Dans son dossier sur le Tir de Balou, Louis Dollo n’exerce que très peu ses propres talents de rédacteur, mais quand il le fait, il s’adonne à une propagande de mauvais goût bien maladroite et peu crédible.
Les 3 singes de la sagesse
Les chasseurs seraient tous myopes
« l'ADET (…) devient guignolesque (…) en envisageant de porter plainte contre le chasseur. (…) il est facile de confondre ours et sanglier. Le fait de n'avoir rien fait pour éviter cette confusion les rend responsable, au moins moralement si ce n'est pénalement, pour défaut de précaution et d'information, du tir du chasseur. » déclare Louis Dollo.
Il est enfantin de faire croire que confondre un ours et un sanglier est quelque chose de normal, que pour un chasseur, cette identification approximative du gibier représente le quotidien. Les chasseurs comme les autres ont 5 sens et un cerveau. Les chefs de battues donnent souvent des instructions claires. Quand il s’agit de tirez un cerfs de 8 corps, ni 6 ni un 10, ou de ne pas tirer les biches, ils font la distinction. C’est prendre les chasseurs pour des débiles que de laissez croire qu’ils sont tous myopes au point de tirer «à l’instinct» sur quelque chose qui bouge et qu’ils n’identifient pas. Nathalie Kosciusko-Morizet devrait-elles prévoir un poste «ophtalmologie» dans le budget "Ours" pour offrir des lunettes aux chasseurs ?
Son dernier argument consiste à sortir une plaquette espagnole de la FAPAS qui parle de la confusion possible entre un ours et un sanglier. L’Etat français, n’ayant pas diffusé un tel document porterait «une lourde responsabilité (…) dans le cas spécifique de l’accident de chasse de Prades.» En l’écoutant, il faudrait que l’Etat français publie pour l’ours, des «avertissements de sécurité» comme on le fait aux Etats-Unis dans les manuels d'utilisation des fours à micro-ondes : Ne pas y introduire un animal protégé.
«Une fois de plus, il est mis en évidence l'amateurisme et l'absence de réflexion en amont de ces introductions d'ours. Il est également mis en évidence les difficultés de cohabitation entre une vie normale des populations locales et la présence de ces grands prédateurs. » C’est bien lui qui parle d’amateurisme et d'absence de réflexion. Gare à l'effet boomerang. Louis Dollo à raison : «L'écologie est une chose trop sérieuse pour qu'on ne la laisse pas entre les mains d'écolos.» Laissons là aux mains des agriculteurs, des industriels, des chasseurs qui tirnet « à l’instinct », des associations de sauvegarde du patrimoine et des guides de pays.
Les chasseurs seraient tous sourds
Dans la Dépêche du 9 septembre, Dominique Delpiroux, en parlant de Balou écrit «L'animal connaît bien le secteur et avait l'habitude d'aller dans la forêt de Prades avant de revenir vers Gargante où se situe son gîte, d'après un éleveur des environs, Thierry Marthouret.» Les éleveurs sont sur le terrain, ils savent où est l’ours. Et c’est bien un sujet sur lequel ils communiquent. Mais les chasseurs, en plus d’être malvoyants seraient sourds pour Louis Dollo. «Alors que l'ADET-Pays de l'ours dispose, avec la DIREN-Midi-Pyrénées et le Ministère de l'Ecologie d'un budget de promotion conséquent (…) le fait de n'avoir rien fait pour éviter cette confusion les rend responsable, au moins moralement si ce n'est pénalement, pour défaut de précaution et d'information, du tir du chasseur.» «Vivement un procès que l'on puisse encore s'amuser et éclaircir la responsabilité de tous ces organismes budgétivores.»
Le tir aveugle serait légal, mais juste une mauvaise conduite
Le Guide de pays se fait juriste. D’abord Louis Dollo fait dans le politiquement correct «De nombreux chasseurs critiques (sic) le principe du "tir instinctif " au motif que la cible doit être clairement identifiée avant de tirer. C'est une "règle de bonne conduite" parfaitement compréhensible et justifiée… » . C’est qu’il serait dangereux ce correspondant de presse local, une arme entre les mains : confondre «règle de bonne conduite» et «règle minimum de sécurité». A le suivre, il y aurait chaque semaine des cartons de vaches et de promeneurs. Ce ne serait pas des fautes, juste des chasseurs qui ne se conduisent pas très bien. Il se ridiculise en essayant de plaider pour le chasseur quand il ajoute que cette règle n'est pas : «une règle de droit écrit.» Le chasseur qui a tiré sur Balou ferait mieux de lui demander de se taire, avoir Louis Dollo pour défenseur s’avère catastrophique.
Le tir aveugle de Prades serait «justifié ou acceptable»
«Par ailleurs, à voir le lieu et les conditions de la battue, ce comportement pourrait être justifié ou du moins acceptable. Les forêts de montagne comme celle de Prades n'ont rien à voir avec le dégagement existant dans une forêt de Sologne. Mais dans ce domaine, laissons les chasseurs, connaisseurs de ce milieu de montagne, faire leur propre analyse pour éventuellement faire évoluer leur pratique.»
Louis Dollo propose l’autogestion dans le domaine de la chasse. Laissons les faire en quelques sortes, ils connaissent leur sujet. Il est bien connu que tous les chasseurs respectent les dates d’ouvertures, les espèces chassables, les règles de prudences. S’il est un piètre avocat pour le chasseur qui a tiré sur Balou, il l’est tout autant pour la chasse en général. Voici cette brousse inextricable.
Le bois où le chasseur a tiré sur l'ours Balou en Ariège.
Les ours seraient innombrables
«Ce chiffre officiel et très extensible de "entre 8 et 20 bêtes" qui ne bouge jamais comme s'il n'existait pas de naissance (…) Avec ce type d'informations approximatives il est tout à fait impossible d'avoir une vision sérieuse du nombre d'ours dans les Pyrénées. Si à ceci nous devons rajouter l'incapacité de l'équipe de suivi à localiser régulièrement Balou sauf après des accidents de chasse. » Oui il y a des naissances, mais de la mortalité aussi : Cannelle, Palouma, Franska ...
L'équipe Technique Ours (ETO) de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) a établi pour le numéro 118 de Pyrénées Magazine un arbre généalogique de la population d'ours des Pyrénées. Les connaissances sont parfois très précises (parents, dates de naissances) parfois moins quand de l'ours on a perdu la trace ou quand on le découvre tardivement. En bon ex-comptable, Louis Dollo désire compter les naissances inconnues, mais oublie les mortalités connues ou inconnues (Pour ne citer que le dernier : où a disparu l’ours Kouki ? ) Il est malhonnête de sous-entendre que de nombreux ours inconnus peuplent les Pyrénées. Cette stratégie, utilisée en son temps par l’IPHB, permet aux opposants de dire qu’avant toute réintroduction, il est indispensable de connaître le nombre d’ours et de planifier un recensement de plusieurs mois. Pour eux, des mois de gagnés ; il est urgent de ne rien faire.
Les chasseurs n’auraient pas été informés
«Il est aujourd'hui confirmé que les chasseurs n'avaient pas été informés du secteur où se trouvait Balou ou d'autres ours.» Il est aujourd’hui confirmé… Pouvons-nous savoir par qui ? Quelles sont les sources de Louis Dollo qui reste volontairement bien flou. Pas de chance pour ce manipulateur car il s’avère que dans les chasseurs ont bien été prévenu. (Lire "Tir de l'ours Balou en Ariège : les chasseurs savaient")
Thierry Bergeaud a assisté à une réunion où des membres de l’ETO ont prévenu les chasseurs de la présence de l’ours Balou et les ont mis en garde de ne pas tirer sans avoir préalablement identifié la cible afin de ne pas confondre un ours et un sanglier. Voilà que toute la machination de Louis Dollo et sa crédibilité s’écroule. Ces éléments importants ont été transmis au procureur de la République de Foix pour l'enquête.
L’équipe de suivi (ETO) serait composée d’incapables
«Depuis de nombreux mois, l'équipe de suivi s'est avéré incapable d'assurer ce suivi alors que le Préfet comme les agents de l'ONCFS ne cachaient pas leur intention de le capturer pour la Xème fois afin de lui retirer son collier émetteur qui ne fonctionne plus depuis longtemps. Vu leur incapacité antérieure, il semble, sauf miracle et évolution rapide, peu probable qu'ils y parviennent aujourd'hui sans l'aide des habitants locaux. Certains ne cachaient pas ce soir leur espoir de voir "l'ours mourir dans un coin discret où personne ne pourrait le retrouver afin de régler le problème de l'impossible cohabitation. " D'autant, que, même si le procureur estime qu'il n'y a pas de poursuite à engager tant que l'ours n'est pas mort, compte tenu des plaintes que ne manqueront pas de déposer des associations parfois très lointaines des Pyrénées, le chasseur aura quand même des ennuis comme celui de la vallée d'Aspe.»
Louis Dollo se permet d’avoir des avis sur tout et critique des personnes bien plus diplômées et expérimentées que lui. Mais nous attendons toujours ses développements qui prouveraient cette soi-disant incompétence. Il a tendance à confondre discrétion et incompétence. Ce n’est pas parce que les membres de l’ETO ne disent pas, qu’ils ne font pas ou ne savent pas.
Sur le forum sangliers.net, notre «journaliste pyrénéen, fin connaisseur du dossier » comme l’appelle Gil Rivière-Wekstein va vomir sa haine de l’ours, de l’équipe technique et son autosatisfaction sans compter les innombrables liens vers son site. Certains chasseurs ne sont pas dupes de ses manipulations, ce qui donne une conversation animée assez intéressante dont vous trouverez quelques extraits dans le bas de cette note.
Les manipulateurs sont parmi nous
Je ne peux m’empêcher de vous donner un extrait du livre «Les manipulateurs sont parmi nous» d'Isabelle Nazare-Aga. Voici les 30 critères qui permettent d’identifier un manipulateur :
- Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle
- Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes
- Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
- Il répond très souvent de façon floue
- Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations
- Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes
- Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions
- Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge
- Il fait faire ses messages par autrui
- Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner
- Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne
- Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper
- Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
- Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert
- Il change carrément de sujet au cours d'une conversation
- Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion
- Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité
- Il ment
- Il prêche le faux pour savoir le vrai
- Il est égocentrique
- Il peut être jaloux
- Il ne supporte pas la critique et nie les évidences
- Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
- Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui
- Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé
- Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous
- Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté
- Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui
- Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré
- Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là
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