"Le Loup et les Indignés de l'Ubaye" est le nom d'une nouvelle association opposée au loup.
Son président est Pierre Martin-Charpenel, loueur de chalets à Barcelonnette et co-auteur d'un guide sur le Parc National du Mercantour : « Nous sommes quelques uns à vouloir en finir avec les opérations de mystification du loup, qui s’attachent à n’en donner que la version écologique », poursuit Pierre Martin-Charpenel dans l'Humanité. « Nous voulons aussi en raconter l’autre facette et dire ouvertement qu’il reste un animal dangereux. ». Daniel Spagnou a accepté d'en être le président d’honneur et sans doute de délier la bourse.
Qui te rends si hardi de troubler mon breuvage !
Le texte suivant (citation) est affligeant...
« Les fondateurs de l'association "Le Loup et les Indignés de l'Ubaye" réagissent simplement par bons sens, face aux injustices flagrantes, nées de la présence des loups, qui menacent gravement le pastoralisme. Cette activité séculaire de nos Alpes fait partie de notre patrimoine humain, historique et naturel, il faut la protéger et l’encourager ; la qualité de nos paysages en dépend.
Dans cet esprit, ils veulent apporter leur soutien moral aux éleveurs et bergers en sensibilisant l’immense majorité de la population de l’Ubaye et de tous ceux qui fréquentent notre Vallée, afin que les pouvoirs publics s’engagent à prendre de justes mesures.
Depuis la haute époque médiévale, notre territoire n’a cessé sa pratique de l’élevage et du pastoralisme. Aujourd’hui, au terme d’une longue période de déprise paysanne générant l’exode rural, les activités pastorales demeurent le socle du destin des vallées. Nos paysages sont les fruits du travail des générations : sans troupeau, sans éleveur, ce patrimoine est en danger.
- Le Parc national du Mercantour, à nos portes, est devenu le sanctuaire des espèces végétales comme animales, toutes ressources vivantes de nos montagnes. Le Parc justifie la présence des loups pour les équilibres naturels utiles dans ce vaste domaine. Mais aujourd’hui, à quelle finalité répond l’errance des loups hors de cet espace ?
- Depuis des années, bien au-delà du Parc, les loups attaquent les troupeaux et les éleveurs ont toujours appliqué les mesures préconisées pour éviter leurs prédations. Ces mesures coûtent cher à la collectivité et, il faut bien le constater, se révèlent aussi inefficaces qu’inutiles. En outre, des règlements bureaucratiques imposés contribuent à la dégradation inévitable de l’équilibre écologique des estives.
- La prolifération des loups au-delà des limites du Parc menace la pérennité, le maintien des exploitations pastorales, des troupeaux et des éleveurs. Il n’est pas tolérable de laisser cette profession immémoriale sombrer dans pareil désarroi.
- Aujourd’hui, les loups se rapprochent des lieux de vie des gens de montagne. La littérature historique le démontre, les loups commirent de grands dommages aux troupeaux comme aux hommes dans le passé. L’expansion du domaine du loup pourrait, d’autre part, entraîner de graves conflits avec les activités de randonnée. L’économie du tourisme et du pastoralisme ne peut être altérée par des loups qui ont « désappris » que l’homme était leur prédateur.
- Pour toutes ces raisons, il a été créé, par des personnes non liées directement au pastoralisme, une association se prévalant de la loi de 1901. Elle est intitulée Le LOUP et LES INDIGNÉS de L’UBAYE.
Ses objectifs sont les suivants :
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Informer les populations des méfaits, des dégâts du loup ; recenser les conflits engendrés par les loups au long des saisons ; établir enfin les coûts provoqués par la gestion du loup hors des limites du Parc du Mercantour.
- Sensibiliser les citoyens afin qu’ils jugent du désarroi des éleveurs face à des situations de cohabitation conflictuelles hommes/loups ne cessant de s’accroître ; éduquer les usagers de la montagne afin de conjurer incidents et drames possibles.
- Faire connaître aux touristes et aux amoureux de la montagne la juste réalité et les conséquences de la cohabitation avec les loups.
- Obtenir plus de justice de la part des pouvoirs publics dans la résolution des conflits provoqués par la divagation des loups.
- Se rapprocher des associations qui partagent des objectifs identiques dans d’autres vallées ; maintenir relations et contacts avec les acteurs du pastoralisme, les regroupements d’éleveurs et, bien entendu, les professionnels de la Chambre d’Agriculture des Alpes de Haute-Provence. »
La première assemblée générale a eu lieu le lundi 22 août 2011. L’association se dit réservée aux citoyens et n’est pas un groupe directement lié aux activités pastorales. Elle s’inquiète de « l’expansion du domaine du canidé qui pourrait, selon elle, remettre en cause l’économie du tourisme et du pastoralisme. »
L'association "Le Loup et les Indignés de l'Ubaye" vient de lancer une pétition afin d'obtenir 1000 signatures. Ce soir, elle en a ... deux. Daniel Spagnou, le président d'honneur a de la suite dans les idées, puisqu'il est déjà à l'origine de l'association "Éleveurs et Montagnes".


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