Le tract anti loup distribué par les bergers

Tract_anti_loup En 2004, durant la traversée de la ville par le troupeau et au stand des éleveurs, les bergers distribuaient des tracs. Voici le texte intégral

La présence du loup est incompatible avec l’élevage pastoral !

Bouleversement d’un équilibre fragile entre activité humaine et environnement !

Les systèmes d'élevage en milieux alpins et préalpins sont basés sur la valorisation des ressources fourragères naturelles. Cette interdépendance avec l'environnement revêt de nombreux aspects positifs: la qualité des produits à forte typicité, l'entretien de paysages harmonieux, la prévention des incendies de forêt et des avalanches, la protection de la biodiversité… Les loups mettent en péril l'équilibre existant entre les éleveurs, les troupeaux et les espaces naturels.

Des conditions de travail inacceptables !

Aucune mesure ne pourra jamais compenser le surplus de travail, le stress, les pertes directes et indirectes (avortements, problèmes sanitaires ... ) quand on sait qu'un troupeau est l'aboutissement de toute une vie de travail. Pour un éleveur ou un berger, retrouver ses brebis égorgées ou condamnées par des blessures représente un traumatisme irréparable.

Sacralisation et instrumentalisation du loup !

Derrière le loup se cache une utopie dangereuse basée sur le mythe d'une nature sauvage sans intervention humaine. Restons lucide, la France a une tradition rurale qui fait sa renommée. L'enquête parlementaire de 2003, comme tous les rapports précédents, a d'ailleurs rappelé le «principe absolu de la priorité de l'homme, de ses activités et de ses traditions, sur l'anima/fût-il protégé. »

Le loup n’est pas une espèce menacée !

Avec une croissance démographique de 30 % par an on peut estimer que, sans intervention, le loup recolonisera son ancien territoire d'ici 20 ans. En 1800, la France comptait 5 000 loups sur la quasi-totalité du territoire entraînant la mort annuelle de 100 000 ovins !

De 1992 à 2003, la France est le seul pays où aucune régulation n'a été réalisée contrairement à l'Espagne, la Suisse, la Norvège, tous les pays d'Europe de l'ouest, le Canada, les Etats-Unis, et tous les pays où le loup est présent sauf l'Italie où le « braconnage» est toléré.

Installer des jeunes éleveurs ou des loups !

Une charte interprofessionnelle de relance de la production ovine est mise en œuvre depuis maintenant plus de deux ans. Cette charte a notamment pour objectif de relancer l'installation de jeunes agriculteurs en production ovine. La problématique du retour du loup appelle donc à des choix sans équivoque et cohérents: Soit l'on favorise l'installation des jeunes pour un milieu rural vivant et producteur d'emplois, soit l'on privilégie l'installation des populations de loup! La situation est urgente! Des alpages sont d'ores et déjà abandonnés à cause des dégâts du loup ...

Ce que les éleveurs revendiquent, c’est que la vérité soit dite sur les conditions de retour du loup et surtout de pouvoir exercer leur métier dans la sérénité.

Chaque loup coûte à l’Etat 60.000 euros/an
Nombre officiel de loups en France : 55
Budget direct consacré au loup par l’Etat français en 2004 (suivi biologique, mesure de protection, indemnisations, communication… 3 300 000 euros, sans compter les coûts à la charge des éleveurs.
(source : données du Ministère de l’agriculture)

Association Européenne de défense du pastoralismeontre les prédateurs
Fédération Départementale Ovine de la Drôme
Association des Eleveurs et Bergers du Vercors Drôme-Isère
Association des Eleveurs Ovins Transhumants du Vercors

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