Jean Baylaucq, maire de Bielle, poète ossalois ignoré

Jean Baylaucq, maire de Bielle, nous a habitués à des propos ciselé à la tronçonneuse. Jamais excessif, il finira au ministère des affaires étrangères ou diplomate en poste à Oulan-Bator. 

Quelques citations pour cadrer Jean Baylaucq

Après l’abattage de l’ours Mellba en 1997
« On a fêté ça jusqu’à minuit. Si on laisse faire ces fous, les ours courront bientôt dans les rues pour dévorer nos enfants. Mon rêve est d’en avoir un a bout de mon fusil, je le flingue et bon débarras. »

Dans Sud-Ouest du 22/07/05 
« J'espère que les montagnards auront assez de ressources pour les flinguer [les ours]. Je me suis battu dans les années 40 pour la liberté, ce n'est pas pour subir une seconde occupation», « Ces ours slovènes sont des fous, des carnassiers. »

Sur le forum d’Ossau
Jamais nuancé par un modérateur, on ne modère pas son maire 28/11/2004

« Les défenseurs de l'ours ont placé des tags autour des quelques ronds points entre Bielle et Laruns. Beaucoup moins drôle, ils en ont mis sur la mairie de Bielle. De sympatiques, ils sont passés directement à la catégorie « vandales irresponsables » à mes yeux. »

Jean Baylaucq se déchaine

Jean Baylaucq vient d’envoyer un nouvel exemplaire de sa prose nauséabonde aux Préfets de Région Midi Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques. De la fine dentelle : racisme, haine, agressivité ! Sachez Monsieur Baylaucq ou Monsieur le Maire que tout ce qui est excessif est insignifiant.

Pyrénées-Atlantiques
Mairie de Bielle – 64260
Tél. : 05 59 82 60 36

Bielle le 22 mars 2006-04-17
Le Maire de Bielle à

Monsieur le Préfet de Région Midi Pyrénées
Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques

Messieurs Les Préfets,

J’ai bien reçu vos documents qui exposent le plan de restauration de l’ours brun des Pyrénées. Je vous renvoie ces documents.

L’avenir de la vallée d’Ossau ne passe pas par la réintroduction d’ours dans les alpages de la Région Midi Pyrénées et pas davantage dans les régions béarnaises.
Ceci ne peut concerner que toute frange de la société française constituée par des citadins n’ayant jamais gouté au travail pénible et tout autant ingrat de la montagne.

En cela, ils sont relayés par les cols blancs politiques et des administrations.
Les premiers en quête d’une aura aussi facile à obtenir que désuète dans son contenu.

A défaut de gouverner efficacement, perspicacement (sic) et courageusement le pays ils se parent de la vertu de la nullardise entretenue de militer à sauver les ours ceci pendant que les problèmes sociaux économiques de l’éducation et de la santé se dégradent très dangereusement de jour en jour.

Les prisons étant déjà surchergées, je ne vois comment on pourrait loger tous ceux qui mériteraient et cent fois d’être incarcérés pour mise en danger du travail déjà pénible pratiqué par des gens honnêtes, travailleurs et courageux sauf la faune nouvellement implantées dans le pastoralisme portant boucles d’oreilles et agrafes sur les narines, leur seul mérite étant de ne pas trop user de savon pour se laver.

C’est la nouvelle intelligentsia agricole dont se parent les administrations et les écolos adeptes de la drogue douce, des mariages spectaculaires des homosexuels, la gestation des futurs intellectuels de la France in vitro et de la destruction des champs d’essais en se plaçant hors la loi mais interdisant de détruire des ours et réclamant l’emprisonnement de ceux qui oseraient le faire et appellent à manifester pour intimider les juges qui ont à traiter leurs délinquants.

Nous en  sommes là et vous en êtes, à l’image des politiques, les complices.

Mon courrier est empreint d’indignation envers tous ces acteurs à quelque degré que ce soit, mais pas de mépris car mépriser quelqu’un serait lui déjà accorder un minimum de valeur.

Je vous prie d’agrée, Messieurs les Préfets, mas salutations distinguées.

Jean BAYLAUCQ
Maire de Bielle

Lire aussi la poésie de Jean Baylaucq, maire de Bielle : "Dossau.net ou Ollo.net"

Jean Baylaucq sur son site communal

Sur une page du site communal de Bielle, dans une page (ancienne, mais tout le site est ancien, la dernière mise à jour date de novembre 2005) consacrée à l’ours, Jean Baylaucq  se ramasse une volée de bois vert dans les commentaires des lecteurs.

Un petit morceau d’anthologie de la bêtise humaine. Jean Baylaucq est aussi doué pour attirer les touristes que Jean Lassalle les investisseurs. Un vrai prospectus publicitaire pour Bielle.

citations de Jean Baylaucq

« L'intégrisme intellectuel faisant rage sur le sol français voir européen, obnubilé par la défense des prédateurs tels que loups, ours, serpents, rats... Tous ces intellectuels fascinés par cette faune sauvage où reptiles dangereux et fourmis rouges jouent les prédateurs des travailleurs des campagnes et du monde rural. »

Jean Baylaucq se propose de nous faire une petite leçon de choses sur les ours. Attention, les arguments décoiffent. Il aurait sans doute pu jouer son propre rôle dans le dernier filme de Werner Herzog : Grizzly Man !

Jean Baylaucq à propos de la première réintroduction d'ours

« Les ours introduits à Melles en Haute-Garonne sont devenus la réussite de l'échec. Pire! Ils se sont inscrits dans l'histoire d'une parodie. D'éminents scientifiques ou du moins persuadés de l'être ont avec le concours du Maire de Melles et de 3 autres communes avoisinantes eu l'idée d'introduire 3 ours, avec la certitude que c'était une opération unique en France et de grand avenir.

Introduits sur 4 communes dans un pays déshérité mais où transhument encore aux alentours des moutons à viande et des vaches, cette opération a tout simplement tourné au désastre sur tous les points. Le territoire n'avait pas la qualité biologique d'un habitat et les ours slovènes importés possédaient des caractéristiques génétiques très différentes. »

Jean Baylaucq, et les ours des Pyrénées (les gentils)

« L'ours brun des Pyrénées est fin, très élégant, la robe claire et la tête fine. L'ours brun des Pyrénées est presque totalement herbivore ; il tue pour son équilibre hormonal. Son organisme lui réclame de la viande à la pousse de l'herbe excessivement azotée, en juin en montagne ; et fin septembre, gavé de fruits d'une flore riche d'été il éprouve un besoin de consommation de viande. Les pertes occasionnées par les 7 ours des Pyrénées peuvent s'évaluer à une moyenne de 44 brebis par an. L'ours brun des Pyrénées est peu chasseur. »

Jean Baylaucq, et les ours slovènes (les méchants)
« L'ours slovène est énormément massif et grand, la tête ronde et le pelage presque noir. L'ours slovène tue en permanence ; c'est ainsi que 4 ours ont tué en un an 269 brebis en en ont fait disparaitre 1066, soit un total de 1335 / 4 = 333 brebis par ours. » L'ours slovène est un carnassier. De par sa puissance il est à même d'éliminer les mâles pyrénéens et donc de détruire l'ours des Pyrénées ».

Jean Baylaucq et le territoire pyrénéen des ours

« L'habitat de la Haute Garonne n'est pas réceptif, c'est pourquoi les ours se sont dispersés jusqu'en Espagne. Faut-il savoir que les oursologues improvisés prétendent avec conviction avoir acquis des connaissances scientifiques sur la vie de l'ours. Dans cette affaire, ils auront démontré cependant toute leur ignorance ».

Réactions

De tels risibles propos ont entrainés une multitude de réactions, un florilège de critiques et quelques noms d'oiseaux. Qui sème le vent ...

Hé Michel
C'est quoi ce ramassis d'écolos boutonneux qui s'épanchent sur ton livre d'or ?? Y aurait du ménage à faire dans les commentaires insipides quand ils ne sont pas tout simplement ridicules. Moi j'espère beaucoup qu'on va avoir des ours... parce que moi le steak d'ours je raffole !

Indigné
Qu'y-a-t-il de plus dangereux: porter une boucle d'oreille ou avoir un kilo de merde en lieu et place de cervelle ? 

Puiseux
Je fais référence à la lettre du Maire de Bielle à Monsieur le Prefet des Pyrénées Atlantiques et à Monsieur le prefet de Région Midi Pyrénées où il est fait un parallèle subtil entre " les gens honnêtes, travailleurs et courageux et la faune nouvellement implantée, portant boucle d'oreilles et agrafes sur les narines..." Et j'en passe ! Autant de méchanceté, d'intolérence, de haine ne peuvent provenir que d'une stupidité sans fond, ou bien d'une ignardise crasse. Dans le cas présent, nous sommes face à un explosif mélange des deux.

On sait tous être insultant, rien de plus facile : oyez braves gens, regardez bien, lisez bien le message du maire de Bielle, c'est un condensé de ce qui se fait de mieux en la matière. Une aubaine, EXCEPTIONNELLE, un cas d'école pour anthropologue amateur de préhistoire. Un modèle pour faculté de médecine : un cerveau avec toutes les apparences du cerveau ordinaire, ne serait-ce le manque de synapses, et les courts circuits fréquents. Pauvre con.

Himko
Tant de bétises sortant de la bouche (clavier) d'un élu, alors là, j'avoue que je ne pensais pas cela possible. Je suis sans voix. Au moyen-âge, ils avaient l'excuse de l'ignorance, mais là ? Ben dites donc.

Don Bernardo
Ossalois de cœur, marié à une ossaloise je suis entièrement pour le repeuplement de l'ours dans les Pyrenées.Ca devient du "clochemerle" béarnais! Adishatz!

Toto
vaut mieux des ours qu'un ane.

Palois
Je suis triste de voir un maire de village de ces Pyrénées que j'aime temps et où je suis née, véhiculer une telle bétise. Je suis triste de Monsieur de votre ignorance et de votre mauvaise foi. Vivement la relève.

Nanar
Le commentaire du maire est scandaleux : que l’ours slovène mange plus de viandes que l’ours des Pyrénees ! Cela reste la même race : ours brun. Qu’il révise ses leçons.  Un défenseur des ours.

Nicou
Votre article, Mr le maire pue la haine et la bêtise. Malgré vous , l'ourson de Cannelle est vivant, et les ours des Pyrénées centrales ces ours "sanguinaires " vont bien merci. Loin d'être 4 femelles sans males, ils sont une quinzaine au moins, alors que chez vous s'ennuient trois ours sans femelles.

Et voilà pourquoi je lance un appel à tous les amoureux de la montagne, à boycotter votre vallée tant que vous refusez la réintroduction d'ours, malgré tout l'argent européen dont bénéficie votre région pour soutenir l'élevage.

J'encourage les randonneurs, les touristes amis des ours à privilégier le Comminges et l'Ariége, vallées magnifiques qui ont appris à vivre avec l'ours, et à encourager l'ADET grâce à qui nous avons encore des ours dans les Pyrénées. J'espère que les Béarnais se réveilleront un jour pour élire des élus moins bornés.

Henri
c'est un désastre de voir que des fusillots et non des chasseurs dignes de ce nom détruire le patrimoine de notre beau Pays. Je suis Béarnais expatrié et j'ai le coeur qui saigne.

Darwin
Si je suis d'accord avec vous les magouilles. Je vous rappellerais simplement que l'homme n'a cessé d'empiéter sur le territoire de l'ours, des autres supers prédateurs et de la nature. La création de réserves est donc la moindre des choses que l'homme doit faire pour ces espèces. Car de quel droit l'homme extermine t'il les autres espèces? De la section naturelle surement pas, c'est plutôt un massacre anthropique! Sauvons notre planète et les espèces qui y vivent de nous mêmes, êtres humains sans scrupules.

Fanfan
Le nom OSSAU ne vient-il pas d'"ursus saltis" ? L'ours est sur le blason au même titre que la vache. L'ours fait partie de la vallée.

Marie
Une indemnisation aux berger pour ne plus en arriver a l’exemple de Cannelle car la race Pyrénéenne devient fragile.

Bedu
Pourquoi pas un accord avec l’Espagne pour sauver l’espèce. Quand il y avait 200 ours les bergers étaient plus courageux pour faire leur labeur . Les chasseurs avaient plus d’honneur a ‘époque,  comme les politiques. 

Louis (je le connais ?)
Merci pour cet article, il fait chaud au coeur. Merci.

Pehache
Cet article est tellement bourré d'inexactitudes que sa crédibilité est proche de zéro.

Artza
Ce ne sont pas des écolos qui ont fait les tags sur la Mairie de Bielle mais certainement des anti-ours pour servir un peu plus leur cause. Ce n'est pas Lassalle qui annonce 2 réintroductions d'ours, mais ce sera Lepeltier. Lassalle est un manipulateur, retourneur de veste, responsable de la disparition de l'ours!

Toulousaine
Le but de cet article est-il de faire fuir les gens désirant se rendre à Bielle-en-Ossau? Intolérance, délation, ignorance, mauvaise foi, tout y est...

Nico
A coup sur un tissus de conneries et de contres vérités diverses. 

Rainfroid
De toute façon,  les éleveurs vu la qualité de la viande qu’ils nous refilent et ce qu’ils nous coutent.

Nitro
Chasseurs la nature ne vous appartient pas ! Montagnards et promeneurs ont aussi leurs droits et ne vous menacent pas de leurs armes.

Bergers vous n'avez qu'à surveiller vos troupeaux sur place, même si le contribuable vous a financé des Kms de piste. Tous les métiers ont leurs aléas. Ras le bol de vos exigences d'indiens à préserver dans leurs réserves.

Laure
L'acte qui s'est déroulé à Urdos lundi 01/11/04 (La mort de Cannelle) montre la bêtise de l'homme, des chasseurs en particulier. La Nature appartient à tous les êtres vivants, ce n'est pas à l'homme de décider qui doit rester ou qui doit disparaître.

La mort de Cannelle est un acte prémédité, par des gens qui ont toujours été hostiles à l'ours, animal qui fait pourtant partie de leur patrimoine et de leur histoire... des ignorants qui, par leur bêtise et l'effet de groupe lors des battues au sanglier ou à l'isard, cherchent l'exploit... et leur exploit de lundi a été de tuer une mère ourse, la dernière...

Hobi
Message a nos amis les beaufs : non content de massacrer tout ce qui a des plumes ou des poils, vous voila maintenant en quête des espèces protégées. Jusqu'ou peut aller votre bêtise ? Une chose est sure,  grâce au dernier coup sur la femelle ours nous savons maintenant que les chasseurs pyrénéens sont des gros cons! Et encore je me retiens.

Millaris
Et si on ouvrait une rubrique "De l'impact de la présence du berger sur les dégâts de l'ours" ?

Xavier
Ok, l'ours fait des dégâts, mais il ne faut pas oublier qu'il était là bien avant les bergers ou autres personnes s'installant en montagnes!

Visiteur
Vos chiffres sur les dégâts de l’ours sont faux. Votre papier est bidon. Vous êtes tout sauf objectif et pour tout dire un peu "bourricot" sur cette histoire. Cela ne m'étonne pas de vous remarquez, vivement la relève.

Moi
Je vous trouve trop négatif vos chiffre sont de 1990 ? en tout cas quelle mauvaise foi.

Charles
Vous parlez tous beaucoup de l'Ours. Ok, c'est sympa ! Mais l'avez-vous vu ? J'espère que vous ne parlez pas de ce plantigrade hideux et handicapé moteur, et heureusement en voie de disparition. Je veux parler de ce fameux neuneu-ours le "Bayrou" ! Car on n'en veut plus de celui-là ...

J.Bernrad
Tout à fait d'accord avec Jean Baylaucq, l'intégrisme est partout. Voir les résultats sur la population piscicole avec les ravages du cormoran. Pourquoi ne pas protéger aussi l'infini petit, les virus et microbes de tout poil qui ont bien le le droit vivre aussi! Mais attention car à vouloir trop protéger l'animal modifie son comportement, l'ours du Hautacam serait de ceux là jusqu'au jour ou il y aura une attaque sur l'homme. Beaucoup de randonneurs ou bergers de ce secteur évitent par peur de bivouaquer dans cette zone.

Sam
Je vous cite : « L'intégrisme intellectuel faisant rage sur le sol français voir européen, obnubilé par la défense des prédateurs tels que loups, ours, serpents, rats (…) les élus Aspois et quelques 5 Maires Béarnais nous destinaient à être colonisés au bénéfice de la faune sauvage. » C’est affligeant ! Et bien vous avez une chouette représentation politique dans le Béarn. Pourquoi cette haine qui anime tout ce texte? Je connais plusieurs bergers qui cohabitent très bien avec le loup (qui lui ne mange QUE de la viande). Tout ce qu'il faut est un peu de volonté, quand ce qui VOUS anime n'est que Permis de construire et avancement politique. Honte à vous Mr Baylaucq.

Almogavar
Pourquoi ne pas réimplanter des dinosaures dans nos belles Pyrénées ?

Benoit
Parce qu’il y an a déjà plein, des dinosaures. Les mandats politiques font qu’ils se multiplient comme des lapins. Baylaucq en Tyranosaurus Rex.

Yves
Je m'intéresse aux animaux sauvages comme aux traditions du pastoralisme. Les deux sont compatibles, à priori. Je ne comprends pas les approximations du maire de Bielle concernant les attaques de brebis. Seraient toutes tuées par l'ours ou le loup? J'ai l'impression de remonter le temps à l'époque de la bête du Gévaudan. Bien triste article d'un homme de Homo Sapiens peut-être pas si piens que ça! Cordialement,

Azémard Claude
Je viens de lire l'article concernant l'histoire des ours et je m'aperçois que grâce, encore une fois de plus, à la Politique, il y a eu pas mal d'erreurs ou de décisions prises suivant la "couleur politique" des élus qui avaient des responsabilité à cette époque. Et malheureusement, j'ai bien peur que cela continue.

Si vous avez d'autres perles de Jean Baylaucq ou une belle photo libre de droits, veuillez me les envoyer svp, c'est pour ma collection. Lire le texte entier ci dessous.

Jean Baylaucq, maire de Bielle

Il demeure encore entre 5 et 7 ours peut-être entre les deux vallées d'Aspe et d'Ossau.

« L'intégrisme intellectuel faisant rage sur le sol français voir européen, obnubilé par la défense des prédateurs tels que loups, ours, serpents, rats... Tous ces intellectuels fascinés par cette faune sauvage où reptiles dangereux et fourmis rouges jouent les prédateurs des travailleurs des campagnes et du monde rural. »

Ils préconisent, exigent le retour au travail ancestral pour ces populations, ils leur imposent de partager le territoire qui a toujours été leur lieu de travail. Leur est-il arrivé un seul instant de se poser la question : " ne sont-ils pas eux-mêmes les prédateurs décideurs imposant aux populations qu'ils colonisent, pour une raison d'état, des conditions de vie et de travail ancestrales, envisageant même des interdits ? "

Mais ceux-ci ont trouvé dans notre pays des prédateurs politiques aussi irresponsables qu'opportunistes, ce qui n'est pas rien, enivrés par leur griserie élitiste, rêvant de se faire un nom dans l'histoire locale et si possible nationale.

L'histoire de l'Ours a pris forme dans les années 1974 où deux ours furent abattus par des chasseurs en vallée d'Ossau. La déclaration d'amour politisée mise à nu à l'opinion publique par François Mittérand fut guidée par l'opportunisme de cet homme à saisir un sujet médiatique important. C'est ainsi que fut donnée mission au Préfet des Pyrénées Atlantiques dans les années 1980 de développer l'idée en Béarn de sauver l'Ours Brun des Pyrénées.

Des crédits d'étude furent dégagés et employés à organiser un voyage gratuit à des hommes publics qui sentirent dès lors monter en eux une vocation nouvelle : Sauver l'Ours.

Un voyage agréable fut ainsi organisé quelque part en Roumanie ; Messieurs Bertrou-Cantou, conseiller général d'Arudy, René Rose, maire de Borce, un berger de Lys, Jean Esturonne accompagnés d'employés de l'administration heureusement choisis crédités de compétences scientifiques nouvelles : Sauver l'Ours Brun des Pyrénées, et en tirer de très nobles profits.

Cette délégation découvrit la Roumanie et les ours sur les poubelles des villes miséreuses de ce pays. Le coup de foudre s'abattit sur ces pauvres gens ; non seulement ils furent convaincus de la cohabitation de l'ours avec les populations, mais comme Pérette, ils échafaudèrent et transmirent leurs rêves aux gens du pays dès leur retour, sauf qu'ils omirent seulement de nous entretenir de la misère humaine qui se trainait autour de ces ours tout autant affamés.

Peu préoccupés de celle-ci, ignorant volontairement appartenir à la petite bourgeoisie locale, ils débattirent dès lors des deniers qui allaient tomber dans notre escarcelle qu'apporteraient des milliers de touristes.

Les mesures déjà promises en accompagnement de cette noble cause favorisèrent ainsi un émerveillement spontané chez ces premiers témoins d'ours civilisés.
Ils avaient vu " des ours " sans descendre du marche-pied du véhicule qui les portait.

A partir de 1983, date à laquelle André FABRE vint aux affaires en tête de la Mairie de Laruns en Vallée d'Ossau, de l'élection de Jean LASSALE au poste de Conseiller Général en Vallée d'Aspe, les affaires d'état et litiges administratifs en tous genres allaient se précipiter.

Dès 1985 des procédures en cascades s'étalèrent dans le Pays de l'Ours des Pyrénées en Aspe et Ossau. La Mairie de Laruns, conduite par André FABRE avait échafaudé à la hâte en 1984 un projet de 2000 lits aux abords du lac de Fabrèges, au pied de la station de ski d'Artouste. Ce projet allait bien sûr à l'encontre de la loi montagne.

Le président de la Communauté des Communes de la vallée d'Aspe René ROSE, appuyé par Jean LASSALE conseiller général mais aussi Président du conseil d'administration du Parc National étaient porteurs d'un projet aussi de 2000 lits à l'intérieur du Parc National sur la station de ski de fond sur le site du Somport.
Ces deux projets émaillés de plusieurs procès virent leurs permis de construire délivrés par l'Equipement et les Préfets successifs des Pyrénées Atlantiques annulés par le Conseil d'Etat. Ainsi les ours des Pyrénées furent intronisés otages des projets suscités.

Les préfets successifs, le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques conduit tour à tour par Frantz DUBOS, Henri GRENET et enfin François BAYROU protecteur paternaliste de Jean LASSALE, allaient prêter main forte aux élus aspois et ossalois pour organiser un marchandage qui n'a pas encore vu le jour : le renforcement de la population d'ours au travers des constructions de 4000 lits sur deux stations de ski : Artouste-Fabrèges et le Somport.

En 1991 apparurent en vallée d'Aspe et d'Ossau trois ours carnassiers, adoptant des comportements douteux : ils se promenaient en plein jour en des lieux jamais fréquentés précédemment par l'ours, mais aussi au milieu des troupeaux. Ils massacrèrent cette année-là 183 brebis, soit quatre fois plus que les ours autochtones habituellement (pour info cette année 43 brebis tuées).

L'émotion et la colère des éleveurs fut grande ; les élus les plus engagés jurèrent ne pas avoir été mis au courant et l'administration tout autant. Mais pourquoi fin automne 90 et tout le printemps 91 les garde chasse, forestiers et du Parc National s'agitaient-ils tous les jours en basse montagne, jumelant l'espace montagnard ?
Intervinrent cette même année les discussions entre Brice LALONDE et les élus de gauche lesquels organisèrent des rencontres en Préfecture qui déclenchèrent les premières chamailleries entre le Ministre, sa suite dont deux hommes virulants, les élus aspois et béarnais les plus impliqués, les premiers reprochant aux seconds de ne pas tenir leurs promesses : mais lesquelles ?

Le désaccord consommé en Préfecture à Pau, Brice LALONDE siégeant aujourd'hui à l'UDF créa les réserves Lalonde sur 6000 ha. Une résistance s'engagea entre les populations des deux vallées d'Aspe et d'Ossau contre les réserves mises en place, puis survint en 92 l'agitation pour le tunnel du Somport.

Tout fut dès lors combat : la gauche au pouvoir voulait imposer les réserves à ours et trainait les pieds sur le projet du Somport.

L'an 1993 vit arriver la droite au pouvoir ; François BAYROU Président du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques fut nommé Ministre de l'Education Nationale. Il invita Monsieur Michel BARNIER au Parlement de Navarre à Pau ; celui-ci promit d'annuler les réserves Lalonde. Cela fut fait mais en revanche il fit promettre aux élus béarnais la mise en place d'un plan de préservation et de développement de la population oursine des Pyrénées.

C'est ainsi qu'avec le concours actif du Préfet de l'époque Monsieur Denis, et d'un parvenu au pays recalé de quelque ministère Monsieur Ollagnon fut mise en place une association baptisée " Institution Patrimoniale du Haut-Béarn ".

Entre temps François BAYROU et la droite au pouvoir firent adopter au Parlement un texte modificatif de la loi montagne en dérogation pour le seul projet de Fabrèges lequel autorisait une construction " modérée " à moins de 300m d'un lac. C'était plutôt grossier.

L'enchainement de la sauvegarde de l'ours qui n'en sera jamais une et la construction de Fabrèges et du Somport non acquise à ce jour, commençait. Tout s'enchaina très vite. L'Etat était déjà demandeur du classement de la vallée du Sussouéou laquelle supporte la station de ski d'Artouste qu'orne de maintes brèches la façade Est adossée à l'ouest de cette vallée.

Faute de grives, le Ministère de l'Environnement en voulant sauver tout le reste mange du merle. La commune de Laruns farouchement opposée à ce classement mobilisa la population et l'invita à venir assister solennellement aux débats du conseil municipal décidant du refus du classement.

Deux mois après en toute intimité ce même conseil municipal acceptait ce classement. Effectivement, la commune de Laruns avait reçu " verbalement " une promesse : celle de se voir octroyer le permis des 800 lits créés illégalement sur le site de Fabrèges et obtenir l'autorisation d'en créer 1200 supplémentaires.
C'était en décembre 94. Nous sommes en mars 2001 ; non seulement la commune de Laruns ne pourra créer au mieux que 700 lits supplémentaires, mais à ce jour elle n'a obtenu aucun permis de construire.

« Les ours introduits à Melles en Haute-Garonne sont devenus la réussite de l'échec. Pire! Ils se sont inscrits dans l'histoire d'une parodie. D'éminents scientifiques ou du moins persuadés de l'être ont avec le concours du Maire de Melles et de 3 autres communes avoisinantes eu l'idée d'introduire 3 ours, avec la certitude que c'était une opération unique en France et de grand avenir. Introduits sur 4 communes dans un pays déshérité mais où transhument encore aux alentours des moutons à viande et des vaches, cette opération a tout simplement tourné au désastre sur tous les points.

Le territoire n'avait pas la qualité biologique d'un habitat et les ours slovènes importés possédaient des caractéristiques génétiques très différentes.
L'ours brun des Pyrénées est fin, très élégant, la robe claire et la tête fine. L'ours slovène est énormément massif et grand, la tête ronde et le pelage presque noir.
L'ours brun des Pyrénées est presque totalement herbivore ; il tue pour son équilibre hormonal. Son organisme lui réclame de la viande à la pousse de l'herbe excessivement azotée, en juin en montagne ; et fin septembre, gavé de fruits d'une flore riche d'été il éprouve un besoin de consommation de viande. Les pertes occasionnées par les 7 ours des Pyrénées peuvent s'évaluer à une moyenne de 44 brebis par an. L'ours slovène tue en permanence ; c'est ainsi que 4 ours ont tué en un an 269 brebis en en ont fait disparaitre 1066, soit un total de 1335 / 4 = 333 brebis par ours. »

L'ours brun des Pyrénées est peu chasseur. L'ours slovène est un carnassier. De par sa puissance il est à même d'éliminer les mâles pyrénéens et donc de détruire l'ours des Pyrénées ».

L'habitat de la Haute Garonne n'est pas réceptif, c'est pourquoi les ours se sont dispersés jusqu'en Espagne. Faut-il savoir que les oursologues improvisés prétendent avec conviction avoir acquis des connaissances scientifiques sur la vie de l'ours. Dans cette affaire, ils auront démontré cependant toute leur ignorance.

Il est vrai que les observateurs mis en place sont des anciens ouvriers de la métallurgie, des gardes forestiers et des gardes chasses qui s'ennuyaient dans leur travail.

Actuellement l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn est à l'agonie. Les chasseurs ont quitté le campus depuis 3 ans le ministère de l'environnement a coupé une partie des robinets ; les bergers ont décidé en assemblée générale et de bureau de quitter aussi l'habitacle.

Une association de défense et de mise en valeur des territoires composée de bergers de la chaine des Pyrénées, des élus socialistes et RPR, des chasseurs pyrénéens, des exploitants forestiers réclament dans une pétition à l'Etat aux 4 communes autour de Melles de retirer l'ours slovène qui est arrivé jusqu'en Ossau, lequel a tué 123 brebis dans l'été 2000 de juin au 1er août, chassant à cette date les bergers des estives.

Des 4 ours de Melles opérant sur le site, 2 sont en Espagne où ils ont tué 289 brebis et en ont fait disparaitre 928 en quatre ans. La femelle Melba est morte ; sur les 5 survivants il n'y a plus un seul mâle et deux milliards de centimes ont été dépensés.

Seuls les conseillers généraux des Pyrénées Atlantiques sont muets. L'institution patrimoniale est UDFisée, les autres conseillers généraux sont paralysés. L'UDF n'ose pas déplaire à Bayrou ; les socialistes sont figés par la peur d'une partie du clientélisme politique (beaucoup d'enseignants). Les RPR sont dans l'expectative, deux conseillers généraux : Louis Altapé RPR conseiller général en Barétous et moi-même, socialiste et conseiller général en Haut-Ossau sommes membres du conseil d'administration du Comité de Défense et de mise en valeur des territoires pyrénéens dont le siège est en Haute-Garonne.

L'échec de Melles est non seulement ruineux mais retentissant dans la chaine pyrénéenne. Le Maire d'Arette, vice-président de l'Institution Patrimoniale est conspué chez lui. Il ne s'est pas représenté aux élections municipales, une liste s'est constituée autour de Pierre Casabonne Directeur d'Ecole qui fit déjà un tabac aux cantonales et s'était positionné contre l'ours.

Une stupide aventure politico-intellectuelle aura usé, déstabilisé les hommes et les femmes sur tout le massif pyrénéen. En Béarn des fonctionnaires naïfs, avides d'avancement opportunément carriéristes, auront tenté de bousculer les hommes des vallées béarnaises, rejoints par des élus plus opportunistes qu'intellectuels. Ils peuvent à présent mesurer les dégâts de cette sinistre comédie.

« Sept ours demandent à vivre en paix, ignorant que des hommes veulent leur perte en introduisant des ours plus puissants qui anéantiront la souche dont ils sont porteurs. »

L'histoire dira un jour que dans ce Pays de Béarn des hommes et des femmes auront lamentablement échoué à tenter d'apprendre à danser avec les ours.

ANNEE 2002 : L'HISTOIRE SE GATE
L'Institution Patrimoniale est aux abois : lachée par Jean LASSALE, son ancien président qui a démissionné, persécutée par une opinion publique, elle a eu à battre en retraite dans son engagement d'introduire des ours slovènes ou autres races en Haut-Béarn.

L'Etat a été enfin dans l'obligation de découvrir " le pot aux roses " d'une tromperie qui aura coûté beaucoup d'argent liquide au contribuable français et européen. Nous aurons vécu 7 ans dans un film de comédie au sein duquel l'Etat et l'Institution Patrimoniale auront dans un parfait accord tenté de tromper tout un pays. L'Etat et certains écologistes auront enfin compris qu'ils avaient affaire à des opportunistes politiques désireux de se faire un nom dans une histoire d'ours.
L'Institution Patrimoniale aura tenté elle aussi de lasser les populations en espérant leur usure et obtenir ainsi leur consentement à prolonger cette mascarade ... d'Ours, pour lequel se seront agités comme des forcenés nos politiques nouvellement revêtus d'une fourrure d'ours. Au fil du temps la fourrure s'est détériorée ; il n'en reste que le souvenir d'une lamentable histoire d'ours.
Jean LASSALE aura publiquement avoué que l'Institution Patrimoniale est un colis encombrant, chatouillé par l'envie de se porter candidat aux législatives de juin 2002. Il aura considéré qu'il serait difficile de promener ce fardeau ridicule et agaçant de colonisation des montagnes Haut-Béarnaises au profit de l'Etat. En effet, dès le début, les élus Aspois et quelques 5 Maires Béarnais nous destinaient à être colonisés au bénéfice de la faune sauvage.

On aura grassement payé les bergers qui auront été complices de cette tentative.
A trop vouloir prouver, on aura démontré l'ineptie d'une stratégie contraire au temps présent.

Ainsi donc à ce jour, l'Etat a haussé le ton et demande à nos " apprentis-sorciers " d'affirmer leurs engagements pour le renforcement de la population ursine. Après avoir sabordé l'étude du spécialiste américain qu'elle avait commandité, l'Institution Patrimoniale, prise au piège de sa propre supercherie, tentait désespérément d'accuser l'Etat, lui reprochant de s'être lassé de se faire abuser.
Après avoir elle-même tracé les périmètres de Natura 2000 (car qu'est-ce-qu'une zone ours ?), nos " diablotins " de Maires veulent mobiliser les foules contre cette mesure. Ils ont en fait engagé une avocat. Peu scrupuleux des promesses faites à l'Etat, ils accusent celui-ci de se piquer au jeu. A vouloir jouer avec le feu, ils se seront brûlé. A " pisser " contre le vent, ils auront souillé leurs souliers.

La seule chance qu'il nous reste, est que la bagarre entre l'Etat et nos élus en colère au travers de Natura 2000 prenne toute sa dimension ; ceci nous laissera en paix pour quelques lustres. Après avoir vilipendé Natura 2000 en affirmant haut et fort qu'on s'y opposerait par tous les moyens, Jean LASSALE déclare : " Si on dit oui à l'Etat il le fera, si on dit non, il le fera quand même ".

On n'en est plus à une démission près de Jean Lassale, c'est à dire qu'après avoir démissionné du Parc National, il démissionne de l'Institution Patrimoniale ; et maintenant, va-t-il démissionner du combat contre Natura 2000 ? Soldat bien dévoué au candidat BAYROU, lequel affirme très haut ses convictions européennes dont Natura 2000 certainement, Jean LASSALE parait embarassé.

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