"Le 15 août 2008 à 8h00, près de la commune de Mérens les Vals, un minibus transportant 10 personnes a heurté un animal qui traversait la nationale 20. Les indices relevés par les techniciens de l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrent qu’il s’agit d’un ours. Dans cette collision, aucun passager du minibus n’a été blessé et tous ont été rapidement pris en charge par un organisme spécialisé. En outre, l’accident n’a occasionné aucune gène à la circulation. L’ours, après le choc, s’est enfui. D’autres indices relevés montrent qu’il pourrait être blessé. L’équipe de l’ONCFS entreprendra des recherches dans les heures à venir." C'est l'info du jour.
Qu'en penser?
L'AFP titre au moins "un bus heurte un animal", pendant que le reste de la presse titre "Un ours percute un minibus". Kairn déclare "Ce matin Kairn.com et notre partenaire Tarbes-Infos ont été les premiers à diffuser cette information grâce à nos correspondants locaux". J'ai cru un moment qu'il s'agissait du bus des touristes "guidés dans le pays" par notre correspondant-journaliste-scientifique de l'ASPP65. Et bien que neni ! Louis Dollo était sur place. Pour y traquer l'ours? "Traverse ours, vas-y maintenant, maintenant!" Blam!
D'après les représentatnts des éleveurs arrivés sur place, "l'ours affamé était surement blotti dans les sombres fourrés avant de bondir sur le bus et de le percuter très violement en hurlant." Heureusement, le bus avait verouillé ses accès. On est passé à deux griffes de la catastrophe.
Vu l'agressivité de cet ours qui ose s'en prendre à un bus, il ne peut s'agir que d'un ours d'origine étrangère qui comme chacun sait sont plus grands, plus foncés plus dangereux et beaucoup moins trouillards. L'ours a dû trouver plus sportif de s'en prendre à un bus qu'à des randonneurs, sans doute l'influence des jeux olympiques omniprésents.
Désireux de montrer sa solidarité avec les rares touristes qui osent encore passer leurs vacances en Ariège, l'ASPAP a décidé de consacrer les bénéfices réalisés lors de la "journée énorme" des pastoralies -de 8000 à 10000 touristes selon les sources (ASPAP, AriègeNews, Tarbes-Infos) qui ont consommés comme des bêtes pour se réchaiffer et pour marquer "leur solidarité avec la juste cause de la biodiversité à visage humain.")- ainsi que le reste des 30000 € offert par Augustin Bonrepaux pour l'occasion à la construction d'oursoducs en bon bois local dans toute l'Ariège.
Augustin Bonrepaux, président du conseil général (PS) a redit "son refus de laisser se vider les territoires de montagne et ses restaurants au profit du prédateur tout puissant. L'Ariège sera toujours au côté des touristes pour que la montagne vive de leurs impôts. Il est inacceptable qu'on délocalise des ours slovènes, qu'on force à l'avenir les automobilistes ariégeois à mettre des casques sous la chaleur estivale, vu qu'en Ariège, il fait toujours beau et chaud." Le conseil général va lancer une première étude afin de localiser les meilleurs emplacement d'oursoducs. Cette étude sera sans doute confiée à un scientifique bien connu, spécialiste des bobards du web à moins que la longue expérience de l'IPHB soit solicitée afin d'organiser des réunions de travail pour savoir COMBIEN d'OURSODUCS?
Le reflet de l'ours serait la cause de l'accident
La buvette ose ici avancer une hypothèse : et si l'ours avait vu dans le reflet des vitres latérales du bus une tête d'homme sur un corps d'ours, le reflet de sa biodiversité sauvage devenue pastorale. Celà expliquerait l'attaque bestiale zé sauvage du fauve hirsute, mais non dépourvu de courage.
Il est donc urgent que la biodiversité reprenne son vrai visage, un visage de poisson pour les poissons, un visage de papillon pour les papillons, un visage de biodiversité pour la biodiversité. L'homme ariégeois n'a qu'à retourner à ses estives. Dieu a créé l'homme à son image, l'homme, mais pas toute la création. à Chacun à sa place, non?
Passage à ours au Banff National Park, dans l'Alberta. Que fait la France? Rien.
Que prévoit l'Etat dans son "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" consernant la protection des ours sur les routes. Je crois me souvenir que la construction de passages était envisagée depuis bien longtemps. Encore une promesse non tenue. Si l'ours percuté ne devait pas s'en remettre, l'Etat aurait encore sa part de responsabilité dans cette perte supplémentaire. Une raison de plus pour hâter la prochaine réintroduction afin de sauver cette population en grand danger de disparition.
Guillaume Chapron de www.carnivoreconservation.org m'a envoyé une autre photo de ce passage en hiver. Remarquez bien évidement les clôtures qui permettent de guider la faune jusqu'au passage à faune. Merci à lui.


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