L'ASPAP perturbe le lâcher de Palouma : Nelly Olin est en colère

Palouma : des opposants anti-ours mobilisés autour d’Arbas (Haute-Garonne)

Plusieurs dizaines de manifestants anti-ours attendaient mardi en fin d’après-midi l’arrivée de l’ourse slovène Palouma aux abords d’Arbas (Haute-Garonne), a-t-on appris de sources concordantes. Les manifestants, a-t-on précisé, étaient bien décidés à entraver le lâcher de ce premier spécimen destiné au renforcement de la population d’ours dans les Pyrénées.

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Palouma_transportA la différence de la ministre de l’écologie Nelly Olin, accueillie vers 15 heures par le préfet de Haute-Garonne et deux escadrons de gendarmerie (environ 150 hommes) les opposants n’ont pu avoir accès au village de 247 habitants où l’ourse doit être lâchée, dans une zone proche du massif forestier.

Les opposants étaient décidés à faire beaucoup de bruit, a-t-on appris auprès d’autres manifestants, qui ont barré un pont où devait passer le convoi, à un kilomètre avant le village.

Augustin Bonrepaux en première ligne

"Il faudra nous passer sur le corps", déclarait Augustin Bonrepaux, deputé (PS) et président du conseil général de l’Ariège à la tête d’une dizaine de militants anti-ours. "Nous demandons qu’on laisse les habitants de la montagne travailler et vivre en paix, ce qui sera de moins en moins possible avec l’ours", a-t-il ajouté.

Peu après 19H00, ces opposants, dont M. Bonrepaux, se sont effectivement couchés sur la chaussée à l’arrivée du convoi, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont été fermement évacués par les forces de l’ordre, et le convoi a pu arriver sur le site du lâcher à 19H20.

Philippe Lacube et les extrémistes de l'ASPAP se mettent devant l'ours

Lacube_aspap_lacher_arbas_paloumaPhilippe Lacube sort du bois.

Une cinquantaine d’autres manifestants sont disséminés dans la montagne dans la zone des crêtes (vers lesquelles l’ourse devrait se diriger) pour tenter de perturber le lâcher, a-t-on appris auprès du lieutenant-colonel Thierry Orosco, commandant du groupement de gendarmerie de Haute-Garonne.

"Je comprends les craintes des éleveurs, mais je ne comprends pas l’insulte et la menace" déclarait un peu plus tôt Nelly Olin en évoquant la manifestation des anti-ours qui avaient bombardé de poches de sang la mairie d’Arbas le 1er avril en s’en prenant vivement au maire François Arcangeli (PS) candidat pour accueillir l’ourse.

Le lâcher de Palouma est suspendu, colère de Nelly Olin

Le lâcher de l’ourse slovène Palouma a été suspendu mardi soir à Arbas en raison d’une manifestation de quelques dizaines d’opposants, a constaté un journaliste de l’AFP.

La ministre de l’Ecologie, Nelly Olin a évoqué la mise en oeuvre d’"un plan dont je ne peux pas révéler la teneur". Dénonçant "la bêtise humaine, une manifestation indigne, inacceptable", elle a ajouté : "cet ours sera lâché". Dans son entourage, on a indiqué sans autre précision : "on va le mettre en sécurité pour un moment". Alors que les trois autocars qui avaient conduit sur le site du lâcher les personnalités, la presse et des habitants d’Arbas s’apprêtait à regagner le village et que la manifestation se poursuivait, la ministre a indiqué que "plusieurs interpellations" avaient déjà été effectuées.

Vers 19H30, alors que le lâcher se préparait, les opposants, au nombre de quelques dizaines, cachés au milieu des arbres à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour faire passer l’ourse à sa sortie du camion, avaient commençé à manifester bruyamment. Ils ont poussé des cris, agité des clochettes et fait exploser quelques pétards. L'ASPAP se ridiculise une fois de plus.

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