5 ours: un renforcement massif ?

Conclusion 5 : Un renforcement massif ?

Sujet n° 6 du Sondage FERUS en Béarn
Renforcement de la population d’ours dans le Béarn
Ferus_logo_1L’association FERUS a adressé un questionnaire portant sur l’ours à tous les maires, adjoints au maire et conseillers municipaux des 41 communes des vallées d’Aspe, d’Ossau, du Barétous et limitrophes. Sondage effectué en Novembre 2005

FERUS BP 114 13718 – Allauch cedex - Tél. /Fax : +33 (0)4 91 05 05 46 / Sondage FERUS Béarn

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Un renforcement massif ?

Vous nous avez écrit

« Le renforcement massif décidé n’est pas une bonne chose et ne va pas dans le bon sens »

« Dans le Béarn, le pastoralisme est trop important, on est juste dans un équilibre acceptable qu’il ne faut surtout pas dépasser »

« Renforcement = fin de l’écobuage, les troupeaux ne pourront plus transhumer »

Débattons un instant de ce « bon sens ». S’agit- il de garder une poignée d’ours-vitrines vivotant entretenus sous tente à oxygène ou bien s’agit- il de contribuer à retrouver une population d’ours sauvage viable et autonome ?

En la matière, les scientifiques sont formels : sans lâchers de plusieurs individus, l’ours disparaîtra totalement des Pyrénées dans les 50 ans à venir.

Une étude publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences (G. Chapron et al., CR Biologies 326, 2003), basée sur des modèles démographiques, préconise la réintroduction d'au moins 5 femelles dans le noyau occidental, et d'au moins 6 individus (4 femelles et deux mâles) dans le noyau central. Pour être efficaces, ces lâchers devraient avoir lieu dans un avenir proche. Différés de 10 ans, ils ne réduiraient plus le risque d'extinction.

A ce jour, seuls 5 ours seront lâchés en 2006 sur l’ensemble des Pyrénées. Peut-on vraiment parler de « renforcement massif » en Haut-Béarn ? Surtout quand on sait que les derniers ours ont subi une mortalité anormale ces dernières années avec les pertes de :

  • l'ourse « Mellba » (abattue, Pyrénées centrales),
  • l'ourse « Claude » (braconnée, Haut-Béarn),
  • l'ourse « Cannelle » (abattue, Haut-Béarn)

qui se sont ajoutées à « Papillon » ours du Haut-Béarn mort de vieillesse en vallée de Luz. 5 ours, ça ne fait jamais qu’un de plus que ceux là. La situation dans les Pyrénées était elle vraiment invivable quand ces 4 ours étaient encore en vie ? L’écobuage en a-t-il souffert ? Les transhumances ont-elles été stoppées ? Au contraire.

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