti-ours,
  • soutenus par un Jean Lassalle prêt à s'arrêter de respirer dès qu'il aura repris du poil de la bête.
  • soutenus par la peine symbolique de 800 euros donnée au berger tueur de loup qui "l'avait pris pour un chien".
  • soutenus par l'absence de jugement du tueur de Cannelle.
  • soutenus par la presse, avide de faits divers et pour qui la perte d'une brebis fait la une des journaux télévisés. Lacube est devenu une star médiatique. Présenté comme un éleveur, il est présent sur tous les fronts, bien loin de son troupeau.

Une volonté de fer ?

Nelly Olin a réaffirmé son intention de mener à bien son plan de réintroduction. Elle ferait bien aussi de réaffirmer ses intentions de défendre les animaux protégés réintroduits, de poursuivre les personnes qui s'attaquent aux espèces protégées, de faire respecter les lois, car pour les éleveurs, les montagnes ont furieusement tendance à devenir des zones de non droit où tout est bon pour "éliminer les fauves" et "faire la montagne propre" avec le plus grand mépris pour les lois et règlementations françaises ou internationales.

Les éleveurs nous précipitent tout droit vers des drames et des catastrophes. Les allumeurs de feux comme Lassalle, Bonrepaux et Lacube porteront alors une responsabilité écrasante. Il ne restera plus que le boycott des produits du pastoralisme ou des actes violents des défenseurs des prédateurs contre les bergeries pour que le pastoralisme se soit jeté au fond du trou et d'une crise profonde et ... durable.

Baudouin de Menten

23 avril 2006

Le canular du président éleveur

En février 2006, Joseph Jouffrey, président de la fédération départementale ovine et éleveur à Ribeyret dans les Hautes-Alpes affirmait avoir capturé 4 loups qu'il avait relâché près de 2 grandes villes de la région PACA ! Avec de grands airs mystérieux, il avait montré la cage bricolée. Espérait-il promouvoir son poste de responsable syndical ?

Son scoop a fait un flop. Pas plus de loups sur le marché d'Aix en Provence que sur la cannebière. Effrayés, les loups sont peut-être retournés darre-darre en montagne ou on pris le bac pour la Corse. Les trompettes médiatiques sont restées bouchées et le canular fait passer aujourd'hui Joseph Jouffrey et les autres participants : ses copains éleveurs et chasseurs pour des piliers de comptoir en manque de reconnaissance. « Notre idée, c’est d’enlever des loups là où ils ne sont pas désirés, pour les amener près des zones où les gens désirent leur présence.Lorsque les gens vivant près des deux villes apercevront le loup, ils seront apeurés ! »

Ratifiée par la France, la convention internationale de Berne interdit la capture et la détention d’espèces protégées comme le loup. L'affabulateur disait avoir pris un certain nombre de garanties mais aussi «  Il faut savoir prendre des risques quand on est syndicaliste ». Aujourd’hui il passe pour un gros c.. , et on attend la suite de l'article de Lionel ARCE-MENSO, le journaliste du Dauphiné responsable de la publication de cette histoire débile. Les loups préfèrent manger des brebis que de la bouillabaisse ou des calissons. Cessez de rire...

18 mars 2006

Cochet, le maire de Saint-Baudille atteint comme Bonrepaux

Faut-il être malin pour devenir un élu ? La réponse est non. Après les délires volaillers d'Augustion Bonrepaux, la honte poulaillère ariégeoise, voici un preuve de plus ?

Dans une lettre adressée à ses concitoyens propriétaires de volaille, Monsieur René Cochet, le maire de Saint-Baudille-de-la-Tour (Isère) croit bon d'appeler, au nom de la "prévention" de la grippe aviaire, à " l'éradication d'un certain nombre d'espèces de charognards ou de carnassiers sauvages", citant pêle-mêle renards, fouines, belettes, corbeaux, pies, buses et autres rapaces sédentaires "

Renecochet_saint_baudilleMAIRIE
38118 St Baudille de la Tour
tel: 04-74-83-86-29
fax: 04-74-83-81-06

St Baudille de La Tour, le 27 février 2006

Objet: grippe aviaire

Cher propriétaire de volailles,

Les nouvelles directives prises concernant la grippe aviaire, m'obligent à vous informer : je vous rappelle donc qu'il y a nécessité de confiner localement tous vos volatiles dans un lieu coupé de tout contact extérieur.

Ce dispositif préventif demeure, à mon avis, insuffisant: il doit être assorti d'autres mesures et en particulier, par l'éradication d'un certain nombre d'espèces de charognards ou de carnassiers sauvages, des animaux ou oiseaux susceptibles de manger un canard contaminé et de transférer ensuite la grippe aviaire des plans d'eau, d'où elle est arrivée, jusqu'à vos basses cours. Il s'agit, notamment, des renards, des fouines, des belettes, des putois, des corbeaux, des pies, des buses et d'autres rapaces sédentaires.

Ces différentes espèces ont déjà provoqué chez nous un déséquilibre total de notre faune sauvage, elles sont aujourd'hui trop nombreuses et trop dangereuses dans le contexte actuel.

Je vais donc demander à Monsieur le Préfet une autorisation de diminuer considérablement la population de ces prédateurs à haut risque et agir en concertation avec la société de chasse.

Je vous prie de bien vouloir respecter les consignes en vigueur malgré les désagréments que cela puisse engendrer.

Veuillez agréer mes sincères salutations.

Copie à :
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Sous-Préfet,
La gendarmerie de Montalieu-Vercieu
La société de chasse de St Baudille
La fédération départementale de chasse

Je vous invite à envoyer un petit mail de félicitations à cette lumière enplumée
Monsieur René COCHET

12 novembre 2005

L'ASPAS porte plainte contre des éleveurs

Communiqué de presse de l'Aspas

Lors de la manifestation du 28 octobre 2005 à Annecy, un groupe d'éleveurs brandissait une banderole où l'on pouvait lire : " Les loups n'y sont pour rien, il faut tirer ceux qui les lâchent et les protègent ! "

Annecy_menaces_eleveurs

L¹Association pour la Protection des Animaux Sauvages ne peut pas accepter de telles menaces sans réagir. C¹est pourquoi, elle a porté plainte le 3 novembre 2005 contre les auteurs de cette banderole et les organisateurs de cette manifestation auprès du Tribunal de Grande Instance d¹Annecy pour provocation à commettre un crime dans une réunion publique.

Menaces de mort et mensonges

Outre ces menaces de mort, les éleveurs prétendent que les associations de protection de la nature ont réintroduit le loup en France. Est-il encore nécessaire de répéter que les loups sont venus naturellement depuis la région italienne des Abruzzes ? Les tests génétiques effectués sur cadavres et excréments et le suivi par radiopistage d¹un loup italien retrouvé en France ont vérifié indiscutablement cette hypothèse, hypothèse validée entre autres par l¹Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Très médiatisé, le loup est le prétexte le plus utilisé par les éleveurs pour revaloriser leur métier depuis longtemps mis dans l¹ombre par l¹Etat. Pourtant, depuis quelques années, certains éleveurs, trop peu nombreux, cherchent en collaboration avec les protecteurs de la nature des solutions viables pour tous. Afin d¹éviter les attaques de loup, la combinaison de trois mesures est préconisée : la présence constante de chiens de protection, la mise en parc de regroupement nocturne, une présence humaine permanente (aide-bergers). Comment expliquer le fait que seul un quart des éleveurs ait mis en place ce processus dont l¹efficacité a été prouvée sur différents élevages dans le Mercantour par exemple, région où les premiers loups sont réapparus en France. D¹autant plus que l¹Etat participe à hauteur de 80 % aux frais occasionnés pour la protection de leur troupeau.

Cette réaction violente de la part des éleveurs n¹est malheureusement pas un cas isolé. Cette année encore, les protecteurs de la nature ont été maintes fois menacés publiquement. L¹ASPAS déplore ce climat de violence où tout dialogue est désormais difficile.

L¹ASPAS a exigé au Dauphiné libéré un droit de réponse. Ce communiqué leur a été envoyé et paraîtra sous peu.

Contact presse : Julie Danet ­ responsable Communication, Tél. : 04 75 25 10 00 - info@aspas-nature.org

Ne plus laisser faire, ne plus laisser dire

Il est intéressant de voir que les associations écologiques et de défense de la nature ont décidé de ne plus se laisser faire. Cela va finir par faire mal : arrêt des remboursement et frais de justice...

  • plainte à Massat contre les dégradations des éleveurs ariégeois
  • plainte à Annecy contre des menaces de mort
  • plainte devant la préfecture en Ariège, toujours contre des éleveurs ariègeois.

01 novembre 2005

Un amendement anti loup "ainsi que tout employé "

28 octobre 2005
Amandement présenté par MM. DOMEIZEL, REPENTIN, BESSON, BOULAUD, CHARASSE, COLLOMBAT et DREYFUS-SCHMIDT, Mme HUREL, MM. KRATTINGER, MARC, PIRAS, SUTOUR, TODESCHINI et les membres du Groupe Socialiste et apparentés

Après l'article 22 quater, insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans l'article L. 427‑9 du code de l'environnement, les mots : « tout propriétaire ou fermier peut repousser ou détruire, même avec des armes à feu, mais à l'exclusion du collet et de la fosse, les bêtes fauves qui porteraient dommages à ses propriétés », sont remplacés par les mots : « tout propriétaire ou fermier, ainsi que tout employé agissant pour leur compte, peut repousser ou détruire, même avec des armes à feu, mais à l'exclusion du collet et de la fosse, les bêtes fauves et les loups et les chiens errants qui porteraient dommages à ses propriétés ».

Objet

La relation conflictuelle entre l'Homme et le Loup est une histoire ancienne. La littérature française est là pour le prouver. « Le loup et l'agneau », « La chèvre de Monsieur Seguin » ou « Le petit chaperon rouge » ont pu parfois alimenter les peurs ; mais ils sont surtout le reflet d'une confrontation difficile notamment dans le monde du pastoralisme. La peur, parfois excessive, et les dégâts bien réels, ont amené les bergers à chercher une protection par tous les moyens possibles.

C'est ainsi que le loup disparu de nos contrées au début du XXème siècle. Pendant un peu plus de 70 ans, les éleveurs ont pu développer leur pratique agricole notamment dans les montagnes alpines en toute tranquillité.

Depuis 1992, le développement de la population de loups est venu interrompre cette période. Les attaques de troupeaux en constante progression rendent la cohabitation douloureuse. Afin de défendre les intérêts économiques et écologiques de l'élevage ovin dans les Alpes, les commissions d'enquêtes parlementaires et les mesures prises par le gouvernement se sont multipliées sans que l'on puisse espérer des résultats satisfaisants. Il est temps de redonner confiance aux éleveurs.

Le code de l'environnement dans son article L. 427-9 dit : « … tout propriétaire ou fermier peut repousser ou détruire, même avec des armes à feu, mais à l'exclusion du collet et de la fosse, les bêtes fauves qui porteraient dommages à ses propriétés… ». La jurisprudence pourrait permettre de considérer le loup comme une bête fauve. Cependant, afin de permettre aux bergers de défendre leurs troupeaux, il est utile de clarifier les textes en inscrivant dans le code de l'environnement que le loup doit être considéré comme une bête fauve.

Le but de la présente proposition, sans mépriser les règles internationales comme la directive « habitats » ou la convention de Berne, tend à donner les moyens de protéger les troupeaux et à donner confiance à des bergers souvent isolés. Par conséquent, il est nécessaire d'inscrire dans le code de l'environnement la possibilité de repousser ou détruire un loup en cas d'agression d'un troupeau.

C'est fou ce que c'est pratique l'e-mail pour envoyer son avis à ceux qui font de la démagogie. Cet ammendement de toute façon, ne changera rien au problème, sauf pour les éleveurs trop vieux pour tenir un fusil. A J-4 de la manif à Paris, c'est plein de diplomatie... C'est pour nous chauffer?

Rejet à l'Assemblée Nationale

Le 9 novembre, à minuit trente, l'amendement a été rejeté. Fin de parcours pour cette manoeuvre électoraliste. Quel Dommage s'est écrié Monsieur Domeizel...

18 octobre 2005

L'univers parallèle de l'écologie rampante (Jean Lassalle)

Jean_lassalle_2Créée en novembre 2002, la Commission loup : " Commission d'Enquête Parlementaire sur les conditions de la présence du loup en France et l'exercice du pastoralisme dans les zones de montagne " était chargée de "faire la lumière " sur le retour du loup en France et de trouver des moyens pour valoriser le pastoralisme ovin ". Les auditions n'étaient pas ouvertes à la presse, l'affaire menaçant de toute évidence de toucher à des secrets " Défense Nationale ".

A la veille de la manifestation du 5 novembre à Paris, il m'a semblé amusant de revenir sur quelques déclarations savoureuses et très instructives sur la pensée et l'état mental de certains politiciens. Extraits du débat sur la création de la Commission loup à l'assemblée nationale :

Christian Estrosi, UMP
- " Vous connaissez la cause des larmes et de la détresse de tant de nos éleveurs et d'habitants de ces zones de montagne au cours de ces dix dernières années : la présence du loup. Aucune des mesures prises n'a permis de mettre fin à ce drame humain ".
- " Pour mémoire rappelons que le nombre d'attaques s'établissait à dix en 1993 et qu'en 2001 on a dénombré 250 attaques soit 1 152 brebis mortes et que le dernier comptage qui remonte au 10 octobre fait état de prés de 2000 brebis massacrées."
Michel Bouvard, UMP
" Merci Voynet ".
Christian Estrosi, UMP
" Tout un faisceau d'événements accrédite la thèse d'une réintroduction artificielle à commencer par l'absence totale du loup entre Gênes et les Alpes Maritimes alors que la thèse officielle fait état d'une provenance des Abruzzes en Italie. Aucune trace de sa présence entre le parc des Abruzzes et le Mercantour pourtant de plusieurs centaines de kilomètres. "
Michel Bouvard, UMP
" Tout à fait ! Il a du faire du stop. "
Jean Launay, PS
" Pour avoir une compréhension affinée des problèmes posés et mieux saisir la détresse des éleveurs il convient en plus des bêtes tuées ou blessées par le prédateur - qui, rappelons-le ne tue pas pour manger- de prendre en compte les nombreux avortements subis par les brebis et l'allongement fréquent la période d'agnelage, le stress ou encore l'amaigrissement des animaux ".
Jean Lassale, UDF, ex-président du Parc des Pyrénées
" Il faut savoir comment ces loups sont revenus. Et puisque l'on a opportunément retenu d'élargir le sujet à l'ensemble de la filière pastorale il serait bon tant qu'on y est d'en faire autant sur le retour des nouveaux ours dans les Pyrénées centrales. "
Augustin Bonrepaux, PS
" Ceux-là on sait comment ils sont revenus ! "
Michel Bouvard, UMP
" En avion et sous les caméras ! Et dire aussi combien cela a coûté aux contribuables ".
Jean Lassale
" Je souhaite simplement, chers collègues, que l'on en profite aussi pour fouiller un peu et voir ce qu'il y a derrière cet univers parallèle de l'écologie rampante qui s'est instituée non seulement dans notre pays… "
Lionel Luca, UMP
" Rampante ça oui ! Comme les ronces et la broussaille. »
Jean Lassale
" … mais dans toute l'Europe, je peux en témoigner "
André Chassaigne, PC
" Je ne me reconnais guère dans la vision du monde rural qui vient d'être exposée. Je dis tranquillement en me fondant sur une expérience ancienne, sur un vécu quotidien, cette approche me paraît un peu caricaturale."
François Sauvadet, UDF
" Il n'a pas écouté ! "
André Chassaigne
" Il est légitime de s'interroger sur les conséquences économiques et environnementales de la présence du loup. Mais eu égard à la partialité de certains motifs avancés par la résolution et rappelés à cette tribune il nous semble indispensable de rappeler que le loup de peut pas être responsable de la mise en péril de l'économie montagnarde. "
- " La résolution affirme que les mesures de protection des troupeaux sont inopérantes pourtant les expériences menées dans les pays étrangers et les derniers chiffres français donnent des indications plus nuancées. Les résultats obtenus concernent deux départements, les Hautes-Alpes où les
mesures de protection sont généralisées et les Alpes Maritimes où elles sont très peu appliquées. En 2001, pour des populations similaires de loups, les pertes qui leur sont attribuées ont été de 97 brebis pour 9 loups et de 1 152 brebis pour les 12 loups des Alpes-Maritimes"
Henriette Martinez, UMP
" Je viens des Hautes-Alpes il y en a plus que cela. "
André Chassaigne
" Le loup peut être aussi un facteur de développement touristique non négligeable. "
(protestation sur les bancs de l'UMP et de l'UDF). (L'ouverture des parcs ?)
Patrick Ollier
" Ce n'est pas sérieux ! "
Augustin Bonrepaux
" on a d'autres atouts, heureusement ".
Michel Bouvard
" Les touristes vont dans des parcs à loups fermés ! "
André Chassaigne
" Comme dans le parc des Abruzzes qui accueille un million de touristes chaque année ".
Xavier de Roux, UMP
" Le loup est un loup pour l'homme "

Parions, que certains de ces grands orateurs vont remonter à la tribune à l'occasion de cette démonstration piétonne de l'univers parallèle de l'écologie rampante!

14 septembre 2005

Des poisons sont utilisés pour faire disparaître les loups, 3 indices différents le confirment

Les caves de la buvette contiennent de bonnes bières belges habiles à délier les langues : les bergers utilisent des poisons pour faire disparaitre les loups. Récit et argumentation.

Après quelques jours de vacances dans le sud et quelques prises de contact avec « les clients de la Buvette » et oui, tous les bergers ne sont pas des extrémistes! Il semble que durant cette estive, dans les vallées du Haut Verdon et de l’Issole, le nombre d’attaque de loups sur des troupeaux domestiques a considérablement chuté par rapport à l’année passée.

Par ailleurs, les vallées de la Vaïre, de l’Ubaye et le Val d’Allos ont connu cette année des modifications importantes dans la façon de procéder des loups dans la gestion de leurs attaques sur les troupeaux. Par contre, la plupart des attaques ont été beaucoup plus meurtrières.

1 - La chute du nombre des attaques

A la grande et heureuse surprise des bergers, une partie de la Vallée du Haut Verdon, très exposée l'année dernière, a été complètement épargnée cette année (entre Villars-Colmars, Thorame-Basse, Lambruisse et Chaluffi).

Quelles pourraient être les raisons de cette diminution des attaques ?

Une mise en pratique plus scrupuleuse des mesures de prévention modifie les comportements du prédateur. D'une part, l'intensification de la protection et des mesures de prévention :

  • présence permanente du berger ou d'un aide (mesure prescrite),
  • regroupement en parc de nuit (mesure prescrite),
  • présence de patous (mesure prescrite),
  • éffarouchement par le tir de sommation (mesure découragée par l’administration),
  • présence régulière d’étrangers « invités » auprès du troupeau (mesure inédite)

à modifié le comportement du prédateur. Il attaque moins souvent, comme si le danger potentiel l'incitait à économiser les risques.

Mais les attaques sont sans doute plus fortes, le nombre de victimes par attaque semble plus élevé (à confirmer par les chiffres officiels). Il semble que les attaques du loup se focalisent notamment sur les parcs de nuit. La conséquence est une opportunité de fuite très réduite pour les bêtes. Il en est de même pour le loup ou pour le berger : Il lui est plus facile d’attraper les brebis dans un parc qu'en liberté sur la montagne.

Peut-être que les longues périodes qui séparent deux attaques sont propices à faire grandir la volonté de chasse chez l’animal: la faim ferait sortir le loup du bois en quelque sorte. Peut-être se rattrape-t-il de son attente ? Dans certains endroits, sans doute dans des zones périphériques au territoire d’une meute, les attaques se répètent pendant plusieurs jours de suite au petit matin comme si des loups exploitaient une zone du territoire voisine de leurs zones habituelles. Après quelques jours, les attaques cessent aussi brusquement qu’elles ont commencé.

La discrétion de certains éleveurs déterminés mais un peu bavards

D'autre part, après avoir palabré plus longtemps au coin du bar de la Buvette, les langues se délient plus facilement. Ah la Kriek Lambic et la Duvel sont fortes!

Nettoyage de printemps ?

Strychnine Il semblerait aussi que « le ménage » ait été fait, qu’il y ait eu du « nettoyage » cet hiver ou ce printemps (extraits) :

  • « Je n'avais jamais observé ce phénomène et, une relative démobilisation des collègues bergers et des éleveurs, tous plus ou moins entré dans une logique de gestion-collaboration avec les administrations et les agents techniques, me laissaient penser qu'il n'en serait jamais rien. Je ne pensais pas que les paroles exprimées sous le coup de la colère seraient suivies d’actes. »
  • « Sans doute que les énormes pertes localisées dans ces vallées l'été passé ont suscité une réaction et que quelques personnes sont passées à l'acte. Très intelligemment, pour une fois, sans se vanter, mais efficacement, semble t-il. »
  • « Maintenant presque tous les bergers protègent leur troupeau. Certains appliquent les mesures T, d’autre se tiennent au troupeau en permanence et font tonner le fusil dès qu’ils soupçonnent la présence de loups, d’autres encore mettent au point des mesures de protection inédites et à leurs propres frais. »

2 - La volatilisation surprenante d'une meute

« Il y avait une meute importante entre les montagnes de Thorame-Basse et de Beauvezer, elle avait à son actif plus de 250 victimes l’année dernière et, rien n'expliquerait que la meute de Thorame-Basse ne soit plus présente, si ce n’est que des gens l'aient éliminée par le tir ou l’empoisonnement».

3 - La confirmation par les aigles

Plusieurs cas récents de destruction d’espèces protégées par ingestion d’appâts empoisonnés témoignent d’une recrudescence de l’usage du poison dans les Alpes du Sud.

Les aigles et les vautours se trouvent en fin de chaîne alimentaire. Il suffit d’une carcasse ou d’appâts empoisonnés pour occasionner des dégâts importants parmi les volatiles.

Les dommages colatéraux se multiplient

Une Rappel des quelques derniers faits d’empoisonnements et des espèces qui en ont été récemment victimes :

  • Novembre 2003 : un berger du parc national du Mercantour est condamné par le tribunal correctionnel de Nice à un mois de prison avec sursis pour "destruction d’espèce protégée", en l’occurrence pour avoir empoisonné des loups en 1997. Le procureur avait requis 7 500 euros d’amendes avec sursis.
  • Fin décembre 2004 : Un loup mâle de souche italienne, âgé de 7 ans, a été empoisonné dans l’enceinte du Parc Animalier des Monts de Guéret (voir l'article de loup.org)
  • Le 18 février 2005, un aigle royal mâle adulte est retrouvé mort empoisonné à Valensole (Alpes-de-Haute-Provence). Empoisonnement aux inhibiteurs des cholinestérases : insecticide dans une marmotte servant d'appât. (Info : LPO PACA)
  • Le 4 avril 2005, une femelle aigle royal adulte est retrouvée morte à Allos (Alpes-de-Haute-Provence). Très forte présomption d'empoisonnement mais la toxicologie n'avait pas été demandée à l'autopsie. (Info : LPO PACA)
  • Le 22 avril 2005, un loup est retrouvé mort dans les Alpes maritimes, tué par balle. (Lire à la Buvette : Le cinquième loup tué par balle, illégalement dans les Alpes Maritimes)
  • Le 10 mai dernier, c’est un chien qui est mort après avoir absorbé un appât badigeonné à la strychnine. (Info : Site de FERUS et Leisoursoun)
  • Le 28 juin 2005, un aigle royal mâle, appartenant à l’un des 10 couples de la région, a été retrouvé empoisonné dans le parc national du Mercantour, plus précisément dans la vallée de la Roya. L’autopsie a révélé des quantités importantes de méthiocarbe (insecticide). Un procès-verbal destiné au parquet de Nice a été dressé. (Info : Site de FERUS et Leisoursoun)
  • France Nature Environnement a également annoncé avoir eu connaissance d’autres cas de tentatives d’empoisonnements qui auraient pu avoir une issue gravissime (je n’en sais pas plus).

Les vautours sont en première ligne

De plus, dans cette région a été réintroduit un des trois noyaux de population de vautours fauves des Alpes du Sud (colonie de 80-100 individus dans les Gorges du Verdon) qui, à l'image de ce qui se passe dans les Pyrénées, estive dans les hautes vallées du Mercantour où ils trouvent des carcasses en nombre. Une curée sur un appât empoisonné pourrait être un carnage…

Les Centres de soins pour la faune sauvage estiment qu’environ 5 % des animaux tués sont retrouvés. Quand on sait qu’en plus le poison n’est pas sélectif et qu’un animal empoisonné peut à son tour être consommé par d’autres, cela laisse augurer du pire quant au nombre et à la diversité des espèces touchées.

L'objectif, se débarasser des loups

C'est bien sûr le loup qui est visé, quatre loups au moins ont été empoisonnés dans le Mercantour. Le danger existe pour l’homme aussi puisque certaines des substances utilisées sont hautement toxiques et interdites d’emploi en France (strychnine, cyanure). Les procès des éleveurs « pris sur le fait » d’autodéfense incitent certainement les autres à plus de discrétion.

Convergance d'indices ou hasard ?

La volatilisation d’une meute, la chute surprenante du nombre d’attaques dans une partie du Haut Verdon qui était très touchée l’été 2004 et les rapaces empoisonnés sont trois éléments concordants qui me poussent à dire que le poison est de retour.

Ce n'est pas un hasard. Les empoisonneurs agissent contre le loup. L’analyse des chiffres (dégâts et comptages) permettra peut-être de le confirmer. Merci de m'envoyer vos infos complémentaires ou témoignages par e-mail ou en commentaire de cette note.

Lire aussi : Mercantour, le poison est de retour pour le loup

02 août 2005

Baudouin de Menten : la stratégie des bergers : tout est bon à prendre

Le Jura agricole et rural en remet une couche. Il fait FEU de tout bois.
(agricole et rural ... c'est pas la même chose ? )

Nouvelle interview d'un anti-loup bien décidé à en finir avec le Canis Lupus qui empêche des éleveurs d'économiser en rond. Les éleveurs veulent virer les bergers et laissez les brebis se débrouiller toutes seules, comme ils font depuis que la "sale bête" avait disparu de la France. Une seule solution éradiquer les meutes et tous les loups qui osent passer les alpes (à pied, en voiture ou en hélicoptère puisqu'il parait qu'il s'agit d'une réintroduction)

Yves Feydy : La logique de régulation doit s’imposer,

c'est le titre ...
Yves Feydy (Président de la Fédération départementale ovine de la Drôme, c'est l'interviewé prêt à bondir ...)

Colette Boucher, c'est la journaliste qui pose les questions qu'Yves Feydy et la Direction de la ligne éditoriale du canard lui a demandé de poser
 
Yves Feydy : « Nous affirmons toujours fortement que la présence du loup est incompatible avec nos pratiques d'élevage »
( Les pratiques : abandonner le troupeau : On a d'autres choses à foutre que de payer un berger à garder nos 1500 brebis)

Yves Feydy, membre du bureau de la FNO (Fédération nationale ovine), président de la Frora (fédération régionale ovine de Rhône-Alpes) et de la fédération départementale ovine de la Drôme, livre sa position sur le dossier des prédateurs.
(Devinez sa position ?)

- Au sein du syndicalisme agricole, quelles revendications font l'unanimité ?

Yves Feydy :«Nous affirmons toujours fortement que la présence du loup est incompatible avec le pastoralisme. (jusque là, rien de neuf) Nous n'acceptons pas qu'elle perturbe nos pratiques (voir plus haut) d'élevage.

Il faut rappeler que, depuis l'apparition des premiers loups dans les Alpes maritimes en 1992, nous sommes dans une situation de développement de l'espèce qui a colonisé, en moins de quinze ans, tout l'arc alpin et fait disparaître plusieurs dizaines de milliers de brebis.

( On ne parle pas des mouches, de la Bruxellose. Hou Bruxelles ! Des chiens : Rex couché! Pas toucher à la brebis ! Rex ! Rex, non d'un chien, lache ça, va tu lacher sale bête ! Reviens je t'ai dit ! Non pas par là ... Bêêê Bêêê Bêêê Bêêê Bêêê,  suivi de bruits de pierres et de carcasses qui dégringolent... et encore des statistiques !)

Yves Feydy :Aujourd'hui, je ne comprends pas le discours totalement contradictoire de la société qui, d'un côté, veut une agriculture extensive et respectueuse de l'environnement, et justement, l'élevage ovin répond pleinement à ces attentes. Mais d'un autre côté, on risque de le faire disparaître à cause des prédateurs».

Sont cons quand même ces écolos. Ne comprennent rien à rien. C'est pourtant simple : le berger il est bon, gentil, écolo, calme, mesuré, fait du bon fromage, du bon gigot, il est travailleur, sans compter, sans dormir et pas exigeant avec ça: une simple cabane en bois.

Manifestation_die_bergers_01 Les loups et les écolos ils sont bêtes, méchants, agressifs, sauvages, sans cervelle, dangereux, mangent sans faim, tuent par plaisir, hurle les soirs de pleine lune, viennent d'italie ensemble en hélicoptère et passent leur week-end dans les forêts à nous emmerder avec leurs chiens. C'est pas difficile à comprendre quand même, puisque tous les journaux vous le répètent, même sur TF1, ils l'ont dit, à la télé ... Il parrait, moi, je n'ai ni le temps, ni l'argent pour regarder lé télé, mais c'est mon élu qui me l'a dit. Il est président d'une Association de palabre rurale et paysanne, il est éleveur aussi et aussi président des chasseurs de la commune, c'est vous dire si c'est pas un con, lui ...)

- Selon vous, quelles sont les zones d'élevage les plus menacées par le prédateur ?

Yves Feydy : «Il faut distinguer deux types de zones. Les alpages où de gros troupeaux sont gardés et où l'on peut arriver, tant bien que mal, à mettre en place des mesures de protection. ( Ca c'est une bonne nouvelle, il pousse les éleveurs de montagne à prendre des mesures )

Yves Feydy : Là où je suis le plus inquiet, c'est par rapport aux zones intermédiaires qui couvrent une grande partie de Rhône-Alpes et qui ont dû être parquées le long des bois pour se dégager des contraintes du gardiennage.
(Pas de berger, pas de dépense et qui c'est qui rapplique alors ? ... C'est le loup. Pour avoir la solution, relire mon dernier commentaire, juste plus haut ...)

Yves Feydy : Ici, l'élevage a toute sa place et c'est d'ailleurs la dernière activité agricole possible. Si le loup s'installe sur ces territoires particulièrement fragiles (?), l'élevage sera complètement condamné et le paysage finira par se refermer».
(Des bois partout, c'est sûrement celà qu'ils veulent les écolos ! Y'a qu'à mettre des lamas, ils bouffent et défrichent tout, même le bois et savent se défendre contre le loup. Et on mangera du steack de Lama pour changer du mouton ! La France va exporter du Lama en Nouvelle Zélande !)

- Face à de tels risques qui se profilent, comment peut-on éviter le pire ?

Yves Feydy : «Toutes les initiatives, visant à limiter l'extension des effectifs de loups et à ramener le calme dans les zones où il y a des attaques, sont les bienvenues (Le tir libre par exemple) . Au cours de cet hiver, la profession a travaillé avec le ministère de l'Ecologie...
(Tiens donc, tandis que les écolos y font que s'engueuler avec le ministère de l'Ecologie. C'est y pas parce qu'il n'a de l'écologie que le nom?)
...
afin d'essayer de trouver un accord avec les représentants des organisations environnementalistes (C'est impossible avec eux, quels c.. ceux là, alors ). Nous avons privilégié deux volets : améliorer les indemnisations pour les éleveurs ( Ben tien ! et vous y étes arrivés ) et aller vers une régulation de la population de loups». (Quelle belle expression : aller vers ...)

- Finalement, considérez-vous qu'il y a eu quelques avancées au niveau de la régulation ?

Yves Feydy : « Avec le nouveau protocole datant du 17 juin dernier, je crois que nous avançons malgré tout vers une logique de régulation, dans le but de faire baisser la pression sur les troupeaux. Bien sûr, tous les éleveurs s'accordent à déplorer que c'est insuffisant, surtout sur le nombre de loups à prélever.

Manifestation_die_bergers_02 Jamais content, je vous dit, on donne 4 loups à "prélever", ils veulent 6, on donne 6, ils veulent plus !

C'est la technique de j'avance par petites touches, j'encaisse et je met la pression maximum, on stoppe le tour, on met les élus locaux sur le coup, on téléphone à TF1, on passe dans les gazettes agricoles zé rurales, dans les colloques "Pastoralisme et Ruralité", on fait signer les pétitions sur le marché de Die, on pleure à la Télé, on montre les carcasses, les moutons, les chèvres, les génisses, les chiens, les enfants (non pas les enfants), on parle de tout les moutons morts : c'est le loup, c'est le loup ! Les chiens? connait pas !

Et pour faire redescendre la pression, on demande un rendez-vous au ministère où l'on dit que la montagne se meurt, que la profession se meurt, que les bergers se meurent, que les brebis se meurent, que la pression est intolérable, que le paysage se ferme, que les incendies augmentent, que les enfants sont en danger, que les bergers vont pêter les plombs. Qu'on parviendra pas à les arrêter ! On manifeste devant les tribunaux : Soutenez machin, qui ne respecte pas la loi. La loi, on s'en tappe. La loi, c'est nous, la montagne, c'est nous, les écolos, c'est nous, les modérés, c'est nous. Les autres ce sont les mauvais sentimentaux de la ville, L'Europe, les technocrates de Bruxelles...

Manifestation_die_bergers_03 On sort du Ministère, on fait une conférence de presse, avec les zélés zélus en écharpe tricolore, on dit qu'on a avancé qu'un petit peu, que la base ne sera jamais satisfaite, qu'avec de si petits pas, il sera impossible de calmer les bergers et que de toute façon, celà va recommencer puisque le loup conquiert de nouveau territoires, qu'il descent dans la plaine... Les loups-ou (chanson connue)jusqu'au petit pas suivant qu'on engrange et puis on remet la pression : un petit coup de zélé zélu, d'infos à midi sur TF1 etc... Celà ne vous rappelle rien.

Moi celà me fait penser à la mannière dont la Belgique se détricote. La même méthode, la guerre sous la table, la politique des petits pas en avant, sans jamais faire de concessions, le lobbying encore, la mauvaise fois en plus, la mémoire en moins. Choisissez vos élus non d'un chien.

Yves Feydy : Néanmoins, je pense que nous avons tout de même obtenu deux avancées. D'abord, le tir a été accordé aux éleveurs sous certaines conditions restrictives. La deuxième avancée que j'estime la plus importante, c'est une gestion du problème à l'échelon à la fois départemental et inter-départemental par massif. Dans chaque département concerné de Rhône-Alpes et de Paca, une cellule de crise est ainsi constituée, ce qui permet d'avoir un peu de souplesse localement ».

Propos recueillis par C. Boucher (pas de commentaire)

Baudouin de Menten : l'association Europénne de défense du pastoralisme déclare la guerre au loup

Le Jura Agricole, la gazette des "bouzeux" du Jura montre bien où elle a l'intention d'arriver (où elle veut en venir, si vous préférez). Dans une interview réalisé par Guy Ginon, ils interrogent René Blanchet (Isère), Président de l'Association Européenne de Défense du Pastoralisme (?) Je n'ai pas trouvé trace de cette association sur google; sont vachement dynamique tiens ! René Blanchet, on en parle dans l'Huma - J'ai bien trouvé trace d'une AEDP Association Européenne de défense du perroquet - c'est pas celle là, j'imagine !)

Ce Monsieur, vu son rôle n'est pas le champion de l'ouverture. Sa position extrème (de quel côté, je vous laisse deviner?) est même tout à fait dans la droite (sic) ligne du "scoup d'hier" : Les Bergers veulent, espérent et vont sans doute obtenir le droit de se défendre contre le loup sans conditions ...

A propos des décisions prises par les pays voisins sur les loups

La Gazette des culs-terreux : On évoque souvent les dégâts du loup en France. Comment cela se passe-t-il dans les autres pays d'Europe ?

«La situation est grave dans les Alpes et se détériore chaque année davantage. Le nombre de troupeaux attaqués augmente et le loup étend son territoire. Nos voisins ont déjà pris des décisions.

La Suisse n'aime pas les loups

Suisse_1 En Suisse, berceau de la Convention de Berne, (même chez eux, non di diaaap!, si la Suisse, Ces gens si sages!) la Confédération a donné aux régions la possibilité d'abattre le loup. Le résultat est là : pas de loup en Suisse ( PAN, PAN - Clac ! Kaï, kaï ! Miam Miam, Couic Aargl ! Aawwoouu, Apu de loups ) Voir l'animation parlante et le tableau

En italie, Itou

En Italie, qui a toujours conservé des loups, les éleveurs sont farouchement opposés au loup (GRR !) et ont une forme différente d'élevage, proche de celle que nous développions il y a une trentaine d'années, avec gardiennage familial et obligation de rentrer les brebis la nuit.

(Et oui, les bonnes habitudes se perdent en France, l'élevage n'est plus familial : l'éleveur dans sa Mercedes 240D engage un berger, si c'est vraiment nécessaire, parce que quand il peut s'en passer, il s'en passe! C'est des frais !)

En Espagne, ils iront tous tous, à Torremolinos !

En Espagne, où l'on compte un nombre important de loups, les prédateurs ont été stoppés au centre du pays par des abattages et sont repartis vers le sud».

Les bergers vont sortir l'artillerie

- Face à la prédation due au loup, quelle est la position de votre association ?

«La position de l'association, pour la France, est de tirer le loup dès qu'il approche d'un troupeau. ( Voilà qui a le mérite d'être clair ) Un tir réalisé par l'éleveur ou un ayant droit, par l'administration ou par les chasseurs. Les membres de la commission parlementaire ont apporté la même conclusion jugeant incompatible sur le même territoire la présence du loup avec celle des troupeaux ovins, caprins ou bovins».

Le Gouvernement n'a pas suivi cette conclusion. Nous appliquerons donc notre politique (Tirer sur tout les loups qui bougent) . Par ailleurs, si les écologistes jugent les loups indispensables, nous nous proposons de lâcher trois ou quatre couples de loups dans les forêts parisiennes.

(C'est bien connu, tous les écolos sont de Paris, y'a qu'à voir les résultats des élections. La diffusion d'Ushuaia ne dépasse pas la proche banlieue ! Il n'y a pas que des bouseux dans le Jura, il y a des stéréotypes, des idées pré conçues..)

Cela permettra aux écologistes et à quelques technocrates ...
(De Bruxelles, pourquoi est ce qu'il a oublier de rajouter de Bruxelles ! C'est la faute à l'Europe tout celà ! Non ? Et à Bern, à Bern aussi. Ouh pour Bern !)

...d'espérer voir des loups et d'éviter de polluer avec leurs voitures pour venir découvrir des loups invisibles dans les Alpes» .

(Ils veulent plus de parisiens en voiture dans le Jura ! Vendez vos actions Henri Maire, ils vont plus savoir que foutre de leur vin jaune: plus de touristes pour acheter l'Arbois, l'Etoile et tous ces sherry français qui sont si difficiles à boire (moi j'aime bien, enfin, j'aimais bien, je boycotte le jura, voilà!)

Propos recueillis par Guy Ginon

Il va s'en dire que le bleu (pas le fromage, le texte) est un coup de gueule de la Buvette, et j'ajoute que j'ai rien contre les agriculteurs, puisque je suis fils d'agriculteur, juste contre ce journal de bouzeux réac et rétrograde !)

Vous avez envie de leur dire ce que vous pensez ? Ne vous génez pas, une pluie de mail va s'abbatre dans la boite de jura.agricole.rural@wanadoo.fr

01 août 2005

Bientôt l'autodéfense : Au diable le quota de 6 loups !

Le Maire de La Mure - Argens (Alpes de Haute Provence) a reçu une circulaire issue de l'administration de l'agriculture et de celle de l'écologie. Elle indique qu'il faut commencer à préparer le public au fait que les bergers vont recevoir le droit pur et simple à l'auto-défense de leurs troupeaux.

L'autodéfense arrive à grand pas

Le droit sans condition ni protocole de tirer les loups qui attaquent les troupeaux. La convention de Bern ne l'empêche pas, la directive habitat non plus. Question d'interprétation. Je t'informe dès que j'ai du nouveau.

Source : un ami, détracteur habituel de la Buvette, modéré et chevelu, de passage à proximité d'une connexion Internet, ce qui est rare par les temps qui courent, puisque très proche de certains bergers, il passe beaucoup de temps en estives.

30 juillet 2005

Civet de loup au fromage de chèvre : indigeste

Dans son édition du 16 juillet, le magazine Libération publie l'interview de l'éleveur qui a tué un loup il y a deux semaines : "«J'aurais aimé que ça ne se sache pas» a t-il déclaré. C'est son frère qui a révélé le tir du loup. Ils vont pouvoir s'arranger entre eux maintenant.

Lise Barneoud l'a rencontré, en Savoie. L'éleveur se retrouve en mauvaise posture puisque son acte est hors la loi et que des plaintes ont été déposées, par la ministre de l'écologie et par des associations de défense de la nature. Mais il trouvera certainement une meute de défenseurs au fronts burinés par le soleil et à coupe-rose, et certainement pas les moins bruyants. La France profonde quoi.

Nelly Olin a déclaré que le loup tué portait de 6 à 5 le nombre de "prélèvement" qui pourraient être effectués.

J'aurais aimé que ça ne se sache pas

Massif des Bauges (Savoie). Avec cette ambiance de temps de pluie, des nuages accrochés aux télésièges, l'alpage rocailleux de Denis Dupérier, sur les flancs de la station de ski de Margeriaz, dans les Bauges (Savoie), n'apparaît pas très accueillant. Pour l'homme du moins. Car ce paysage quasi lunaire a tout pour plaire à un autre animal, ô combien redouté : le loup.

Ici, jusqu'au mois dernier, on ne se sentait pourtant pas concerné par le grand prédateur. Dans sa folle recolonisation de l'arc alpin, le loup avait comme «oublié» cette grande forteresse montagneuse. Mais, depuis une dizaine de jours, l'animal est dans toutes les conversations. Et pour cause : un loup de 30 kg a été tué, d'une balle dans le cou, à 106 mètres exactement de la bergerie de Denis Dupérier.

J'ai d'abord cru que c'était un chien !

«J'ai d'abord cru que c'était un chien. J'ai tiré en l'air pour le faire partir, mais une heure après, l'animal était de nouveau là à rôder autour de mes chèvres, raconte l'éleveur. Alors j'ai pris ma carabine et j'ai visé.» Il lui aura suffi d'une seule balle, «un coup de chance pour moi qui ne suis même pas chasseur» pour abattre l'animal et s'apercevoir qu'en fait de chien il s'agissait plutôt... d'un loup !

C'était le 2 juillet. La nouvelle ministre de l'Ecologie, Nelly Ollin, avait aussitôt condamné cet acte mené «sans que les procédures du protocole mis en place aient été préalablement respectées».

D'habitude, les bergers braconniers font des trous dans la montagne..

L'histoire aurait pu s'arrêter là et l'affaire être passée sous silence avec l'enfouissement de la dépouille du loup, comme cela se produit parfois en secret dans les montagnes.

C'était sans compter le frère du berger, maire d'une petite commune voisine, bien décidé à prouver la présence de la bête sur ses terres. Le lendemain du tir, il vient chercher l'animal et le transporte jusqu'à la porte de la maison du parc naturel régional des Bauges, où se trouve également l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Deux jours plus tard, tout le monde est au courant. Du loup abattu et de l'auteur du tir. «Personnellement, j'aurais préféré que personne ne sache jamais rien de cette histoire», confie le berger, qui risque 9 000 euros d'amende et jusqu'à six mois de prison pour avoir abattu une espèce protégée. «Mais là au moins on ne pourra plus dire qu'il n'y a pas de loup en Bauges !»

Sortie des violons

Tout en nourrissant un agneau au biberon, l'éleveur raconte ses vingt étés passés sur cet alpage, sa bataille permanente contre les chiens errants, son bouc dévoré l'an passé, «peut-être par le loup mais les gardes ne sont pas venus faire de constat». Lorsque des randonneurs s'arrêtent à la bergerie, il reprend en détail son histoire, insiste sur ce tir «de 106 mètres !», et assure que si c'était à refaire il tirerait à nouveau, sauf qu'on lui a confisqué sa carabine.

«Zéro loup». «On avait zéro loup dans les Bauges, maintenant on en a moins un», ironise-t-on dans les couloirs de l'ONCFS. Les gardes assurent en effet qu'aucun indice ne permettait de suspecter la présence du loup dans le massif : pas une empreinte, pas une carcasse et toujours autant de gibiers sauvages.

«Il suffisait pourtant d'observer la colonisation vers l'est de l'animal pour savoir qu'il allait arriver», reproche Isabelle Bouvier, qui possède, elle aussi, un troupeau de chèvres dans un immense parc situé plus au sud, sous la croix du Nivolet, juste au-dessus de Chambéry. Ici, pas de fusil à la cabane, juste un chien qui aboie mollement contre les intrus. «Il aurait fallu nous mettre en zone à loups avant qu'ils arrivent. Ç'aurait décrispé la situation et nous aurions pu recevoir des subventions pour nous protéger. C'est dommage que la prévention ne soit pas au programme du plan loup !»

Il y a quelques semaines, Isabelle avait justement décidé de se procurer des chiens de protection : «J'ai demandé s'il existait des subventions pour m'aider, on m'a dit non. Mais avec ce qui s'est passé, ça va peut-être changer...» Propriétaire de 70 chèvres, qu'elle trait deux fois par jour à la main avec son mari, Isabelle veut continuer de croire que des solutions existent. «Mais il faudrait que les éleveurs et les écologistes apprennent à s'écouter», précise-t-elle. En attendant, les associations écologistes ont porté plainte pour destruction d'espèce protégée. Quant aux éleveurs, ils sont plus que jamais prêts à dégainer à la prochaine incursion du prédateur.

Romuald : Maintenant ils savent ce qu'ils risquent. Quoi qu'on attend de voir le lobby de la corporation à l'oeuvre. Omo lave plus blanc.

Les bergers avaient exigés... La ministre a accordé des permis de tir, sous conditions, au grand dam des associations de défense de 6 animaux théoriquement protégés ( Ah la maudite ville de Bern qui ne comprend rien à la montagne et au pastoralisme ! ). Les conditions n'ont pas été respectées!  Mais la profession s'en tappe ! Le bergers exigent encore. Les "élus locaux" volent au secours de leur petit électorat contre les hordes de chevelus post-soixante-huitards venus tout droit de la ville; eux qui ne mangent même pas d'agneau ! Des végétariens pour sûr ma p'tite dame! Si on a même plus le droit de se faire justice soi même! Le petit émigré Hongrois de deuxième génération est en route pour l'Elysée. Français, vous n'aurez plus qu'à voter et à choisir votre camp. Chasse pêche nature et liberté fait des émules.

source : Libé (pour le texte en noir ..)

29 juillet 2005

Mercantour, le poison est de retour pour le loup

Un aigle royal a été empoisonné dans le parc du Mercantour (Alpes-Maritimes). Il a été retrouvé par un promeneur le 28 juin. L'autopsie a décelé du méthiocarbe, un antilimaces, en trop forte quantité pour que cela soit accidentel. Pour les responsables du parc, il ne fait guère de doute qu'un appât toxique a été déposé, visant un loup.

Poison_1 D'après Jean-Pierre Choisy, responsable du suivi de la population de vautours au Col du Rousset (Vercors), l'usage de poisons par les bergers ou par les opposants au loup pourrait rapidement décimer les populations de vautours fauves, de vautours moines, de vautours percnoptères qui sont présentes en France en divers endroits. Une seule carcasse empoisonnée suffirait à tuer une population de vautours si elle était trouvée par les vautours avant le loup.

Barbarie

L'usage imbécile et criminel de poison montre bien que des personnes irresponsables sont capables de tout, sans aucun respect des lois, pour arriver à leur fin. Que le ministère autorise le tir de 4, de 6 ou de 60 loups, celà n'a pas d'importance. Elles sortiront les vieilles bouteilles des placards cachés, les fusils, les pièges etc. La sauvagerie n'était pas l'apanage du Moyen-âge.

04 juillet 2005

Bauges : Enquête en flagrant délit

La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a condamné lundi l'abattage d'un loup le week-end dernier en Savoie sans que les procédures du protocole qu'elle avait mis en place en juin dernier aient été préalablement respectées.

Flagrant délit

Dans un communiqué, Mme Olin a pris note qu'une enquête en flagrant délit avait été ouverte par la gendarmerie après que l'auteur de cet acte se soit fait connaître. «Il appartient au procureur de la République (de Chambéry) d'établir les faits», ajoute-t-elle.

L'animal sera autopsié dans l'après-midi, a précisé la préfecture. Selon celle-ci, un éleveur de chèvres dans le massif des Bauges avait tué dans la nuit de vendredi à samedi un mâle d'une trentaine de kilos qui s'en prenait à son troupeau.

Le 18 juin dernier, Mme Olin avait autorisé que l'on porte de quatre à six individus maximum le nombre de loups pouvant être abattus jusqu'à la fin de l'hiver 2005-2006, mais cette autorisation avait été assortie d'un «protocole d'intervention» garantissant la légalité des différentes actions possibles pour protéger les troupeaux des attaques ou repousser les-dites attaques. Ainsi, le tir à balles n'est autorisé qu'en «dernière extrémité».

Annonçant que le préfet de Savoie Christian Sapède réunira dans la semaine le comité restreint du groupe loup, la ministre «note qu'en tout état de cause le nombre maximum de loups qui pourront être prélevés jusqu'à l'hiver 2005-2006 est désormais réduit de six à cinq».

Un loup tué dans les Bauges

Premier dérapage du Protocole Loup: les conditions de tir imposées par la ministre de l'écologie n'ont pas été respectées. L'éleveur s'est fait justice. Que va faire la ministre ?  La loi va t-elle s'opposer aux lobbys des chasseurs et des éleveurs ?

Ce loup si tabou. Dans les Bauges (Savoie), tout le monde le sait depuis hier, mais les bouches se ferment vite à notre arrivée. Aussi hermétiquement closes que la porte de la chambre froide où le loup est conservé depuis qu’il a été déposé devant la maison faune-flore qui abrite également les services de l’ONC (office national de la chasse), à École-en-Bauges.

Il s’agirait d’un mâle de plus de 30 kilos, abattu par un éleveur excédé par les attaques subies sur son troupeau dans le massif du Margeriaz.

La Buvette des chasseurs

L’hiver, c’est la station de ski des familles chambériennes et aixoises. L’été, les randonneurs apprécient le cadre bucolique et frais entre alpages et forêts. À cent lieues de penser que le prédateur viendrait s’aventurer dans un lieu aussi civilisé, entre télésièges et pistes forestières.

" Comme ça, on ne peut plus continuer à raconter qu’il n’est pas dans les Bauges" , finit par lâcher la patronne du bar-épicerie-hôtel du Soleil. Une véritable agence de presse locale et un rendez-vous apprécié des chasseurs. Au coeur d’un massif où la chasse est sacrée, et le gibier compté avec un soin jaloux.

" Ce secteur a déjà perdu ses chevreuils. Et l’on continue officiellement à dire que le loup n’est pas dans les Bauges. Cette fois, on en a la preuve" , confie Roger Miguet, président des chasseurs du massif. À ce titre, il sent ses adhérents prêts à soutenir l’éleveur en cas de difficulté.

" Nous sommes tous derrière lui" , enchaîne Marcel Joly, président des éleveurs des Bauges, sans confirmer le tir effectué par un de ses collègues. " Un éleveur qui défend son troupeau, il fait son boulot. L’agriculture est la base de toute l’économie ici (80 exploitants sur 14 communes). On ne pourra plus parler de l’entretien des paysages que recherchent les touristes si nous ne sommes plus là. Regardez : j’ai un troupeau ici à Lescheraines, un autre tout là-bas au-dessus d’Arith. Comment je fais pour me protéger ?"

Le loup aussi est une espèce protégée. Et sa régulation soumise à une réglementation stricte. D’où l’enquête confiée hier à la gendarmerie pour établir les conditions exactes dans lesquelles l’éleveur a tiré. Le procureur de la République était par ailleurs saisi du dossier afin de décider quelle suite judiciaire donner à cette affaire, qui tombe bien mal en début de l’été. Elle risque d’échauffer une profession agricole déjà remontée après plusieurs attaques en Maurienne et en Tarentaise depuis le début du printemps.

Sur 16 zones de présence permanente du loup dans les Alpes (80 à 100 loups estimés), la Savoie compte trois secteurs dans lesquels il paraît maintenant sûr que l’espèce s’est installée. D’où l’arrêté pris la semaine dernière par le préfet de Savoie chargé d’organiser les tirs de régulation dans trois zones d’action : Belledonne-Lauzière, Moyenne Maurienne, Haute-Maurienne/Haute-Tarentaise. Mais pas les Bauges.

Reste la question de l’information du public et des touristes. Dans le parc régional des Bauges, la maison faune-flore d’École a été conçue pour présenter de manière ludique et pédagogique les espèces vivant dans le massif. À l’accueil, l’animatrice reconnaît son embarras. " Jusqu’ici, on disait qu’il n’y avait pas de loup dans le secteur. Pourtant, les questions reviennent souvent. Je vois des gens demander aussi s’ils risquent quelque chose" . Décidément, ce loup bien tabou n’a pas fini d’alimenter peurs et fantasmes.

Source : Dauphiné libéré

20 juin 2005

Chasse, Pêche, Nature et Tradition, l'arrière banc de la province profonde

Chasse, Pêche, Nature et Tradition, l'arrière banc de la province profonde publie un communiqué sur son site. Vision effarente de conservatisme, de protection des avantages donnés à une minorité de maniaque de la gachette, de partisans du "Maître chez moi" ou "Pas dans mon jardin" ou "Je fais ce que je veux sur mes terres". La tête de pont de la politique à la George Bush en France : je protège mes petits (ou grands) intérêts et le reste, je m'en tape ! Les anti-écologistes atisent la haine et cherchent à promouvoir des mesures à la Le Pen...

Citation

Le Conseil d'Etat vient d'ordonner la suspension de l'arrêté qui autorisait le tir du Loup en Isère, après un recours juridique de l'ASPAS. Pourtant cet arrêté avait été mis en place à la suite d'attaques de troupeaux ovins et bovins par le loup.

Pour Patrick FAURE, Délégué CPNT Hautes Alpes, les associations écologistes se basent une fois de plus sur des textes obsolètes et qui ne tiennent pas compte des réalités du terrain et des acteurs sociaux et économiques que sont les bergers.

L'état de conservation des populations des loups invoqué par "les pseudos associations de protection de la nature" n'est maintenant plus à l'ordre du jour, aussi bien en terme du nombre d'individus que de priorité. En effet le nombre de loups observé a énormément augmenté et les dégâts avec eux.

A l’inverse, le métier pastoral devient de plus en plus contraignant : même les fameuses mesures gouvernementales apparaissent inopérantes ! Pourtant lors de son entrevue avec les éleveurs et les chasseurs des Hautes Alpes, l’ancien Premier Ministre avait promis monts et merveilles pour le début du mois de Mai 2005 : légitime-défense par le droit de tir accordé aux éleveurs en cas d'attaques de leurs troupeaux. Seule cette mesure rentrant dans un cadre légal permettrait d'amener une grosse partie d'apaisement aux bergers : la priorité, c’est de sauver les bergers et leurs troupeaux, pas le loup !

C.P.N.T et Patrick FAURE, Délégué Hautes Alpes, soutient et revendique ce droit pour les éleveurs et fait une proposition supplémentaire : CPNT propose à l’Etat de s’inspirer du principe "POLLUEURS / PAYEURS" pour en faire une application adaptée à la situation alpine : "PROTECTEURS / PAYEURS" !

En effet, CPNT considère, au regard des sommes en jeu (plusieurs millions d’euros, sachant qu’un loup coûte individuellement et annuellement à la collectivité 100.000 €), toutes les associations de protection de la nature doivent payer les dégâts et les pertes directes et indirectes liées à la présence du Canidé qu’elles soutiennent et imposent. Devant la montagne de subventions et les sommes versées à ces associations par le Ministère de l'Ecologie, il ne s’agirait que d’un juste retour !

Patrick FAURE, Délégué CPNT Hautes Alpes, demande à la majorité et à leurs parlementaires des Alpes, notamment Mme Henriette MARTINEZ, de déposer une proposition de loi en ce sens.

Daniel Spagnou : vers une réélection les doigts.. sur la gachette

La décision de la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, de porter de quatre à six le nombre maximal de loups qui pourront être prélevés "va dans le bon sens", a estimé samedi le député (UMP) des Alpes-de-Haute-Provence, Daniel Spagnou.

"Passer de quatre à six loups, c'est bien, même si les éleveurs en voulaient sept. Je suis très satisfait, cela va dans le bon sens, c'est ce que nous avons souhaité", a expliqué M. Spagnou à un correspondant de l'AFP.

"J'estime que c'est la première fois qu'un ministre de l'Ecologie a le courage d'aller aussi loin. J'espère qu'à présent tout le monde va s'apaiser et que la polémique va retomber", a ajouté le député, qui avait été reçu mercredi par Mme Olin pour la convaincre d'autoriser les éleveurs de moutons "à tirer sur le prédateur". M. Spagnou, qui se "félicite" du pouvoir donné au préfet "d'autoriser les éléveurs à se défendre", accueille également avec "satisfaction l'aide financière multipliée par deux, un fonds qui va subventionner 500 éleveurs au lieu de 250".

"Je ne suis pas pour l'éradication du loup, a-t-il encore indiqué. Mais l'homme doit pouvoir se défendre face à ce prédateur qui, à part l'homme, n'a pas d'ennemi".

Ex-rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur la présence du loup, M. Spagnou est membre du groupe de travail sur le loup, qui rassemble notamment représentants des éleveurs, écologistes et parlementaires.

Voilà une campagne électorale rondement menée et qui devrait lui assurer un appui massif des millieux agricoles dans les Alpes de Hautes Provence et une réélection facile. Quand on voit celà, ce n'est pas trop compliqué de réussir en politique, même avec des arguments qui n'en sont pas. Une bonne girouette, et une grande gueule suffisent ! Daniel Spagnou est maintenant comme un jeune coq ...

14 juin 2005

Baudouin de Menten : démontage de l'argumentaire de Daniel Spagnou

Quand reviens le printemps et la sortie des troupeaux en estives, comme chaque année, l'un ou l'autre député en mal de résultat électoral satisfaisant, nous fait le coup du défenseur des agriculteurs - chasseurs - éleveurs - paysans - petites gens, base de son électorat provincial en criant haro sur le prédateur, catalyseur de toutes les frustrations au même titre que l'Europe des technocrates bruxellois, grands créateurs de règlements bureaucratiques anti libertés diverses.

Daniel_spagnou Cette fois ci, l'heureux zélé zélu : le député des Alpes-de-Haute-Provence Daniel Spagnou (UMP bien sur), évoquant une "multiplication des attaques de loups" dans les Alpes est pour l'abattage immédiat de loups face à la hausse des attaques.

Daniel Spagnou (UMP), évoque une "multiplication des attaques de loups" dans les Alpes, viendra faire sa publicité et grand bruit chez  la ministre de l'Environnement Nelly Olin pour la convaincre d'autoriser les éleveurs à casser du loup en sortant les carabines de la bergerie.

Démontage de la démagogie électoraliste et populiste de Daniel Spagnou : l'homme qui aimerait bien faire un carnage parmi les loups des hautes et basses alpes.

  • Nous (Qui?)
  • constatons (il passe ses nuits dans les alpages?)
  • une multiplication des attaques depuis deux mois, (le loup préfère manger du mouton non gardé que du mouton gardé, c'est plus simple)
  • avec l'arrivée des moutons dans les pâturages. (dans les bergeries, il y a moins d'attaques, non?)
  • Nous sommes envahis. (Bientôt sortie des panneaux : Attention !  Traversée de loups, modérez votre vitesse - L'aurait pas abusé du pastis?)
  • Les éleveurs sont en situation d'urgence (c'est le moment de passer à l'action, doublons le nombre de troupeaux bien protégés)
  • Il faut que les bergers, lorsqu'ils voient les loups attaquer leur troupeau, puissent tirer sur le prédateur" (d'ailleurs les chasseurs, rutilants de pieds en cap sont tout disposés à aider les bergers qui sont fatigués, mal équipés ou myopes)
    a indiqué à l'AFP le député-maire de Sisteron. (Vous avait dit que c'était un politicien - Sisteron, si t'es rond?)
  • Il rencontrera mercredi à Paris Mme Olin avec la députée des Haute-Alpes Henriette Martinez, (courage Nely, c'est juste un mauvais moment à passer avec un excité, tu rencontreras des défenseurs des bergers moins extrémistes, qui comprennent que le loup est là et qu'ils doivent utiliser les moyens de protection proposés, que se protéger ne veut pas dire oui-amen aux loups, mais sert à diminuer le nombre et les conséquences des attaques sur son troupeau)
  • pour la convaincre (va falloir trouver des arguments chiffrés, faisant preuve d'objectivité et de sens de la retenue, deux choses difficiles pour le noyaux de zélus UMP adepte du tableau de chasse du dix huitième siècle)
  • "de prendre tout de suite un arrêté ministériel". (Dépèche-toi Nely, dépèche toi avant que je ne change d'avis en découvrant l'avis des français)
  • "On ne veut pas exterminer le loup, mais simplement se défendre", ( Daniel Spagnou serait-il volontaire pour un stage Pastoraloup cet été? Va devoir travailler le Daniel, c'est pas de tout repos de crahapahuter dans les pentes à planter des clotures et rassembler les bêtes le soir. Va maigrir le Daniel Spagnou)
  • a affirmé Daniel Spagnou, membre du groupe de travail sur le loup, qui rassemble notamment représentants des éleveurs, écologistes et parlementaires. ( Au moins il a choisit son camp ! Chiche qu'il chasse le dimanche avec gibecière, carnassière et kiki au pied)
  • "Je préviens déjà la ministre sous forme d'ultimatum (des menaces à un ministre ? Celà va chercher dans les combien à Fleury?)
  • que si elle ne prend pas personnellement (Et Macho en plus, le Daniel Spagnou, une femme, c'est surement plus influencable qu'un Lepeltier bien couillus!)
  • en main ce dossier avec des mesures significatives, (Au cas ou tu n'as pas compris Nely, significatives, celà veut dire "Aux armes citoyens"!)
  • je participerais personnellement (Arrète Spagnou, tu me fais peur! Toi, personnellement, avec tes petites mains de pianiste, tu vas attraper les loups à mains nues et leur tordre le coup!)
  • au durcissement (Une bonne nouvelle sous la ceinture)
  • de la position des éleveurs bas-alpins (Vite mon kama-sutra...)
  • dont beaucoup n'ont plus rien à perdre", (surtout pas du temps à s'équiper de chiens, à bien les éduquer, et à poser des clotures)
  • a averti également le député UMP, (toujours menacant le bougre! Attention Spagnou, tu vas nous faire un infar si tu continues à retenir ta respiration et à devenir tout rouge de colère)
  • ex-rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur la présence du loup. (Celà montre bien l'objectivité du rapporteur, pour ne pas dire de la commission)
  • Il souhaite aussi "faire reconnaître que le nombre réel de loups dans les Alpes est plus proche de 120 unités que des 40 retenus jusqu'à présent par le Ministère de l'Ecologie". (Il me semble que le chiffre de 40 était cité comme une estimation basse - Bon il y en aurait 120, ce n'est pas à Nely de dire "Messieurs, il y a 125 loups, c'est à l'organisme chargé du contage et du suivi du loup de sortir son rapport annuel, je pense. Soit 120, et alors ... combien de loup par français? Combien de loup par hectare? Combien de loup par brebis? Combien de loup par député? Combien de loup par chasseur? Combien de loup par mauvais argument ?)
  • Cette revendication intervient alors que pouvoirs publics et écologistes s'opposent sur les mesures à prendre face aux attaques de troupeaux par les loups, de plus en plus fréquentes ces derniers années. (Bon ils s'opposent; demandons donc au conseil d'Etat)

Suspension de l'arrêté autorisant l'abattage d'un loup dans l'Isère

10 juin 2005

Le Conseil d'Etat a suspendu vendredi pour vice de procédure un arrêté interministériel du 19 mai qui autorisait jusqu'au 15 juin l'abattage d'un loup dans l'Isère.

Saisi par une association écologiste, l'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages), un juge des référés (procédures d'urgence) de la haute cour administrative, Marie-Dominique Hagelsteen, a estimé, dans sa décision, que "l'arrêté contesté n'avait pas été précédé d'une consultation régulière du Conseil national de la protection de la nature" (CNPN).

Le CNPN est un organisme consultatif réunissant administration, élus, professionnels, scientifiques et ONG.

Le loup est un animal protégé par les législations européenne et française qui mettent des conditions très strictes à toute autorisation dérogatoire de tir à balles réelles.

L'arrêté contesté avait été pris par le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, et l'ex-ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, après cinq attaques nocturnes entre le 3 et le 19 mai chez trois éleveurs de l'Isère, dans une zone de plaine proche du massif de la Chartreuse, où aucun loup n'avait été répéré jusqu'alors. Six bovins avaient été déchiquetés, cinq génisses et un veau.

L'association plaignante estimait que les conditions dérogatoires de la législation n'étaient pas remplies, l'administration soutenant le contraire.

Spagnou, tu veux des lunettes? Avec une argumentation aussi mauvaise, tu auras toujours une longueur de retard sur tes adversaires. Quand tu auras compris qu'une bonne position est une position calme, argumentée, documentée, faisant références à témoignages de personnes jugées par tous comme de bonne foi, appuyée par des scientifiques ayant travaillés et publiés sur le sujet, tu auras peut-être un avenir en politique.

Fin du démontage de l'argumentaire falacieux du député maire de Sisteron, Monsieur Daniel Spagnou. (C'est quoi toutes ces adresses?)

  • Daniel Spagnou Casier de la Poste, Palais Bourbon, 75355 Paris 07 SP
  • Daniel Spagnou Mairie, 04200 Sisteron -Tél : 04 92 61 40 71 -Fax : 04 92 61 28 02
  • Daniel Spagnou 171 Avenue Paul Arène, BP 25, 04201 Sisteron cedex 01 - Tél 04 92 61 40 71
    Fax :
    04 92 61 56 59
  • Daniel Spagnou 24 Place des Marchands, 04100 Manosque - Tél : 04 92 72 50 62
  • Daniel Spagnou 8 Place Saint-Pierre, 04400 Barcelonnette - Tél : 04 92 81 42 45

03 juin 2005

Christian Estrosi à l'Aménagement du territoire

Christian Estrosi, député UMP est nommé ministre délégué à l'Aménagement du territoire. C'est un proche de Nicolas Sarkozy.

Christian Estrosi est né le 1er juillet 1955 à Nice (Alpes-Maritimes), marié et père de deux enfants, ce sportif a été champion de France moto en 1975, 1976, 1977 et 1979. C'est sous la coupe de Jacques Médecin, alors maire de Nice, que le jeune Christian Estrosi fait son entrée en 1983 au conseil municipal de cette ville. En 1985, il est élu au conseil général des Alpes-Maritimes dont il devient le président en 2003.

En 1988, Christian Estrosi est élu pour la première fois député RPR de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes. Il est démis de son siège en 1993 par le Conseil constitutionnel pour dépassement du plafond des dépenses pendant la campagne mais retrouvera son siège en 1997.

Christian Estrosi sera également élu au conseil régional Provence-Alpes-Côte-d'Azur et occupera diverses fonctions au sein du RPR tant au niveau local que national.

Mais c'est avec le retour de la droite au pouvoir en juin 2002 que Christian Estrosi  se fait connaître, notamment par ses vibrantes déclarations en faveur de Nicolas Sarkozy, et par ses propos sécuritaires. Christian Estrosi a présidé les travaux de la commission d'enquête sur la présence du loup en France.

Il sera notamment le rapporteur de plusieurs textes comme le projet de loi sur la sécurité intérieure. Il défendra en vain un amendement visant à instaurer une peine plancher pour les délinquants multirécidivistes.

Il préside le groupe d'études parlementaires sur la sécurité intérieure.
Un moment, il avait songé se présenter à la présidence du groupe UMP de l'Assemblée lorsque Jacques Barrot fut nommé commissaire européen. Finalement, à la demande de Nicolas Sarkozy, il y avait renoncé

Interview de Christian Estrosi

Christian_estrosi Action Etudiante : Vous venez de publier un livre sur l’insécurité en France. Vous soulignez que l’insécurité est devenue la première préoccupation des Français, comment expliquez-vous ce sentiment ?

Christian Estrosi : En publiant mon livre Insécurité : sauver la République, j’ai voulu apporter le témoignage de l’élu que je suis et qui, chaque jour, sur le terrain, se trouve confronté à la détresse de nos concitoyens désormais victimes de cette montée vertigineuse de la délinquance et qui se sentent abandonnés par les pouvoirs publics. Les socialistes parlent de sentiment d’insécurité pour nier l’évidence d’une insécurité de plus en plus insupportable. Or, aujourd’hui la sécurité est devenu la première préoccupation des Français.

AE : Les chiffres nationaux et officiels de la délinquance et de la criminalité au premier semestre 2001 révèlent une explosion sans précédent de celle-ci. Ces chiffres témoignent-ils d’une faillite de la politique du tout-psychologique au détriment de celle plus répressive ?

CE : Il est évident que la politique du tout-social a échoué. Il nous appartient de trouver une voie nouvelle entre l’éducation, la prévention et la répression, sachant qu’aucun fait de délinquance ne doit rester impuni. En même temps, les délinquants récidivistes doivent être plus sévèrement sanctionnés. Une réforme du système judiciaire s’impose quand on sait que 70 % des peines, tous faits de délinquance confondus, ne sont pas appliquées.

AE : Partagez-vous le point de vue de Lionel Jospin qui considère que « c’est la société qui est violente » ? N’est-ce pas de sa part plus qu’un aveu d’impuissance, un refus d’agir ?

CE : Lorsque Lionel Jospin considère que « c’est la société qui est violente », il excuse par avance les délinquants qui deviennent ainsi des victimes. Ce tour de passe-passe est un lieu commun de la pensée socialiste. En même temps qu’un aveu d’impuissance, c’est une manière de renoncer à toute répression. Lionel Jospin reste viscéralement anti-sécuritaire, l’action répressive ne s’inscrit pas dans sa logique qui est une logique du renoncement. Finalement, la gauche est rattrappé par la vieille idéologie trotskyste de Lionel Jospin. Sa politique irresponsable et laxiste conduit inévitablement à ébranler toujours un peu plus l’Etat français.

Sources : Uni + reuters

23 avril 2005

Le cinquième loup tué par balle, illégalement dans les Alpes Maritimes

Le cadavre desséché d’un loup, mort depuis plusieurs mois, a été retrouvé le long d’une ligne de chemin de fer des Alpes-Maritimes, a indiqué la gendarmerie, précisant que l’animal protégé avait "probablement été tué par balle". Le cadavre de ce mâle adulte retrouvé le 30 mars sur un ballast de la voie ferrée entre Breil et Saorge (Alpes-Maritimes), a été confié au laboratoire vétérinaire départemental, qui a relevé deux perforations dans la boîte crânienne pouvant correspondre à l’impact d’une balle.

Seuls les gardes de l’Office national de la chasse sont autorisés à abattre des loups, dans la limite des quotas fixés par le plan national de gestion de l’espèce. Cinq loup ont été tués illégalement dans les Alpes-Maritimes depuis la réapparition de l’animal en 1992.

21 mars 2005

Un berger condamné en appel pour l'empoisonnement d'un loup

Un berger du parc national du Mercantour (Alpes-maritimes) a été condamné lundi à deux mois de prison avec sursis pour "destruction d'espèce protégée", l'empoisonnement d'un loup en 1997, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence qui a doublé la peine prononcée en première instance.

Le 24 novembre 2003, le tribunal de Nice avait condamné à un mois d'emprisonnement avec sursis Christian Poguntke, 49 ans, berger à La Brigue depuis 1980, à la tête d'un troupeau de 160 moutons. Ce dernier avait reconnu avoir exhibé en 1997 la tête d'un jeune loup empoisonné à l'entrée de sa propriété.

"Le loup est nuisible. Je n'ai pas de regrets. En 1997, soixante de mes brebis ont été tuées par des loups", avait déclaré à la barre en novembre 2003 ce berger d'origine allemande.

"Avant que les loups ne soient introduits volontairement dans le parc, on ne parlait pas d'empoisonneurs. Il n'y avait que des bergers et des moutons. Le loup, c'est une façon de faire disparaître les bergers", avait ajouté le prévenu, absent lundi à la lecture de l'arrêt, tout comme il l'avait été le 21 janvier dernier à l'audience d'appel.

Depuis 1992, partisans et opposants s'affrontent sur la présence des loups dans les Alpes-Maritimes. Pour les premiers, ils sont venus "naturellement en provenance d'Italie". Pour les bergers qui leur attribuent les attaques contre leurs troupeaux, ils ont été introduits "de façon intentionnelle".

La cour a également confirmé lundi le versement d'un "euro symbolique" à France Nature Environnement (FNE) et à l'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) et a ordonné la publication du jugement dans le quotidien Nice-Matin.

Dans un communiqué, le mouvement écologique indépendant (MEI), partie civile, a salué le "signal sans ambiguïté en direction de tous les tenants de l'éradication du loup et autres utilisateurs de poison".

"Une fois de plus, la justice n'a pas voulu prendre en compte la situation de désespoir dans laquelle il (M. Poguntke, ndlr) se trouve. Depuis neuf ans, il subit des attaques de loups, il était en état de nécessité", a rétorqué le porte-parole de la Confédération paysanne, Jean-Emile Sanchez, venu à Aix.

Selon M. Sanchez, le berger "a voulu alerter les pouvoirs publics, mais l'Etat a montré son incompréhension et son autisme. On nous dit qu'il faut protéger la biodiversité, mais il n'y a pas de biodiversité sans pastoralisme".

Me Jean-Louis Keita, avocat du berger, a indiqué de son côté que son client "se réservait le droit de se pourvoir en cassation".

08 décembre 2004

Idées reçues a propos du loup

Egard_loup_1 France Nature Environnement publie sur son site un argumentaire permettant de luter contre les idées reçues sur le loup en France. Le but de cet argumentaire n'est pas de nier la contrainte supplémentaire que représente le loup pour l'élevage.
FNE persiste à dire que le retour de ce grand prédateur doit s'accompagner de la prise en charge, par l'Etat, des mesures de protection des troupeaux. Cependant, l'impact de cette présence doit être relativisé et ne pas masquer les autres problèmes de l'élevage ovin qui, ne l'oublions pas, persisteraient même sans loups... Le " loup bouc-émissaire " existe : il représente un levier politique fort confortable pour certains syndicats agricoles et pour des élus démagogues et opportunistes.
Voici l'occasion de passer en revue les principales critiques faites à la présence du loup en France, après avoir répondu à la question clé : Pourquoi le retour du loup pose-t-il tant de problèmes en France ?

Lire la suite "Idées reçues a propos du loup" »

04 juillet 2004

Le tract anti loup distribué par les bergers

Tract_anti_loup En 2004, durant la traversée de la ville par le troupeau et au stand des éleveurs, les bergers distribuaient des tracs. Voici le texte intégral

La présence du loup est incompatible avec l’élevage pastoral !

Bouleversement d’un équilibre fragile entre activité humaine et environnement !

Les systèmes d'élevage en milieux alpins et préalpins sont basés sur la valorisation des ressources fourragères naturelles. Cette interdépendance avec l'environnement revêt de nombreux aspects positifs: la qualité des produits à forte typicité, l'entretien de paysages harmonieux, la prévention des incendies de forêt et des avalanches, la protection de la biodiversité… Les loups mettent en péril l'équilibre existant entre les éleveurs, les troupeaux et les espaces naturels.

Des conditions de travail inacceptables !

Aucune mesure ne pourra jamais compenser le surplus de travail, le stress, les pertes directes et indirectes (avortements, problèmes sanitaires ... ) quand on sait qu'un troupeau est l'aboutissement de toute une vie de travail. Pour un éleveur ou un berger, retrouver ses brebis égorgées ou condamnées par des blessures représente un traumatisme irréparable.

Sacralisation et instrumentalisation du loup !

Derrière le loup se cache une utopie dangereuse basée sur le mythe d'une nature sauvage sans intervention humaine. Restons lucide, la France a une tradition rurale qui fait sa renommée. L'enquête parlementaire de 2003, comme tous les rapports précédents, a d'ailleurs rappelé le «principe absolu de la priorité de l'homme, de ses activités et de ses traditions, sur l'anima/fût-il protégé. »

Le loup n’est pas une espèce menacée !

Avec une croissance démographique de 30 % par an on peut estimer que, sans intervention, le loup recolonisera son ancien territoire d'ici 20 ans. En 1800, la France comptait 5 000 loups sur la quasi-totalité du territoire entraînant la mort annuelle de 100 000 ovins !

De 1992 à 2003, la France est le seul pays où aucune régulation n'a été réalisée contrairement à l'Espagne, la Suisse, la Norvège, tous les pays d'Europe de l'ouest, le Canada, les Etats-Unis, et tous les pays où le loup est présent sauf l'Italie où le « braconnage» est toléré.

Installer des jeunes éleveurs ou des loups !

Une charte interprofessionnelle de relance de la production ovine est mise en œuvre depuis maintenant plus de deux ans. Cette charte a notamment pour objectif de relancer l'installation de jeunes agriculteurs en production ovine. La problématique du retour du loup appelle donc à des choix sans équivoque et cohérents: Soit l'on favorise l'installation des jeunes pour un milieu rural vivant et producteur d'emplois, soit l'on privilégie l'installation des populations de loup! La situation est urgente! Des alpages sont d'ores et déjà abandonnés à cause des dégâts du loup ...

Ce que les éleveurs revendiquent, c’est que la vérité soit dite sur les conditions de retour du loup et surtout de pouvoir exercer leur métier dans la sérénité.

Chaque loup coûte à l’Etat 60.000 euros/an
Nombre officiel de loups en France : 55
Budget direct consacré au loup par l’Etat français en 2004 (suivi biologique, mesure de protection, indemnisations, communication… 3 300 000 euros, sans compter les coûts à la charge des éleveurs.
(source : données du Ministère de l’agriculture)

Association Européenne de défense du pastoralismeontre les prédateurs
Fédération Départementale Ovine de la Drôme
Association des Eleveurs et Bergers du Vercors Drôme-Isère
Association des Eleveurs Ovins Transhumants du Vercors