Baudouin de Menten sur 29 avril 2010 dans Espagne, Ours brun - Ethologie, Ours brun en Espagne - Monts Cantabriques , Vidéos | Lien permanent | Commentaires (1)
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En décembre, des périodes de neige, de froid, de redoux se sont succédées le long de la chaîne de montagnes Pyrénéeo-Cantabrique. Les ours ont réagi en s’éclipsant, puis, lors du retour du redoux en continuant actifs, en exploitant le plus tard possible la nourriture disponible.
Photo FAPAS 10 déc.2009
Dans les Pyrénées occidentales, les gardes aragonais de l’environnement ont ainsi photographié «l’ours au cul pelé», puis nos collègues du FAPAS ont pu photographier et filmer l’ourse Villarina, le 10 décembre, en train de consommer des châtaignes, dans une zone de basse altitude.
En Béarn, après une période de vent du sud, aux températures élevées, les naturalistes du FIEP ont pu repérer, le 26 décembre, des traces de moins de 36 heures d’un gros ours, sans doute Néré, ainsi que de nombreux poils sur un arbre.
L’ours s’était cantonné dans une zone de basse altitude (800-1000m), dépourvue de neige, où il restait de la nourriture à sa disposition : quelques faines, de la luzule, des cynorhodons, etc.
Source : FIEP et FAPAS (10/12/2009)
Baudouin de Menten sur 18 janvier 2010 dans Actualités ours des Pyrénées 2010, Espagne, FAPAS, FIEP, Ours brun en Espagne | Lien permanent | Commentaires (0)
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L’ours Aspe Ouest, toujours pelé, photographié en novembre et décembre en Aragon. Voir d'autres photos de l'ours Aspe-Ouest. (14/11/2009)
Le 4 décembre, Aspe Ouest a été également pris au piège photo. Sur ces photos, on peut voir qu’il souffre toujours d’une maladie de peau affectant son arrière-train. Selon le chef de biodiversité du Gouvernement aragonais, Manuel Alcántara, la cause de la maladie de peau pourrait ne pas être due à un parasite mais provoqué par un problème hormonal du à l’absence de femelles (rappelons que seuls 3 ours mâles fréquentent la zone occidentale des Pyrénées et aucune femelle). Il ajoute que la partie avant de l’ours est par contre en excellent état.
Attention ! Malgré les dires de l’article de Diario de Nevarra, il ne s’agit pas de Camille mais bien de l’ours Aspe Ouest, reconnaissable à sa maladie de peau. L’ours Camille est sans doute mort depuis un moment vu son âge.
Source : Diariodenavarra
Baudouin de Menten sur 04 janvier 2010 dans Espagne, Ours Aspe ouest, Ours brun en Espagne | Lien permanent | Commentaires (1)
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L’ironie de l’histoire, c’est qu’aujourd’hui le loup ibérique est désormais perçu comme un atout local. L’espérance que, grâce à lui, cette région sinistrée et paupérisée par l’exode de ses forces vives attire des visiteurs toute l’année. Un centre d’observation du loup, auquel le maire, José Fernández Blanco, et le président de la région Castille-Leon ont donné mi-décembre l’imprimatur officiel, ouvrira ses portes l’an prochain, à Puebla de Sanabria. 3,5 millions d’euros ont déjà été récoltés. L’idée est venue de l’édile du village : «L’agriculture est en berne, l’élevage agonie. Notre richesse, c’est le loup. Si on attire suffisamment de visiteurs, cela relancera l’économie locale, notre vallée pourra survivre. Mais attention, ce sera tout sauf un zoo. On ne pourra voir l’animal que de loin à la lunette, si on s’arme de patience et si le loup le veut bien.»
« Trophées »
Les amoureux du loup savent déjà parfaitement situer sur une carte la Sierra de la Culebra, voisine de Puebla, bourgade de pierre aux allures médiévales. D’Allemagne, de France, voire de plus loin, des curieux arpentent depuis des années les 65 000 hectares de ce parc naturel. Un sanctuaire de Canis lupus. Avec une dizaine de meutes (huit à dix bêtes pour chacune), cette sierra héberge la plus grosse densité de loups ibériques. D’autant que c’est le seul coin du pays où on vend aux enchères des «trophées» de loups (c’est-à-dire le droit de le chasser), soit quatre animaux par an, à raison de 13 000 euros par tête. Un atout ? «Un enfer, oui !» meugle José Manuel Soto, éleveur de moutons à Cional, l’un des derniers à tenir le coup. Ce soir-là, il fait rentrer ses 200 bêtes dans un enclos métallique, surveillées par trois mâtins menaçants. Une protection rapprochée qui seule, dit-il, dissuade des assauts mortels du loup. «L’an dernier, il y a eu 150 accidents dus à des attaques contre des moutons. L’ennui, c’est que c’est difficile à prouver. Et, même si c’est le cas, la région tarde et rechigne à nous indemniser. Ca vous paraît normal que je paie une assurance pour cela ?»
La colère de José Manuel Soto, un syndicaliste agricole corpulent et grande gueule, tient beaucoup à la mort lente des siens. Le tee-shirt qu’il porte résume son malaise : «Bergers, en voie d’extinction. Loups, en augmentation». Après des mois de négociations houleuses avec le maire, Soto a finalement accepté le «centre du loup» – qui sera peuplé d’une ou deux meutes ayant connu la captivité –, car il est susceptible d’attirer des touristes. Mais notre berger – et les autres – a posé une condition : pas question d’importer davantage de loups dans leur habitat naturel. «J’en peux plus des autorités et des écolos qui sanctifient l’animal, et traitent les éleveurs comme des parias. Si je vois que les loups augmentent, je réglerai le problème à la carabine !»
« Prédateur »
Y a-t-il trop de loups dans la région ? Dans toute la Castille-Leon, qui inclut cette région de Sanabria, on parle de 2 000 bêtes. Bien trop, pour les éleveurs. Pas assez, pour les conservationnistes, qui admettent toutefois que leur population est en hausse. Ces dernières années, la polémique a enflé car, dans la région d’Avila (près de Madrid), en Alava (sud du Pays basque) ou dans les Asturies, des centaines de moutons ont été éventrés par des meutes de Castille-Leon s’étant aventurées au-delà de leur habitat. Et ont profité du fait que, dans ces zones limitrophes, les troupeaux pâturent souvent sans protection. «Il y a même eu des carnages», reconnaît Javier, un des deux spécialistes que la mairie de Puebla a embauchés pour aménager le futur centre. «Mais, ici, dans la Sierra de la Culebra, souligne-t-il, on est arrivé, je pense, à un bon équilibre. Le loup est ici le prédateur naturel nécessaire. Il tue les plus faibles des cerfs et des sangliers, dont les ravages sur l’agriculture sont terribles. S’il n’était pas là, il faudrait faire des battues pour éliminer le trop-plein.»
Luis, un voisin de Soto, à Cional (une quarantaine d’habitants, l’hiver), est d’accord. Ce néorural d’une quarantaine d’années, originaire de Madrid, vient d’abandonner l’élevage, trop exigeant, pour se reconvertir comme garde forestier : «Moi, mon grand problème, c’étaient les cerfs qui piétinaient mon blé et mon avoine. Le loup, je l’ai souvent croisé, et il est si malin qu’il faut s’en méfier comme de la peste. Mais il me fascine trop pour que je souhaite sa disparition. Et si, en plus avec ce centre, il permet de relancer l’économie, alors j’approuve !»Baudouin de Menten sur 04 janvier 2010 dans Actualités ours des Pyrénées 2010, Ecotourisme, Espagne, Libération, Loup - Espagne | Lien permanent | Commentaires (0)
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Concertation des autorités
C'est entre communes frontalières qu'une réunion internationale s'est tenue, au Perthus, entre les autorités de polices française et espagnoles et divers autres services. La volonté politique étant là, les autorités espagnoles ont eu vite fait, grâce à une étiquette numérotée agrafée à l'oreille des bêtes de retrouver les propriétaires. Cette identification est une sorte de numéro de carnet de vaccination et correspond un peu au tatouage de nos chiens et chats. Un troupeau de neuf têtes errant dans le domaine des Albères ayant été repéré, la mairie a donc pu appeler le propriétaire identifié qui est venu aussitôt de Recassens, près de La Junquera, récupérer son bétail pour le ramener en territoire espagnol.
Source : Midi-Libre
Le pacage en liberté est peut-être là aussi, comme pour l’appellation Barèges-Gavarnie AOC, une condition pour obtenir l'appellation ? C'est table ouverte pour les ours qui nuisent ainsi à l'appellation et cela permet de diminuer les coûts d’exploitation et de profiter des dédommagements. Pratique non ?Baudouin de Menten sur 02 janvier 2010 dans Actualités ours des Pyrénées 2009, Espagne, Pastoralisme - AOC Barèges-Gavarnie | Lien permanent | Commentaires (0)
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Une étude scientifique récente (2009), publiée par la "Zoological society of London", réalisée dans le pays basque espagnol apporte un regard nouveau sur la prédation respective des chiens divagants et des loups.
L'analyse génétique des fèces permet de différencier et les espèces et leur régime alimentaire respectif. On sait qui mange qui, loin de toutes les influences, quelles soient pastorales ou environnementales. Une étude scientifique qui remet en cause la méthode et les résultats de l'étude de Laurent Garde.
Les études de Laurent garde :
se basent sur des "témoignages d''éleveurs". Il me semble juste de dire que les éleveurs ne sont pas "neutres" dans la problématique des grands prédateurs, même s'ils ne sont pas dans un territoire où le loup est présent. La subjectivité, la solidarité avec les éleveurs en zone à loup est bien présente. La marche d'erreur de cette méthode par "enquête" est difficile à estimer mais ne me semble pas négligeable. Comme c'étaient les seules études sur le sujet, elles n'ont pas encore été remise en cause, mais avec cette étude de la Zoololigical society of London, cela pourrait bien changer.
Laurent Garde expliquait, concernant son étude : "Il apparaît impératif de se donner les moyens de distinguer les deux types de prédation pour mieux les caractériser. Ce travail est impossible à mener dans un territoire à loups où nous sommes confrontés en permanence à un ensemble indissociable « loups + chiens »"
L'intérêt de la méthode proposée par cette nouvelle étude de J. Echegaray et C. Vila est que "distinguer les deux types de prédation pour mieux les caractériser devient possible" grâce à l'analyse génétique des fèces. Cette étude scientifique basée sur une méthode bien moins subjective que des déclarations orales apporte un éclairage nouveau sur la réalité de la prédation par des chiens errants ou divagants.
"Noninvasive monitoring of wolves at the edge of their distribution and the cost of their conservation"
Suivi non invasif du loup à la frontière de sa zone de distribution et des coûts de sa conservation
par J. Echegaray (1,2,3) & C. Vilà (3)
1 Basque Wolf Group, Vitoria-Gasteiz, Spain
2 Center for Conservation and Evolutionary Genetics, Smithsonian Institution, Washington, DC, USA
3 Estación Biológica de Donana-CSIC, Seville, Spain
Keywords : mitochondrial DNA • microsatellites • noninvasive monitoring • Spain • Canis lupus • dog • predator control
Résumé
Les grands prédateurs recolonisent des territoires dans les pays industrialisés d’où ils avaient disparus depuis des dizaines d’années, voire des siècles. Lorsqu’ils pénètrent dans de nouveaux territoires, les prédateurs rencontrent des troupeaux non protégés appartenant à des éleveurs imprudents qui ne se sont pas préparés à leur venue, ce qui ce traduit par des prédations et des coûts économiques non négligeables. Ces coûts ramenés par prédateur peuvent avoir des répercussions importantes sur la politique de conservation et de gestion des populations de prédateurs.En se basant sur le coût de la prévention et de la compensation des dommages, nous estimons le coût de conservation des loups à 3000€ par loup et par an pour la période 2003-2004. Cependant, la plupart des fèces de loups contenaient des restes de leurs proies : des animaux sauvages alors que les déjections de chiens contenaient la plupart du temps des restes d’animaux domestiques. Cette découverte suggère que les chiens errants et divagants (uncontrolled dogs) pourraient être responsable de certaines des attaques de bétail domestique, contribuant ainsi à l’imagine négative de la protection du loup auprès du public et à l’augmentation du coût de sa protection.
Extraits
Les brebis sont souvent en liberté et ne sont pas surveillées par un berger. Les éleveurs rapportent que ces brebis sont parfois attaquées par des loups, ce qui génère des conflits entre les éleveurs et les associations environnementalistes. Les chiffres du gouvernement d’Alava montrent que durant la période 2003-2004, 432 brebis ont été prédatées lors de 154 attaques ; 94% de ces attaques sont attribuées au loup (Aguirrezàbal & Sànchez, 2007). En réponse à ses attaques, 27 battues furent organisées en 2 ans pour tuer des loups, résultant sur la mort connue de 2 loups. Les dégâts sur troupeaux furent compensés financièrement pour toutes les attaques attribuées au loup. Les brebis représentent 92% des prédations, les dégâts ovins correspondent à 0,3% de l’ensemble du cheptel ovin présent dans la zone et à 80% des coûts. Le coût de la prévention et les compensations des attaques de loups s’élève à 108.696€. Durant les 2 années, 60% de ce montant a été investis dans des activités de prévention, dont notamment l’achat et l’entretien de chiens de protection. Durant cette période, seulement 10 attaques, affectant 30 brebis ont été attribuées à des chiens.
Nous avons utilisé des techniques non invasives d’échantillonnage de fèces et d’analyses génétiques pour identifier, individualiser et estimer le nombre de loups vivant dans et près du secteur du pays basque. Nous avons aussi utilisé les analyses génétiques pour déterminer si les déjections appartenaient à des loups ou à des chiens domestiques et pour analyser si les fèces contenaient des restes de gibier sauvages ou d’animaux domestiques. (...)Parmi les 30 fèces de loups étudiées, 73% des restes appartiennent à des animaux sauvages, seulement 3% appartiennent à des ovins :
Parmi les fèces de chiens étudiées : 39 restes ont été identifiés et 14 n’ont pu l’être. 54% des crottes contenaient des restes d’animaux d’élevage :
Au Royaume-Uni, où les loups sont absents, 30.000 brebis et entre 5.000 et 10.000 agneaux sont tués chaque année par des chiens. Ces pertes s’élève à 2,5 millions d’euros par an.
Dans la région proche du Pays basque, 14% des attaques sur des animaux domestiques, initialement attribuées aux loups sont refusées avant le comité de dédommagement par des équipes de techniciens spécialisés qui déterminent que les loups ne sont pas les causes de ces attaques. Les loups sont présents au pays basque depuis 1980, mais les chiens n’ont pas été considérés comme des prédateurs potentiels avant 2003. Une des raisons pour lesquelles les chines ne sont pas considérés comme prédateurs est la difficulté de déterminer quel est le prédateur responsable des attaques, les traces laissées par l’attaquant étant bien souvent ambigües. Le personnel expérimenté de la région voisine de Castille et Léon qui utilise des protocoles standardisés est incapable de déterminer si ce sont des chiens ou des loups qui sont responsables dans 30% des attaques. Dans cette région, beaucoup de loups sont présents, alors que dans le pays basque, le nombre de chiens est bien supérieur au nombre de loups.
L’analyse des restes alimentaires est une méthode qui apporte une contribution intéressante pour la compréhension des dommages respectifs causés par le loup et les chiens et pour la prévention des dommages. L’analyse génétique permet également de comprendre le rôle des chiens dans les cas de prédations d’animaux domestiques et montre aux autorités l’importance de bien contrôler la population de chiens.La fait que dans de nombreux endroits, les éleveurs ne reçoivent des compensations uniquement en cas d’attaques de loups, biaise la réalité et peut générer soit la rédaction de rapports défavorables au loup soit des blâmes contre les techniciens qui refusent d’attribuer les attaques aux loups. Une critique sociale des loups faussée et exagérée encourage la naissance d’oppositions à la conquête de nouveaux territoires par le prédateur, exacerbe les conflits qui mènent à un contrôle de la population et à une diminution de l’application de mesures non létales qui pourraient protéger autant les loups que les animaux domestiques.
ComparaisonDans le début de son étude de 2005, sous "Problématique et objectifs", Laurent Garde précisait : "La coexistence des loups et de chiens en divagation sur les mêmes territoires brouille en permanence la compréhension des problèmes spécifiques dus aux loups." L'analyse génétique respectives des fèces de loups et de chiens est une méthode qui supprime ce "brouillard" et permet de mieux analyser le programme alimentaire des deux espèces.
Dans la suite de son introduction, Laurent Garde montre très bien son parti-pris. Travaillant au CERPAM, une position très très proche des éleveurs, il semble dire que l'estimation des dégâts causés par les loups est biaisée par l'attitude associations de protection du prédateur : "La traduction grand public de cet état de fait, sous l’influence des associations de protection de la nature, est que les loups représentent un problème mineur comparé à celui que posent les chiens «errants». Or ce discours communément admis paraît contredit par l’ampleur des efforts de protection immédiatement nécessaires dès la fixation d’une population de loups." Sa propre situation professionnelle et les contacts réguliers qu'il entretien avec les ultrapastoraux pyrénéens me permettent de me poser des questions sur ses objectifs et sur sa méthode : N'est-il pas "sous l'influence des associations pastorales"? Ne cherche t-il pas à maximiser les chiffres de prédations liées au loup? Ce sont les seules qui permettent le dédommagement des éleveurs. La méthode utilisée : "l'envoi d'un questionnaire à la population d'éleveurs concernés" ne garantit en rien l'objectivité des réponses puisque les éleveurs ont intérêts à dire que les dégâts causés par les chiens errants sont insignifiants pour obtenir de plus fortes indemnisations. Biens sûr, jusque là, son étude était la seule étude sur le sujet. Présentée comme scientifique, elle n'a portant jamais fait l'unanimité.
Là ou je suis d'accord avec Laurent Garde, c'est quand il dit : "Il apparaît donc impératif de se donner les moyens de distinguer les deux types de prédation pour mieux les caractériser." Pour cet employé du "Centre d'Etudes et de Réalisation Pastorales Alpes méditerranée", "ce travail est impossible à mener dans un territoire à loups où nous sommes confrontés en permanence à un ensemble indissociable loups + chiens». Son choix méthodologique était basé sur le fait qu'il "est possible de caractériser la prédation « chiens » dans un territoire sans loups." La méthode de l'analyse génétique utilisée dans cette étude en Espagne montre qu'il est maintenant possible de dissocier les attaques de chiens et les attaques de loups dans un territoire où les deux espèces cohabitent. De plus, l'analyse des restes alimentaires dans les fèces permet de connaître le régime alimentaire des deux espèces. Ce choix méthodologique nouveau, supprime la subjectivité et les imprécisions de l'étude de Laurent Garde. "This finding suggests that uncontrolled dogs could be responsible for some of the attacks on livestock, contributing to negative public attitudes toward wolf conservation and increasing its cost".
Intéressant, non ? Je vous invite à télécharger le document complet de cette étude (en anglais) :
"Noninvasive monitoring of wolves at the edge of their distribution and the cost of their conservation (J. Etchegaray & C. Vilà"
Extrait de "Animal Conservation (2009) 1–5.
© 2009 The Authors. Journal compilation
© 2009 The Zoological Society of London
Baudouin de Menten sur 15 novembre 2009 dans Espagne, GARDE Laurent, Loup - Espagne, Loup - Suivi, Pastoralisme - Chiens errants - divaguants, Pastoralisme - Prédations , Sciences - Recherche | Lien permanent | Commentaires (10)
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Espagne : La santé des vautours est menacée par leur consommation involontaire d’antibiotiques, avertissent deux chercheurs madrilènes.
Ces oiseaux se nourrissent en partie sur des carcasses d’animaux issus de l’élevage qui sont traités avec des antibiotiques pour éviter des maladies comme les quinolones, qui ont la particularité d’être persistants dans l’organisme. Plusieurs études ont montré qu’un mauvais dosage ou qu’une surconsommation de quinolones pouvaient avoir des effets néfastes sur le système immunitaire.
L’Espagne abrite une importante population de vautours, avec plusieurs espèces comme le vautour fauve (Gyps fulvus), le vautour moine (Aegypius monachus) ou le vautour percnoptère (Neophron percnopterus).
Traditionnellement, les éleveurs espagnols déposent des carcasses sur des sites dédiés aux vautours pour qu’ils se nourrissent. Cette pratique, interdite après la crise de la vache folle, a été rétabli en 2005 dans certaines régions.
Dans le centre du pays, les vautours dépendent beaucoup de ces charognes issues de l’élevage intensif, alors que dans le sud et l’ouest ils se nourrissent davantage de proies sauvages.
Pour mesurer l’impact d’une contamination par les antibiotiques sur les vautours, Jesüs Lemus et Guillermo Blanco, du muséum national d’histoire naturelle de Madrid ont réalisé des prélèvements sur les oisillons dans les nids de vautours. Les chercheurs ont constaté que le système immunitaire des oiseaux du centre de l’Espagne était plus faible que chez ceux du sud et de l’ouest.
Des travaux en laboratoires seront nécessaires pour établir le lien entre les quinolones et cette faiblesse immunitaire. Cependant ce n’est pas la première fois qu’une substance utilisée en médecine vétérinaire affecte les vautours : en Inde et au Pakistan, où ces grands rapaces mourraient de façon inquiétante, c’est un anti-inflammatoire, le diclofénac, qui a été mis en cause.
Une prescription urgente pour sauver les vautours asiatiques
Il resterait moins de 1% de la population de vautours chaugoun en Inde. (Goran Ekstrom)
Une solution simple peut et doit être adoptée pour sauver trois espèces de vautours menacés d’extinction en Asie, particulièrement sur le sous-continent indien, affirment aujourd’hui une équipe internationale de chercheurs. Le médicament donné au bétail et qui décime les vautours peut être remplacé par un traitement équivalent, aussi efficace, mais sans danger pour ces oiseaux, expliquent Gerry Swan et ses collègues dans la revue Plos Biology.
Les populations de trois espèces de vautours ont chuté brutalement de 97% en une quinzaine d’années. il s’agit du vautour chaugoun (Gyps bengalensis), du vautour indien (Gyps indicus) et du vautour à long bec (Gyps tenuirostris). Il y a deux ans des chercheurs ont trouvé la cause de leur mort : les vautours s’empoisonnent en mangeant des carcasses de bétail soignées au diclofénac, un anti-inflammatoire utilisé en médecine vétérinaire sur le sous-continent indien.
Swan et ses collègues montrent qu’un autre anti-inflammatoire, le meloxicam, est aussi efficace pour traiter les douleurs du bétail sans empoisonner les vautours. Ils espèrent que leurs résultats accélèreront la prise de décision politique en Inde, qui organise cette semaine une réunion sur la sauvegarde des vautours. L’Inde a promis en mars dernier qu’elle interdirait l’usage vétérinaire du diclofénac mais la mesure n’a pas encore été prise. De nombreux laboratoires fabriquent ce médicament en Inde. Cependant les chercheurs soulignent que le meloxicam, comme le diclofénac, n’est plus protégé par un brevet et qu’il ne sera pas plus coûteux à produire.
Les vautours sont importants pour éliminer les carcasses d’animaux morts. Leur déclin profite aux chiens errants, augmentant les risques de transmission de la rage dans des pays déjà très affectés par cette maladie.
Lire aussi : Quelques conséquences de l’élevage pour la nature et l’environnement humain
Baudouin de Menten sur 15 avril 2009 dans Espagne, Pastoralisme - Biodiversité, Pastoralisme - Pollution environnement, Vautours | Lien permanent | Commentaires (1)
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Villarina, l’oursonne relâchée à Somiedo (Espagne) en novembre dernier après avoir été retrouvée blessée par des touristes sur le bord d’une route, a été de nouveau observée par la Patrouille Ours de la Principauté après 45 jours d’hibernation totale. Selon les techniciens de la Patrouille Ours, elle semble être en parfaite santé ; elle a été vue se déplaçant et cherchant de la nourriture près du refuge où elle a passé le dernier moi et demi.
Source : La Nueva Espana
Baudouin de Menten sur 19 mars 2009 dans Espagne, Ours brun en Espagne - Monts Cantabriques | Lien permanent | Commentaires (0)
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Le Val d’Aran renonce à la capture de l’ourse Hvala
Après cet épisode, François Arcangeli, maire d'Arbas et président de l'ADET s'était étonné lors de la réunion du GNOP du 18 décembre (il n'est pas le seul) de "l'absence d'expertise et d'éléments objectifs permettant d'attester de la réalité de la rencontre entre le chasseur et l'ourse Hvala." On avait vu dans la presse une photo du chasseur, le bras soigneusement dissimulé dans un gros bandage entrain de déprimer après "l'agression de la bête fauve."
Evelyne Sanchis (DIREN) avait lors de cette même réunion du GNOP, précisé : "Il (NDLB: Le pobre Luis) aurait crié pour tenter d'effrayer l'ourse Hvala qui serait passée à 3 mètres de lui. L'animal l'aurait alors chargé puis mordu à la jambe et griffé au bras..."
En Espagne, on a maintenant renoncé à la capture et au transfert de l’ourse Hvala et des autres ours vivant dans le Val d'Aran. Le Syndic d’Aran, Francesc Boya, a annoncé que le Conseil Général d’Aran va rapidement signer une convention avec la Generalitat (le gouvernement régional) et le gouvernement central espagnol afin qu’il fasse partie du groupe de suivi de l’ours. La convention, encore en négociation, considérera aussi un renforcement du suivi des ours, une augmentation des indemnisations pour les dégâts dus à l’ours, ainsi que leur facilitation d’obtention, et davantage de moyens de protection.
Selon les techniciens du Conseil Génaral d’Aran, Hvala (dont on a perdu la trace mi-novembre lorsque la neige a commencé à être abondante), pourrait avoir eu des oursons cet hiver. (NDLB: Hvala est déjà la mère des oursonnes Pollen et Bambou. Elle avait été vue au printemps 2008, en compagnie d'un gros ours, sans doute un mâle.)
Cependant, le gouvernement d’Aran maintient son rejet du plan français de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées car selon lui : "certaines vallées sont trop peuplées pour garantir la coexistence de l’ours avec les activités humaines."
Sources : El Periodico et La Manana (merci à FERUS pour sa compilation pendant mes vacances..)
Baudouin de Menten sur 02 mars 2009 dans Actualités ours des Pyrénées 2009, Espagne, Ours brun en Espagne, Ours brun en Espagne - Pyrénées, Ourse Hvala | Lien permanent | Commentaires (0)
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Asturies - Panneau de signalisation pour prévenir les automobilistes de l'éventuelle traversée d'ours brun.
Almurfe (Belmonte) - La présence de troupeaux de rennes est signalée sur les routes de Finlande par un signal de danger comportant l'image d'un renne, puisqu'il est fréquent qu'ils envahissent la chaussée. Au Maroc, d'autres panneaux avertissent les automobilistes de la présence de dromadaires, en Australie, les koalas et les kangourous...
Les Asturies ont déjà installés des panneaux pour les chevreuils. Maintenant, une autre espèce apparait sur les signaux qui avertissent de la possible présence de faune sauvage sur les routes ; l'animal le plus charismatique de la cordillère cantabrique : l'ours brun.
Il y a quelques semaines, la Direction Générale de Routes de la Principauté a installé quatre signaux qui informent les conducteurs de la possible présence du plantigrade dans la zone. Ils ont été installé, explique le bureau de conseillers des infrastructures, dans le but de faire ralentir les automobilistes davant des ours traversant la route au pas. Il est illustré par deux ours.
Les nouveaux signaux, uniques en Espagne, ont été placés sur la route qui relie Somiedo et Belmonte. Pour le moment, ce sont les seuls sur le réseau routier du territoire autonome mais le Bureau des conseillers en Infrastructures à l'intention d'en placer dans d'autres zones pour éviter les collisons qui pourraient faire baisser la population d'ours, qui bien qu'ayant progressé ces dernières années, se trouve encore en danger d'extinction.
Comme l'explique le président du Fonds Asturien pour la Protection des Animaux Sauvages (FAPAS), Robert Hartasánchez, cette route est un des points de passage les plus utilisés par les ours, une situation qui a été constatés grâce au suivi de la population avec des appareils photographiques. «La route AS-227 est un des passages les plus importants dans cette région qui héberge la plus importante population d'ours brun des Monts Cantabriques. Elle sert de liaison entre d'une part les zones de Somiedo et de Cangas du Narcea et d'autre part la région de Belmonte et la vallée du Trubia.»
Le FAPAS évalue très positivement cette initiative, puisque, après l'amélioration de la chaussée qui relie Belmonte avec Somiedo, les véhicules circulent à une plus grande vitesse. «Si les conducteurs circulent avec précaution, on évitera de possibles accidents», signale Hartasánchez.
La Principauté espère que les nouveaux signaux installées sur l'AS-227 seront efficaces et que comme pour les cerfs ou les sangliers, les automobilistes feront attention aux ours qui peuvent se retrouver en travers de leur chemin.
Source : V. Diaz Galets (lne.es)
Pourtant...
"Considérant qu’aux termes de l’article 12 de la directive du Conseil n° 92/43/CEE du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, dite directive «Habitats» : «1. Les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour instaurer un système de protection stricte des espèces animales figurant à l’annexe IV [dont l'ours] a) dans leur aire de répartition naturelle, interdisant : (…) b) la perturbation intentionnelle de ces espèces, notamment durant la période de reproduction, de dépendance, d’hibernation et de migration (…) "
Les choses vont-elles changer toutes seules ?
Notes complémentaires
Baudouin de Menten sur 12 février 2009 dans Actualités ours des Pyrénées 2009, Espagne, Ours brun en Espagne - Monts Cantabriques , Ours des Pyrénées - Mesures de protection | Lien permanent | Commentaires (3)
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Meilleur blog en français 2006
Prix du Jury - Prix du Public
BOBs - The Best of Blogs 2006 - 11 nov Berlin
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1ères Rencontres Nationales du blog citoyen
"La simplicité et la nudité mêmes de la vie de l’homme aux âges primitifs impliquent au moins cet avantage, qu’elles le laissaient n’être qu’un passant dans la nature. Une fois rétabli par la nourriture et le sommeil il contemplait de nouveau son voyage. Il demeurait, si l’on peut dire, sous la tente ici-bas, et passait le temps à suivre les vallées, à traverser les plaines, ou à grimper au sommet des monts. Mais voici les hommes devenus les outils de leurs outils ! L’homme qui en toute indépendance cueillait les fruits lorsqu’il avait faim, est devenu un fermier ; et celui qui debout sous un arbre en faisait son abri, un maître de maison. Nous ne campons plus aujourd’hui pour une nuit, mais nous étant fixés sur la terre avons oublié le ciel."
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