L'engagement de la France défendu par le préfet Marc Cabane
par Baudouin de Menten
Le préfet, Marc Cabane, a reçu hier à Pau les éleveurs.
Le préfet, Marc Cabane a dans un premier temps laissé parler les éleveurs, en cherchant à faire la part des choses entre ceux qui « refusent globalement la présence de l'ours, et ceux qui rencontrent en ce moment des problèmes concrets sur le terrain ».
« Nous avons aussi essayé d'apporter un début de réponse à ce que l'on peut imaginer du comportement de l'ourse Franska, qui a déjà traversé deux ou trois fois les Pyrénées et qui se trouve depuis quinze jours en Béarn » poursuit Marc cabane : « J'ai proposé d'évaluer la situation, suivre son évolution, et envisager des mesures à prendre ».
Marc Cabane : Une politique juste et logique
Marc Cabane fait preuve de prudence et de diplomatie. Le représentant de l'Etat respecte les grands principes de la réintroduction : « La France a pris des engagements internationaux. Elle a accepté la présence de l'ours sur son territoire. Cet animal étant un prédateur, des moyens sont mis en place pour assurer des compensations. Cette position est un choix de notre pays. Il faut aussi que tout le monde l'accepte ».
Les éleveurs refusent l'engagement international de la France
Refus en bloc des éleveurs qui s'éloignet de tout compromis. Le préfet ajoute qu'il n'est pas envisagé pour le moment, comme le réclament des bergers, d'indiquer en temps réel si tant est qu'on puisse toujours le faire, d'ailleurs où se trouve précisément le plantigrade sur le massif. « Nous voulons le protéger de toutes sortes de malveillances » dit le préfet. En s'empressant d'ajouter qu'il ne vise pas les bergers.
Mais ceux qui se baladent dans les montagnes pour traquer Franska et les autres ourses, pour les empêcher de se fixer et pour perturber leur comportement avant de crier "A l'ours" reçoivent ici la réponse officielle aux troubles qu'ils occasionnent. Le préfet Canane n'est pas plus bête qu'un autre, sans doute même moins !
Le joker de "l'ours à problème" refusé
Pas question non plus d'avoir recours au protocole s'appliquant aux « ours à problèmes ». « Un animal à problème a un comportement aberrant. Il erre de manière anormale. Il s'attaque aux troupeaux gardés, aux chiens aussi ». Une définition qui, selon l'administration, ne peut pas s'appliquer aujourd'hui à Franska. « Sinon cela voudrait dire que tous les ours sont, par principe, à problème ». Voilà l'église replacée au milieu du village. Le préfet Cabane montre qu'il n'est pas dupe. L'ours est un prédateur et monter en épingle la moindre brebis tuée par l'ours n'en fait pas un ours à problème. La désinformation continuelle des éleveurs extrémistes n'a pas influencé la décision juste de l'état.
Dr Jekyll et Mr Hide
Jean-Pierre Pommièz, l'accompagnateur en montagne qui guide des enfants le jour a toujours été en première ligne lors des manifestations violentes. J-P Pommièz cautionne et justifie les violences : " Nous sommes tous solidaires de ce qui c'est passé à Arbas, un ours en bois a été brulé. Nous allons tous le payer. Les Pyrénées atlantiques participeront à la facture. Pour qu'Arbas reste à tout jamais le pays des ours en bois." Jean Pierre Pommièz, président (Combien sont-ils ?) de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne et berger transhumant à Coarraze, a remis à Philippe Lacube, militant ariégeois qui s'était distingué le 25 avril 2005 à Arbas lors du lâcher avorté de Palouma, une cloche de troupeau, "un symbole du début de la rébellion sur les Pyrénées". "Battons-nous sur nos montagnes !" (République des Pyrénées, 15 mai 2006.) après lui le déluge ! Les deux activités sont-elles compatibles? Lui confieriez-vous l'éducation de votre enfant en classe de montagne ? Moi pas.
Pressions et violences inutiles
Les anti-ours qui refusent en bloc la concertation, la cohabitation et les engagements de l'Etat sont déçus. Les français qui sont pour la justice, pour le dialogue, pour le respect des lois et pour le patrimoine des Pyrénées sont ravis de voir que le préfet Marc Cabane ne s'est pas laissé intimider.
Les extrémistes ont eu beau multiplier les pressions, les menaces, les violences, les injures diverses, ils restent sur leur faim : à méthodes désastreuses, résultats désatreux. La violence et l'extrémisme ne paient pas, même pour les demoiselles de l'Ariège qui ne font rire qu'elles. Il y a une justice. Merci Monsieur le préfet. « On a été reçus et on a dit ce qu'on pense. Mais on est déçus » a réagit Pierre Casassus-Lacouzatte, membre de la Fédération transmachin, une des armes patrimoniale d'Augustin Bonrepaux. « Le préfet n'a aucune marge de manœuvre. Il reçoit les ordres de son ministre. L'Etat connaît la situation de longue date. Il sait très bien que le pastoralisme pyrénéen ne peut pas supporter la présence massive d'ours comme cela est prévu dans les années qui viennent. Alors, nos jours sont comptés ».
Oui, vos jours sont comptés...
Quel futur pour le pastoralisme "transpyrénéen"
Inutile d'encore manipuler l'information. Une population au bord de l'extinction n'est pas "massive". Votre bêtise et étroitesse d'esprit l'est par contre.
Oui, les jours de ce pastoralisme à la française, obtus, borné, violent et hors la loi sont comptés. Que vive longtemps le pastoralisme européen ouvert, respectueux de son territoire, des clients qui le fait vivre, des montagnes et des lois. Les bergers et éleveurs respectueux de la nature sont ceux que les français aiment et qu'ils sont prêt à aider.
Cul de sac
Fini le beurre et l'argent du beurre. Les indemnisations doivent aller à ceux qui acceptent les lois, les règles, la cohabitation et la protection des troupeaux, plus aux éleveurs qui refusent tout en bloc, sauf l'argent de l'IPHB où d'ailleurs qui fait de leur métier, un des plus subventionné. Pour quelle gratitude ? Des menaces et des injures contre celui qui est à l'origine des aides aux bergers et contre sa famille. Dégueulasse, honteux.
Refuser l'ours, refuser les mesures de protection, utiliser les brebis victimes qui en découlent pour attaquer maires, agents de l'Etat, même ceux qui les ont toujours défendus et financés, c'est scier la branche sur laquelle vous êtes assis. Il est normal que vos jours soient comptés. Vous avez beau brandir les cadavres devant les caméras et gueuler devant les micros, votre politique est mauvaise, l'avenir que vous vous fabriquez est noir et pourri. Inutile d'essayer de faire pleurer dans les chaumières, c'est fini, basta.
Réagir et mettre fin à cette situation ridicule
Il est grand temps de serrer la vis, de punir les extrémistes violents là où cela fait mal, légalement pour les actes de violences et au portefeuille. Essayez de vous recycler dans le tourisme ? Trop tard pour certains, les français ont déjà identifié ceux qui sont responsables de toutes les exactions de ces derniers mois. Nous louerons d'autres gîtes. Nous choisirons d'autres guides et accompagnateurs. Nous achèteront d'autres fromages, d'autres gigôts, nous irons à d'autres fêtes, vous voterons pour d'autres politiciens.
Votre réussite est compromise et vous en êtes les premiers responsables, pas l'ours! L'ours est votre cache misère, votre cache vanité, l'ours est l'outil de vos syndicats agricoles et de vos politiciens locaux, petits barons d'ancien régime ou de république hystérique désireux d'assurer leur confort électoral et financier.
Il est temps de mettre la clé de l'IPHB sous la porte et de clôturer son compte bancaire. Il est temps de confier l'avenir de l'ours en Béarn et l'agrandissement de la zone centrale du Parc naturel des Pyrénées à ceux qui oeuvrent vraiment pour la défense du pastoralisme ET des ours ET des territoires refuges. La charte de l'IPHB est un tissu de verbiage patrimonial inéfficace et ronflant. Mrs Lassalle, Ollagnon et Hervé, les vaches grassent sont finies, voici le temps du pain noir. " Les grandes manoeuvrent " comme le devine la Castafiore sont justifiées et j'espère bien que Nelly Olin profitera de l'été pour nettoyer le Béarn des éléments qui en plus de 10 années ont montrés que l'argent dépensé l'a été en pure perte, sauf pour les intéressés et le pastoralisme. Le jour de la fermeture de l'IPHB, je fermerai IPHB.org, pas avant. L'ours est le dernier des soucis de l'IPHB, ou plutôt l'objectif à détruire discrètement. Bravo Monsieur Henry Ollagnon, Professeur à l' Institut National Agronomique Paris-Grignon, votre grand machin est devenu inutile désormais, inutile mais exemplaire, un vrai cas d'école. Rideau sur l'IPHB.
Il n'y a pas de honte à changer d'avis
Vous les éleveurs, bergers opposés à la survie de l'ours, que vous reste-t-il ? Faire une grève de la faim comme la Castafiore, continuer à tout casser, à injurier et à menacer tout le monde, continuer à passer plus de temps sur les barrages routiers, devant les caméras ou à courrir les bois sur les traces de vos bêtes noires ? Ou bien est-il temps de vous assoir, de réfléchir et de regarder l'avenir ? Objectivement, vous avez tout à gagner :
- des protections financées et efficaces,
- moins de brebis victimes (toutes causes confondues)
- moins de stress, plus de sommeil
- une meilleure protection contre les loups qui arrivent
Mais aussi et c'est important :
- une considération retrouvée,
- l'admiration de vos clients, des citoyens pyrénéens, ou de la plaine, de la campagne et de la ville. Tous, les acheteurs de fromages, les randonneurs, les écolos, les chasseurs, les enfants, même les fonctionnaires écologistes pensionnés citadins et étrangers auront de l'admiration pour la clairvoyance de votre changement de position !
Nourrissez la curiosité et le rêve de ceux qui admirent votre profession quand elle est bien faite avec cœur, avec respect et avec une vision d'avenir. Vous y trouverez de nouveaux marchés, de meilleures conditions de travail, de la gratitude et un respect général.
Certains bergers et éleveurs l'ont déja compris. Ces éleveurs là, ces bergers là seront mieux protégés contre l'arrivée imminente des loups dans les Pyrénées, ceux là seront écoutés, entendus, respectés pour le bon travail qu'ils font pour les montagnes, pour les paysages puisqu'ils guident leurs brebis, pour la défense des troupeaux en acceptant de cohabiter. Et celà, même si c'est difficile, avec les prédateurs. C'est justement parce que c'est une décision difficile et courageuse que vous serez respectés.
Mon rêve de berger sous la grande ourse
Vive la cohabitation bergers/prédateurs, le pastoralisme ouvert et vivant,
vive les cabanes confortables habitées, les bergers équipés, les gîtes remplis,
vive le Pedescaous, le broutard et ceux qui les élèvent
vive l'ours sauvé et surveillé, son territoire radicalement protégé,
vive la future zone centrale du parc naturel agrandie aux zones vitales pour la survie des ours,
vive le loup contrôlé, libre mais maintenu dans des zones limitées,
vive la forêt, les gaves, les tetras, les lagopèdes, les isards, les desmans, les vautours et la faune respectée.
vive la maison de l'ours installée dans la maison des vallées à Oloron.
N'est ce pas une meilleure perspective d'avenir que la guerre de l'ours ? Il suffit de réagir dans le bon sens.
Baudouin de Menten
L'ours belge d'après L.Dollo, guide de Pays et expert en choses pyréniaises.
Réaction à l'article "L'accord introuvable" de Jean-Jacques Nicomette
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