Les demoiselles Ariégeoises sont-elles des vierges effarouchées? Les Pyrénées ne sont pas tristes. Il y a quelques jours, l'Association FERUS publiait un communiqué à la suite des menaces répétées d'opposants (éleveurs, chasseurs...) aux grands prédateurs. Les ultrapastoraux ont réagit et "soumettent le problème à la Cour Européenne des Droits de l'Homme", pas moins ! il y en a qui ne manquent pas d'air ! Allez, bienvenue à Cloche-Merle ! En attendant la Cour pénale Internationale !
FERUS lance l’opération Vigie : des patrouilles pour l’ours dans les Pyrénées
Communiqué de FERUS
Ferus, comme d’autres ONG, a été alarmé par les menaces explicites et répétées de braconnage d’ours dans les Pyrénées. Elles ont suscité diverses réactions, des courriers aux autorités françaises et européennes, des mises en garde de l’Etat et de ses services dont la responsabilité serait engagée si par malheur un ou plusieurs ours étaient éliminés.
Nous avons décidé de patrouiller volontairement dans la montagne pour contribuer à prévenir un empoisonnement ou des dérangements et des harcèlements comme ceux qui ont fini par coûter la vie à Franska en 2007.
Nous savons qu’arrivés au bout de leur folle logique certains ennemis de l’ours espèrent en tuant des animaux empêcher le lent accroissement naturel de la petite population. En cette période de l’année tuer une mère, c’est aussi tuer ses oursons.
Nous avons attendu de disposer de suffisamment de patrouilleurs volontaires pour commencer effectivement. C’est désormais chose faite.
L’ensemble des associations de CAP Ours ont été approchées par Ferus aux fins de monter cette opération. Certaines ont décidé d’en être partenaires, d’autres se sont déclarées intéressées. A ce jour APATURA, le Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET fournissent des patrouilleurs et participent au dispositif.
Les avantages de cette démarche sont multiples, notamment :
- elle peut contribuer directement à empêcher un empoisonnement en cas de découverte de carcasses suspectes ou de charognards morts, même si c’est très aléatoire.
- elle peut dissuader certains candidats-braconniers de passer à l’acte.
- elle montre que le terrain n’est pas abandonné par les amis des ours aux ennemis du plantigrade.
- elle permettra de recueillir des informations, des données, de nouer des contacts qui seront utiles par la suite, et de mieux appréhender la réalité.
- elle redonnera bon moral aux adhérents et sympathisants qui penseraient à tort que nous ne travaillons pas directement à la protection des ours.
- elle est un message adressé aux services de l’Etat et de l’ONCFS qui de leur côté doivent maintenir leur vigilance et leur propre dispositif anti-braconnage.
Nos associations invitent nos adhérents et sympathisants qui arpentent les Pyrénées à nous remonter tout signe suspect ou autre à l’adresse vigie@ferus.org ou par téléphone 06 46 62 19 47.
Les patrouilleurs et le centre de coordination des opérations agissent en fonction d’un protocole d’action dont voici l’essentiel.
Protocole d’intervention
Les volontaires qui participent aux opérations de prévention contre le braconnage des ours sont appelés « patrouilleurs ». Les personnes qui assurent la coordination des opérations et le contact avec l’extérieur (notamment les autorités et les ONG concernées) sont appelées « vigie ».
- Adhérents, sympathisants ou simplement partenaires occasionnels d’une association, les patrouilleurs participent volontairement à l’opération à titre individuel et personnel.
- Les patrouilleurs ont pour objectif de parcourir en véhicule (sur les voies autorisées) et à pied la zone fréquentée par les ours pour limiter les risques de braconnage, notamment d’empoisonnement. Plus tard et si nécessaire la prévention contre les dérangements volontaires pourra être ajoutée.
- en aucun cas leurs actions ne doivent contribuer à déranger les animaux : ils s’engagent à ne pas chercher à observer l’ours à tout prix et à ne pas affûter à cette fin.
- Les patrouilleurs n’auront pas d’armes à feu sur eux.
- Ils s’efforceront d’agir en bonne intelligence avec l’équipe ours (ONCFS) et tout autre service de l’Etat qui contribuerait sur le terrain au suivi ou à la protection de l’ours. La vigie leur fournira les renseignements dont elle disposera.
- Ils se déplaceront si possible par deux, munis de jumelles et d’un appareil de photo numérique ou d’un portable capable de prendre des photos. Ils en prendront systématiquement une de leurs véhicules en les quittant, même en milieu urbain. Ils photographieront tout élément suspect, sans mettre leur sécurité en péril, carcasses bien entendu, animaux sauvages morts, véhicules inquiétants.
- Ils chercheront des traces d’empoisonnement, cadavres d’animaux charognards, carcasses de bétail, et observeront les allées et venues des hommes dans les zones supposées être fréquentées par les ours. Ils noueront contact avec ceux avec lesquels ils estimeront pouvoir dialoguer, et leur diront, si les circonstances leurs paraissent favorables, pourquoi ils sont là. Dans le cas contraire ils seront des randonneurs.
Ils rapporteront tout incident à la vigie. Ils seront munis des numéros d’appel d’urgence de la gendarmerie et du service départemental de l’ONCFS. S’ils sont en présence d’éléments précis et inquiétants ou douteux (cadavres inexpliqués), ils les appelleront sans délai.
La vigie doit être informée de chaque patrouille (date et lieu supposé) par un mail ou un coup de fil. Elle tient à jour mais ne divulgue à personne le nom de tous les patrouilleurs. Elle est en contact avec les services officiels pour veiller si possible à la coordination des opérations, éviter les double-emplois, et transmettre aux patrouilleurs les dernières informations sur les ours. Elle peut ainsi conseiller aux patrouilleurs certains secteurs.
Elle informe aussitôt les autres patrouilleurs des résultats de la dernière mission, avec sa localisation. Les patrouilleurs peuvent s’informer les uns les autres directement.
Elle tient informé l’ensemble des associations partenaires des missions accomplies et des événements.
L’opération est activée, suspendue, relancée en fonction des informations dont disposeront les associations organisatrices. La vigie a tout pouvoir pour prendre les décisions en cas de nécessité et d’urgence (envoi, rappel de patrouilles).
L’opération est définitivement arrêtée sur décision conjointe des associations partenaires.
Bonnes patrouilles.
Associations APATURA, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET.
L’ADDIP crie à la milice privée
Et l'ADDIP s'y connait en milice privée. Après :
- les descentes musclées lors des automnales d'ARBAS et de MASSAT,
- après le saccage de la mairie d'ARBAS,
- Le saccage des locaux de l'équipe technique ours
- Les dégradations lors de la réunion de la commission d'indemnisation des dégâts de l'Ours
- après les menaces de morts proférées envers des militants ou des responsables associatifs, et la violation de domiciles,
- après le miel mélangé à du verre pilé,
- après le carnaval des "demoiselles" en Ariège
- après les différentes peines prononcées contre certains responsables de méfaits,
- après les menaces du collectif "Tuons l'Ours" et encore d'autres menaces.
et j'en passe. Voilà que l'ADDIP considère que veiller sur les animaux qu'on "aime" devrait rester un monopole pastoral. Or beaucoup de troupeaux errent encore en estives sans surveillance.
D'autre part des loups et des ours sont braconnés : les mêmes responsables de l'ADDIP s'en ventent dans la presse, sans aucune conséquence. A force de laisser filer son autorité, l'Etat a fait des Pyrénées une zone de non droit où la loi n'est pas respectée, où l'omerta, les pressions, les menaces, les appels à destruction d'espèces protégées sont monnaies courantes. Il ne faut pas ouvrir l'oeil, la montagne leur appartient. C'est le maquis !
Le communiqué de l'ADDIP
LA « VIGIE » : QUAND L’ÉCOTERRORISME VISE LES HABITANTS DES PYRÉNÉES
Des milices impunément à l’œuvre dans les Pyrénées ? L’État et l’Europe vont-ils rester sans réagir ?
Aveuglées par leur adoration inconditionnelle des ours, reniant le refus d’une colonie artificielle d’ours slovènes par les élus, les socioprofessionnels et les populations locales, les associations APATURA, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET viennent d’annoncer la mise en place de milices de « patrouilleurs » chargées de la police environnementale dans les Pyrénées, et coordonnées par une « VIGIE ».
Le sinistre « protocole d’intervention » mis en place par ces associations précise que ces milices « s’efforceront d’agir en bonne intelligence avec l’équipe ours (ONCFS) et tout autre service de l’Etat qui contribuerait sur le terrain au suivi ou à la protection de l’ours ».
La mission qu’ils se sont assignée est une atteinte grave et délibérée aux libertés : espionner, surveiller tout un chacun dans les zones où la présence des ours est attestée « pour contribuer à prévenir un empoisonnement ou des dérangements et des harcèlements comme ceux qui ont fini par coûter la vie à Franska en 2007. » Rappelons que cette ourse périt écrasée sur la quatre voies de Lourdes en août 2007 et l’on peut s’interroger : alors qu’elle était munie d’un collier émetteur permettant de la localiser, pourquoi l’ETO (Equipe technique ours de l’ONCFS) n’a-t-elle rien fait pour l’obliger à regagner un lieu plus propice ?
La dictature verte d’une poignée d’associations ultra subventionnée, qui empoisonne les Pyrénées depuis 20 ans ne recule devant aucun moyen : rondes à pied et en véhicule ; jumelage ; prises de photos et de vidéo sans autorisation ; relevé des présences humaines … le tout centralisé par une « VIGIE » dans un fichier illégal de renseignements créé pour l’occasion.
Parmi ces renseignements des photos prises à volonté de « tout élément suspect, sans mettre leur sécurité en péril, carcasses bien entendu, animaux sauvages morts, véhicules inquiétants », porte ouverte à n’importe quoi : la notion de véhicule « inquiétant » ne reposant sur rien, sinon l’inquiétude paranoïaque des miliciens patrouilleurs. Ils ne manqueront pas de photographier aussi les personnes jugées « inquiétantes », et ce fichier concernera n’importe qui, n’importe quel véhicule, n’importe où dans les Pyrénées.
Toujours sur le seul critère de cette paranoïa inquiète, leur « Protocole d’intervention » précise : « Ils noueront contact avec ceux avec lesquels ils estimeront pouvoir dialoguer, et leur diront, si les circonstances leurs paraissent favorables, pourquoi ils sont là. Dans le cas contraire ils seront des randonneurs. » Ce qui revient à rendre tout randonneur suspect aux habitants permanents de la chaîne très majoritairement opposés à ces réintroductions d’ours slovènes (cf. dernier sondage IFOP de 2008, entre 56 et 71 % d’opposants selon l’ampleur des dégâts des ours dans les départements), merci pour les randonneurs !
Le fonctionnement de telles milices est totalement attentatoire aux droits de l’homme tels que l’article 8 de la Convention Européenne concernée les reconnaît : respect de la vie privée et familiale, ingérence dans ce droit « que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. » (art. 2)
L’ADDIP demande donc à l’Etat français ce qu’il compte faire pour empêcher la mise en place de cette milice, et, dès à présent, soumet le problème à la Cour Européenne des droits de l’homme en lui demandant de suivre la façon dont l’Etat français assurera ou non en ce dossier le respect de cet article 8 en déclarant illégale une telle milice de « patrouilleurs-vigies ».
Les associations citoyennes de l’ADDIP, ASPAP09, ADIP31, ASPP65, FTEM64 s’engagent devant leurs membres, sympathisants et l’ensemble des habitants du massif à faire cesser cette atteinte grave à nos libertés. Face aux dictatures et fascismes de tous ordres, notre histoire, notre culture et notre identité ont toujours montré que les Pyrénées, bien avant d’être le grand zoo des ours slovènes, sont le Pays de la Liberté.
Réaction de Philippe Serpault, journaliste à l'Ariégeois Magazine au communiqué de l'ADDIP
Je pense que cette fois-ci, vous touchez le fond. Je lis attentivement et régulièrement vos communiqués ainsi que ceux de ceux que vous considérez comme vos "ennemis". Mais dans quelle société vivez-vous ? Êtes-vous à ce point désœuvrés pour vous inventer une guerre civile à laquelle personne ne croit ?
Vous avez eu l'amabilité de me faire passer les communiqués de FERUS. Vous ne devez pas savoir ce que représente une milice pour employer de tels termes, en ce sens, vous commettez la même grossière erreur que l'ancien président du festival Résistance lors d'un débat sur la présence de l'ours dans les Pyrénées en 2006, il avait alors qualifié de «milices pétainistes» les adhérents de l'ASPAP qui étaient venus crever les pneus des participants aux Automnales de l'ours à Massat.
Je vous invite à vous rapprocher de ceux qui ont vécu l'occupation en France, voici soixante-dix ans afin qu'ils vous rappellent ce qu'était la milice. Jusqu'à preuve du contraire, les associations écologistes n'ont jamais exercé de violence physique à l'encontre de quiconque, et je vous rappelle que les inscriptions récurrentes sur les routes ariégeoises, donnant aux visiteurs une image délétère des habitants, est du fait de vos adhérents. À ce sujet, si ceux-ci n'ont pas autre chose à faire, ils peuvent toujours proposer leur aide aux éleveurs et aux bergers pour la surveillance des troupeaux, ce sera certainement plus utile.
J'observe que vos outrances verbales traduisent une lecture aléatoire du communiqué de FERUS. À aucun moment, il n'est fait mention de milice, mais de surveillance, et vous faites semblant d'en oublier la raison. Monsieur Besche-Commenge, vous n'avez jamais caché votre désir d'en découdre avec l'ours au moyen d'un fusil, au mépris des conventions européennes, et sachant que cela est parfaitement illégal, et vous n'êtes pas le seul dans ce cas. Vous semblez reprocher à une association, reconnue d'utilité publique, de vouloir protéger un animal… protégé par la convention de Berne que la France a signée, c’est-à-dire d'appliquer la loi.
Vos communiqués n'ont qu'un seul but, celui de d'attiser des passions qui n'ont vraiment pas besoin de cela. C'est ainsi que dix éleveurs, poussés par des élus irresponsables, ont commis des dommages aux édifices publics d'Arbas et se sont retrouvés devant un tribunal auprès duquel, rappelons-le, les élus commanditaires se sont bien gardés de demander leur mise en examen, à l'instar des faucheurs volontaires en solidarité avec leurs camarades mis en cause. Les éleveurs méritent mieux que de tels emportements. Vous voudriez nous faire croire que l'ours est le seul problème auquel les éleveurs ovins doivent faire face, c'est mal connaître la situation de l'élevage ovin sur la France, voire en Europe et dans le monde. Je doute que, le jour où il n'y aura plus d'ours dans les Pyrénées, le prix de la viande ovine monte subitement.
D'autre part, je vous dénie le droit de parler au nom des randonneurs. Je parcours très régulièrement les crêtes pyrénéennes et jamais je ne me suis senti en danger, et je ne me sens pas plus suspect aujourd'hui auprès de qui que ce soit car j'ai la conscience tranquille. La paranoïa n'est pas du côté que vous pensez.
Un dernier mot enfin, votre insistance à donner une nationalité à un ours est tout aussi stupide que l'appel récent de l'ADET à vouloir baptiser des oursons. L'ours est le seul animal sauvage, à ma connaissance, sujet à un tel anthropomorphisme, ce qui ne contribue pas à un dialogue serein. Mais peut-être, par cette vision des choses, cherchez-vous à exprimer un rejet de tout ce qui vous est étranger, «allogène» déclarait en son temps un nationaliste corse qui se refusait à condamner des actes et des inscriptions racistes sur son île.
Le fait de prétendre défendre une hypothétique identité pyrénéenne fait penser à un débat nauséabond que l'on a voulu nous imposer l'État voici un an, cela s'appelait identité nationale, ça ne vous rappelle rien, vous qui parlez si facilement de milice ? D'ailleurs, j'aimerais bien que l'on me définisse objectivement l'identité pyrénéenne, je vous souhaite bon courage, la liberté n'est pas l'apanage d'une région, mais un état d'esprit et le vôtre m'en paraît bien éloigné.
Philippe Serpault
Journaliste à l'Ariégeois Magazine
L'ADDIP a atteint le point Godwin
Wikipédia : La loi de Godwin provient d'un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s'approche de 100%. » Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu'il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.
Cette « loi » s'appuie sur l'hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. L'exemple le plus courant consiste à comparer le thème de la discussion avec une opinion nazie ou à traiter son interlocuteur de nazi et de fasciste (« facho »). En l'absence de précision de Mike Godwin sur les extensions possibles, on hésite à parler de point Godwin pour une comparaison avec tout régime dictatorial autre que le nazisme.
Si le sujet de la discussion était très éloigné d'un quelconque débat idéologique, une comparaison de ce genre est considérée comme un signe d'échec de la discussion. On estime alors qu'il est temps de clore le débat, dont il ne sortira plus rien de pertinent : on dit que l'on a atteint le « point Godwin » de la discussion.


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