Vincent Munier, photographe animalier. Les photos de prédateurs de Vincent Munier à voir dans les galeries photos de la Buvette :
Parce que ses clichés ont obtenu une reconnaissance internationale, Vincent Munier a fait de sa passion pour la photographie de nature son métier. Portrait d'un pacifique chasseur... d'images.
Le prochain spectacle chaud des pyrénées?
En tenue de camouflage, embusqué tel un prédateur, Vincent Munier traque les animaux pour les immortaliser sur pellicule. Ce jeune photographe, amoureux de la faune et de la flore, est devenu professionnel il y a un an. Il faut dire qu'à trois reprises, en 2000, 2001 et 2002, il a obtenu à Londres le prestigieux Prix Eric Hosking, l'équivalent de l'Oscar du meilleur espoir pour les photographies de nature.
Le Prix Eric Hosking est décerné au meilleur portfolio de six photographies de nature, réalisé par un jeune de moins de 27 ans. Il est attribué chaque année dans le cadre du prestigieux concours BG Wildlife photographer of the year, organisé par le Muséum d'histoire naturelle de Londres et le magazine BBC Wildlife.
Les plus belles photos du concours sont publiées en France dans l'ouvrage Vie sauvage (éditions Dakota). En 2003, le prix Eric Hosking a été à nouveau attribué à un Français, Frédéric Larrey (24 ans), originaire de Montpellier.
Patience et ténacité
La passion de Vincent, c'est son père qui lui a transmise. Pour l'assouvir, il faut beaucoup de patience et de ténacité. "Ce n'est pas simple mais c'est cela qui est grisant. On peut faire dix heures d'affût sans rien voir. Les photos animalières demandent beaucoup de temps de repérages, quelles que soient les conditions météo",
Pas frileux, Vincent, qui aime poser son trépied en forêt et dans les pays froids, dans les Vosges notamment. Habillé de "vêtements sombres et qui ne font pas de bruit", le vent de face, il parcourt les espaces sauvages en toute saison pour suivre les traces et découvrir les habitudes de ses "sujets" à poils et à plumes.
Affût dans la brume
Quand il s'intéresse aux mammifères, Vincent privilégie "le petit matériel photo" ; pour les oiseaux, les gros téléobjectifs (300 et 600 mm) car il est "impossible de faire de l'approche" : il faut se cacher, à proximité des nids ou des zones où les volatiles viennent se nourrir. Particulièrement difficiles à photographier : les grues cendrées, à la vue perçante. "Je prépare donc un affût (une cachette, NDLR), parfois une saison à l'avance pour qu'elles s'y habituent. Il m'arrive de placer une boîte de conserve dotée d'une lentille pour simuler le téléobjectif", explique-t-il.
"Je suis sensible aux ambiances crépusculaires, aux temps de brume, de brouillard. J'ai horreur du ciel bleu !", déclare le photographe. Et d'ajouter : "Jamais de filtre. C'est ma philosophie". Un style qui lui a valu de nombreuses récompenses et qui lui permet de voler de ses propres ailes. "Il n'y a pas que l'aspect financier qui compte, même si cela me permet de vivre. Je veux aussi sensibiliser les gens à la beauté de la nature qui est à côté de nous et que l'on est en train de massacrer".
Un grand merci a Vincent Meunier qui a accepté de prêter ses photos à la Buvette des alpages qui lui consacre plusieurs galeries de photos. Aller voir le site de Vincent Munier, vous y trouverez aussi des photos sur les Vosges, les oiseaux (grues, oies), les cerfs, les chamois, les bouquetins ... Un site au graphisme et aux photos superbes !
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