Bonrepaux ne manque pas d'air. Réaction à l'annonce du lâcher de 5 ours

Augustin Bonrepaux prend sa plume et, avec ses copains manifestants pacifiques d'Arbas, ils décident d'écrire au tribunal administratif, au nom du Conseil Général de l'Ariège pour essayer de peser sur la décision de renforcer la population d'ours dans les Pyrénées. Pour Augustin Bonrepaux, ce ne sont que des fauves.

Communiqué du Conseil Général de l'Ariège

Le lundi 13 Mars 2006 , Madame la Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable a pris la décision d’introduire cinq ours slovènes dans les Pyrénées.
Ces cinq fauves [des ours, Monsieur Augustin Bonrepaux, des ours ] vont s’ajouter aux 14 ou 18 déjà présents dont la très grande majorité se sont établis dans les Pyrénées Centrales, notamment ariégeoises.

Ces espaces sont aujourd’hui indispensables aux 570 000 ovins, 100 000 bovins et 14 000 équins qui transhument chaque année pour passer près de 4 mois dans les prairies d’estives.

Ils sont donc particulièrement indispensables pour plus de 6 000 exploitations agricoles sur l’ensemble de la chaîne.
[ Les ours sont indispensables! Bien Bonrepaux, vous progressez ! ]
La fin de cette pratique condamnerait une grande partie de ces exploitations.
[ Il ne s'agit que de la deuxième réintroduction Augustin. Si ces 5 ours ne sont pas suffisant pour garantir la survie de la population d'ours dans les Pyrénées, comme le disent la plupart des spécialistes, il est probable qu'il y en aura d'autres, rassurez vous monsieur Bonrepaux. ]

Pour atténuer les prédations de ces fauves, qu’il sait inévitables, le Gouvernement propose :

La mise en place d’un gardiennage permanent du bétail des éleveurs

Cette mesure est incompatible avec le principe même de l’élevage en estive qui suppose la pratique du pâturage en liberté.
Patou_chien[ Suppose... vous délirez Augustin, rien ne suppose. Vous ne pouvez pas en même temps crier "au fauve" et banir la protection des troupeaux. Le bon sens dit le contraire : s'il y a des risques de prédation, il faut protéger ! Mais Augustin Bonrepaux, vous n'avez pas de bons sens. Vous le prouvez encore ici. ]

Elle est contraire aux règles imposées par les «appellations d’origine contrôlée».
[ Nous y voilà... Les AOC de l'INAO parlent d'« usages locaux, loyaux et constant ». L'abandon des troupeaux est une pratique nouvelle qui ne répond en rien à cette définition. L'AOC Barèges Gavarnie a réussi à glisser l'abandon des troupeaux dans son texte, mais il ne s'agit que d'une manipulation. Depuis des siècles le Montagne des Pyrénées ou Patou était et est encore utilisé pour garder les troupeaux. Voilà un usage local, loyal et constant. ]

Et surtout, elle impose une charge de travail surhumaine aux éleveurs.
[ De tout temps... relisez la Bible Augustin Bonrepaux, de tout temps les bergers (des humains) ont comme mission de protéger leurs troupeaux. Saint Augustin désire t-il réécrire le livre Saint pour y dire que les bergers doivent abandonner leurs brebis dans la montagne. N'ont-ils pas choisis ce métier, parfois en venant de la ville ? ]

Dans les pays où cette pratique a été mise en place (Italie) on a fait appel à une main d’œuvre étrangère (Albanais, Macédonien) sous payée et peu regardante sur les conditions de travail.
[Voilà une bonne idée. Vous désirez faire mieux que l'Italie et engager des bergers français (bien de chez vous) et les payer convenablement sur le budget du Conseil Général de l'Ariège. Enfin du courage politique. ]

L’utilisation de chiens de garde

Combien de chiens seraient nécessaires pour un cheptel de plus d’un demi million d’ovins ? Qui prendrait en charge leur nourriture et surtout leur approvisionnement ?
Patou_ours[ Il me semble normal Augustin Bonrepaux que chaque personne protège ses biens avec ses propres deniers. Je paie mon système d'alarme, mon voisin paie sa clotûre, je nourris mon chien. Rien d'anormal ou de scandaleux là dedans. Mais c'est vrai que les bergers ont pris l'habitude de vivre au crochet des subventions de l'ours. Sans l'argent de l'ours, les centaines de brebis qui se jettent dans le vide quand elles sont poursuivies par des chiens errants en zone à ours ne seraient pas remboursées. C'est vrai, il y a parfois des traces d'ours (normal en zone à ours), alors dans le bénéfice du doute (il a bon dos le doute) hop, dans la besace des bergers ! Allez vous prélever une taxe sur le compte des Ariégeois pour offrir des croquettes à vos manifestants sympatiques et bienfaisants de l'ASPAP ? Avez vous une seule photo de patou fuyant la queue entre les jambes en criant Kaï Kaï devant un chien ou un ours? ]

L’idée est d’autant plus saugrenue qu’elle est loin d’être efficace. En 2003, dans les Hautes Pyrénées, l’ours a attaqué un troupeau malgré la présence du chien qui avait sans doute trouvé mieux à faire pendant ce temps.

Patous_ours_1[ Alors là, votre mauvaise foi, Augustin Bonrepaux est vraiment crasse. TOUTES les statistiques montrent les bienfaits de la présence de patous pour la protection des troupeaux contre les ours, les chiens errants, les amateurs (à 2 pattes) de méchoui et les autres promeneurs trop invasifs. Peut-être que votre berger de 2003 a été incapable d'éduquer son patou et l'avait attaché à la porte de la cabane. Il ferait mieux de prendre conseil auprès de spécialistes de l'élevage des chiens de protection. Je vous donnerai des adresses, monsieur Bonrepaux. ]

Le soutien financier et matériel des services de l’Etat aux éleveurs

Des moyens financiers et humains ont été annoncés par l’Etat. Cette décision montre bien que le Gouvernement sait que des attaques d’ours se produiront, de plus en plus nombreuses compte tenu des effectifs.
[ Vous avez vu , Bonrepaux: ils ne sont pas cons dans les ministères. Il y en a même qui savent tout sur l'espèce Ursus arctos: son mode de vie, son alimentation, sa reproduction, qu'il est en train de disparaître et tout celà. Heureusement, ils ont décidés de mettre fin à cette spirale de mort et de respecter les engagements de la France : Protéger l'ours des Pyrénées. Rassurez- vous : il y a des Monsieurs Ours à Paris, même sur le terrain aussi, des vrais qui l'ont vu et qui n'en sont pas mort. Même pas eu peur, vous imaginez ! Des mecs qui en ont. ]

Pour compenser, il affiche quelques moyens. Sont-ils supplémentaires ? Même pas. Les deux postes de techniciens pastoraux annoncés remplacent simplement les deux supprimés en 2003.
[ Relisez le document de Nelly Olin, Augustin Bonrepaux. Si je me souviens bien (...) Attendez, dès que je remets la main dessus, je publie ]

Sont-ils suffisants ? Certainement pas lorsque l’on sait que pour la protection des ruchers les fournitures sont prises en compte mais pas la main d’œuvre. Sont-ils acceptables ? C’est bien la question essentielle. Un éleveur constitue son troupeau au fil des ans. Les liens qui se tissent dépassent de beaucoup l’aspect financier. L’anéantissement après une attaque d’ours est total. Il est non seulement lié à la perte des victimes de la prédation mais aussi au stress engendré par la panique du reste du troupeau et au découragement de l’éleveur. En un jour, une attaque peut anéantir dix ou quinze ans de travail.
[ Devant autant de risques qui ont autant de conséquences et provoquent autant de désespoir, j'ai du mal à comprendre pourquoi les bergers refusent de se protéger. La gestion en bon père de famille n'est-elle pas de mise dans le millieu du pastoralisme ? J'en ai vu la semaine passée à la télé qui disaient qu'ils étaient toute la journée près de leurs troupeaux avec des patous et que malgré la situation en zone à ours, ils n'avaient que de très faibles prédations. Bizarre non? ]

En dépit de ces mesures, l’ours est un fauve qui représente un réel danger pour la sécurité des animaux, des personnes et la pérennité économique de certaines exploitations. 
[ Au vu des 300 à 350 brebis victimes de l'ours et des 10 000 à 20 000 brebis qui meurent pour d'autres causes, il me semble que les bergers devraient surtout se soucier des autres causes, non ? Simple logique mathématique. Mais Augustin Bonrepaux, vous et l'ASPAP n'avez pas logique. L'Ours est votre bouc émissaire, pas la cause des ennuis du pastoralisme. ]

La population ariégeoise pourra-t-elle accepter pour l’éternité de voir des fauves rôder autour des maisons d’habitation et courir le risque d’accidents plus graves sur les personnes.
[ Au vu du nombre incroyable de victimes humaines attaquées par l'ours, la sécurité est , vous avez raison, une vraie crainte publique que vous attisez au mieux. Combien de victimes? zéro ! Tennez, à propos, les bergers qui viennent d'être attaqués dans les villages : Avaient-ils des patous pour protéger les brebis dans les jardins la nuit ? Que fesaient les brebis dehors, de nuit, sans surveillance ? L'apéritif de l'ours, c'est pour faire la une de TF1 le lendemain ? ]

Qu’apporte en contrepartie son introduction dans les Pyrénées ? Rien en terme de biodiversité.
[ Ou là, vous êtes aveugle ou quoi? La population millénaire de l'ours pyrénéen est entrain de disparaitre, détruite par les éleveurs et les chasseurs. L'ours fait partie du patrimoine pyrénéen et en est même le symbole, du classement UICN des espèces vulnérables, de la convention de Berne des espèces protégées, de la convention sur la diversité biologique, de la convention de Washington, de la directive "habitats", de la résolution du parlement européen, des recommandations du conseil de l'Europe, de réglementations nationales aussi. Tous des rigolos. Etes vous un meilleur spécialiste en Biodiversité, vous le chasseur d'izards en période de fermeture? Tout cela, monsieur Bonrepaux, vous le passez sous silence, trop pressé que vous êtes à voir l'ours disparaitre. A votre place et avec vos antécédants, je ne parlerai pas trop du respect de la nature et de biodiversité. Votre problème et celui des bergers, c'est la réponse incompréhensible pour vous qui ne voyez que l'argent et la rentabilité : A quoi celà sert un ours ? A rien. L'ours était là avant l'homme et a le droit d'y rester, libre et vivant. ]

Sur son territoire d’origine l’ours slovène n’est pas menacé d’extinction.
Avec 500 spécimens protégés dans un espace immense que lui est réservé, sa présence est assurée.
[ Oui, les slovènes sont capables de bien gérer leur population d'ours. La superficie immense est bien plus petite que les Pyrénées et le nombre d'ours bien plus considérable. Ils en exportent même. Un exemple à suivre. De possibles futurs revenus pour l'Ariège. Vous imaginez monsieur Bonrepaux à la une de Ariège News : " 2012 : L'Ariège exporte des femelles ours pour le repeuplement des monts Cantabriques. Le Roi d'Espagne remercie le Président du CG pour sa générosité. En effet, l'Ariège a décidé d'offrir cinq ours à l'Espagne. La période de capture a commençé. " Quand on pose la question aux spécialistes slovènes : Qui de l'ours ou du loup est l'animal le plus dangereux pour les éleveurs, ils répondent ... le chien! ]

Au contraire, à l’échelle actuelle d’une vingtaine d’ours dans les Pyrénées, la population minimale viable n’est pas atteinte. Il en faudrait cinq fois plus. Avec quelles conséquences ?
[ Augustin Bonrepaux, je vous invite à relire les travaux sur la viabilité de la population d'ours dans les Pyrénées et les recommandations sur le projet de renforcement par le professeur Swenson. Vous avez raison sur un point. Il en faudra encore pour assurer la viabilité de la population. Combien d'ours restait-il du temps de votre grand père ? Comment ont-ils été exterminés ? ]

A quel prix ? Est-ce l’intention du Gouvernement ?  Si tel était le cas, il faudrait que les populations soient informées car il n’y aura pas la place dans nos montagnes pour l’homme et un tel nombre de fauves.
[ Nelly Olin a déclaré dans l'introduction du Plan de restauration : « Garant des traités que notre pays a signés, conscient que la disparition de l’ours serait une perte irrémédiable, le gouvernement s’est engagé fortement. Il ne l’a pas fait sans écouter toutes les opinions qui se sont exprimées des plus défavorables aux plus positives. Il continuera, dans la perspective plus large de travailler avec les élus au développement de l’ensemble du massif. » Les bergers qui ont boycoté la concertation ne peuvent pas se plaindre de ne pas avor été écouté. ]

Si ce n’était pas le cas, cette opération serait inutile et constituerait un gadget coûteux payé par le contribuable pour satisfaire des idéaux écologistes qui n’ont rien à voir avec la notion de développement durable.
[ Vous avez raison Monsieur Bonrepaux, toutes les institutions citées plus haut ne sont que des lobbies écologistes extrémistes et incompétentes. Croyez vous un seul instant que vous êtes crédible ? Vous êtes un "Monsieur mauvaise foi" sans conscience et votre prose serait risible si elle n'était pas ricicule. ]

Ce sont toutes ces raisons qui expliquent la décision du Conseil Général de l’Ariège de se joindre, notamment à la Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne, au Centre Départemental des Jeunes Agriculteurs des Hautes-Pyrénées et à la Commune de Larrau, mais aussi à bien d’autres structures, pour contester devant le Tribunal Administratif la décision de réintroduction de 5 ours slovènes prise le 13 Mars 2006.
[ Un joli groupe de chasseurs et d'éleveurs qui considérent la montagne comme leur "chasse gardée" et aux idées aussi courtes que dépassées. Les méfaits de l'Association pour la Sauvegarde du patrimoine d'Ariège Pyrénées (ASPAP) et de la Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne vont se régler devant les tribunaux. Vous avez appelé à la haine et à la violence et ceux qui vont maintenant payer pour la violence de leurs actes verront bien que vous, Monsieur Bonrepaux, qui êtes toujours en première ligne des manifestations pour y mettre le feu, restez confortablement installé sur votre siège du Conseil général. Ceux qui ne sont pas du même village ou du même bord agropastoral sont irrémédiablement catalogués écolos, citadins ou lobbyistes incultes. Le siècle des lumières n'est pas arrivé jusque dans les confins de l'Ariège. Mais rassurez-vous monsieur Bonrepaux, il y a aussi des crétins en pays Toy et dans d'autres coins reculés ou l'isolement a laissé de profondes traces dans les mentalités montagnardes. Voilà ce qui effraie le touriste et ne contribue pas au développement de votre belle région. Continuez à écrire de la sorte Monsieur Bonrepaux, c'est un vrai plaisir de répondre à autant de conneries.]

Par e-mail, Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l'Ariège

Pour réagir au communiqué de Tintin Bonrepaux : [email protected]

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