Greg Ortet :Que ça fait plaisir de retrouver Mr Dollo qui se promenait encore il y a peu en Val d'Azun où ont eu lieu les récentes attaques dans les HP. En compagnie d'un collègue, Ils étaient armés d'un piolet et d'un casque de spéléo ...La raison de cet accoutrement, et bien il y avait potentiellement un danger avec un méchant ...ours qui se baladait sur le secteur...
Heureusement que le ridicule ne tue pas mais je crois que cette anecdote est symptomatique de la raison profonde de cette haine contre le plantigrade: une grosse pétoche et une méconnaissance de l'animal! Vous n'êtes pas crédible et toute cette agitation profondément pathétique!Louis Dollo : Je vois qui tu es et surtout que tu n'as rien compris de ce qui s'est passé ce jour là. Mais ce n'est pas grave. Pour le ridicule j'en ai sous le coude, avec le temps tu vas être servi ailleurs qu'ici. (NDLB: Louis Dollo aime les mystères, les prédictions et les menaces.)
Greg Ortet : Que vous voyez qui je suis, je suis sceptique, on ne s'est jamais croisé et je ne suis pas un personnage médiatique à l'inverse de vous, ce qui m'a permis d'ailleurs de vous reconnaitre en vous observant de loin ce jour là. Mon interprétation n'est peut être pas la bonne mais je serais vraiment curieux de connaitre la raison de tout cet attirail dans ce contexte...
Quant aux menaces, je ne suis vraiment pas curieux de savoir ce que vous pouvez encore inventer pour nuire à ce pauvre animal. Un appel aux battues est complètement scandaleux, on a pu voir ce que ça a donné pour la pauvre Franska. Je pense qu'il y a d'autre combat à mener dans les Pyrénées en général et pour défendre la cause du pastoralisme en particulier, que les problème sont ailleurs et que de stigmatiser ce dossier est contre-productif pour les intérêts de tous les partis. Je pense sincèrement que toute cette agitation trouve une motivation dans l'ignorance et la peur qui en découle et c'est bien dommage..Louis Dollo : Vous dites : "Que vous voyez qui je suis, je suis sceptique, on ne s'est jamais croisé"... Voilà qui en dit long sur le commentaire :-) (NDLB: Dollo a sans doute mené son "enquête" sur son contradicteur, via Google...) Vous dites également : "Un appel aux battues est complètement scandaleux, on a pu voir ce que ça a donné pour la pauvre Franska." Qui a parlé de battues ?
Franska ? c'est l'ONCFS qui l'a poussé sur la 4 voies ! On voit effectivement le résultat d'autant qu'elle était au-dessus du passage à faune. Pourquoi ?
Vous dites une vérité : "Je pense qu'il y a d'autre combat à mener dans les Pyrénées en général et pour defendre la cause du pastoralisme en particulier". C'est bien ce que font les éleveurs et leurs organisations. Mais qui se bat pour importer des ours? Qui détourne les vrais sujets d'avenir pour le pastoralisme? Vous dites également : "Je pense sincèrement que toute cette agitation trouve une motivation dans l'ignorance et la peur qui en découle et c'est bien dommage.." Je n'ai pas la même vision que vous. La problématique n'est pas seulement la mort de quelques brebis. il y a toutes les conséquences collatérales dont personne ne parle : stress des bêtes, disparition des bêtes jusqu'à 10 fois supérieure au nombre de bêtes tuées et donc jamais remboursées, (NDLB: de quelle étude sort ce 10 fois supérieure? Mystère. Peut-être une nouvelle stratégie pour faire monter les enchères des dédommagements.) la perte de temps à chercher les bêtes, etc.... et les problèmes génétiques pour les races à trés petits effectifs (lourdaises, catillonaises, barégeoises, etc...) qui sont aussi un patrimoine de la biodiversité. (NDLB: Un patrimoine "inestimable"mais abandonné sans surveillance; on en'est pas à une contradiction près!) Ceci dit les éleveurs sont sur bien d'autres projets plus passionnants que l'ours : production de qualité, développement des filières de qualité, développement durable des vallées, (NDLB: comprendre développement infini dans un monde fini) amélioration de la qualité herbagère par des moyens naturels, développement des circuits courts, etc... Il est assez curieux que les associations environnementales ne se préoccupent pas de ces sujets. Bien au contraire, certains ici appellent au boycotte de ces produits et vont, comme Baudouin et ses amis, jusqu'à faire des démarches directes auprés des clients de ces producteurs. (NDLB : J’ai dénoncé l’AOC Barèges-Gavarnie auprès des clients restaurateurs qui le mettaient à la carte de leur cuisine.) Difficile de respecter ces genre de comportement. (...)
Greg Ortet : Effectivement nous ne nous sommes jamais croisés mais je ne vois pas en quoi ça decrédibilise mon interprétation sur l'accoutrement de 2 anti-ours qui se baladent en forêt avec casques et piolets quand un ours se ballade dans le secteur.
Pour Franska, j'ai pu voir de mes yeux les battues en Barousse pour la repousser vers la plaine et ainsi rendre l'animal a tous ces citadins qui plébiscitaient sa réintroduction...belle initiative et quand on regarde le trajet parcouru par l'animal depuis Melles, surtout pour une femelle, sur un laps de temps si court, on a du mal a comprendre qu'elle soit allée se faire tuer près de Lourdes. Mais selon vous c'est l'oeuvre de l'ONCFS, je n'y crois pas! Je ne nie pas les problèmes des éleveurs, ni le surcroit de difficultés qui peut ponctuellement être imputable à l'ours. Mais je crois sincèrement dans les mesures facilitantes amenées par le programme de réintroduction.
Habitant à la frontière du Comminges et du Couserans, dans un pays ou aucun troupeau ne divague librement et où aujourd'hui on compte le noyau principal de la population ursine, je constate que cela se passe plutôt bien et les discussions avec certains bergers montrent que les esprits évoluent dans le bon sens.
Le noeud du problème par rapport aux difficultés amenées par la population ursine pour l'élevage est bien là, c'est le problème du gardiennage. L'ours ramène ses lettres de noblesse au métier de berger. La présence du gardien se justifie encore plus et permet d'éviter au troupeau l'ensemble des autres aléas qui le mettent en danger et qui sont bien plus problématiques que l'ours.
De plus on peut constater que les ours qui font parler d'eux par les dégâts provoqués les premières années qui suivent leur réintroduction, s'assagissent et se font oublier par la suite. Je pense que c'est un phénomène transitoire et si on prend pour exemple la réintroduction de lynx en France, on constate qu'il y a proportionnellement de moins en moins de prédation et de problèmes de cohabitation à mesure la population devient viable. C'est un phénomène complexe résultant a la fois de l'adaptation de l'animal dans son nouveau milieu mais aussi de l'adaptation de son milieu (activités humaine) à sa présence.
Je reste convaincu que c'est dommage d'en arriver à de tels clivages sur un dossier qui a toute sa place dans les Pyrénées. Je déplore les récupérations qui sont faites de toutes parts et qui nuisent encore une fois a tous les partis. La réintroduction de l'ours est une chance pour tous les Pyrénéens car c'est aussi et surtout notre symbole, un label important pour le tourisme, autre facteur essentiel du développement durable dans nos vallées. Mais c'est surtout une chance pour le pastoralisme qui si il arrive a dépasser certaines peurs ancestrales, et intégrer les contraintes du facteur ours dans les problèmes qu'il a résoudre en en faisant une force, se verra en position d'être montrer en exemple pour toute notre société. Pour paraphraser Robert Hainard, L'homme n'a pas besoin ni de l'ours, ni du loup ou du lynx, en revanche il a besoin de développer les qualités nécessaires a leur sauvegarde pour son propre salut. Il faut arriver à rentrer dans ce cercle vertueux. La présence de l'ours justifiera aussi bien les prix plus élevées des moutons locaux, donc les circuits courts, attestera la bonne santé de la biodiversité et sera un argument fort pour le développement du tourisme.
A l'inverse il faut arrêter de véhiculer une haine contre productive, de favoriser bêtement le clivage citadin/éleveurs... Franchement, ce qu'il se passe ce printemps dans le Val d'Azun est déplorable. Certes il y a eu des attaques et je peux entendre le préjudice moral mais là ça tourne au grand-guignol...
Un éleveur qui a cette activité pour son plaisir avec sûrement une belle retraite du crédit agricole, qui sur-joue à ce point et se délecte des feux de la rampe qui se braquent sur lui n'est vraiment pas représentatif des difficultés de l'éleveur pyrénéen.
Ce n'est que mon avis vu de loin avec tous les efforts que je peux déployer pour rester objectif. En plus il faut rappeler que nous sommes ici dans le Parc national, suis-je obliger de rappeler la mission d'un parc national? La biodiversité ne se résume pas au troupeau d'ovin. C'est comme ça, il faut l'accepter. Comment la présence d'un seul ours sur le territoire du parc peut-il poser autant de problèmes...
Vraiment la situation est ubuesque et ridicule comme le propos de cette page qui devrait déjà être fermée si vous voulez vraiment conserver un semblant de crédibilité et être entendu pour que vos arguments soient pris en compte afin que tout se déroule pour le mieux dans la suite du dossier.
Louis Dollo : Merci pour cette intervention qui me réjouit avec son monument de stupidité et d'ignorances. Par manque de temps je répondrai vendredi...
Source : Facebook














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