Par Baudouin de Menten
Après la mort de Palouma
Depuis la mort de Palouma, la stratégie des opposants se précise. Il faut éliminer l'ourse Franska. Par quel moyen? Toutes les stratégies sont possibles.
La fermeture des paysages
Il faut se rappeler que l'élevage ovin est l'une des activités agricoles la moins bien rémunérée, puisqu'en moyenne, un éleveur ovin perçoit 42 % du revenu moyen agricole français. C'est une activité en pleine crise qui voit le nombre d'éleveurs chuter. La surface fourragère disponible est alors excédentaire et le peu de moutons ne suffit plus à garantir le maintien de l'ouverture du milieu qui se referme lentement. Dans les Pyrénées, le déboisement a été tel qu’une forêt qui regagnerait du terrain ne poserait pas de véritable problème. Le surpaturage est un phénomène constant dans les Pyrénées Atlantiques par exemple.
La crise ovine
«L'approche de la dimension économique de l'élevage ovin passe par l'indispensable représentation des causes et conséquences de la crise que subit ce secteur. Il faut se rappeler que l'élevage ovin est l'une des activités agricoles la moins bien rémunérée, puisqu'en moyenne, un éleveur ovin perçoit 42 % du revenu moyen agricole français. C'est une activité en pleine crise qui voit le nombre d'éleveurs chuter.
L'élevage ovin subit une crise économique dont les causes multiples placent les professionnels dans une position très difficile. La baisse du prix de carcasse en francs constants n'est pas compensée par les primes de soutien aux éleveurs qui représentent déjà plus de 50 % de leur revenu.
La simplification des conduites d’élevage.
Ils sont ainsi contraints d'accroître la taille de leur troupeau pour stabiliser leur revenu. Ils ne peuvent alors plus faire face au travail croissant et doivent simplifier leur conduite d'élevage en se basant sur la rusticité de leur troupeau capable d'endurer des conditions difficiles.»
(Source: Antoine Charlet, Réalités du pastoralisme)
L'absence de conduite du troupeau
La conduite du troupeau ne se fait plus et dans ce cas le surpaturage est fréquent. Les brebis restent toujours aux endroits qu’elles préfèrent, là où l’herbe est à leur goût. Le pastoralisme dans ce cas n’est plus du tout un outil de protection de la biodiversité. Les brebis ne sont pas les jardinières de la montagne, mais l’outil du jardinier, le berger.
Si le berger est absent où s’il ne guide pas le troupeau, il n’y a plus de jardinier de la montagne. Où les brebis restent, il y a surpaturage, où elles ne vont pas, fermeture de l’espace. De plus la surveillance aléatoire des troupeaux occasionne un taux de pertes plus élevé:
- maladies non soignées convenablement,
- pontes de mouches non détectées,
- attaques de chiens errants sur des troupeaux non protégés,
- dispersion du troupeau en cas d’orage
- L’ours dispose alors d’un garde-manger dispersé, non protégé en libre service.
«Si l'éleveur était pluriactif, il doit alors faire le choix d'abandonner son activité pastorale ou de s'y consacrer à plein temps. La crise ne modifie alors pas seulement la conduite d'élevage mais aussi le mode de vie.
La crise explique donc la baisse du nombre d'éleveurs (depuis 1993, le nombre d'éleveurs ovins a régressé de 15 000 en France) ; les éleveurs arrivant à la retraite ne trouvent pas de successeurs. Cette baisse ne traduit cependant pas à elle seule les difficultés économiques qu'éprouve la profession. Les élevages étaient, il n'y a pas encore si longtemps, une ressource traditionnelle d'appoint pour le ménage. Ils ne représentaient qu'une faible ressource économique et leur abandon correspond plus à une baisse du poids des traditions.
Il faut alors prendre en compte l'évolution des revenus. Un indicateur semble alors tout indiqué, il s'agit de la marge brute totale de l'exploitation que l'on obtient en multipliant la marge brute moyenne par brebis par la taille moyenne des troupeaux. Ces deux derniers critères dépendent du degré d'extensification des élevages et évoluent de manière opposée. La marge brute par brebis régresse car la productivité par brebis diminue, et la taille des troupeaux augmente.
(Source: Antoine Charlet, Réalités du pastoralisme)
Les bêtes taries
Seul l’agneau se vend encore plus ou moins convenablement. Les bêtes taries ou de réformes n’ont que peu de valeur. L’augmentation de la taille des troupeaux et la diminution de la main d’oeuvre et du gardiennage poussent les éleveurs laitiers à faire le bon fromage aux herbes de montagne… en pleine et de monter en estives les brebis taries qui sont alors abandonnées tout l’été pendant qu’ils font les foins en plaine ou en moyenne montagne. Si elles se font croquer par un prédateur, le remboursement est une aubaine pour une bête sans beaucoup de valeur.
La vente au noir
De même, le recensement plus strict du troupeau est perçu comme une contrainte administrative supplémentaire. La vente au noir, pratique courante est plus difficile. Le prédateur est alors l’argument qui permet d’expliquer la disparition des bêtes. Témoignages évidement difficile à recueillir mais entendus plusieurs fois cet été.
L’assurance ours
La présence de prédateurs, même passagère dans le secteur de l’estive est une aubaine. Dans ce cas les prédateurs servent de garantie de remboursement et les pertes sont annoncées comme occasionnées par une attaque d’ours dans l’espoir de toucher la prime. En cas de doute, et pour améliorer la cohabitation, le bénéfice du doute est accordé à l’éleveur, tout bénéfice.
Si le prédateur est mis hors cause, l’éleveur peut alors critiquer celui qui juge l'origine de la mort des brebis et déclarer que le gouvernement cherche à diminuer l’impact des prédateurs sur le pastoralisme. C’est ainsi qu’on dénonce ceux qui doivent établir la véracité des déclarations: Ils sont trop proche des institutions ou organismes chargés du renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées.
Cela permet aussi de se plaindre des mauvais remboursements, des dégâts collatéraux colossaux, pas bien remboursés et d’espérer de nouvelles subventions.
La médiatisation à outrance
Chaque attaque est médiatisée au maximum dans la presse locale où la rubrique des faits divers n’est plus celle des chats écrasés mais des brebis croquées. Voir les dossiers Ours de Lourdes-Infos, La dépêche du midi, Ariège-News etc…)
L’avantage qu'en tire les éleveurs est multiple:
- Les éleveurs essaient de conquérir l’opinion publique contre les méchants prédateurs étrangers et voraces et se présentent comme victime.
- Si la bête est dangereuse, elle pourrait dans un avenir proche s’attaquer à l’homme, les maires être responsables etc. Ils essaient d’embarquer tout le monde dans la peur collective et le mythe de l’ours. L’ours est alors responsable des mauvaises réservations touristiques et de l’ambiance délétère qui rêgne dans les Pyrénées depuis que le gouvernement s'attaque à ses obligations de protection des espèces protégées.
- Les politiciens locaux sont appelés à la rescousse du pastoralisme, une manière de s’assurer le vote de l’électorat agro-cynégético-pastoral.
Peu importe que les troupeaux soient non gardés, chaque attaque permet de toucher la prime, de se faire entendre dans la presse (parfois aussi de passer pour des farfelus manipulateurs), de mobiliser les politiques, de critiquer le ministère de l’écologie et de demander le soutien au pastoralisme.
Le soutien politique
Il est important que ceux qui se disent opprimés par l’Etat et par les écolos de salons, parisiens ou autres se regroupent sous la bannière du patrimoine et de l’identité pyrénéenne. Fausses bannières, parties prenantes du mythe de l’ours et du regroupement sous-régionaliste.
Après la grève de la faim de Jean Lassalle à l’assemblée, voici la menace de démission à cause de l’ourse Franska. (Bruno Lepore, maire de Saint-Pé-de-Bigorre, dans la Dépêche du midi du 1 septembre 2006).
La mort de Palouma
L’ourse Palouma était la plus jeune des ourses relâchées ce printemps. C’est elle qui avait le plus d’années devant elle pour reconstituer un noyau de population. De plus, Palouma était une ourse discrète qui n’avait provoqué que très peu de dégâts. Les opposants, trop heureux de cette disparition, où jusqu'à preuve du contraire ils ne sont pour rien ont sorti le champagne (La dépêche du midi). Quelle aubaine si les ourses se tuent toutes seules!
L'Ourse Franska, la nouvelle cible
A peine Palouma est-elle refroidie que les opposants s'attaquent à une nouvelle cible. Leur nouvel objectif: classer Franska dans les ours à problème et obtenir ce qu'ils appellent pudiquement «son retrait».
Pour les éleveurs, il est utile de faire monter le compteur «attaque de brebis» de chaque ours individuellement. La guerre des chiffres fait rage. Si les éleveurs parviennent à rendre un ours particulier responsable d’un grand nombre de victimes, ils espèrent le faire accepter comme ours à problème pour ensuite exiger son retrait, un terme pudique et politiquement correct, mais aussi une manière non violente et sans risque de régler le compte d’un ours supplémentaire.
Bernard Moules à propos des dossiers en attentes de validation : «Il ne pouvait pas en être autrement. Tous les dossiers se trouvaient dans la zone d'attaque de Franska, le massif du Pibeste, où elle s'est, semble-t-il, bien adaptée… Depuis qu'elle y est elle a mangé plus d'une brebis tous les jours. Cela donne un taux de prédation insupportable pour les éleveurs du secteur.»
(La Dépêche du Midi du 30/08/2006)
Bernard Moules toujours «Cet été les éleveurs ont dû être présents en permanence e sur les estives pendant que ceux qui on mis en place le plan de réintroduction étaient en vacances… Le découragement gagne les éleveurs de ce territoire. Ce sont, pour la plupart, des pluriactifs, avec de petits troupeaux. Déjà, cet été, ils ont dû quitter les estives plus tôt que d'habitude. S'ils doivent revivre un été similaire, beaucoup d'entre eux vont abandonner, avec les conséquences sur l'activité agricole et l'environnement que cela aura». Bernard Moules a demandé au représentant de l'État, au nom des éleveurs «de prendre toutes les dispositions pour enlever Franska de ce secteur».
(Dépêche-du-Midi du 30/08/2006)
Toutes les méthodes sont bonnes pour se débarasser des ours. L'ourse Franska est la première sur la liste :
- battues illégales,
- exagération des chiffres des dégâts,
- menaces,
- se présenter comme victimes
- l’appui des politiques
Passage en revue des stratégies utilisées....
Traques et battues illégales pour empêcher que l’ours ne s’installe sur un territoire

Comment traquer les ours, Par Louis Dollo.
Foutaises répondent les éleveurs, la traque c’est pour éloigner l’ours des troupaeaux. Pourtant Louis Dollo, le guide de pays, anti-ours militant, et pigiste à Lourdes-Infos déclare sur son site sur une page intitulée «Comment traquer les ours»: «Certains éleveurs, en particulier hors Béarn, préfèrent ne pas signaler la présence d'un ours pour éviter de voir arriver des scientifiques qui, bien souvent, dérangent le plantigrade. Ils préfèrent prendre discrètement les dispositions nécessaires pour protéger leurs troupeaux. Pourquoi? Ils estiment qu'en dérangeant l'ours les techniciens le perturbent et font courir des risques aux troupeaux alors qu'en le laissant tranquille dans un lieu où il a gîte et couvert les risques sont moins importants.»
(Source : une page du site de Louis Dollo qu'il a retiré. Voir copie d'écran.)
La traque permet donc de déstabiliser l’ourse Franska et de provoquer une augmentation des attaques, des remboursements et de se rapprocher de l’instant où ils pourront la déclarer à problèmes.
Certains opposants espèrent arriver à fixer des seuils comme en Suisse pour le loup (Lire Les conditions pour tuer un loup dans le Valais sont remplies.) Les éleveurs ariégeois, Pierre Casassus-Lacouzatte en tête ont organisé une traque pour chasser l’ourse Franska de la vallée de l’Ouzoum le samedi 9 juillet 2006. L’Association FERUS a porté plainte contre cette action illégale (Lire Effarouchement de Franska : FERUS porte plainte).
L’exagération des chiffres
Bernard Moules, secrétaire régional de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles déclare dans la dépêche du midi: «Nous sommes révoltés d'entendre parler de prédations acceptables alors que la situation est insupportable».
(Dépêche du Midi 30/08/2006)
Bernard Moules toujours: «150 bêtes ont été tuées ou blessées sur le massif du Pibeste, non loin de Lourdes, depuis trois mois. Une grosse partie de ces pertes a été reconnue. Un comité d'indemnisation doit se réunir ce mardi. Les éleveurs ont passé l'été à sauver leurs troupeaux.»
Pendant ce temps Sud-Ouest publie «Peu de dégâts. La réalité n'est pourtant pas aussi noire, bien au contraire. Plus de deux mois après leur arrivée, Palouma, Franska et Hvala, les trois femelles, et Balou, le mâle, n'ont pas commis plus de dégâts que les plantigrades habitant déjà la chaîne.» Lire à ce sujet «Divergences sur le chiffre des victimes causées par les ours» et «le mythe de l'Ours» de Gérard Caussimont.
Les menaces
Bernard Moules (secrétaire régional de la FRSEA)
- «Les gens qui ne se sentent pas entendus utilisent d'autres moyens.»
(Dépêche du Midi du 29/08/2006)
- «Je ne sais pas aujourd’hui comment nous allons réussir à contenir leur colère. Ça va être difficile». (Dépêche du Midi 23/août 2006)
Stéphane Lessieux (porte parole de l’ASPAP)
- «Je ne me réjouis pas de la mort de Palouma même si cet épisode conforte notre argument : les ours slovènes ne s'adaptent pas aux altitudes des Pyrénées. Je ne serais pas étonné si un jour, malgré nos appels au calme, un ours est tué ou pourchassé par des éleveurs protégeant leur troupeau » (Dépêche du Midi du 29/08/2006)
Des éleveurs
- «Les gars ne sont pas stupides, ils ne vont pas se balader avec un fusil en plein été. Mais dans un mois et demi, la chasse sera à nouveau ouverte et on ne sait pas ce qui peut se passer.» (République des Pyrénées du 31/07/2006)
- «Pour le moment, nous effrayons Franska avec des pétards, et nous sommes obligés de calmer des bergers qui parlent de monter avec des fusils» (Sud-Ouest 6/08/2006)
Philippe Lacube (Secrétaire et fondateur de l’ASPAP)
Philippe Lacube assure vouloir continuer le combat d' «une autre façon». «Nous n'allons plus manifester pour risquer de passer au tribunal. On n'a pas voulu nous entendre, très bien; nous agirons sur le terrain en prenant nos responsabilités. Il serait illusoire de croire que l'affaire est classée et que nous nous inclinons. Le seul axe de négociation possible pour sortir du conflit est de regrouper tous les ours dans trois ou quatre vallées comme Orlu chez nous, en les enfermant dans de grands parcs clôturés de 8 000 hectares. On n'en est plus à ça près, au point de vue budget. Les laisser libres sur toute la chaîne est impossible. Les Pyrénéens l'empêcheront.»
(Sud-Ouest 23/08/2006)
Se présenter comme victimes
Se présenter comme victime est une des étapes du schéma type de la rhétorique anti-environnementale dénoncée par Laurent Mermet dans son étude sur l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn.
Nathalie Lacoume, éleveuse dans La Dépêche du Midi du 31 août 2006
«Nous y pensions avec mon mari depuis les premiers lâchers d'ours en avril, mais cette fois nous étudions diverses possibilités». Nathalie Lacoume ne supporte plus «de travailler pour rien». Bien sûr, sa brebis lui sera remboursée (entre 120 et 150 € estime-t-elle), «mais on ne me donnera rien pour les 50 brebis effarouchées et perdue en montagne. Certaines allaient mettre bas… Tout ça, c'est perdu».
«Je ne pensais pas en arriver là un jour, reconnaît-elle. Mais quand on voit le spectacle de cette bête et de son petit mort, on se demande si ça vaut vraiment la peine de partir en montagne à 7 heures du matin pour ne redescendre qu'à 17 heures. Déjà le jour du lâcher de Palouma, je m'étais posé la question de l'avenir de notre profession.»
«Je ne la pleure pas, c'est sûr, mais quand des amis m'ont proposé en riant d'ouvrir une bouteille de champagne, je n'en ai pas eu envie… Je suis atterrée par ce gâchis, tout cet argent balancé pour réintroduire des ours d'abord, indemnisé les éleveurs ensuite, et peut-être maintenant faire venir de nouveaux animaux de Slovénie. Non, décidément, il y a des choses qui m'échappent».
«Avec mon mari, nous nous interrogions déjà sur une réorientation de notre production au printemps dès les premiers lâchers. Aujourd'hui, nous n'avons pas encore choisi mais nous étudions diverses possibilités»
«Pour la première fois de leur vie, nous les avions emmenés en vacances cette semaine. Nous étions à Saint-Jean-de-Luz depuis samedi quand il nous a fallu rentré précipitamment… En avril, lors de la réintroduction de Palouma, Mme Olin avait exhibée une enfant en pleurs devant les éleveurs en colère en nous affirmant que nous brisions les rêves de cette enfant qui attendait de voir un ours gambader librement. Cette fois, c'est l'ours de Mme Olin qui a tué les rêves de mes quatre enfants!». «Je crains que nous n'ayons perdu.».
L’appui des politiques
Au moment de l’ouverture de la chasse : chasseurs et éleveurs, même combat. Bruno Lepore, maire de Saint-Pé-de-Bigorre, déjà évoqué plus haut dans la Dépêche du midi du 1 septembre 2006.. Bruno Lepore: «Si le plantigrade, qui commet de graves prédations dans les troupeaux et met à mal la sécurité et le tourisme, n'était pas retiré d'ici le 30 septembre. Pour lui, il faut le capturer et le confiner chez ceux qui l'ont souhaité».
Bruno Lepore assure que «d'autres élus du département et des Pyrénées-Atlantiques pourraient bien en faire autant si rien n'est fait en ce sens». Le problème est aigu pour les Chasseurs : «La forêt de Trescrouts est située au cœur du territoire où se trouve l'ourse», insiste Bruno Lepore. Ils la louent d'ailleurs à la ville et à l'État. Lors de battues, dans ce lieu où la visibilité est peu importante, les chasseurs vont avoir bien du mal à la distinguer d'un sanglier. Un accident est possible. Franska pourrait prendre un tir par inadvertance». La menace est claire: si vous ne faites rien, on s’en chargera.
Franska aurait déménagé
Au dernière nouvelle, Franska aurait déménagé en Navarre pour rejoindre l'ours Camille :
Source: Diaro de Noticias
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