Rencontrer un ours : quel danger ?

Conclusion 1 : L’ours est-il un animal dangereux ?

Sujet n° 2 du Sondage FERUS en Béarn
Renforcement de la population d’ours dans le Béarn
Ferus_logo_1L’association FERUS a adressé un questionnaire portant sur l’ours à tous les maires, adjoints au maire et conseillers municipaux des 41 communes des vallées d’Aspe, d’Ossau, du Barétous et limitrophes. Sondage effectué en Novembre 2005

FERUS BP 114 13718 – Allauch cedex - Tél. /Fax : +33 (0)4 91 05 05 46 / Sondage FERUS Béarn

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L’ours est-il un animal dangereux ?

Vous avez écrit

« C’est un fauve et vous ne pouvez pas gérer son comportement.»

« En colère, l’ours peut tuer un homme à armes égales.»

«L’ours peut-être dangereux pour l’homme lorsqu’une mère a à défendre sa progéniture.»

«Les parents d’enfants et randonneurs que nous sommes veulent une montagne sans le risque de l’ours !»

«L’ours n’est pas un nounours c’est une bête dangereuse. Vous êtes vous donc trouvé une fois en face de ce plantigrade ? Je ne vous le souhaite pas, vous auriez la peur de votre vie.»

Mais aussi

« Non, je ne pense pas que l’ours soit dangereux ; il s’agit d’une bête sauvage et il faut rappeler tout simplement ce qu’il faut faire en cas de danger, notamment en présence des oursons. »

«Il y a eu aucune mort d’homme reconnue dans les Pyrénées, ni aucune blessure grave. La palombe indirectement a tué plus de pyrénéens (chutes des palombières = 1 à plusieurs morts par an) sans oublier les chasseurs eux-mêmes.»

«Respect d’un minimum de règles (animales) sont à respecter. La cohabitation peut exister sans que l’homme soit dans la toute puissance … Possible ?»

«Personnellement, j’ai mangé en compagnie de Papillon, mais à son insu. Nous avons surprisses empreintes dans un ruisseau au retour de la randonnée, à l’endroit où nous avions pique-niqué.»

Oui, l’ours n’est pas un nounours et c’est bien en tant qu’animal sauvage qu’il s’agit de le respecter. Très rares sont les personnes qui sont tombées «en face» d’un ours dans les Pyrénées. Il n’ y a eu aucun accident, même si plusieurs personnes ont eu la chance et l’émotion de pouvoir apercevoir l’ours. La plupart n’ont pas eu peur, savourant au contraire ce rare moment. Que l’ours Papillon ait croisé de près les traces de pique-niqueurs semble confirmer l’absence de danger insurmontable.

Le danger que représentent les ours des Pyrénées pour les touristes et utilisateurs de la montagne est extrêmement faible, et comparable, voire inférieur, au risque concernant n’importe quel animal sauvage (sanglier, cerf, vipère, guêpes, frelons … Chaque année en France, des dizaines de personnes en sont victimes). De mémoire de Pyrénéen, l’ours n’a jamais tué personne. Cet animal à l’ouïe et au flair très développés fuit l’homme plus que tout. Bien sûr, comme chez les individus humains, des exceptions peuvent exister. Pour ces cas éventuels, l’Etat a prévu un protocole de gestion des ours à problèmes.

Le risque le plus important concerne les femelles suitées de leurs oursons car leur capacité à fuir est limitée. Dans ce cas là, des règles de bon sens peuvent éviter tout problème majeur. A ce jour, seules des battues (chasse au sanglier) ont abouti (selon leurs protagonistes) à des situations menaçantes qui se sont terminées par deux morts d'ourses. Notons qu'organiser des battues dans des secteurs où des ourses suitées ont été signalées ne correspond pas à un comportement humain très responsable. Aucun randonneur n’a eu à se plaindre du comportement des ours dans les Pyrénées depuis des décennies.

Attention aux fausses comparaisons : l’ours brun d’Europe n’est pas le géant grizzly des rocheuses américaines. Le danger pour les éleveurs concerne plutôt leurs brebis car il n’y a aucun témoignage d’éleveur ou de berger attaqué par un ours ces dernières années.

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