Un berger gallois fait garder son troupeau par des alpagas
La BBC rapporte qu'un berger gallois utilise des alpagas contre les renards.
Traduction par Erik Abranson
Deux alpagas des Andes sont employés pour la protection d'un troupeau de moutons gallois de montagne dans le Parc National de de Snowdonia au Pays de Galles. Arwyn Owen, qui dirige la ferme de Hafod Y Llan à Nant Gwynant, rapporte que le nombre d'agneaux tués a diminué depuis le recrutement des alpagas Emilio et Domenico.
M. Owen déclare qu' «il est trop tôt pour dire définitivement si c'est juste à cause des alpagas, mais nous avons eus moins de pertes cette année depuis leur arrivée.»
Ces animaux au long cou proviennent d'une ferme d'élevage à Bodfari, dans le Denbighshire. De la famille des camélidés (chameaux), les alpagas sont plus petits que les lamas et sont généralement élevés pour leur laine. Ils se nourrissent d'herbe et sont adaptés à l'altitude.
M. Owen à découvert l'utilisation des alpagas comme chiens de protection des troupeaux à l'occasion d'un stage pastoral en Australie. «Il y avait beaucoup d'alpagas et de lamas utilisés sur les fermes» a-t-il dit. «Les éleveurs, même les plus sceptiques d'entre eux, estimaient qu'ils étaient bénéfiques pour décourager les prédateurs.»
La ferme est située au pied du mont Snowdon et appartient au National Trust (Domaine National Protégé). M. Owen dit que les renards tuaient de 25 à 30 moutons la plupart des années, mais parfois plus de 35. Il dit que les nouveaux arrivés à la ferme et le troupeau se sont rapidement bien entendus. «Dès que les alpagas sont arrivés, ils sont immédiatement allés voir les agneaux nouveau-nés» a-t-il dit. «Les agneaux leur paraissent vraiment importants. Quand nous les avons lâchés dans les pâturages, les brebis semblaient les suivre partout. C'était vraiment curieux à voir.»
Les alpagas Emilio et Domenico, âgés de quatre et cinq ans, sont arrivés avec ces noms officiellement enregistrés. «Je suppose que nous allons leur trouver des surnoms assez rapidement» a déclaré M. Owen.
Commentaires de Erik Abranson
Là où j'habitais dans l'Etat de Washington, aux Etats-Unis, des bergers utilisent avec succès des lamas pour protéger leurs brebis contre les coyotes. Les renards s'en prennent surtout aux agneaux.
Les coyotes, qui sont comme des petits loups, sont beaucoup plus grands que les renards et attaquent volontiers les moutons adultes. Je me demande si les lamas seraient utiles pour la protection des troupeaux contre les loups. Les loups attaquent bien des cerfs (ou même des bisons!) mais c'est généralement en meute. Les moutons tués par les loups en France semblent être attaqués le plus souvent par des loups solitaires. Du lama, la plupart des Français et Belges ne savent que "Quand lama fâché, senor, lui toujours faire ainsi", il vous crache à la figure, mais c'est un animal beaucoup plus chameau que ça. En présence d'un prédateur, ça ne détale pas comme un mouton ou un cerf, ça attaque et sa taille domine un loup…
Les dromadaires, eux, peuvent être franchement dangereux et sont connus pour parfois écraser à mort leurs chameliers lorsqu'ils en ont plein la bosse. A-t-on jamais essayé les dromadaires pour la protection des ovins ? Il y avait autrefois des dromadaires utilisés comme bêtes de bât en Aquitaine. Grégoire de Tours les mentionne dans son Histoire des Francs, œuvre rédigée entre 572 et 594 donc bien avant l'invasion et l'occupation de l'Espagne par les Maures. Les dromadaires en Aquitaine avaient bien dû venir par l'Espagne. Il y a toujours quelques dromadaires en Andalousie et je pensais qu'ils y avaient été apportés par les Arabes, mais après avoir lu l'Histoire des Francs, je me demande …
Dans un secteur du Washington nord-oriental où je campais avec mes deux loups et mon coyote de compagnie (tous croisés de chien), il y avait des lamas de berger, des alpacas élevés pour la laine*, une ferme qui avait un dromadaire comme fantaisie, un rancher qui avait un dromadaire et un chameau à deux bosses (en surenchère ?), un ranch qui avait des chevaux et des yaks royaux tibétains et les Indiens de la réserve des Spokane élevaient des bisons. Je me demandais parfois dans quel continent je me trouvais ! Il y avait aussi des daims et des coyotes en pagaille, des cerfs (wapitis), des élans (orignaux), des ours noirs et des pumas pour me rappeler que j'étais en Amérique et les loups, venus de l'Idaho, étaient en train de se réintroduire dans la région. Ils avaient été exterminés dans l'ensemble du Washington au cours des années 1930.
* Ces alpagas étaient tondus pour leur laine mais tondus comme des caniches, avec des boules laissées au bas des pattes, sur le bout de la queue et sur la tête. Ca leur donnait une apparence des plus comiques, surtout leur tête en boule au sommet d'un très long cou rendu d'apparence toute mince par la tonte. Ca ressemblait à des aigrettes de pissenlit au sommet de leur tige.
White Wolf
Erik Abranson
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