Partant pour un petit vol en parapente à Arbas, au pays de l'Ours?
Arbas Dance HD from ppa on Vimeo.
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Baudouin de Menten sur 21 juillet 2010 dans Arbas, Parapente - Vol libre, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0)
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Cet extrait du Livre de Yaak, de Rick Baas me fait penser à Arbas et à François Arcangeli. Cette année sera l'année de l'Ours !
« Les choses ont changé, comme elles le font toujours. Il s’est écoulé vingt ans depuis que je me suis aventuré dans cette vallée magique pour la première fois ; il y a plus de routes, aujourd’hui, plus de coupes à blanc, plus de résidences secondaires ; d’année en année, il y a moins de grizzlys – les arbitres suprêmes de l’existence sauvage – qui sont tués par les voitures des visiteurs de passage ; et les quelques espaces encore inexploités se réduisent comme peau de chagrin.Baudouin de Menten sur 05 février 2010 dans Arbas, ARCANGELI François, BAAS Rick | Lien permanent | Commentaires (1)
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« ...La douceur d’une cuisse de fille, la lumière du soleil sur le rocher ou sur les feuilles, la sensation de la musique, l’écorce d’un arbre, l’usure du granite et du sable, la chute d’une eau claire dans une fontaine, la hardiesse du vent – qu’y a-t-il d’autre ? De quoi d’autre avons-nous besoin ? »
Edward Abbey
Cette citation que Pascal Dessaint a mise en exergue de son recueil de chroniques réaffirme l’essentiel à ses yeux : préserver notre rapport au monde sensible, ce monde qui nous nourrit physiquement et spirituellement, alors même que l’homme contemporain tend à se replier et à adopter des comportements consuméristes.
Partant du quotidien, les petites histoires naturelles de Pascal Dessaint invitent chacun à réfléchir à l’avenir de la planète et à celui des humains qui la peuplent. Dans la même veine familière et souvent, drôle qu’ «Un drap sur le Kilimandjaro», ces billets d’humeur de Pascal Dessaint sont avant tout une déclaration d’amour à la vie et à la littérature.
Ce petit livre de Pascal Dessaint me ravit. Ces petites chroniques plaisantes me font penser à celles de Philippe Delerm dans «La première gorgée de bière», sauf qu’ici, cela sent le Sud-Ouest, Toulouse, Arcachon et les Pyrénées. On y rencontre au hasard d’un sentier François Arcangeli, Francis Chevillon sur son estive au dessus du village d’Esbintz ou Jean-Jacques Camarra. Une foule de petits plaisirs simples, comme la couverte l'évoque quand on met les pieds dans l’herbe ou "l’appel de l’huître". A lire sans modération. Je vais me ruer sur les autres livres de Pascal Dessaint !« Arbas est une petite commune de Haute-Garonne où, selon certains on « cultive l’adoration de l’ours »... C’est sans doute un peu vrai. Hvala, Balou et Sarousse y furent relâchés en 2006, ce qui suffit déjà à révéler l’engagement et l’obstination d’un homme. François Arcangeli vient d’entamer son troisième mandat de maire, preuve s’il en est que certaines valeurs œuvrent se partager.
François Arcangeli ne manque pas de courage, d’autant qu’il se retrouve être souvent la cible privilégiée des anti-ours. Le 1er avril 2006, des casseurs prirent d’assaut la mairie et brûlèrent la sculpture de l’ours qui se trouvait sur la pelouse. Une autre sculpture fut offerte en compensation mais le mal était fait. Dans les Pyrénées, ça tourne ainsi au western. (...) A mes yeux, Arbas est un lieu hautement symbolique. J’espère que lorsque Félix sera grand, il y aura toujours des ours dans la forêt. Je ne voudrais pas qu’il puisse me reprocher d’avoir assisté sans rien faire à la disparition de ce bel animal dont, à bien des égards, nous sommes si proches. »
Baudouin de Menten sur 26 janvier 2010 dans Arbas, ARCANGELI François, Livres, Livres sur l'Ecologie et la Biodiversité, Livres sur la montagne | Lien permanent | Commentaires (0)
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Interview de François Arcangeli
Maire d’Arbas, président de l’association Pays de l’Ours-Adet
« La maison du pays de l’ours » de Fos a fermé ses portes en décembre dernier. Mais votre commune s’est portée candidate pour accueillir un nouveau lieu. Où en est ce projet?
Il faut préciser que notre projet se veut très différent de la Maison qui se trouvait à Fos. Nous sommes plutôt sur l’idée d’une structure muséographique abordant les questions de l’ours et des activités humaines.
Nous avons d’ailleurs étudié et observé d’autres réalisations similaires, dans les pays voisins, qui nous donnent des idées. A l’heure actuelle, nous en sommes à la phase d’étude de faisabilité du projet. Nous avons prévu de la boucler durant le premier semestre 2008. Les études de réalisation viendront par la suite.
Quel serait l’objectif d’un tel écomusée?
Nous le savons, l’ours constitue une question complexe. Mais nous pensons qu’il faut le décharger de problèmes qui ne sont pas les siens. Certes, sa présence interfère avec d’autres activités, mais elle révèle surtout bon nombre de dysfonctionnements. L’ours n’est tout de même pas responsable de tous les problèmes du pastoralisme ! Notre objectif est donc de répondre aux multiples questions et de recadrer certaines choses. Il faut expliquer qui est l’ours, comment il vit et comment il cohabite avec l’homme. Et nous avons l’ambition d’ouvrir ce lieu aux touristes bien évidemment, mais aussi aux populations locales, aux scolaires ou encore aux associations.
A votre avis, l’ours peut-il devenir un produit d’appel touristique ?
Oui, si on considère qu’il intéresse un très grand nombre de personnes. De nombreuses études viennent le confirmer. Nous avons l’exemple de ce qui se fait en Espagne ou en Italie, où l’ours a contribué à améliorer l’attractivité de ces territoires. Sa présence peut permettre de mieux faire connaître un pays. Hélas, dans les Pyrénées, nous connaissons les inerties qui freinent le processus.
Avez-vous bon espoir de voir la situation évoluer ?
Oui, car je reste convaincu que l’ours est une grande opportunité pour notre région, mais la vraie question, c’est le temps. Combien de temps nous faudra-t-il pour aller au-delà de la polémique ? Je pense que sur les dix dernières années, les uns et les autres ont toutefois acté une notion fondamentale : l’ours fait partie du patrimoine pyrénéen.
Source : Empreinte Ours n°4. Empreinte Ours est la lettre d'information semestrielle de l'Etat français sur le programme de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées.
Baudouin de Menten sur 05 février 2008 dans Arbas, ARCANGELI François | Lien permanent | Commentaires (0)
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par Etienne Hugues BOYER
Lundi 6 novembre 2006
Etienne Hugues Boyer : Je n'ai pas la prétention d'avoir la science infuse, et je suis prêt à accepter tous les arguments possibles sur tous les sujets pour lesquels j'ai une opinion tranchée. Après, je ne garantis pas que je changerai de point de vue à chaque coup. Là, pour le sujet qui nous intéresse, j'ai mis longtemps à me décider. Je ne vais pas me positionner en tant que partisan ou réfractaire à l'ours (même si je suis pour une réintroduction raisonnée et raisonnable), mais je voulais juste tenter de réveiller la polémique, et river son clou à M.
Vendredi 3 novembre 2006, je suis tombé sur un article du Sud-Ouest. Je ne pouvais pas passer à côté vu mon passif pour le moins houleux avec la protagoniste principale, M., une bergère ossaloise de ma connaissance s'y plaignait de ne pas avoir pu parler à la télé dans une émission de Stéphane Bern sur son sujet de prédilection : l'ours. (Lire l'article de Sud-Ouest et la prose pyréniaise de Louis Dollo à ce sujet). Elle y était invitée avec entre autre, Nelly Olin, la ministre UMP de l'écologie.
La bergère soupçonnait la ministre d'avoir fait pression auprès de la production ou du journaliste afin de l'empêcher de s'exprimer, car elle l'avait, il y a quelques temps, interpelée sévèrement sur le sujet. (NDLB: lire le compte-rendu de la rencontre M. / Nelly Olin lors des automnales du Pays de l'ours à Arbas ci dessous).
Stéphane Bern a furieusement démenti l'accusation. Et probablement dit-il la vérité (moi qui, à mon humble niveau, connais bien les pressions dont sont capables les politiques de tous poils, je me permets d'émettre un petit doute, quand même); mais si toutefois la bergère ne faisait pas une crise de paranoïa aigüe (tout est possible paraît-il...), je pense que Mme Olin a raté une bonne occasion de lui rendre la monnaie de sa pièce.
Pourquoi donc ? Tout simplement parce que si je conçois que certains bergers en colère soient vraiment et régulièrement en contact avec l'ours (ils sont relativement peu nombreux, et sont quand même bien indemnisés par l'Europe en cas d'attaque ursine avérée; ils peuvent aussi recevoir des aides afin de prévenir ces attaques, etc.), je ne conçois pas qu'on puisse se présenter comme la Jeanne d'Arc des anti-ours tout en vivant (très bien) de sa renommée fauvesque séculaire.
En effet, comment peut-on passer son temps à cracher sur la réintroduction de cette pauvre bête (je parle de l'ours des Pyrénées) en voie d'extinction alors qu'on ne l'a jamais vue de sa vie, ni même rencontré l'ombre d'une de ses crottes? Comment peut-on dans le même temps tout faire pour attirer les touristes sur les lieux d'estives avec des images d'Epinal et de vraies fausses expériences personnelles impliquant l'animal ?
Le voilà le paradoxe ursin, l'incohérence flagrante, (l'hypocrisie ?) de certains militants anti-ours; et encore, je ne parle pas de la virulence des propos de leurs homologues hauts-souletins, dont les brebis n'ont pourtant pas vu un poil de cul d'ours depuis plus de 50 ans !
Le voilà l'argument qui tue, que Mme Olin aurait pu utiliser pour remettre cette bergère agressive comme un essaim de frelons en rut à sa vraie place, au lieu de lui faire couper la chique par la technique. Si tant est que l'ossaloise ait sciemment été censurée...
Etienne Hugues BOYER
Brevet professionnel responsable d'exploitation agricole
Etés 1998 et 1999 : Estives en montagne en vallée d'Ossau, AFARPA
Correspondant local de presse, journal Sud-Ouest Béarn et Soule
Maddé Maylin et Nelly Olin aux Automnales du Pays de l'Ours 2005
Par Baudouin de Menten
Aux automnales du Pays de l'ours à Arbas, j'ai assisté de très près aux manœuvres effectuées par M.M. pour infiltrer la "garde rapprochée" de Nelly Olin, alors que les ultra pastoraux chantaient des chansons "pastorales" et faisaient faire fortune au tenancier de la buvette installée sur la place.
Sous une pluie battante, les auteurs dédicaçaient leurs livres sur l'ours dans une tente installée devant la mairie : Farid Benhammou présentait "Vivre avec l'ours" et "L'ours, les 4 vérités", Yves Salingue "La quête de l'Ours" et Stéphane Carbonnaux "Le cercle rouge", son livre sur le gypaète barbu.
Maddé Maylin, la "Brigitte Bardot" du pastoralisme faisait mine de s'intéresser aux livres sur l'ours. Surpris mais aimable, Farid Benhammou à discuté de longues minutes avec Maddé Maylin, toute sucre. Nous n'avons pas compris de suite pourquoi la farouche opposante à l'ours s'intéressait longuement à ses auteurs et à leurs livres favorables aux plantigrades et à la cohabitation. A la table d’à côté, je discutais avec Yves Salingue de sa quête de l'Ours et m'occupait comme bénévole du réapprovisionnement du stand en livres.
Nelly Olin en grande discussion avec Maddé Maylin et Farid Benhammou dans la tente "livres" des Automnales du Pays de l'Ours, Arbas 2005 (Photo ADET)
En réalité, Maddé Maylin ne s'intéressait pas du tout aux livres sur l'ours. Elle s'était positionnée là, devant la table en attendant de se retrouver nez à nez avec la ministre qui passait de stand en stand. Quand Madame Nelly Olin est entrée, on a compris de suite, mais trop tard. Nous avons cru naïvement que Maddé Maylin cherchait à se cultiver sur le plantigrade !
La douce bergère en manque de lecture s'est transformée en militante sauvage, bondissant sur la ministre de l'Ecologie qui s'est demandée qui était cette femme qui l'agressait verbalement. Je ne serais pas étonné que Nelly Olin s'en soit souvenue sur le plateau de l'émission de Stéphane Bern à Paris et aie rendu à Maddé Maylin la monnaie de sa pièce. A maline, maline et demi.
La bergère en question, Maddé Maylin est "secrétaire générale" du "Comité de défense contre la réintroduction de l'ours" (siège social à la mairie de Laruns) qui est membre de la "Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne des Pyrénées-Atlantiques" elle même membre de l'ADDIP "Association pour le développement durable de l’Identité des Pyrénées". Les Pyrénées sont pleines de poupées russes.
Baudouin de Menten sur 21 décembre 2007 dans Actualités ours des Pyrénées 2005, Arbas, BOYER Etienne-Hughes, MAYLIN Maddé, OLIN Nelly | Lien permanent | Commentaires (0)
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Les dix éleveurs et membres des associations opposées à la survie de l'ours dans les Pyrénées qui avaient violement manifestés à Arbas le 1er avril 2006 ont été condamnés à 6.796 € pour dégradation de biens publics.
Dix éleveurs ont été condamnés lundi 26 novembre par la cour d'appel de Toulouse à payer 6.796 euros en réparations des dégradations commises dans la commune d'Arbas (Haute-Garonne), le 1er avril 2006, lors d'une violente manifestation contre le lâcher dans les Pyrénées d'ours slovènes. Les éleveurs condamnés devront également payer 2.000 euros de frais de justice.
Les dix prévenus avaient été condamnés en première instance, en septembre 2006, à verser solidairement 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas, dont le maire est François Arcangeli, président de l'ADET, l'association qui a favorisé la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales. Les éleveurs avaient à l'époque déclaré que les associations paieraient les frais et amendes. L'ASPAP est majoritairement financée par un "don" de 20000 € d'Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège.
Philippe Lacube, porte parole des antis ours de l'ASPAP est satisfait "Pour nous, la somme d'environ 6.700 euros reste importante, mais nous avons la satisfaction de savoir qu'elle ne représente que 10 à 11% des demandes du maire d'Arbas". Philippe Lacube a ajouté que les éleveurs n'engageraient pas de pourvoi en cassation. Il a aussi critiqué l'attitude du maire d'Arbas qui les poursuit en justice et "se répand néanmoins dans la presse pour enterrer la hache de guerre". François Arcangeli réclamait comme en première instance 17.844 euros au titre de réparations des dégradations et 20.000 euros pour le préjudice lié à l'image du village. Pour lui, "c'est un jugement mesuré même si pour eux c'est une somme pas négligeable". "Le premier jugement était très en deçà d'un équilibre et là, on s'y est approché".
Il est surprenant de voir que Monsieur Lacube oublie que le maire d'Arbas a aussi pour mission de représenter les habitants de sa commune qui ont été choqués par les violences et les dégâts causés par l'ASPAP et ses militants. N'ont-ils pas le droit de remettre en état le mobilier urbain détruit, de nettoyer la façade et l'intérieur de la mairie ? François Arcangeli, maire d'Arbas a estimé le montant des dégradations (façade souillée, jardinières piétinées, etc.) à 10% du budget de la commune. Les arbasiens ont donc dû y aller de leur poche, mais justice est rendue.
Baudouin de Menten sur 27 novembre 2007 dans Actualités ours des Pyrénées 2007, Arbas, ARCANGELI François, ASPAP, Justice, LACUBE Philippe | Lien permanent | Commentaires (0)
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Condamnés à 4 300 euros d’amende en première instance en septembre 2006, les anti-ours sont poursuivis par le maire d’Arbas, qui leur réclame 17 000 euros pour le nettoyage de la façade de la mairie, et 20 000 euros de dédommagement pour atteinte à l’image de la commune.
C’est à 14 heures aujourd’hui que les dix militants anti-ours qui ont saccagé des bâtiments publics, le 1er avril 2006 à Arbas, ont été jugés par la cour d’appel de Toulouse. Dix-huit mois plus tard, le dialogue est toujours aussi difficile entre les pro et les anti-ours.
“Nous espérions beaucoup avec le changement de gouvernement, mais nous avons été déçus”, explique Magali Boniface, porte-parole de l’Aspap, principale association anti-ours. Elle dénonce l’importance des moyens financiers et logistiques des pro-ours : “Cela nous inquiète beaucoup. La population des ours augmente dans les Pyrénées. Cet été, il y a des secteurs en Ariège qui ont été touchés pour la première fois.”
“La pérennité des ours dans les Pyrénées passe par la présence d’une cinquantaine d’individus. Il y en a vingt-deux aujourd’hui”, constate Alain Reynes, de l’association Pays de l’ours. Ce dernier se félicite néanmoins de l’arrêt des violences des anti-ours : “Prochainement, un voyage à l’étranger réunissant pro et anti-ours va se dérouler pour étudier le comportement des ours.”
Un important dispositif policier a été déployé devant la cour d’appel de Toulouse, à l’occasion du procès des anti-ours. Seuls les éleveurs condamnés en première instance et des représentants d’associations ont été autorisés à assister à l’audience.
Dès la fin des débats, Gérard Dubuc, opposé à l’introduction de l’ours et maire de Saint-Lary, commune ariégeoise de 150 habitants, a interpellé François Arcangeli, le maire d'Arbas : “Accepteriez-vous une rencontre avec des éleveurs dans un esprit d’apaisement ?” “J’ai toujours été pour un dialogue”, a répondu le maire d’Arbas, en lui donnant rendez-vous. François Arcangeli "ne s’est pas dit opposé" à ce que sa commune soit candidate pour de nouveaux lâchers d’ours.
Pour l'ASPAP : "François Archangéli réclame aujourd'hui 40.000 euros. La hauteur des exigences financières du maire d'Arbas, également président de l'ADET – outil de promotion et d'importation des ours slovènes - ne laisse aucun doute sur sa volonté, au-delà d'aggraver les peines individuelles, d'atteindre l'ASPAP qui n'a jamais caché son soutien aux ariégeois traduits en justice." déclare un communiqué de l'association du 9 octobre.
"S'en prendre à l'ASPAP, c'est attenter à la liberté d'expression que les Pyrénéens, longtemps privés de parole, ont chèrement gagnée. Des Pyrénéens qui dénoncent la casse de l'outil de travail de milliers d'éleveurs, les coûts exorbitants de ces programmes, les dangers d'ours peu farouches pour les populations, l'ensauvagement programmé des estives. Et qui dérangent."
A la sortie du tribunal, près de 80 ultrapastoraux de l'ASPAP, l'association financée par Augustin Bonrepaux dont sont issus les casseurs d'Arbas étaient là pour "soutenir" les accusés et "crier" leur colère.
La cour d'appel de Toulouse a mis en délibéré son jugement au 26 novembre. A suivre.
Baudouin de Menten sur 22 octobre 2007 dans Arbas, ASPAP, Justice, Pastoralisme - Ultrapastoraux | Lien permanent | Commentaires (3)
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Le procès au civil de dix opposants à l'ours reporté au 22 octobre à Toulouse.
Chronique d'octobre (4)
La cour d'appel de Toulouse a reporté au 22 octobre le procès au civil de dix opposants à l'ours, condamnés en 2006 à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas (Haute-Garonne) pour des dégradations lors d'une manifestation contre le lâcher d'ours slovènes dans les Pyrénées. François Arcangeli, maire d'Arbas avait fait appel des dispositions civiles du jugement de septembre 2006. Il réclame 35.000 euros de dommages et intérêts considérant que l'indemnisation proposée était très éloignée du montant des réparations effectuées dans cette commune et qui s'élèvent 17.000 euros. Le 1er avril 2006 , 200 à 300 personnes avaient souillé la façade de la mairie de ce village de la Haute-Garonne par des jets de sang et brulé la statue d'un ours en bois,une oeuvre d'un artiste disparu depuis.
Les dix opposants à l'ours avaient demandé jeudi le report de l'audience civile, leurs avocats étant "dans l'impossibilité d'organiser leur défense avant l'audience" faute d'avoir reçu les éléments du pourvoi du maire d'Arbas. Agés de 19 à 53 ans, ces neuf hommes et une femme avaient également été condamnés en septembre 2006 à des peines allant d'un à quatre mois de prison avec sursis. M. Arcangeli n'avait pas fait appel des condamnations pénales.
"Grande solidarité" des ultras, pastoraux ou Nemrods
Le parti des chasseurs (CPNT Chasse Pêche Nature et Traaaditions) soutient les casseurs d'Arbas.
"Au nom de la défense du pastoralisme et de la revendication d'une vraie politique de développement de la montagne par opposition à l'écologie paillettes et gadget symbolisée par les lâchers d'ours, CPNT son soutien et annonce sa participation à la Manifestation de soutien aux éleveurs et bergers s'opposant aux réintroductions d'ours dont un certain nombre passent en jugement pour leur action "anti lâchers d'ours" le lundi 22 octobre 2007, à 14 heures.
Rien de bien neuf sous le soleil : conservatisme et privilèges, irresponsabilités et traditions, violences et impunités, les hommes d'abord. "Petits esprits, petit pays" a dit le jour un de mes ex roi. Personne n'est content et la terre fout le camp.
Notre gazette pastorale lourdaise préfèrée a oublié une petite chose qu'elle n'a pas trop envie de communiquer : le 22 octobre, c’est aussi le jour où l’avocat des opposants à l’ours (Maître Stéphane Fabbri) passe lui aussi devant la cour d’appel pour ses hauts-faits de braconnage. Il a déjà été condamné au pénal (prison avec sursis et forte amende, retrait du permis de chasse). Ce sont les associations qui le poursuivent en appel au civil car elles n’ont pas obtenu grand-chose en dommages et intérêts. Son ami Bonrepaux va le défendre, soyez en sur; entre collègues...
Baudouin de Menten sur 15 octobre 2007 dans Actualités ours des Pyrénées 2007, Arbas, ARCANGELI François, CPNT, Justice, NIHOUS Frédéric | Lien permanent | Commentaires (0)
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Les trophées de la Nature 2006 sont décernés par l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Ces trophées récompensent le meilleur (trophée de plume) et le pire (trophée de plomb) en matière de protection de la nature.
Dans un pays où les lois de protection de la nature sont quotidiennement bafouées, certains s'efforcent pourtant de défendre efficacement la nature et les animaux sauvages.
Trophée de plume 2006 : François Arcangeli
Pour l'édition 2006, c'est à François Arcangeli, maire d'Arbas en Haute-Garonne qu'a été décerné le positif « trophée de plume » : cheville ouvrière du programme de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. « François Arcangeli a fait preuve de persévérance et de sang-froid face aux pressions et menaces des anti-ours de sa région », souligne l'Aspas, faisant référence aux violences et dégradations commises par les anti-ours le 01 avril 2006 sur la mairie d'Arbas, et aux menaces de mort adressées par la suite au maire de la petite commune du pays de l'ours.
En avril 2006, les opposants à la réintroduction, accompagnés de conseillers généraux et de maires, avaient investi la ville d'Arbas pour manifester, avec violence, leur opposition à l'accueil d'ours slovènes sur leur commune. Proférant
insultes et menaces, les anti-ours en sont venus à jeter des bouteilles, des pétards et du sang sur les murs de la mairie. François Arcangeli avait immédiatement porté plainte contre ces détracteurs avant de démissionner du Parti Socialiste en réaction à la présence de politiques au sein des agitateurs.
Trophée de plomb 2006 : Jean-Pierre Jouffrey
Si pour son « trophée de plomb », qui condamne « les actes écologiquement dommageables », l'association a couronné Jean-Pierre Jouffrey, un opposant virulent « qui milite à coup de carabine pour l'éradication du loup » dans les Alpes. Jean-Pierre Jouffrey s'est d'ailleurs vanté d'en avoir abattu un en 2000. Si ce braconnier ne sera jamais jugé, faute d'une application crédible de la législation, l'ASPAS le condamne aujourd'hui par ce trophée de plomb, un trophée qu'il pourrait d'ailleurs partager avec Denis Duperier, son collègue savoyard qui a tué un loup en 2005 et a été relaxé récemment par le tribunal de Chambéry. Face à cette lâcheté juridique, l'ASPAS se demande si la notion d'espèce protégée a encore un sens en France ?
L'ASPAS avait également répertorié dans sa sélection finale la castafiore du Béarn : le député chanteur UDF des Pyrénées Atlantiques, le gréviste de la faim Jean Lassalle, grand orateur aux envolées lyriques : "Viol des Pyrénées", "La réintroduction doit être un acte d'amour" et "blanchiment des consciences" qualifié de « député anti-écolos. ». Nicolas Vanier, le trappeur superstar qui croit sauver les animaux sauvages en les tuant a aussi été nominé.
Puisque les représentants politiques engagés pour défendre la nature sont rares, les associations telles que l'ASPAS se doivent de dénoncer les atteintes à la biodiversité, à notre environnement et ce dans l'intérêt de tous.
Sources : La Dépèche, ASPAS, FERUS
Baudouin de Menten sur 09 février 2007 dans Actualités ours des Pyrénées 2007, Arbas, ARCANGELI François, ASPAS | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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" Mercredi 19 Avril dernier, dix personnes parmi les 400 participants à la manifestation du 1er Avril à Arbas contre l’introduction d’ours slovènes dans les Pyrénées ont été convoquées par le Procureur de la République à la Gendarmerie de Saint-Gaudens.
Communiqué de Frédérique Massat, présidente des élus socialistes et républicains de l'Ariège
Les élus socialistes et républicains, condamnent avec force les violences urbaines qui appellent des sanctions fermes et proportionnées et dénoncent la responsabilité du gouvernement dans cette situation.
Un an après les émeutes dans les quartiers, rien ou presque n’a changé : abandon de la police de proximité, insuffisance des crédits de la politique de la ville et pour l’aide aux associations, fermetures de nombreux services publics, explosion de la précarité, renforcement des ghettos…
Source : Arrière-News
Le contexte est différent, mais avec un tel discours, je crois rêver! Impossible de ne pas faire le lien avec le soutien des élus socialistes ariègeois en écharpe aux casseurs d'Arbas. Double language. Les élections approchent.
Lire
Baudouin de Menten sur 23 novembre 2006 dans Arbas, Ariège | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Meilleur blog en français 2006
Prix du Jury - Prix du Public
BOBs - The Best of Blogs 2006 - 11 nov Berlin
Meilleur blog citoyen 2006!
1ères Rencontres Nationales du blog citoyen
"La simplicité et la nudité mêmes de la vie de l’homme aux âges primitifs impliquent au moins cet avantage, qu’elles le laissaient n’être qu’un passant dans la nature. Une fois rétabli par la nourriture et le sommeil il contemplait de nouveau son voyage. Il demeurait, si l’on peut dire, sous la tente ici-bas, et passait le temps à suivre les vallées, à traverser les plaines, ou à grimper au sommet des monts. Mais voici les hommes devenus les outils de leurs outils ! L’homme qui en toute indépendance cueillait les fruits lorsqu’il avait faim, est devenu un fermier ; et celui qui debout sous un arbre en faisait son abri, un maître de maison. Nous ne campons plus aujourd’hui pour une nuit, mais nous étant fixés sur la terre avons oublié le ciel."
(Henry David Thoreau)
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