Népal – Une nouvelle façon de préserver les vautours qui sont en voie d’extinction : faire du parapente avec eux. Ce nouveau sport extrême a pris le nom de parahawking.
Baudouin de Menten et un vautour fauve sauvage sur le site de Clamontard (Drôme). Photo Michele Baptist, Ecole de parapente Fou d'L.
Dans une station de montagne située dans l’ouest du Népal, la saison du parapente bat son plein. Kevin, le champion local, a repris son envol. Kévin est un oiseau de quatre ans qui a été sauvé quand, n’étant qu’un oisillon, il était tombé de son nid. Il est ainsi devenu le premier vautour à faire du parapente.
Son propriétaire, Scott Mason, est un londonien de 38 ans, soucieux de la préservation des oiseaux. Lors d’un voyage au Népal, il y a neuf ans, c’est presque par accident qu’il a inventé un nouveau sport extrême : le parahawking (de l’anglais "hawk" qui signifie faucon). En réalité, le but est de faire du parapente accompagné des oiseaux dont l’instinct les amène naturellement vers les courants d’airs chauds, nécessaires à la pratique de ce sport. Ils sont ensuite récompensés par de la viande et sont entraînés à se poser sur le gant des voyageurs à leur appel.
Scott Mason est un fauconnier professionnel et c’est au cours d’un voyage autour du monde qu’il a pu expérimenter pour la première fois un vol en parapente. Séduit par la beauté des paysages et par la quantité d’oiseaux dans la région il ne tarda pas à revenir avec l’idée de les entraîner à aider les sportifs à localiser les courants d’air chaud.
Avec un compatriote qui tient un centre de parapente local, ils essayèrent rapidement de voler avec les oiseaux et leur tentative fût couronnée de succès.
"Il devenait de plus en plus évident que nous faisions là quelque chose d’exceptionnel et qui pouvait attirer l’attention du monde entier. Il fallait justement pointer du doigt le problème grandissant que rencontraient les vautours. J’avais toujours voulu faire quelque chose pour aider à leur préservation et c’était là une chance unique de le faire."
En effet, les vautours d’Asie du sud sont en train de disparaître. Les études viennent tout juste de montrer que les oiseaux étaient empoisonnés par le Diclofenac, une drogue qui se retrouve dans les charognes dont ils se nourrissent. La disparition des vautours aurait un impact autant écologique que social. Grâce à eux, les carcasses des vaches sont nettoyées et la propagation de maladies est ainsi évitée. C'est quelque chose de fondamental dans les pays comme l’Inde et le Pakistan où la vache est un animal sacré.
C’est dans ce contexte que Kevin, le vautour, a été récupéré et utilisé comme ambassadeur. Ayant été sauvé alors qu’il n’était qu’oisillon, il ne pouvait de toute façon pas être réintroduit dans son milieu naturel, n’ayant pas acquis les instincts qui lui auraient permis de survivre.
Et c’est en le rééduquant avec un parapente qu’est né le parahawking. Les participants, la première année, ne furent que sept. Aujourd’hui, on compte 370 participants. L’argent est reversé à un conservatoire népalais qui œuvre pour la préservation des vautours et à la fondation himalayenne pour le secours des vautours.
"Voler avec les oiseaux est un peu comme nager avec des dauphins, c’est une chose qu’on ne peut pas imaginer avant de l’avoir fait", s’extasie Scott Mason.
Michèle Baptist s'est envolée. La buvette est en deuil. Les brebis du Génie des Alpages et Romuald ont la douleur de vous annoncer la disparition de Michèle Baptist, surnommée "Blériotte".
"Michèle Baptist, co-fondatrice de l’école de parapente Fou d’L (Godinne, Belgique) en 1990 a choisi de mettre fin à ses jours le mardi 9 juin 2009, dans sa maison de Bright, en Australie, où elle résidait depuis 5 ans, avec son compagnon australien Rod."
Pilote d’ULM, de parapente, de biplace, elle rêvait d’être aussi pilote de ligne. "Le palmarès de Michèle Baptist regorge de records en tout genre. En 1995, elle était championne de parapente du Benelux devant les hommes, fut championne de Belgique à plus de 10 reprises et championne de Nouvelle-Zélande. Michèle Baptist participait à tous les championnats du monde où elle se distinguait par ses performances inégalables et fut la 1ère dame aux pré-mondiaux de Manille en 2006 ."
"Pendant ses vingt ans de carrière parapentesque, elle s’est démarquée de tous et de toutes par son sang-froid, son habilité, ses immenses capacités, tant à enseigner la discipline qu’elle aimait et dans laquelle elle excellait, qu’à se mesurer sans angoisse au monde secret des oiseaux. Notre top « mod’L » s’en est allée après avoir eu le talent de transmettre sa passion à des centaines de pilotes belges et internationaux. Elle restera à jamais dans nos cœurs et, pour beaucoup, elle sera à nos côtés pour nous guider encore et encore vers le triomphe de notre passion commune."
Michèle connaissait tous les albums du Génie des Alpages et toutes les chansons de Georges Brassens. Dans l’eau de la Claire Fontaine, elle se baignait toute nue, tous les torrents des Vosges s’en souviennent.
Elle m’a appris à voler, à «m’envoyer en l’air», à sentir les courants, à analyser les nuages et les ascendances...
A partir de ce jour j’nai plus baissé les yeux, J’ai consacré mon temps à contempler les cieux, A regarder passer les nues, A guetter les stratus, à lorgner les nimbus, A faire les yeux doux aux moindres cumulus...
De sa voix douce, Michèle Baptist calmait les apprentis pilotes stressés en vol. Des pentes écoles namuroises à Gourdon, des 7 Meuses à Die, de La Palma à Annecy, du Clos du Ciel au Markstein, elle m’a permis de garder la tête dans les nuages. Il suffisait de passer le pont, c’était tout de suite l’aventure ! La plume à l’oreille, une tasse de thé vert à la main, Michèle avait inventé le bleu lavande comme une marque de fabrique, comme une porcelaine de Luc-en-Diois. Indépendante, féministe, toujours partante, elle était aussi mal organisée que méticuleuse, aussi brouillonne qu’en retard, aussi mauvaise gestionnaire que bonne pédagogue, aussi généreuse que changeante. Nous avons beaucoup partagé dans les bons et les mauvais moments. Michèle, tu vas nous manquer. (Hommage sur www.michelebaptist.com)
J’embrasse de tout cœur Elise et Baptiste, ses enfants et Rod, que je ne connais pas et garde la Clairette de Die "Biosure" au frais.
"J'ai cherché mes limites." Il chute de 800 m avec son delta après une vrille ratée . Indemne !
«Les conditions étaient bonnes avec un léger vent du sud-ouest. Je me suis élancé depuis Sonchaux (n.d.l.r.: au-dessus de Montreux) direction Villeneuve et le lac.» Le trentenaire de Vufflens-le-Château est d'autant plus rassuré qu'un bateau veille sur les eaux du Léman dans le cadre des entraînements du prochain Red Bull Vertigo, agendé du 18 au 21 août. Depuis 2004, la compétition fait partie du circuit de la Coupe du monde de la Fédération aéronautique internationale de delta et de parapente acrobatique. Le passionné de delta depuis 1999 et d'acrobatie depuis 2001 est avide d'être au top. Médaillé d'argent l'an passé, il rêve de la première marche du podium.
«J'ai fait un décollage parfait. Sur le lac, j'ai effectué un premier looping sans problème. J'ai tenté la vrille, une figure délicate parce que l'on force le delta à décrocher. On force les éléments naturels qui portent notre engin. L'aile a refusé ma manoeuvre. Je suis parti sur la droite, sur la tranche. Le delta s'est retourné, je suis tombé dedans, sur le dos, et j'ai déclenché mon parachute de secours.» Chez un ami depuis qu'il est sorti du CHUV, Thomas Koller, ce Saint-Gallois établi en Suisse romande depuis dix ans, est lucide. Sa chute de 800 m aurait pu le tuer ou gravement le handicaper.
Légèrement contusionné, surtout au bras gauche, qui semble être resté emprisonné à la verticale le long du cordage de sa voile salvatrice, le visage tuméfié, les yeux rougis en raison de tout le sang qui lui est monté à la tête, le pilote de La Côte poursuit son récit: «La corde du parachute m'est passée devant, puis je me suis fait centrifuger autour du parachute avec mon delta. J'essayais de me relever. Impossible. Je n'arrivais plus à me localiser. A un moment, j'ai senti quelque chose de relativement doux. De l'herbe, je crois. J'avais de la peine à respirer. J'ai enlevé mon casque. Je ne voyais rien.» Thomas Koller avait retrouvé la terre ferme après 800 m de dégringolade à une vitesse de 4 à 6 m/s.
Ambulance, REGA, CHUV, radios, électrocardiogramme, scanner. «Vous n'avez rien, M. Koller, une bulle d'air dans un poumon, on vous garde pour la nuit», a dit le médecin. Béni des cieux, le rescapé espère reprendre le delta (de distance, pas encore d'acrobatie) dans deux semaines. S'agissant de l'analyse de sa folle mésaventure, l'employé de commerce ne se voile pas la face: «J'ai probablement trop forcé. J'ai cherché mes limites, je les ai trouvées... Ça ne veut pas dire qu'il faut (re)faire le procès du delta.» Une enquête est en cours pour déterminer si son matériel était éventuellement défectueux .
Gravir une montagne, atteindre la cime, étaler l'aile et s'envoler... magie! ça vous fait rêver? Ce livre vous prend par la main pour vous emmener sur les chemins de traverse du vol sauvage. 15 mois sur les routes et les sentiers, 500.000 mètres d’ascensions, plus de 200 sommets, 8 pneus, 3 paires de godillots, nuits en cabane ou enroulé dans la voile... Il y a un peu de tout ça dans chacun des 50 vols d'exception détaillés.
La vocation de ce livre est simple: vous emmener voler en montagne. Et tout est fait pour que ça se passe dans les meilleures conditions: les accès voiture sont kilométrés, les randonnées sont décrites précisément à l'altimètre et à la boussole quand nécessaire. Description des zones de décollage et d'atterrissage, coordonnées des refuges, clefs pour l'analyse aérologique bref, un maximum d'informations précises et vérifiées plusieurs fois. Chaque randonnée est traitée sur une double page où le texte est étayé par de superbes photographies ainsi que par une vue d'artiste de la montagne qui permet de visualiser la randonnée d'un coup d'oeil.
Vous emmener en montagne, ça veut aussi dire que les difficultés sont étagées: On pourra commencer par de petits vols à partir de 300m de dénivelée pour ensuite envisager avec sérénité les sommets mythiques (Mont Blanc, Pelvoux, Grand Paradis, Aneto, Toubkal, Stromboli, Mont Olympe...). En tout cas toutes les randonnées ou courses de cet ouvrage, qu'elles soient entre Haute Savoie et Mercantour, entre Pyrénées Orientales et Pays Basque ou bien dans les pays proches ont un point en commun: ce sont de superbes balades, dans des cadres particulièrement sauvages, et le vol qui s'en suivra risque de rester longtemps gravé dans vos mémoires.
Détournement d'affiche: le slogan "Roulez RAVel" que l'on trouvait sur toutes les autoroutes belges, il y a quelques années à été modifié en "Volez Fou d'L". Ce petit cumulus était trop tentant pour des parapentistes comme nous.
Il suffit de passer le pont... c´est tout de suite l´aventure ! L'école FOU D’ L possède une longue expérience de l'enseignement du parapente et entame sa douzième saison. Elle est actuellement la seule école agréée pour toutes ses activités par la Fédération Belge de Vol Libre (FBVL).
Si l’envie vous vient de quitter le plancher des vaches, suspendu à un petit bout de toile. De survoler la Drôme et ses paysages à moutons. Michèle et Thierry, après quelques pente-écoles, vous emmèneront rejoindre les vautours dans la région de Die, Aspres ou dans d’autres lieux de France ou de Navarre. Si tu touches à ça ! T’es mordu. Mais on vole aussi en Belgique. J’y reviendrai.
Michèle Baptist et Thierry MoreauFOU D´L asbl 13, rue du Pont 5530 Godinne Belgique Entre Namur et Dinant, c’est au pied du site de vol des 7 Meuses Tél: +32 82 61 35 00 - Fax: +32 82 61 35 50 -GSM: +32 496 22 63 00 Il suffit de passer le pont... c´est tout de suite l´aventure !
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