Liste des délits, actes de braconnage et incidents à la chasse en France en 2011

Bavures, braconniers, tirs sur animaux domestiques ou d'élevage, tirs sur véhicules ou maisons d'habitation, menaces, conflits en 2011... 

Braconniers, actes de braconnage, tirs sur animaux domestiques ou d'élevage, tirs sur véhicules ou maisons d'habitation, menaces, conflits à la chasse

Bavures | Accidents de chasse | Accidents de palombières | Suites judiciaires

  1. Dimanche 11 décembre 2011 : Lesparre-Médoc, une balle perdue et une grosse frayeur. Alors qu'il faisait son jardin... « Pas très loin de la maison, il y a eu un mouvement de voitures. Et j'ai entendu une balle siffler juste à côté de moi. Sur le coup, j'ai même regardé si je ne saignais pas. Heureusement que les enfants n'étaient pas dehors ! » Il est allé déposer une main courante à la brigade de gendarmerie de Lesparre. La balle proviendrait d'une équipe de l'ACCA de Saint-Germain-d'Esteuil. Une battue aux sangliers était . « L'association de chasse n'avait pas à être dans la zone dans laquelle elle se trouvait. Autour de la maison, c'est une chasse privée. Le responsable de cette chasse privée a annoncé son intention de porter plainte pour braconnage et mise en danger de la vie d'autrui. (Pan)
  2. Mardi 1er novembre 2011 - Fresney-le-Puceux. Yves et Lina Lechevallier ont retrouvé un de leurs six chevaux, gravement blessé à l'antérieur droit. « Le membre était pratiquement sectionné, racontent les éleveurs encore sous le coup de l'émotion. Nous avons appelé le vétérinaire qui a immédiatement euthanasié la jument. » Celui-ci a diagnostiqué une fracture compatible avec l'impact d'une arme à feu de gros calibre. « Nous n'avons pas retrouvé la balle de chasse mais nous pensons que c'est un chasseur qui a tiré. Les voisins ont entendu deux gros coups de fusil entre 10 h 15 et 12 h, le 1 er novembre, alors que l'herbage et tout le secteur sont classés en réserve de chasse. Il y est formellement interdit de chasser. » Plainte a été déposée à la gendarmerie de Bretteville-sur-Laize et à l'ONCFS. « Nous sommes très attachés à nos chevaux. La jument a connu d'horribles souffrances pendant plus d'une journée. Cet accident m'a vraiment secouée. J'y pense toutes les nuits. C'était une jument, âgé de 18 mois, que nous avions mis en vente. Elle avait une valeur se situant entre 7 000 et 10 000 €. Et elle avait un bon potentiel comme cheval de course. » Cette balle perdue ne surprend pas vraiment les propriétaires. « Cela fait plusieurs années que nous rouspétons. Nous retrouvons souvent sur le site des cartouches. » (Pan)
  3. Un cheval tué par un chasseur : J’ai entendu du bruit dans les broussailles. J’ai vu quelque chose de noir et j’ai tiré !Jeudi 10 novembre 2011- Mirmande (Drôme) « Le prenant pour un sanglier, il a abattu notre demi-sang arabe ! » Myriam et Bruno Maignien sont les propriétaires du Haras de Conquet. Une partie de leurs 50 chevaux de valeur qui ont du sang de compétition se balladent dans un parc privé de huit hectares à Mirmande. Leur haras est situé à quelques kilomètres de là, à Saint-Martin-sur-Lavezon, en Ardèche. Pourtant, depuis le 2 novembre dernier, plus aucun équidé ne trotte sur le secteur. Émus et en colère, les époux Maignien confient : « Le 1 er novembre, peu avant midi, nous avons été alertés par les gendarmes. Ils nous apprenaient que l’un de nos chevaux avait été tué lors d’un accident de chasse. C’est le chef de la battue aux sangliers, organisée ce jour-là qui venait de les appeler. Au moins deux heures après le tir mortel. Ce chasseur était à moins de 20 mètres de “Viognier de Conquet”, un demi-sang arabe âgé tout juste de deux ans. Son père est un Connemara très réputé et sa mère, un pur-sang arabe. Il a été abattu par une balle pour sanglier qui l’a frappé derrière l’épaule ». Écœuré, son mari ajoute : « J’élève depuis 1976. Ces chevaux, c’est toute notre vie ! Depuis, ils sont tous revenus en Ardèche ! ». « J’ai entendu du bruit dans les broussailles. J’ai vu quelque chose de noir et j’ai tiré ! » Voilà ce que le chasseur a livré, mercredi matin aux époux Maignien pour expliquer son geste. « C’est un scandale ! Avoir pris notre cheval pour un sanglier, c’est très grave ! Si un ramasseur de champignons ou un enfant portant du pain sec aux chevaux s’était trouvé là, dans le parc, il l’aurait abattu de la même façon. Et aujourd’hui, il serait en prison ! » (Pan) NDLB: C'est malheureusement faux : Le chasseur qui avait tué un ramasseurs de champignon remis en liberté. - Ce qui donne en justice...
  4. Dimanche 20 novembre 2011 - Nouvel incident de chasse près du centre équestre de Bruille-Saint-Amand qui a bien du mal à canaliser les tempéraments « sanguins » de ses chasseurs. Après le coup de feu où l'on avait frôlé le drame, fin septembre, avec du petit plomb qui s'était fiché dans du cuir chevelu, et pour lequel son auteur avait été condamné à dix-huit mois de prison, un nouvel épisode...  Pas de blessé, cette fois, mais des enfants, tranquillement occupés à leur leçon de cheval au centre équestre, quittes pour une belle frayeur. Et des parents interloqués par le fait que le détenteur d'une arme de chasse puisse avoir la gâchette aussi facile. Il est 11h quand une altercation démarre sur le terrain de l'ancien gérant du centre équestre, propriétaire d'une maison voisine. Motif de l'excitation de trois chasseurs (un couple avec leur neveu, âgé d'une vingtaine d'années) : le chien de ces derniers aurait été agressé par celui du maître des lieux, en bout de propriété. À grands renforts de moulinets, ils lui font signe de sortir s'expliquer. L'excitation est extrême chez les chasseurs. Durant les échanges, le beau-père, pourtant resté à l'écart, est inondé d'insultes par le plus jeune du trio. C'est alors que voyant le beau-père, faisant mine de s'approcher « pour essayer de calmer les choses », l'as du canon le tire en l'air ! « Dans sa direction, de manière oblique », convient le capitaine du Groupement de gendarmerie de Valenciennes. Après la plainte déposée par les victimes, le jeune a été placé en garde à vue à Saint-Amand-les-Eaux. Où il a passé la nuit dans les locaux des militaires. Présenté au parquet lundi, il est ressorti libre du tribunal, sous contrôle judiciaire, convoqué à une date ultérieure d'audience correctionnelle. Avec l'interdiction d'approcher tout ce qui ressemble à une arme de chasse. (Pan)
  5. Dimanche 20 novembre 2011 - Saint-Prix (Saône-et-Loire) - Alors qu’elle avait échappé à la surveillance de ses propriétaires, une petite chienne lévrier whippet de 20 mois a été tuée par balle. La chienne qui avait été repérée dans un pré distant de 500 m de son domicile, au milieu d’un troupeau d’ovins, a été la cible d’un chasseur. L’agriculteur propriétaire des bêtes la tenant pour responsable de la mort d’une brebis et de la blessure d’une autre aurait demandé à son frère, chasseur, de tirer sur l’intruse. Celle-ci a reçu une balle à sanglier en pleine tête. Une plainte a été déposée à la gendarmerie d’Étang-sur-Arroux contre l’auteur du tir. La Fondation Brigitte Bardot, la SPA d’Autun et la Fondation 30 Millions d’Amis ont été saisies. L’auteur du coup de fusil risque jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende s’il est reconnu coupable d’actes de cruauté envers un animal. (Pan)
  6. Jeudi 24 novembre - Une balle dans le pare-brise. Ce chasseur expérimenté s’est présenté spontanément à la gendarmerie d’Etain pour s’expliquer. Il a avoué être l’auteur du coup de fusil dont une balle s’est retrouvée dans le pare-brise d’un automobiliste de 66 ans. « Je visais un sanglier », a-t-il expliqué aux enquêteurs. Le projectile avait frôlé le visage du conducteur et rebondi sur le siège arrière de la voiture. Sans occasionner de blessure au sexagénaire et à sa passagère, son épouse. Le couple était allé directement porter plainte à la gendarmerie. Avec la boule au ventre, choqué. Le tireur présumé n’a pas été placé en garde à vue mais a juste été auditionné. Le procureur de la République de Verdun a ordonné une expertise technique et balistique pour connaître les circonstances exactes de l’accident de chasse. Il risquerait un an de prison ferme. (Pan)
  7. Dimanche 27 novembre - Une bagarre éclate entre un chasseur et un randonneur. Les CRS de haute montagne de Briançon sont intervenus à La Motte du Caire (Alpes de Haute-Provence), où une bagarre a éclaté entre un chasseur et un randonneur. Après avoir perdu connaissance, souffrant de blessures à la tête et au dos, un des deux a été héliporté vers le centre hospitalier de Gap. (Ici)
  8. Dimanche 27 novembre 2011 - La balle rate le sanglier et traverse la voiture. Un chasseur a raté sa cible, lors d'une battue en Loire-Atlantique. La balle de gros calibre a fait exploser les deux vitres arrières de la voiture d’une famille de La Chapelle-s La balle rate le sanglier et traverse la voitureur-Erdre (Loire-Atlantique), sans blesser les passagers. Alors qu'elle circulait tranquillement en voiture sur une petite route départementale, dans la campagne entre Orvault et Sautron, au niveau du lieu-dit Beauvais, les deux vitres à l'arrière ont éclaté subitement, sous l'impact d'une balle de gros calibre. « J'ai entendu une grosse explosion à l'arrière, raconte Pierre Nival. Je n'ai pas compris sur le coup ! C'était bizarre. Mais ma femme et mon beau-père, assis sur la banquette, ont vu un trou au milieu de la vitre latérale, à l'arrière, juste avant qu'elle n'éclate totalement. Même chose sur l'autre vitre. ». Le couple a déposé plainte. Sur place, un chasseur s'est présenté spontanément aux policiers. L'homme participait à une battue aux sangliers.  Choqué par l'accident, le tireur était à environ 400 m de l'impact sur la voiture. Il n'a pas été placé en garde à vue. (Pan)
  9. Samedi 8 octobre 2011 - Touchée par une balle, une vache euthanasiée. Un couple d'agriculteurs à Gondrexange, ont eu droit à une mauvaise et triste surprise. Alors qu’ils rentrent leurs vaches laitières, l’une d’elles s’écroule sous le hangar, hurlant de douleur. Et ne parvient plus à se relever. Le diagnostic du vétérinaire sera sans appel : la pauvre bête a été blessée par une balle de fusil. La vache a été euthanasiée. Elle était quasiment sur le point de vêler. C'est une perte de 1 500 €. Plainte a été déposée à la gendarmerie de Moussey. (Pan)
  10. Vendredi 7 octobre 2011 - Villeneuve-Loubet: battue aux sangliers devant l’école! Jeudi matin, à l’heure de la rentrée des classes, parents et enfants ont entendu les coups de feu, vu les chasseurs tirer et un sanglier charger sur les grilles de l’école. Le fracas des coups de feux. En rafales. Et des aboiements. Puis, l’impensable aux portes d’une école : des chasseurs armés de carabines coursant et tirant sur des sangliers devant les enfants, à 30 mètres environ de la maternelle des Hauts de Vaugrenier à l’heure de la rentrée des classes !

 Quant au lieutenant de louveterie qui a mené la battue avec les chasseurs de Villeneuve-Loubet, il ne voit pas où est le problème : « La date, c’est pas moi qui la décide c’est les chasseurs. Et c’est légal, on a un arrêté préfectoral, et les gens étaient au courant. C’était affiché à l’entrée du domaine. Les gens, ils sont jamais contents c’est tous des écolos, ils sont contre les battues, la prochaine fois on ne la fera pas », s’énerve de lieutenant de Louveterie. (Ici)
  11. Jeudi 6 octobre 2011 - Cabrières - La voiture du chasseur atteinte par trois balles à sanglier. Un retraité de Cabrières (Gard) participait le 14 septembre dernier à battue aux sangliers. Sa voiture garée à une trentaine de mètres d’un chasseur posté a été atteinte par trois balles à sanglier regroupées dans un diamètre n’excédant pas une tasse à café. Les balles ont pénétré par la lunette arrière, ont traversé l’habitacle et sont ressorties par le pare-brise. Ce chasseur s’insurge contre le comportement de certains autres chasseurs et s’est promis de ne plus participer à une battue aux sangliers. Il commente : "Je veux qu’on en parle pour essayer de faire prendre conscience qu’on a des armes entre les doigts et que c’est dangereux ; autant pour les chasseurs que pour les promeneurs. Certains, quand ils voient la bête, ils ne voient plus que ça. Plus rien d’autre ne compte." (3xPan)
  12. Jeudi 6 octobre 2011, une équipe de tournage d’un site consacré à ... la chasse et à la pêche tournait un sujet sur la pêche de la truite de mer en Seine-Maritime, le long de l’Arques (secteur d’Arques-la-Bataille). Tout se passait très bien, un premier coup de fusil se fait entendre, qui n’inquiète personne puisque une hutte se trouve non loin. L’équipe continue à tourner, et la lumière baissant, le réalisateur allume le projecteur de sa caméra pour filmer la truite qu’un pêcheur s’apprête à prendre. C’est à ce moment qu’une forte détonation retentit et qu’une volée de plombs vient siffler aux oreilles de l’équipe, et toucher le pêcheur, heureusement sans blessure. Pour l’équipe,  il ne fait aucun doute qu’il s’agisse d’un tir direct en provenance de la hutte située à environ 80 mètres, et non d’un ricochet et encore moins des retombées d’un tir en cloche. La Police Nationale a été immédiatement appelée et une main courante a été déposée en attendant les éventuelles suites judiciaires à donner.  L'auteur du coup de feu avait été placé en garde à vue. (Ici)
  13. Jeudi 29 septembre 2011 - Bruille Saint-Amand : la partie de chasse a failli tourner au drame
    « L'affaire est beaucoup plus grave qu'un simple accident de chasse ». Des mots aigres échangés entre un chasseur et un propriétaire terrien. à « La Plaine » de Bruille, terrain favori de nombreux chasseurs. L'altercation débouchera quelques minutes plus tard sur un coup de feu du premier en direction du second, peu après que celui-ci avait repris place dans son véhicule au côté de sa compagne. Bilan du coup de chevrotine au travers d'une vitre latérale de Renault C15 grande ouverte : de nombreux petits plombs fichés sous le cuir chevelu et sur le visage des deux occupants. Un litige sur un droit de chasse les oppose, semble-t-il, depuis longtemps. L'un, le tireur, 54 ans, n'aurait pas supporté de se voir refuser l'accès à un espace tandis que d'autres membres de sa société de chasse y étaient autorisés. Malgré ses blessures, la victime, octogénaire, réussira à rejoindre la gendarmerie. Son agresseur sera interpellé peu après, et placé en garde à vue. À noter que la scène, outre trois adultes, se serait aussi déroulée en présence de « plein de gamins qui jouaient », selon l'un de ces mêmes témoins. (Ici)
  14. Jeudi 29 septembre 2011 - L'ONCFS interpelle 2 braconniés aprés plusieurs mois d'enquête et des témoignages faisant état d’actes de braconnage sur le secteur du boulonnais (62). Des individus auraient pour habitude de sillonner en voiture les chemins à la recherche de gibier. 3 chevreuils morts avec impacts de balles avaient été retrouvés. A la tombée du jour, deux individus ont été appréhendés à bord de leur véhicule. Ils détenaient à bord une carabine chargée de calibre 22 LR munie d’une lunette et d’un silencieux. Lors des perquisitions : 12 pigeons ramiers, 7 lièvres, 5 chevreuils, 1 faisan et 1 perdrix grise, tués illicitement, ont été découverts dans des congélateurs. Le gibier, l’arme utilisée ainsi que le véhicule ont été saisis. Ils devront répondre  de délit de braconnage pouvant aller jusqu’à 4 ans de prison et 60.000 € d’amende. (Ici)
  15. Jeudi 25 août 2011 - Belle-Île-en-Mer - Un braconnier vise le faisan et blesse par balle à la jambe un joggeur. La victime a porté plainte. Lundi, au carrefour du Bois Trochu en bordure de route, sur la commune de Sauzon, en plein centre de l’île. Selon le témoignage du chasseur, il était en train de courir après un coq qu’il voulait « tuer parce qu’il causait des problèmes au voisinage. J’ai d’ailleurs tué d’autres poules aussi ». Deux armes ont été saisies à son domicile, dont celle qui lui a servi à tirer. Le Parquet de Lorient a été saisi de l’affaire. Le chasseur pourrait être poursuivi pour blessure involontaire d’une action de chasse et braconnage. (Pan et re-Pan)
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